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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:13

 

 

Voici un texte qui exprime avec justesse les enjeux auxquels nous sommes confrontés actuellement, à la fois pour se guérir profondément et pour aller vers l’Unité et l’Amour dont le monde a besoin. Ces enjeux nous demandent d’accompagner un long processus de transformation, de deuil et d’acceptation. Nous devons laisser derrière nous les croyances obsolètes, les comportements inutiles et duels, tout un monde dans lequel nous avons cru, vécu, si longtemps, de vie en vie, coupés du coeur.

Dans la tache qui nous incombe, nous avons besoin d’un vrai courage, car le sentier sur lequel nous marchons n’est pas tracé, c’est nous qui le traçons à chaque instant, à chaque fois que nous nous réconcilions avec la vie, et c’est nous qui devenons ainsi des passeurs afin que d’autres puissent emprunter le pont que nous aurons bâti entre ces deux mondes, celui à quitter, et celui que nous désirons ardemment et qui attend.

 

Il n’est pas loin. Il a juste besoin de notre foi, de notre présence et de notre total engagement dans la lumière du coeur .

 

 

 

 

 

Par le Passeur.

Le principe d’action et de réaction est ce qui a prévalu durant toute l’expérience de la vie sur Terre depuis bien longtemps. C’est probablement le comportement le mieux ancré en nous. Et c’est pourtant celui dont il est bienvenu de se séparer aujourd’hui si l’on veut accéder à l’harmonie que chacun ou presque appelle au plus profond de soi.

 

 

Les expériences menées jusque-là au ras du mental ne semblent pas nous y avoir préparé. Pourtant, aussi loin au premier regard que cela paraisse des attitudes humaines dominantes, l’époque nous ouvre grand les portes qui nous permettent de quitter cette pièce où il est écrit au fronton en lettres rouges « Expérimentation de la séparation et du principe d’action et de réaction ». Une autre salle au fronton doré duquel est inscrit « Retour à l’Unité » s’offre à notre choix d’y entrer ou non. Notre liberté est totale d’avancer ou de nous retourner pour en découdre encore un peu avec l’ancien monde.

 

 

J’ai lu il y a peu sur ce site la colère d’un être qui me disait que  » les seules lois de la vie sont la volonté et le travail et qu’à force d’aimer naïvement tout le monde, on se fait rouler, on passe en second, on laisse la main ». Je sais de quoi il parle, j’ai donné moi aussi de ce côté-là. Nous avons tous donné de ce côté-là. Et certains d’entre nous, parce qu’ils ont trop longtemps combattu et souffert, parce qu’ils ont mis genou à terre d’innombrables fois, en cette vie et en bien d’autres dont ils n’ont plus mémoire mais qui pèsent en leurs cellules, parce qu’à chaque défaillance, qu’à chaque chute, ils ont toujours du et on toujours su se relever, sont rompus désormais à cet exercice au point qu’ils en ont fait un principe fondamental de leur vie. Ils en sont tout simplement… épuisés.

 

 

Il est au-delà de toute importance et hautement salvateur que chacun de celles et de ceux qui se sentent encore profondément imprégnés de cette pulsion guerrière et de ce sentiment de rage qui les maintient dans le combat, sachent qu’il sont au-delà du monde des hommes reconnus pour ce qu’ils sont vraiment tout au fond d’eux, pour le chemin parcouru dans la douleur, sous l’acier vif et les blessures, pour le courage exemplaire dont ils ont fait preuve au sein des difficultés croissantes placées sur leur chemin. Bien des regards sont tournés vers notre Terre et vers les humains qui la peuplent depuis si longtemps. Nos guides d’ombre et de lumière, nos frères et sœurs d’autres plans de vie, qu’un jour nous avons quittés de notre plein gré pour vivre cette odyssée et évoluer comme jamais nous ne l’avions fait, nous accompagnent et nous ont toujours accompagné tout au long de la route qui pour nous fut aveugle, et dont les épreuves nous apparurent de ce fait souvent injustes et incompréhensibles.

 

 

Nous ne sommes pas seuls, nous ne l’avons jamais été. Rien de tout cela n’a été vain. Aucune épreuve n’a été inutile ou injuste, chacune d’elles a été le miroir de ce que nous avions à regarder en nous lorsqu’elle s’est présentée et s’est offerte comme une opportunité de dépasser ce que nous y avons vu alors. Elles se sont répétées tant que nous n’avons pas su évoluer au-delà de ce qu’elles nous signifiaient. Et parfois au cours de cet apprentissage, nous nous sommes un peu trompés ou un peu perdus, créant par là d’autres façons d’être à dépasser, d’autres énergies à polariser.

 

 

Le jeu a été loin, plus loin que nous ne l’avions pensé au départ, mais à présent toutes les pièces adverses sont prises et le Roi est coincé à l’angle de l’échiquier. Il nous faut prendre une grande respiration, poser les armes, mais sans oublier de déposer aussi les armures – ce qui est apparemment plus difficile -  et laisser tomber la tension, se souvenir que ce combat n’est pas la vie mais juste un jeu où nous avons parcouru les cases en tous sens. Simplement, les voiles qui nous enveloppèrent à notre arrivée dans la vie, ont refermé notre être sur son seul égo auquel il a fini par totalement s’identifier. Alors il n’est pas facile de ne plus entrer dans le jeu, de ne plus vouloir en découdre en pensant que sans cela on se fera broyer. Et pourtant, il va falloir savoir proclamer une bonne fois pour toutes « Echec et Mat ».

