Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:55

 

« Il n’y a pas d’activité plus intime que le travail du sens. »

B. CYRULNIK

 

 

L’intime est un thème rare de nos jours, car nous focalisons surtout sur des notions de personnalité qui parlent davantage de nos comportements extérieurs, de ce qui est visible et identifiable.

 

 

Pourtant, si nous ne sommes pas capables de reconnaître notre intime, aucune intimité n’est possible avec l’autre, l’intimité n’étant que la rencontre de deux intimes qui se partagent.

Pour retrouver le sens premier du mot intime, rien de tel que le dictionnaire. Selon la définition, intime signifie : « intérieur, profond, qui fait l’essence d’une chose, d’un être, qui existe au plus profond du cœur, de l’âme ». En tant qu’adjectif, il exprime ce qui est « le plus au-dedans, le plus essentiel, personnel ».

 

Mais avant même de chercher le sens que les autres donnent au mot « intime », il est intéressant de chercher à savoir quel impact a sur nous ce simple terme. L’intime, est-ce que ça me parle ? Est-ce flou ? Ou, au contraire, cela met-il un cadre sur ce que je devinais ou connaissais en moi ? En quoi cela me touche-t-il ? Il est toujours intéressant de commencer par regarder l’effet qu’un mot a sur nous. Si nous sommes un peu perdus, c’est peut-être que notre intime est flou ou que nos moyens d’y avoir accès ne sont pas toujours performants…

Et si l’intime et l’intimité sont liés, la seconde n’est rien sans le premier… Commençons donc à nous approcher de l’intime.

 

La première chose que l’on peut dire sur l’intime, c’est qu’il est lié à cet état de « savoir se mettre à nu ». Pour toucher, contacter notre intime, il faut traverser notre carapace, l’ouvrir à soi ou aux autres. N’oublions pas que nous prenons souvent à tors notre carapace pour notre peau, pour notre limite extrême, celle qui reste gardienne de notre intégrité, alors que dessous, notre peau est encore là, et notre intégrité aussi…

 

 

Intime et reconnaissance

 

Si l’intime est lié à l’intérieur et la profondeur, encore faut-il reconnaître qu’il y ait un intérieur et une profondeur… Cette reconnaissance passe par la reconnaissance de soi, par la reconnaissance de ses émotions, de son ressenti. Si nous sommes déjà engagés dans un cheminement personnel, nous avons pu voir comment la découverte (ou re-découverte) de l’intime va de paire avec la réconciliation émotionnelle, avec le fait que l’on peut se connecter de plus en plus facilement avec notre monde intérieur, et cela de façon de plus en plus pacifique. Suite aux nombreux traumatismes de la vie, nous avons pu devenir annulés ou coupés de notre ressenti, donc notre histoire avec l’intime a mal commencé…

 

Une rééducation est à faire et nous sommes tous un peu en convalescence ! Il ne faut pas perdre de vue qu’approcher l’intime, c’est risquer d’être au plus près de sa souffrance, au plus près de sa vulnérabilité.

 

Cette reconnaissance de soi passe par la joie d’être avec soi-même, y compris la joie d’être en contact avec ses profondeurs, dès lors qu’elles ont pris du sens. Quand nous commençons à nous réconcilier, cheminer vers nos profondeurs n’est plus aussi douloureux, et c’est cela qui nous permet de contacter d’autres choses qui sont inscrites dans ces profondeurs, mais auxquelles nous n’avions pas accès jusqu’alors.

 

Ainsi, le point de départ de l’expression de l’intime suppose au minimum un contact avec le ressenti, les émotions, leur acceptation et leur validation positive.

Dès lors que l’on vit l’émotion ou le ressenti comme un moyen d’être informé positivement sur soi-même, beaucoup de barrages s’estompent et cela nous donne accès à autre chose, à une autre dimension de nous-mêmes.

