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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 15:54







En 1992, Severn Suzuki, 14 ans, s'exprime devant une assemblée d'adultes à l'ONU. Elle leur demande de prendre soin de la planète et de l'avenir, d'être "responsables"....

 


On sait que malheureusement depuis cette date, aucun "Grenelle de l'environnement" ou autres sommets mondiaux aux nombreux effets de manches, n'ont changé quoi que ce soit à la situation écologique de la planète...

 


C'est donc un discours qui reste d'actualité, et c'est l'occasion d'aller voir le film "Severn la voix de nos enfants", un film documentaire de Jean-Paul JAUD, qui avait déjà fait "Nos enfants nous accuserons".

 

 
http://www.severn-lefilm.com/

 

 

Je vous mets le texte de son discours, que j'avais retranscrit. Que cela ne vous empêche pas d'écouter Severn, afin que la détermination de sa voix, son énergie viennent vous toucher au coeur....


 

 

 

 

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DISCOURS PRONONCE EN 1992 PAR SEVERINE SUZUKI

A UN SOMMET DE LA TERRE AUX NATIONS UNIES

 



« Hello, je suis Séverine Suzuki, et je représente l’ECO, l’Organisation des Enfants en défense de l’Environnement. Nous sommes un groupe d’enfants canadiens de l’âge de 12 à 13 ans essayant de faire des efforts, Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi. Nous avons réuni tout l’argent pour venir par nous-mêmes pour faire 5000 miles afin de vous montrer que vous devez changer votre façon de faire.

En venant aujourd’hui, je n’ai pas besoin de déguiser mon objectif.

Je me bas pour mon futur.

Perdre mon futur n’est pas pareil que de perdre des élections ou quelques points de la Bourse.

Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés de partout dans le monde, dont les cris ne sont pas entendus. Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent parce qu’ils n’ont pas d’autre endroit où aller.

J’ai peur d’aller au soleil dehors maintenant à cause du trou dans la couche d’ozone. J’ai peur de respirer l’air car je ne sais pas quelles substances chimiques il contient. J’avais l’habitude d’aller pêcher à Vancouver, mon lieu de naissance, avec mon père, il y a juste quelques années en arrière, jusqu’à ce qu’on trouve un poisson atteint du cancer. Et désormais nous entendons parler d’animaux et de plantes qui s’éteignent tous les jours, perdus à jamais.

Dans ma vie, j’ai rêvé de voir de grands troupeaux sauvages, des jungles, des forêts tropicales pleines d’oiseaux et de papillons, mais aujourd’hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir.

Vous préoccupiez-vous de ces choses lorsque vous aviez mon âge ?

Toutes ces choses se passent devant nos yeux et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant et je n’ai pas toutes les solutions, mais j’aimerais que vous réalisiez que vous non plus !

Vous ne savez pas comment réparer la couche d’ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les eaux polluées. Vous ne savez pas comment ramener à la vie les animaux désormais éteints et vous ne savez pas ramener les arbres des zones qui sont maintenant des déserts. Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s’il vous plait, arrêtez la casse !

Ici, il y a des délégués des gouvernements, des businessmen, des PDG, des journalistes et des politiciens, mais réellement vous êtes pères et mères, frères et sœurs, oncles et tantes, et vous êtes tous certainement des enfants.

Je suis seulement une enfant, pourtant je sais que vous faisons tous partie d’une famille forte de 5 milliard de personnes, en fait 30 millions d’espères… et les gouvernements ne changeront jamais cela.

Je ne suis qu’une enfant et pourtant je sais que le problème nous concerne tous et que nous devrions agir comme un seul monde vers un seul but. Malgré ma colère, je ne suis pas aveugle et malgré ma peur je n’ai pas peur de changer le monde comme je le sens.

Dans mon pays, nous faisons tant de gaspillage, achetant et jetant, achetant et jetant et pourtant les pays du Nord ne partagent pas, même quand nous avons plus de suffisamment. Nous avons peur de partager, nous avons peur de perdre un petit peu de notre richesse. Au Canada, nous menons une vie privilégiée, avec de la nourriture, de l’eau et un abri, nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs et des télés.

Il y a deux jours, ici au Brésil, nous avons été choqués en passant du temps avec les enfants qui habitent dans la rue. Voici ce qu’un de ces enfants nous a dit : « j’aimerais être riche et si je l’étais, je donnerai à tous ces enfants de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l’amour et de l’affection ».

Si un enfant dans la rue qui n’a rien est partant pour partager, pourquoi nous qui avons tout, sommes si avares ?

Je ne peux m’empêcher de penser qu’il est un enfant de mon âge et que ça fait une immense différence où l’on naît. Que je pourrai être un des ces enfants vivant dans les favelas de Rio, je pourrai être un enfant mourrant de faim en Somalie, ou victime de la guerre au Moyen-Orient ou un mendiant en Inde.

Je suis seulement une enfant, pourtant je sais que si tout l’argent dépensé en guerres était utilisé pour des réponses aux problèmes d’environnement, pour en finir avec la pauvreté, quel endroit merveilleux cette Terre serait !

A l’école, même dans un jardin d’enfants, on apprend comment se comporter dans le monde, vous nous apprenez à ne pas nous battre entre nous, à travailler dur, à respecter les autres, à faire son lit, à ne pas blesser d’autres créatures, à partager sans avarice.

Alors pourquoi sortez-vous de cela et faites-vous les choses que vous nous dites de ne pas faire ?!

N’oubliez pas pourquoi vous assistez à ces conférences, pour qui vous le faites, nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir.

Les parents doivent être capables de consoler leurs enfants en disant : « tout ira bien, ce n’est pas la fin du monde et nous faisons du mieux que nous pouvons ».

Mais je ne pense pas que vous pouvez encore nous dire ça.

Somme nous seulement dans vos listes de priorités ?

Mon père disait : «  tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis ».

Bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit.

Vous continuez à nous dire que vous nous aimez.

Mais je vous mets au défit, s’il vous plaît, faites que vos actions reflètent vos mots !

Merci. »

 

 



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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans SANTE-NATUROPATHIE
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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