 

 

Le quotidien, les difficultés à payer le loyer ou tout simplement à trouver de quoi se nourrir et nourrir sa famille ou la soigner sont le lot indéniable de beaucoup d’êtres en ce monde. Tout cela peut paraître injuste et insoutenable et du point de vue de l’humain ça l’est. Mais qui a créé tout cela ? Qui a laissé ce monde en arriver où il est ? Qui d’autre que l’humain et lui seul, faisant usage de son plein libre-arbitre, a laissé cela se nouer ? Qui songe à sa responsabilité quand celui qui meurt de faim, de manque de soins ou sous les bombes, est affamé, délaissé ou tué par le pays qui est le sien ? Qui va élire et réélire au fil des vies ceux-là même qui derrière leurs masques font en sorte que rien de cela ne change et même que cela empire ? Qui croit toujours qu’il est impossible de changer le monde ? Qui est assez esclave de la volonté d’autrui pour croire que ces indignités sont une fatalité ? Qui peut imaginer que la petite minorité qui prend les décisions n’est pas en mesure de stopper tout cela si la volonté y était ?

 

 

Les opportunités de renverser la tendance ont été nombreuses, certains ont sincèrement espéré y parvenir puis se sont laissés capter par le système ou dépasser ou effacer d’une manière ou d’une autre. Il aurait simplement fallu qu’il y ait derrière eux une volonté réelle des peuples à les soutenir. Mais a-t-elle été souvent là cette volonté ? A-t-elle été là en-dehors des grandes crises survenues quand l’intenable faisait trop souffrir ? Les populations des pays riches se sont profondément endormies pendant que celles des pays pauvres encaissaient toujours plus de fléaux. L’individualisme et le matérialisme, ces mamelles nourricières de l’égo, ont conduit l’être à s’éloigner de plus en plus de l’empathie qui est naturellement la sienne. Tout est devenu combat et les regards se sont fait impitoyables, les égos se sont affrontés dans les petites et les grandes choses de la vie et tout fut envisagé à travers la croyance qu’agir et réagir était le moteur de l’existence. Alors que l’existence vraie, c’est ‘l’êtreté’. La capacité de placer le Soi au centre de son être et de le le laisser rayonner. Ca ne signifie pas qu’il n’y a plus d’action, mais ça veut dire que celle-ci naît de la capacité à être et plus de la capacité à agir et à réagir aux actions d’autrui. Ainsi se dissout l’action du Moi, de l’égo, dont la voix s’amenuise au loin.

 

 

Là où rayonne le Soi, la conscience supérieure de l’être, celle qui est détachée des souffrances du Moi, l’action se fait sans effort apparent, elle s’inscrit dans un mouvement aussi naturel que celui des feuilles dansant dans la brise. Au quotidien, cela s’apparente au tapis rouge que déroule l’Univers devant nos pas, comme si tout soudain devenait simple, comme s’il suffisait d’émettre un souhait pour que celui-ci, s’il est juste, se réalise.

 

 

La colère qui fait replonger l’être en éveil dans le combat, est celle de celui qui n’a pas voulu reconnaître qu’il avait d’abord en lui quelque chose à guérir. Sans cette démarche de guérison, rien de stable et de juste ne peut se faire.

 

 

Comme déjà détaillé dans L’Eveil, l’ego fait tout pour que l’être n’entame jamais cette guérison, car il serait démasqué dans son imposture, il y perdrait son pouvoir et se sentirait en danger. Sa tactique première est donc de miser sur le plus sûr : le mental. On ne peut pas mentaliser le processus d’éveil sans se fourvoyer sur le but qu’on pense devoir atteindre. Cette quête dans l’incarnation est l’abandon de tout contrôle, l’humble acceptation de se fondre dans les flux de la vie avec confiance, sans chercher à les contrôler et d’y trouver ainsi l’harmonie.

 

 

Lorsqu’on tente de suivre un mode de vie que l’on pense conscient mais que l’on a intégré uniquement par le mental, on ne peut atteindre ce but et donc rien ne fonctionne comme prévu, les difficultés de la vie restent les mêmes, les épreuves sont toujours là. Soit on replonge alors dans la colère et la lutte parce que l’on croit s’être leurré et on en conserve une certaine amertume, soit l’on s’offre à l’égo qui revêt pour le coup sa panoplie d’être spirituel, mais qui demeure encore l’égo. C’est par le cœur qu’il faut assimiler cela. Ca ne s’apprend pas, ça ne se donne pas, ça se trouve lorsqu’on abandonne le désir de contrôle, non par dépit ou par désespoir, mais par humilité (voir l’Eveil en Soi 2).

 

 

Le fait de reconnaître qu’on a à guérir bien des souffrances, de s’ouvrir à l’éventualité que ce corps émotionnel si lourd n’affecte que le Moi en tout être, que ce Moi n’est qu’une petite part de ce que nous sommes et qu’il a pris toute la place au détriment de l’être sacré qui est en nous, est le préalable indispensable à tout le processus d’éveil qui conduit à trouver l’harmonie dans la vie quotidienne, au lieu des sempiternelles luttes et les blessures qui sont leur lot. C’est ce qui explique que rien ne fonctionne comme prévu si l’on n’est pas passé par là. C’était autrefois un long chemin, mais dans les temps accélérés que nous vivons, la conscience expérimente et intègre à une vitesse jamais vue jusque-là.

 

Le courage que cela demande n’est plus celui du coureur du fond, mais plutôt celui de qui doit faire un pas dans le vide avec assez de foi pour y trouver le pont qu’il ne peut voir avant de l’avoir fait. C’est bien cela, la foi.

 

Fraternellement,

© Le Passeur – 20 Juillet 2011 – http://www.urantia-gaia.info > Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de respecter l’intégralité du texte et de citer la source

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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