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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 13:10

 

Je partage cet article et ce témoignage, car il est tout à fait représentatif du parcours des personnes atteintes de la maladie de Lyme et de l'incompréhension qui s'installe autour d'eux et de leur isolement de plus en plus grand au fil du temps et des symptômes qui deviennent chroniques ou qui s'aggravent.

 

Comme le dit Valérie à la fin de l'article, si déjà la lecture de ce témoignage permettait de changer notre regard sur la souffrance et la maladie, ce serait très bien.

 

Si déjà nous pouvions sortir de notre égocentrage et comprendre que tout le monde ne vit pas la même chose que soi, ce serait très bien (je pense par exemple à la petite phrase -que j'ai déjà entendue pour moi-même- « Comme c’est étrange, moi aussi j’ai été mordu par des tiques et je n’ai rien », ou bien "oui, moi j'ai été guéri(e) en 3 mois" genre c'est douteux d'être malade si on peut ne pas l'être... !

Pour Lyme comme pour les maladies chroniques, le quotidien des malades est d'être parsemé de petites qui énervent, font mal ou blessent (voir le petit tableau "bingo" que j'avais mis à la fin de cet article ici).

 

Dans notre société l'uniformisation est la règle : tout le monde devrait réagir pareil, tout le monde devrait avoir la même immunité (alors que l'on sait, scientifiquement, que l'immunité cellulaire est différente chez certains groupes d'humains, qui ne possèdent pas certains gènes par rapport à d'autres), tout le monde devrait guérir avec la pilule "Génius" dosée à 3 mg, trois par jour pour tout le monde.

 

Or nous sommes uniques. 

 

Nous avons une histoire, un parcours, une biologie uniques, même si nous appartenons à une grande famille qui a des lois biologiques communes.

 

Le respect et l'amour passent par la reconnaissance de la particularité de chacun.

 

Donc je ne sais pas si cette maladie a un message (bien que j'ai déjà proposé la piste du déni ici), mais elle nous invite à mettre de l'ordre dans notre regard sur la souffrance, qui la plupart du temps est "interprétée", jugée, déniée et j'en passe... au lieu d'être accueillie.

 

Il y a toujours une bonne raison pour trouver des excuses au système, à l'indifférence, et il y a très peu d'excuses pour les malades et leurs limites, pour tolérer l'épreuve qu'ils traversent et pour accepter "cash" la souffrance dont ils parlent.

 

C'est la société à deux vitesses, d'un côté on prône de plus en plus la compassion, des messages spirituels fleurissent partout, peace and love, hugs et I love you, sauvetage de minous et autres zanimaux, mais la personne qui souffre là, à vos côtés, reste invisible et est mise hors d'atteinte...

 

Ce n'est pas si nouveau que ça. Les sociétés ont toujours cherché à faire porter leurs incohérences, leurs peurs et leurs folies sur des bouc-émissaires qui leur permettent de mettre à distance leur propre souffrance (comme en témoigne cette terrible nouvelle d'enfant "sorcier" au Nigeria ou comme ce fut le cas lors des guerres et les déportations touchant certaines catégories d'individus, hélas si dramatiques lors de la dernière guerre mondiale).

 

Mais il est de la responsabilité de chacun de regarder sa souffrance en face, ce qui permettra de mieux accueillir celle des autres.

 

MT

 

 

 

 

 

Photo http://www.participe-present.net/

Photo http://www.participe-present.net/

 

 

 

 

Valérie CB habite dans l'Est. Mordue par une tique à 18 ans, elle en a 49 aujourd’hui. Elle raconte la longue descente aux enfers vécue par de nombreux malades. Au niveau personnel, professionnel, administratif… Bref une spirale infernale qui s’ajoute au parcours, hélas classique mais très éprouvant, de la “maladie invisible“.

" En 2008 mon visage se paralyse et jusqu’en 2012 mon état de santé ne cesse de s’aggraver. Ma résistance et mon énergie diminuent, je ne suis plus la même. Qu’est-ce que j’ai ? La réponse arrive et je fais la connaissance de la Borréliose de Lyme et de ses co-infections. J’en ai alors 29 symptômes et mon médecin avoue humblement ne pas savoir traiter cette maladie. Des semaines d’antibiotiques ne changent rien au tableau. 