 

Si l’intime s’exprime à partir d’un émotionnel débordant, non maîtrisé, il risque d’être exhibitionniste, alors que s’il s’exprime à partir d’une émotion dont nous connaissons pleinement l’histoire et dont nous acceptons les conséquences, et si en plus cet intime est en lien avec notre ressenti, alors nous serons plus proche de notre centre, de notre profondeur.

 

En même temps, être proche de son intime, cela suppose de ne pas être trop fusionnel, ni avec soi, ni avec les autres, parce qu’il faut accepter d’être éventuellement seul avec ce que l’on ressent, ce que l’on vit, qui est unique et profond. La difficulté à exprimer l’intime pourra venir du désir d’être validé par l’autre dans ce que l’on exprime. Si je veux à tous prix que l’autre comprenne mon intime ou le valide, je risque d’être frustré du résultat et de me censurer souvent. L’intime suppose d’accepter son individualité et son ressenti propre.

 

Mais qu’il soit exprimé ou non, l’intime est en nous, et c’est plutôt la reconnaissance de nous-mêmes qui va le rendre visible. C’est l’acceptation de se mettre à nu, quand la carapace commence à s’effriter qui permet l’accès à l’intime et sa révélation.

 

 

Intime et présence

 

Dans la définition du dictionnaire, il est dit que intime veut dire « proche ». Pour entrer dans l’intime il va donc falloir que je me sente proche, que je sois capable de me rendre proche.

 

Mais de qui ? De quoi ? De moi, des autres, de la nature, de la création, de l’inconscient, des émotions, de l’amour, de l’érotisme, de la sexualité, de la mort, de la naissance, en fait, de tout ce qui se rapporte à la vie… Notre rapport à l’intime va donc être fonction de notre degré d’éveil à la vie. Si je suis dans l’inconscience de moi-même ou des choses, comment puis-je toucher l’intime qui existe dans toute chose ? Etre en contact avec l’intime, c’est déjà un engagement vis à vis de soi ou de l’autre, sans avoir peur de se perdre. Se sentir proche, s’approcher de l’intime, c’est mettre une qualité d’observation, une attention ou une conscience particulière dans la vie.

 

L’attention est un flux rentrant contrairement à l’intention qui est un flux sortant. C’est en mettant son attention sur une chose que nous pouvons l'appréhender, que nous pouvons la faire venir à nous. L’attention est comme la lumière d’une torche électrique; là où l’on pose le rayon de lumière, il nous est possible de voir.

 

Si je ne suis pas attentive à l’instant, comment être touchée par l’intime, par la profondeur de cet instant ?

 

Si, quand je me réveille, je ne suis pas attentive à ce qui se passe subtilement dans mon corps, dans les bruits du jour, dans la nuit qui s’échappe, comment être dans l’intime de la nuit et du jour ? Comment être en phase avec ce qui se joue dans les rythmes de la vie ?

 

Si je ne suis pas attentive à ma peau, à la peau de l’autre, comment être dans l’intimité des corps dans la relation amoureuse ?

 

Si je ne suis pas attentive au temps qui passe, à ce qui s’enfuit, comment être dans l’intime de la mort ? Comment comprendre ce qui s’y joue, dans la profondeur de ma propre vie, et dans la profondeur de la vie de celui qui s’en va ?

 

L’intime est lié à la totale acceptation de ce que l’on ressent, là, dans l’instant, sans jugement, sans refoulement, sans censure, sans coupure.

Cette attention à l’essentiel est indissociable d’une certaine acceptation de la vie. Sans créer de division. C’est Osho, dans son enseignement tantrique qui dit : « Ne créez pas de division en vous. Il est beau d'être sensible et plus vous êtes sensibles, plus vous serez vivants et plus vous êtes vivants, plus la vie pénétrera dans l'intimité de votre être. Vous serez plus ouverts... » (Osho, Extrait de tantra, spiritualité et sexe, ed almasta).

 

Aller dans l’intime, c’est comme opérer une bascule, cela peut se faire par un « oui », un « oui » inconditionnel à la vie, à l’instant, à l’autre, à soi. Quand nous sommes dans ce « oui », nous pouvons être enseignés sur l’intime des choses. Nous sommes enseignés de toutes façons, dès lors que nous sommes en contact avec nous-mêmes ou avec les autres.

