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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 01:52
Vies spoliées…
Descente aux enfers…
Souffrances non reconnues…
Affabulation…
Culpabilité…
Honte…
Impuissance…
Flirt avec la folie…
 
S’il est difficile de trouver un fil conducteur à la maladie de Lyme, ou borreliose, le déni ferait très bien l’affaire.
Le déni est partout.
 
 
 
Déni d’abord chez les malades. On tient bon. On fait bonne figure. On se culpabilise : si la médecine et les psy disent qu’on est malade dans la tête, forcément, on doit être franchement tordus pour générer un truc pareil. Il y a mille raisons à ne pas valider l’ampleur des dégâts…
La plupart des malades chroniques n’ont aucun souvenir d’avoir eu une morsure de tiques. Pas de rougeur. Parfois même, test négatif (50 % des malades avec les tests actuels). S’en suit les effets yoyo, entre les crises provoquées par les neurotoxiques libérées par la bactérie qui pénètre dans tous les tissus, (principalement le tissu cardiaque, les articulations et le cerveau), et les crises encore plus violentes provoquées par le traitement qui va détruire les bactéries et ainsi relarguer encore davantage de neurotoxines, provoquant des états limites de souffrance, où la vue devient excessivement trouble, le cerveau noyé, le cœur en arythmie, et le corps qui brûle de douleur.
Dire un matin à quelqu’un qu’on a cru mourir la nuit dernière, n’est-ce pas le plus sûr moyen de passer pour un(e) mythomane ? Ce film a donc le mérite de montrer Mandy par exemple qui se voit dire par son médecin, qu’en prenant ses antibiotiques pendant des semaines elle verra son état empirer au point de risquer d’aller aux urgences. D’autres résistent, ne vont pas aux urgences : comment affronter le corps médical quand on a « rien » ? Les forums sont remplis de ces témoignages poignants de personnes en perdition, non seulement parce qu’elles souffrent, mais en plus ne trouvent d’écho nulle part à ce qu’elles vivent...  Pourtant le corps parle. Chaque jour amène ce sentiment de perdition totale, de panique, d’urgence, de mort imminente...
 
 
 
Déni chez les médecins. Ils ne connaissent pas. Ou mal. Ne voient pas pourquoi des gens auraient des symptômes pendant des mois, des années, sans que l’on trouve une explication valable. Faut-il une explication valable pour reconnaître la souffrance ? Comment se fait-il que devant des milliers de personnes se retrouvant dans un état de souffrance extrême, en plus ou moins grande invalidité, le corps médical ne soit pas en état d’alerte pour comprendre ce qui se passe ? Si la médecine ne trouve rien, c’est qu’il n’y a rien. CQFD.
 
Faut-il donc que le « corps » médical soit en si mauvaise santé, pour qu’il ne puisse pas accueillir et soigner le « corps » d’un malade ? Il y a beaucoup à méditer sur ce sujet, qu’on soit malade ou non, et je vous invite d’ailleurs à le faire, à tenter de chercher le lien pourtant évident, à l’époque du « quantique », qui existe entre toute chose.
 
Si les malades ont du mal à guérir, ils ont probablement à comprendre, dépasser ou transmuter des choses dans leur vie et personne ne peut les juger dans ce qu’ils ont à traverser comme expérience de vie.
Mais ils ne sont pas les seuls à avoir quelque chose à comprendre. Tous ceux qui leur font face, qui sont en relation avec eux sont impliqués dans le processus en cours : leur regard, leur rejet, leur déni, leur peur, ou leur capacité d’accueil et d’amour, tout a du sens et tout participe au grand tout de l’humanité. L’observateur fait aussi partie de l’expérience. L’autre n’est pas un autre étranger. Il n’y a pas, là-bas, loin de moi, un malade qui ne serait en rien en lien avec moi, bien au contraire. Chacun est un miroir de quelque chose à découvrir.
Dana : « Je suis frappée de voir à quel point j’ai refusé de voir cette maladie ». Comment voir en effet, quand tout à l’extérieur est dans le déni, quand les miroirs sont recouverts du voile du rejet, masquant l’image même des malades ?
 
La maladie de Lyme frappe sans logique apparente : la mère de famille, comme l’amoureuse ou la femme quittée, l’homme dynamique ou le chômeur, l’adolescent studieux, le sportif, l’enfant, le nourrisson… Cela n’empêche nullement tout un chacun de donner une explication symbolique et simpliste à un phénomène vaste et complexe. Non pas qu’il faille garder le sens des maladies au niveau physique exclusivement, mais la prudence me semble de mise à une époque où tant de paramètres sont en jeu, tant individuels que collectifs et environnementaux. Entre les métaux lourds, les pesticides, les ondes électromagnétiques, la pollution aérienne, les médicaments, les additifs chimiques de toutes sortes, la liste est longue des poisons que notre corps tente de « digérer » depuis longtemps… L’avenir révèlera très certainement son lot de surprises et de scandales qui éclaireront d’un jour nouveau l’empoisonnement dont nous sommes tous victimes, quelque soit notre profil psychologique.
 
Mais il existe une résistance significative de la communauté scientifique traditionnelle… C’est comme en politique : vous avez deux partis qui s’affrontent. « Pour » ou « contre ». 15 jours aux antibiotiques et on en parle plus. Ou si ça continue, aller voir le psychiatre.
 
« Ça » existe. Ou « ça » n’existe pas.
 