Je découvre que je suis malade au mauvais moment, comme vous peut-être aussi ?

En effet, le monde médical est divisé au sujet de cette affection. Il m’apparait que les tiques sont les vecteurs d’infections graves et méconnues. On parle même de pandémie. La plupart des gens ayant été piqués, tombent malades, même des années après. Ils continuent à développer des symptômes qui s’aggravent dans le temps, même après l’antibiothérapie courte recommandée par les autorités sanitaires. Le plus souvent dans l’indifférence générale.

Je croise des informations internationales et je constate que le dépistage n’est pas fiable. Cette maladie peut devenir chronique et vous faire vivre un enfer. Des millions de personnes à travers le monde appellent à l’aide les différents gouvernements devenus sourds.  

Que ressentiriez-vous si, très malade et désireux de vous soigner, on vous disait que vous n’étiez pas malade ? Que votre maladie n’existe pas, que vous l’inventez ou pire, que vous êtes fou ?  

Sommes-nous réellement des millions dans le monde entier à être fous en même temps ? Que l’on soit vedette du show business, issu du monde des affaires, de la politique, du monde médical ou anonyme comme vous et moi ? 

 Un dogme va voler en éclats : mais combien de temps cela prendra-t-il ? Nous sommes en 2016 et cette maladie a de sévères répercussions sur ma vie à tous les niveaux.      

 

Au niveau amical et familial : météo changeante

 Une fois les choses annoncées, je constate que certains de mes proches me confondent avec la maladie, oubliant qui je suis ou qui j’étais avant d’être malade. D’autres s’en vont, la maladie leur fait peur, les effraye. Elle décourage ceux qui tentent de me comprendre.  

 Un livre entier ne suffirait pas à décrire ce qui se joue dans les relations humaines à ce stade. Certains sont même violents. On me dit que je ne veux pas guérir, que je veux attirer l’attention ou pire, que je suis la reine de la somatisation. Je n’ai pourtant pas de couronne quand je pleure de douleur et de découragement. 

 Je pense à Guy Corneau qui relate son parcours de guérison avec le cancer dans son livre « Revivre » (Éditions de l’homme). Selon ce célèbre psychanalyste, auteur et conférencier : « Nous sommes des êtres de relation et la qualité de la relation est essentielle dans les mécanismes de guérison. Relation avec soi-même et relation avec les autres, avec l’environnement. »  

Alors, oui, le tri se fait d’abord tout seul, car mon carnet d’adresses se vide et les visites s’espacent. Il se fait ensuite par mon propre courage : celui de renoncer aux relations qui me font du mal. 

 

Dans ce contexte, dame solitude s’invite au diner. 

 Faire avec quand on est malade est souvent compliqué, douloureux et anxiogène. Vous le savez, ou le vivez peut-être, avec une maladie chronique, cela dure. 

Je salue néanmoins ceux qui continuent à m’accompagner quoiqu’il arrive. Ceux qui savent voir au-delà de cette infection qui me fragilise. Une pensée ici pour ma mère qui, elle, se fie à ce qu’elle voit et entend. Son enfant souffre et elle est là. Merci à toi Maman. Il est vrai que l’entourage peut avoir des difficultés à nous suivre, tant la Maladie de Lyme nous change.

 En effet, combien d’entre nous se sont-ils sentis mieux, puis moins bien, d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre, ne sachant plus quoi dire à leurs proches et se sentant coupables de décliner toutes les invitations souvent au dernier moment ? En effet, paralysies, douleurs articulaires aux épaules, à la nuque, aux coude, aux genoux, aux doigts de pieds et des mains, douleurs musculaires et crampes partout, y compris à la langue, des douleurs thoraciques, le cœur qui s’emballe, la respiration qui se désorganise, la vue qui se brouille, des acouphènes, des picotements et des brulures n’importe où à n’importe quel moment, des difficultés pour parler, articuler, des troubles souvent importants de la mémoire.