Et les enseignements les plus puissants sont certainement l’amour, la naissance et la mort, car ils vont toucher profondément notre structure, notre intime. La naissance d’un enfant, l’amour, la confrontation à la mort, sont des expériences fortes parce qu’il y a une grande pression émotionnelle et elles sont parfois si fortes que l’événement pourra être vécu de façon transpersonnelle, c’est à dire que notre personnalité, notre ego s’effacent momentanément –momentanément seulement…- sous l’impact de notre ressenti et cela va permettre la découverte d’un intime jusque-là inconnu.

 

Par exemple, quand on tombe amoureux, notre structure, notre Moi, vont s’effondrer sous l’effet de la fusion, laissant comme une brèche où va s’engouffrer cet intime pour créer généralement un … certain remue-ménage voire des changements chaotiques ou révolutionnaires.

 

C’est Francesco Alberoni qui dit que « eros est une force révolutionnaire » (1) parce qu’il provoque un état naissant, une sorte de révolution et que l’on ne fait pas souvent la révolution dans une vie. Cet état naissant va amener des changements d’une autre nature, débouchant sur un nouveau système opérant une discontinuité, une rupture structurelle et fonctionnelle dans notre vie. L’irruption de l’intime dans nos vies provoque parfois ce type de changements. A partir de là, nous pouvons justement nous interroger sur notre résistance à l’intime. Cette résistance n’est-elle pas une protection, une sécurité pour ne pas être envahi par le hasard, par quelque chose qui pourrait faire irruption dans notre vie et nous en faire perdre le contrôle ?

 

Pour être touché, il est nécessaire d’être présent au monde, d’être un minimum empathique avec lui, pour être au cœur de ce qui se passe. Cette présence et cette attention passent par une qualité de la conscience qui va s’appuyer sur plusieurs choses :

 

les sens : car c’est avec nos sens que nous éprouvons le réel, que nous éprouvons le présent ; ouvrir ces sens est le premier moyen d’être en contact avec l’intime : le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe, le goût. En affinant nos sensations, nous nous rapprochons de l’intime des choses et des êtres.

 

le féminin en soi : ce féminin qui accueille, qui prend, accepte, enveloppe, c’est lui qui est capable de nous rendre disponibles à l’intérieur, à la profondeur en nous et à l’intime qui est à l’extérieur de nous. Sans cette capacité d’accueillir, comment toucher et accueillir notre profondeur ? Le féminin est aussi la part en nous capable de nous initier aux choses, donc de nous rendre plus présents, plus réceptifs. Souvent l’homme est plus frileux par rapport à l’intime et à son expression. Si on admet que la femme est plus apte, par sa nature, à être en contact avec l’intime, il lui faut néanmoins se réapproprier cette relation à elle-même. Et dans ce cas seulement, elle peut être l’initiatrice pour l’homme, celle qui lui permettra d’avoir accès à son intime. Alors les « essences fondamentales » homme/femme peuvent se partager, se transmettre pour être initiatrices l’une pour l’autre, quand cet intime n’est pas renié, qu’il est pleinement accepté et exploré en permanence.

 

Cette qualité de la conscience va s’appuyer aussi sur un troisième élément : 

Une « individualité » apparente : tous les êtres, tous les corps se ressemblent, tous les amours, toutes les morts, toutes les vies se ressemblent… vus de l’extérieur. Mais c’est à travers l’intime que chacun apporte une sensibilité particulière, un ressenti qui

n’appartient qu’à lui, ou du moins qu’il traduit de façon unique. L’intime est ce qui va rendre unique l’expérience. Sinon, nous aurions le sentiment de vivre des moments identiques, avec des personnes qui se ressemblent. Néanmoins, au bout de l’intime, dans la vérité profonde de notre être, nous sommes tous très certainement dans une sorte d’unité où tout se ressemble, dans un intime archétypal et abyssal… que nous aurions tous en commun.

