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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 22:08

 

Un témoignage et un article qui reviennent sur les conséquences des blessures de l'enfance, en particulier les blessures d'abandon qui, à l'âge adulte, peuvent nous entraîner dans des relations toxiques.

 

Même si à l'origine il y a une blessure pour les deux partenaires, celui qui exprime sa blessure par la fuite, la maltraitance, la froideur, la non implication relationnelle, la mise en dépendance (en sachant parfaitement créer des situations d'attente : manquer les rendez-vous, ne pas être à l'heure, ne pas vous prévenir des changements, vous mettre en concurrence avec d'autres membres de sa famille ou d'autres personnes auxquelles il va accorder ses bontés, son temps, ses talents, etc.) va être celui qui a le contrôle sur la relation et l'autre partenaire, qui lui, va être en souffrance.

 

Dans l'article il est dit que les deux sont en souffrance. Je mets une nuance et fait une différence entre "être en souffrance" et "sentir la souffrance" ou souffrir. Des traumatismes anciens laissent les personnes en souffrance, ce qui veut dire que la souffrance est inscrite et qu'elle met en mouvement la psyché de façon inconsciente, dans des mécanismes de protection. Mais il est possible de ne pas ressentir la souffrance, particulièrement pour les personnes qui ont annulé leur ressenti émotionnel et deviennent ainsi anesthésiés.

 

Et généralement, dans ces relations toxiques, un des partenaires est émotionnellement "compétent" et l'autre non. Ce qui donne d'un côté une personne très émotionnelle, de l'autre quelqu'un de froid, qui ne ressent rien mais qui se nourrit de l'émotionnel de l'autre (ce qui lui permet de faire l'économie d'aller contacter son propre émotionnel et de souffrir). Evidemment, pour la personne émotionnelle, dans un premier temps, elle ne détecte pas que l'autre est à ce point annulé. Ainsi commence le jeu du chat et de la souris, qui peut devenir un véritable enfer. Pour être maltraité, il faut un maltraitant, pour être abusé, il faut un abuseur, pour être abandonné, il faut un abandonneur, etc. Deux facettes d'une même pièce, mais un côté qui fait plus "bobo" que l'autre.

 

Mais ce qui est important de comprendre, c'est que nul ne mérite de la maltraitance, qu'elle soit verbale, psychologique, physique, et qu'il faut tourner des talons dès qu'une personne vous parle mal, vous manque de respect, fait passer ses frustrations sur vous en jouant les matadors. 


Tourner des talons le plus tôt possible devrait être le conseil indispensable à donner à toute personne qui décrit ce type de situation. Malgré cela, ce n'est pas si facile à faire, pour la simple raison que l'enseignement se fait... par l'expérience...  Néanmoins le plus tôt est le mieux, en partant avec la certitude que cela ne s'appelle pas de l'amour et qu'il faudra se tourner vers sa blessure originelle pour en prendre soin. Mais tant que l'on reste sous emprise, cette blessure s'agrandit et ne peut jamais guérir.

 

Mais au fond de soi, la petite voix intérieure sait que quelque chose cloche.

Il faut donc écouter...

Ding Dong.... ;-)

 

 

MT

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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Béatrice HOREL 08/12/2016 11:13

Le problème n'est jamais l'autre, mais soi... les relations ne sont jamais simples. On a toujours à en apprendre sur soi.

lejour-et-lanuit.over-blog.com 09/12/2016 02:38

Disons que l'autre fait partie du problème, sans l'autre il n'y aurait pas d'apprentissage et certaines choses ne pourraient pas être recontactées. L'autre fait partie du problème dans le sens où lui aussi a des limites, si un des deux était dans la perfection totale, il n'y aurait en effet pas de problème, et rien ne serait réactivé. Aucune relation n'est simple, mais suivant les rencontres, il y en a qui sont désastreuses. Il ne s'agit pas ici de renier le fait qu'une relation devrait être simple et sans histoire. Quant à apprendre sur soi, c'est sans fin. mais je ne veux pas non plus cautionner l'idée qu'il faudrait être réalisé pour mériter de ne pas être maltraité. Nous sommes des humains, donc imparfaits et en devenir, ce qui n'empêche pas de pointer les violences qui se jouent à tous niveaux d'ailleurs. Si un camion vous roule dessus et que vous perdez l'usage de vos jambes, je ne sais pas si le camion n'est pas le problème... vous avez le droit de reconnaître que sa structure dépassait vos capacités corporelles pour y résister...mais quoi qu'il en soi, au bout du compte, oui, il faudra s'occuper de soi-même, et rien que de soi-même

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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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