On se sait plus ce que l’on pensait ou ce que l’on voulait dire, on utilise un mot pour un autre, on fait des fautes d’orthographe. On a peur de faire un AVC tant on a mal à la tête, certains en font. On se sent perdu dans l’espace, on a des vertiges, des hémorragies, une fatigue terrible qui nous tombe dessus d’un jour, d’une heure à l’autre, des troubles de l’humeur, des crises d’angoisse et de dépression, des douleurs atroces au ventre, des difficultés à manger devenant intolérant à presque tout, des insomnies sévères, des évanouissements…. Et j’en oublie c’est certain ! 

 Combien d’entre nous sont-ils si mal qu’ils sont terrifiés à l’idée de mourir ? 

 

Au niveau professionnel : on oublie vite 

 J’ai discuté avec d’autres malades dans le monde entier. Certains travaillent encore, d’autres veulent retourner travailler. Nos relations professionnelles vont dépendre de l’atteinte physique qui est la nôtre, car selon le stade de la maladie dans lequel nous nous situons, nos malaises et nos absences au travail varient. Ce qui déconcerte l’entourage… 

Voilà par contre ce que nous avons mis en commun.

 Nous nous sentons tous coupables d’être malades ou moins opérationnels. Certains jours sortir de chez nous est un calvaire Nous sommes les seuls à savoir intérieurement ce que cela nous coûte de faire bonne figure alors que nous pensons nous effondrer au travail. 

Bien entendu, on oublie vite quel(le) professionnel(le) nous sommes en réalité. Ceci engendre chez nous une lutte intérieure qui nous mine. Nous aimerions être en bonne santé. Or, avec la maladie, notre corps mène une danse dont le rythme imprévisible est imposé par notre affection. 

 

À ce stade, l’injustice finit par s’inviter au diner. 

 L’entourage professionnel nous juge moins productif quand ce n’est pas tire-au-flanc, imposteur ou profiteur.  Les uns profitent de notre état pour régler leur compte profitant que nous n’avons plus assez d’énergie pour nous défendre. D’autres collègues s’avancent sur l’échiquier sans vergogne. Certains malades sont mis au placard, d’autres licenciés ou poussés à partir. 

 Nous pouvons aussi constater qu’une croyance s’est développée dans la société selon laquelle c’est nous-même qui nous mettons en arrêt de maladie. Un peu comme si les médecins qui attestent de notre état de santé étaient des collaborateurs à notre disposition. Du coup, certains émettent des doutes sur la véracité de nos arrêts pour maladie.  

 Notre entourage professionnel, surtout s’il est en bonne santé, se détourne de nous car notre maladie ne se voit pas toujours. Pas de plâtre, de bandage ou de signes extérieurs de blessures graves. Quoique !  On va même jusqu’à vous dire « Comme c’est étrange, moi aussi j’ai été mordu par des tiques et je n’ai rien ». La bonne santé apparente ne préserve pas ces personnes de la méchanceté et de la bêtise. 

Nous constatons qu’il y a peu de bienveillance dans le système envers les personnes malades. Non seulement ce n’est pas bon pour guérir mais c’est aussi inconvenant et irrespectueux. 

 Que faire ? Chercher de l’aide auprès du médecin du travail ? Dialoguer en bon professionnel avec notre hiérarchie ? Tenter de sauver les apparences ?  Nous battre pour conserver notre statut et la confiance ? Quelle perte d’énergie, quelle peur aussi, car notre métier, c’est notre gagne-pain et souvent aussi notre passion. 

 

Au niveau administratif et social, c’est l’insécurité sociale

 Tout ceci a de sévères répercussions que nous sommes nombreux à affronter seuls, comme moi. En effet, quand notre arrêt de maladie se prolonge sans que notre état de santé ne s’améliore, passé un certain délai, notre salaire va diminuer de moitié dans un premier temps. 

 

L’insécurité fait alors son entrée. 

 Notre médecin traitant demandera la mise en congé de longue maladie ou de longue durée. Nous devons rencontrer des experts qui eux travaillent pour la Sécurité Sociale et n’ont aucun recul sur notre situation. Ici l’administration impose son rythme. Il faut avoir telle ou telle maladie pour être pris au sérieux. Ces maladies sont consignées dans des documents administratifs imposés à tous. Autant vous dire que la Borréliose de Lyme n’en fait pas partie, surtout en phase chronique.  