 

 

Intime et profondeur

 

L’intime est souvent ce qui est caché, secret. Un peu comme l’inconscient et comme les émotions, il a longtemps été refoulé, car s’approcher de l’intime, c’est d’abord accepter d’approcher sa souffrance, cette souffrance qui contient aussi notre profondeur. L’intime est probablement ce qu’il y a de plus vaste, de plus profond, de plus méconnu en nous. Il contient notre essence, la substance qui nous anime. Il peut apparaître aussi comme ce qu’il y a d’inaliénable en nous, quand on parle de « conviction intime », de « foi » par exemple, et, dans sa profondeur extrême, c’est le secret de notre corps, c’est le secret de notre âme. Et là, nous rejoignons la notion de sacré qui est contenue dans l’intime de chacun.

 

La question que l’on pourrait se poser, c’est si notre profondeur n’est pas la mesure de notre spiritualité. Plus nous contactons notre profondeur, plus nous sommes aussi capables de nous élever. Comment toucher la verticalité, sans profondeur ? Cette profondeur serait le socle sur lequel va s’appuyer la colonne vertébrale de notre spiritualité. Il y a au départ comme un intime originel, « le cœur de toute chose » qu’il faut découvrir, à partir d’un intime que l’on contacte au quotidien, au travers de notre vécu relationnel et de nos expériences. Et nous sommes le lieu privilégié d’expérimentation pour explorer l’intime des choses.

Si l’intime est quelque chose qu’il faut s’efforcer de mettre au jour, d’extirper de nos profondeurs, il y aura toujours une part de l’intime non traduisible par le langage, parce qu’il est de l’ordre de l’éprouvé profond, à un niveau cellulaire, presque vibratoire, donc indicible.

Cet indicible là, n’est pas communicable, non parce qu’on ne le veut pas, ou parce qu’on n’est pas en contact avec soi, mais au contraire parce que l’on est touché par la profondeur des choses, réellement, et que les mots ne peuvent pas toujours rendre compte de cette réalité-là, qui est peut-être à la fois unique et archétypale.

 

 

L’intimité

 

Si nous pouvons qualifier l’intime d’un mouvement entre soi et soi, l’intimité serait la résultante de plusieurs mouvements autour de l’intime.

L’intimité entre deux personnes, c’est d’abord une double présence, avec la reconnaissance de soi et de l’autre. C’est un mouvement entre soi et soi, soi et l’autre, l’autre et soi. La qualité de cette intimité, voire sa présence, est dépendante du bon fonctionnement de ces mouvements. Et l’absence d’intimité est un blocage dans l’un de ces mouvements.

 

Si l’intimité commence dans ce mouvement de reconnaissance, d’ouverture, il s’arrête (ou perd de la qualité) dès que l’on commence à nier l’intime, le sien ou celui de l’autre. Et là, plusieurs cas de figures s’offrent à nous.

 

- Je suis en contact ou non avec mon intime

 

- Je livre ou non mon intime

 

- J’accueille ou non celui de l’autre

 

- je respecte ou non l’intime de l’autre

 

Le même processus se met en place pour l’autre.

 

Que se passe-t-il dans la relation intime ? A quel moment l’intimité va perdre de sa qualité ? Dans l’exemple que nous avions pris tout à l’heure, lorsque l’on tombe amoureux, le processus va se faire en deux étapes :

 

1) J’ouvre toutes mes structures, je m’offre à l’autre.

 

2) Mais rapidement, ne suis rattrapé par mes failles et celles de l’autre.

 

Et là, lorsque nos limites nous rattrapent, lorsque nos failles émergent à nouveau, l’intime est durement éprouvé, c’est à ce moment-là, le plus souvent, que l’on renie notre intime ou celui de l’autre, que l’on referme les portes pour ne plus toucher ou ne plus livrer notre intérieur, notre profondeur, notre vulnérabilité. En effet, cette intimité, avec le partage de l’intime de chacun, provoque une vulnérabilité et l’émergence de nos failles, de nos limites, de nos manques.