Dans la plupart des témoignages qui me sont parvenus, je constate que les experts ne traitent pas les malades en tant que tels mais comme des accusés qu’ils vont juger. Pourtant ces experts sont censés être avant tout des médecins et non des magistrats. 

 Les médecins et les spécialistes qui nous soignent ne sont pris guère plus au sérieux si l’on considère le peu de cas qui est fait de leurs diagnostics, attestations et expertises. 

Néanmoins, si certains experts restent polis et courtois, nombreux sont ceux qui nous méprisent ou nous maltraitent. Une malade m’a raconté qu’un expert voulait la forcer à se lever et à marcher : elle est paralysée en fauteuil électrique. Savourez le grotesque de la situation ! 

En ce qui me concerne, j’en ai vu deux, le premier avait bien étudié mon dossier et regardé mes examens médicaux. Il a reconnu que dans mon état, je ne pouvais reprendre mon travail dans l’immédiat. 

De chez le second je suis sortie en état de choc et traumatisée. Pendant tout l’entretien j’ai fait l’objet d’une violence verbale épouvantable. J’ai été humiliée, suspectée et écrasée par un individu qui a outrepassé toutes les règles de son code de déontologie. Il m’a fallu des semaines pour m’en remettre tant cela m’avait rendue encore plus malade. Encore aujourd’hui quand j’y repense ce qui me vient ce sont des images de tortures mentales et d’interrogatoire musclé comme dans les films de guerre. 

 Le pire, c’est que de ces “ entretiens “ dépendent notre statut administratif et social et nos ressources pour vivre et nous soigner. 

Des malades témoignent qu’on leur refuse le statut de longue maladie ou de maladie de longue durée et qu’ils se retrouvent dans des situations de précarité extrême. Avec en prime un état de santé qui ne s’est pas amélioré. Mon compte en banque à moi est vide et mes nuits angoissantes. Pour ma part, on me dit de retourner travailler et que je pourrai perdre mon poste. Je suis terrifiée, je veux guérir et préserver ma carrière. Je suis victime et ne veux pas finir dans la rue. Je suis très malade et en plus on me plonge dans un stress de tous les instants en me disant qu’il faut faire des  démarches, remplir des dossiers, passer des coups de fil. Je travaille depuis l’âge de 20 ans et subviens à mes besoins. Que faire ? Je veux guérir mais on ne m’en laisse pas le temps. .  

   L’état providence ne serait-il providentiel à présent que pour lui-même ? 

 

Au niveau du quotidien, un dictionnaire médical

 Le quotidien est fait de rendez-vous médicaux et administratifs. Me lever, m’habiller pour y aller, seule ou accompagnée quand trop souffrante. Toute une organisation est nécessaire quand souvent, me brosser les dents est une épreuve. 

Me faire à manger ? Dans mon état, la question est : « Y’a-t-il quelque chose dans le réfrigérateur ? ». Cuisiner ?  Si la réponse est « non », pas de repas.

Les résultats d’examens, l’attente angoissée, d’autres RDV, d’autres blouses blanches qui souvent se contredisent, chacune y allant de sa culture. 

 Je suis allongée sur le canapé la plupart du temps, le téléphone à portée de main pour les appels d’urgence. Quelques fois, je n’ai plus la force de répondre s’il se met à sonner. Et pour dire quoi ? « Au secours ?».  

Malade depuis des mois, livrée à moi-même, devant ma fenêtre, je vois les gens changer de tenues au rythme des saisons qui passent. Moi, je suis souvent en pyjama et j’en pleure. 

Mon maquillage reste rangé, oui, il faudrait en plus du reste se démaquiller le soir ? Alors que j’avale des gouttes, des pilules, des potions ? Rien que cela c’est tout un agenda ! Un tableau me le rappelle sur la table de ma cuisine. 

 Quand mon visage était paralysé, j’avais peur. Sourire la bouche de travers, humidifier un œil qui ne pouvait se fermer. Maintenant, c’est mal au ventre incessant et quotidien et on ne trouve rien. Des douleurs migrantes tous les jours et le moral en berne. Attraper un bol haut perché pour une tisane ? Pas sûr d’y arriver.  

Je fais des recherches sur cette maladie et contribue à alerter la population. Sur le net, derrière une photo de moi qui sourit, quand je m’en sens capable je rejoins ces milliers de personnes dont la vie est en suspens et qui veulent guérir. Je m’engage pour elles et pour moi.  

 

Je prie souvent et quand la nuit tombe, je réalise que je n’ai vu personne de la journée. 

 

Je marche, je cours, je travaille, je danse, je suis entourée, je mange de tout, je ne souffre jamais. Oui, mais ça c’est dans mes rêves ! 

Si je souris, on me croit guérie. Passer l’aspirateur ? Faire une machine ? Oui si je suis moins fatiguée, mais étendre le linge dans 40 minutes, pas sûr ! Payer les factures ? Faire des courriers ? Tout est en retard ? C’est vrai qu’étant malade, nous pensons au réveil, à ce que nous devons faire dans la journée et nous n’arrivons plus à nous organiser. Pourquoi ? Parce que nous souffrons et que les heures s’étirent pour réussir à accomplir telle ou telle tâche.

 

Je dépéris à la maison depuis des mois et pas de mieux. Parfois je sors une heure ou deux : je mets des heures à m’en remettre. Pas bien dormi ? Des jours à récupérer 

Je me concentre : «  garder l’espoir », « ça va s’arranger », «  méditer ». Mais il faut lutter contre les idées noires et la peur. Je veux croire que quelqu’un va venir me sortir de là. 

Vous aussi ? 

 

Ma conclusion : le besoin d'espoir

  Oui, nous les malades avons besoin d’espérer. La confiance est la première vertu dont nous avons besoin. Or la plupart des personnels de santé que nous rencontrons ont des préjugés et ne se tiennent pas au courant de la littérature scientifique. 

 

En anglais « préjugé » se dit « prejudice ». Aussi, j’affirme que nous sommes victimes de dangereux préjudices qui altèrent notre état de santé. Dans les années 70 le Dr Jeanine Fontaine écrivait : « Le corps médical affiche pourtant sa bonne foi sans prendre conscience qu’il est lui-même victime d’un système qui le noie dans l’erreur. La priorité est à la spéculation intellectuelle, ce qui empêche l’écoute profonde du malade pour le soulager, le guérir sans lui faire courir de risques inutilesL’arrogance française qui consiste à penser que si personne ne trouve une solution chez soi, personne ne la trouvera ailleurs semble prévaloir. » Je partage totalement ce point de vue.

 

Heureusement des voix s’élèvent et des médecins font tout pour aider les malades au prix de gros risques pour leur propre situation. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas oublié qui est au centre du système de santé. C’est-à-dire, le malade. Parce qu’ils n’ont pas oublié que l’écoute, l’observation et l’analyse de ce que vit le malade est probablement la seule matière première qui consiste à prendre le chemin vers l’amélioration. À ce stade, de véritables relations d’échange se créent entre médecins et patients. Relations de partage des cultures et des savoirs dans le cadre d’une communication saine et non violente, créatrice de synergie. 

« Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé si j'y manque » dit le Serment d’Hippocrate. 

 

Combien de soignants à l’heure actuelle mériteraient d’être couverts d’opprobre à propos de leur façon de travailler ? 

 

Des examens, de la technologie, des médicaments si quelque chose est trouvé et, s'il n'y a pas d’amélioration, c’est le malade qui est mauvais pas le soignant qui jamais ne se pose la question simple :

« Pourquoi ? » 

 

Pour ma part, je crois en ces autres médecins qui font preuve de modestie et qui savent remettre en question leurs apprentissages sans s’y accrocher comme à des boucliers dogmatiques. Des hommes humbles, justes et compétents ici et dans le monde entier. Ils méritent qu’on les encourage car ils veulent sauver leurs malades et les guérir. Pour cela, ils acceptent les jugements de leurs collègues aveugles et agissent. Merci à eux ! 

 

Enfin, pour terminer, je vous souhaite  à tous de ne pas croiser de tique. Sachez aussi que la maladie de Lyme peut se réveiller des années après une morsure sans le moindre signe avant-coureur. Ce fut mon cas, j’avais 18 ans quand j’ai été piquée, j'en ai 49 à présent. Pensez-y et renseignez-vous auprès de sources fiables. Restez vigilants et critiques.  