L’intime est à la fois notre force (notre profondeur) et notre talon d’Achille (notre vulnérabilité).

Et pourtant, pour offrir son intime, on ne peut pas faire l’économie de se montrer vulnérable et d’assumer cette vulnérabilité sans la vivre comme une faiblesse.

 

 

L’intimité : un carrefour de plusieurs processus

 

L’intimité est la conjonction de plusieurs processus. Pour qu’il y ait intimité, il faut qu’il y ait :

 

Présence : à soi, à son intime, à son histoire, à ses émotions (si nous sommes coupés, ce sera difficile)

 

Reconnaissance : c’est non seulement une présence, mais c’est d’abord la capacité à reconnaître ; il faut parfois réapprendre, retravailler cette capacité de reconnaissance à laquelle nous avions renoncé pour ne pas souffrir.

 

Profondeur : dans la notion de caché, secret, inconscient, notre côté inaliénable

Vulnérabilité : être en contact avec cette part de nous-mêmes, c’est se voir, se montrer et s’accepter comme vulnérable, fragile, c’est se mettre à nu.

 

Unité : s’il n’y a pas de refoulement, de coupure, alors se dégage une unité en nous-mêmes, une appropriation de notre humanité tout entière.

 

Partage authentique : L’intimité suppose une ouverture. Elle est basée sur une communication profonde, authentique, quand on se présente sans masque, qu’on ne reste pas à la superficie des choses. c’est un mouvement vers soi, l’autre, qui peut se faire aussi par le biais de la création (l’art ou l’écriture,…). Pour partager sa création, pour écrire, peindre, interpréter de la musique, il est nécessaire d’être au plus près de soi, de son intime.

 

Climat particulier :. Le climat particulier vient de la confiance (et un rien la fait partir !) Vivre vraiment l’intimité, c’est reconnaître ce qui est essentiel à l’autre et à soi bien sûr, partager ce que l’on a de plus caché, de plus précieux, et cela ne se livre que dans un certain climat. Ce climat existe parce qu’il y a reconnaissance, partage et peut-être un peu de cette part de magie qui nous échappe… 

 

Dans son aboutissement, dans sa dimension la plus noble, l’intimité correspond à deux personnes qui se connaissent « par cœur », qui communiquent avec l’intelligence du cœur.

C’est intimement lié à l’intelligence émotionnelle, cela échappe au mental, au mieux, nous sommes dans un partenariat avec toutes nos instances psychiques, physiques et émotionnelles.

Car l’intime, c’est notre cœur, le cœur de nous-mêmes. Et « On ne voit bien qu’avec le cœur » disait St Exupéry…

En abordant le sujet de l’intime, nous sommes obligés de descendre au niveau du cœur, au niveau de ce cerveau-là, car c’en est un aussi, en lien très étroit avec notre cerveau principal.

 

Le réseau semi-autonome de neurones qui constitue le "petit cerveau du cœur" est profondément interconnecté avec le cerveau proprement dit. Les deux organes s’influencent mutuellement à chaque instant.

 

En effet, le système neuronal du cœur émet des champs magnétiques 5000 fois plus puissants que le cerveau, « commande » au cerveau, dans le sens où il existe plus d’ordres qui partent du cœur vers le cerveau que l’inverse, et si c’est le cœur qui prend la décision de quelque chose, si c’est lui qui gouverne nos actions, il y a une clarté mentale qui se manifeste aussitôt, (c’est ce qu’on appelle la cohérence cardiaque).

 

Alors, si être en contact avec l’intime, c’était vraiment être en contact avec notre cœur, le cœur de notre être, cela voudrait dire que c’est par lui que nous pouvons être au cœur de notre potentiel, au cœur de notre transformation et de notre existence.

 

 

 

Michèle Théron

 

 (1) Le choc amoureux, Francesco Alberoni, Ed Ramsay Pocket

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
  • Contact

  • lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...

Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

Recherche