 

À la fin de cette lecture peut-être réviserez-vous aussi votre opinion sur tous ceux qui souffrent autour de vous et peu importe de quoi. Ce sera déjà très bien."

 

Valérie CB - Février 2016 

  

http://www.participe-present.net/le-magazine/sante-services/dossiers/174-temoignage-lyme-c-est-l-insecurite-sociale.html

 

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans SANTE-NATUROPATHIE
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commentaires

Christine 31/01/2017 13:08

Bonjour Valérie,

Je tenais à vous remercier pour ce témoignage, en pensant que j'aurais pu écrire mot pour mot la même chose puisque je vis exactement ce que vous décrivez. A l'heure actuelle, je n'ai aucuns soins, mes résultats Elispot sont positifs, et je suis en phase chronique puisque mordue il y a 6 ans. Mon medecin ne veut qu'une chose, que je prenne des antidépresseurs car il ne croit pas une seconde à ma maladie. La plus part de mes connaissances me disent que je suis hypocondriaque, que je me plains pour un oui pour un non, que je fais semblant. Il ne me reste que mon mari qui est encore là, près de moi et me soutient comme il peut, ainsi que mon fils même loin de moi il me réconforte. Je me sens seule, terriblement seule comme certainement beaucoup de lymés.
Merci pour votre témoignage, le lire m'a permis de me sentir moins seule durant quelques minutes.
Je vous souhaite une belle journée.
Cordialement,
Christine

lejour-et-lanuit.over-blog.com 31/01/2017 22:42

Bonsoir Christine,
Merci de votre témoignage, dommage qu'il ne puisse pas être lu directement par Valérie, (ici c'est le blog où je publie "plein de choses" de tous horizons), mais je vous comprends parfaitement, ayant moi-même traversé cette maladie avec un désert affectif autour de moi et le regard suspicieux des médecins que je consultais... Cette maladie fait traverser une véritable épreuve, avec très peu de soutien.
Si ce n'est déjà fait, vous pouvez vous rapprocher des associations qui défendent la maladie de lyme, et si jamais vous êtes sur facebook il y a des groupes d'entraide où les gens partagent leur vécu, leurs symptômes, leur cheminement, leurs remèdes, et c'est un fait, cela aide à se sentir moins seul...
Bon courage pour votre parcours, ne renoncez pas, ayez confiance, surtout en votre ressenti intérieur, et "laisser dire" ceux qui ne comprennent pas et n'ont pas suffisamment d'empathie pour ce que vous vivez. je vous souhaite de trouver rapidement du réconfort et d'aller vers votre guérison.
Belle soirée
Michèle

Portier 15/01/2017 21:00

Bonjour Madame.

Également professionnel de la santé,voici une vingtaine d'années j'accompagnais mon Père aux États Unis pour un traitement sur un AVC en caisson hyperbare.
Après ces soins, nulle séquelle de son accident vasculaire cérébral, il se porte comme un charme.

Toujours aux USA, vous avez des spécialistes, notamment, de la maladie de Lyme qui utilisent le même concept.
Le protocole, en général, est d'une semaine de traitement en caisson hyperbare à 2,5 bar ATA.

Une grand médecin dans les années 1950-1960, à traité pas loin de vingt mille personnes dans le premier centre hyperbare au monde, ce fût le Docteur Jacques-Henri Baixe (livre, la médecine bleue ).

Un site également très intéressant :thérapie hyperbare. com

Je vous souhaite une agréable soirée et une bonne année 2017.

lejour-et-lanuit.over-blog.com 16/01/2017 01:21

Bonjour,
merci pour vos informations, c'est vrai que dans les groupes d'entraide pour Lyme, cette technique a déjà été évoquée, (par des personnes vivant au Québec justement), le problème, c'est qu'en Europe, et en France en particulier, je ne connais pas de piste pour pratiquer cette technique qui est très méconnue, et c'est bien dommage (en tous cas à titre thérapeutique)...
merci de votre témoignage concernant la guérison de votre père grâce aux caissons
Belle nouvelle année 2017 !

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Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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