Au malade de se débrouiller avec le « ça n’existe pas ». C’est ainsi que se crée un monde parallèle où les citoyens malades cherchent sur internet les informations, se forment, s’entraident, diffusent, et deviennent plus calés que n’importe quel médecin de quartier et peut-être même de service spécialisé en infectiologie. C’est l’un des bénéfices non négligeable de la maladie : le patient reprend son pouvoir.  
 
 
 
Déni dans l’entourage. On fait mine de comprendre. On comprend parfois. On est agacé. On se lasse. C’est franchement insupportable ces malades qui souffrent en permanence. Et qui se plaignent de mauvaise façon de surcroît. En effet, comment parler de quelque chose dont vous savez intuitivement que ce ne sera pas perçu par l’autre, pas vraiment entendu, que vous ne serez pas rejoint dans votre expérience ? La plupart des malades ne le vivent d'ailleurs pas de façon "intuitive", mais en font l'expérience quotidiennement, en percevant la distance qui existe entre leur vécu, leurs sensations, et les commentaires de leurs interlocuteurs, qui ramènent cela à un niveau un peu psycho, un peu hypocondriaque, un peu mythomane, ou émotionnel mal géré. Mais l'émotionnel en stand by chez chacun explose justement dans cette situation d'extrême souffrance où chacun sent que son corps et son cerveau dégénèrent. Comment ne pas être à fleur de peau, quand sous notre peau se joue notre intégrité, notre survie, car pour certains, il s'agit bien de cela...
Si la façon d’appréhender la maladie est en lien avec l’inconscient collectif, elle l’est tout autant avec le conscient collectif. C'est-à-dire toutes les représentations sociales que l’on a, soit par l’expérience vécue, soit par les connaissances transmises par la collectivité : un cancer, tout le monde sait que c’est grave ; une fracture, un lumbago qui fait mal, tout le monde en a une certaine représentation ; la souffrance a toujours touché plus ou moins chacun dans sa vie. Mais la douleur, tous les jours, depuis des années, invisible, que rien ne calme, qui mange votre cerveau, amoindrit vos muscles au point de ne plus pouvoir faire des gestes simples, et vous garde dans une apparente normalité…. Qui peut s’en faire une idée ? Les représentations de la maladie sont fonction de nos apprentissages et de nos représentations mentales, de nos croyances, de nos peurs, de nos dénis… et surtout de notre capacité d’écoute intérieure, chemin peu pratiqué en général.
 
 
« L’inconnu est effrayant » dit une jeune femme dans le film.
 
 
Effrayant oui, pour le malade qui voit son état passer de « normal » à « grabataire » en quelques mois. Jusqu’où ira la dégradation ? la dégénérescence ? Le futur est pulvérisé. Il n’existe plus que le présent. Autre avantage, s’il en est, de cette maladie.
Elise : « Une journée est aussi longue qu’une vie pour moi ».
 
 
Effrayant, très certainement, pour les « bien portants » qui ne comprennent pas, ne veulent, ne peuvent pas voir la soudaineté et l’ampleur de la déflagration que cela provoque dans la vie des malades. C’est forcément au-delà de leur rive, au-delà d’un possible qui pourrait les atteindre. La maladie, comme le malheur, c’est toujours pour les autres. Jamais pour soi. Sauf quand ça vous arrive… L’impuissance, c’est toujours là-bas, très loin, comme un horizon que l’on repousse sans cesse, et ce n’est absolument pas envisageable, surtout pas quand la vie est sous contrôle depuis toujours. L'impuissance réveille de grandes peurs. Difficile pour le thérapeute de ne pas pouvoir guérir quelqu'un, pour l'ami de ne pas pouvoir soulager ou améliorer son état. L'impuissance nous ramène au vide énexploré. Elle fait pourtant partie de la grande initiation de la vie... 
Alors pour mettre à distance toutes ces peurs, on projette toutes sortes de choses sur la maladie, on donne de bons conseils, les mêmes qu’on donnerait à quelqu’un qui a une grippe ou un coup de blues. Bouge-toi ! Sors ! Fais de la gym ! T’es sûr que t’es bien ancré ? Tu sais, faut savoir se forcer parfois…
Peu pensent à poser des questions. A entrer dans l’univers de l’autre. A accueillir, tout simplement. Mais accueillir signifie perdre le contrôle, revenir à l'impuissance, juste accepter et s’ouvrir à ce qui est.
 
 
 
Reste à savoir pourquoi cette maladie, plus répandue que le sida, est maintenue sous silence. Pas de campagne médiatique. Pas de pin’s en forme de tique à accrocher à la boutonnière pour montrer qu’on est solidaire (quoi ? ça ne serait pas drôle un pin’s en forme de tique ??), pas de savants protocoles mis au point par une élite médicale (les antibiotiques restent la proposition principale et pourtant pas toujours convaincante –je fais court dans la description car il ne s'agit pas ici de développer les traitements-), pas de Telethon pour faire pleurer dans les chaumières, et mise au placard des traitements alternatifs (Tic Tox en tête), obligés de s’exiler au-delà des frontières.

Les malades se débrouillent seuls pour la plupart, se font refouler des cabinets de médecins, des hôpitaux ou des urgences et restent profondément incompris dans leur parcours; ils traduisent et se partagent les articles essentiellement en anglais qui existent sur le sujet, (qui parle de la borreliose en France à part  Bernard Christophe, le Pr Luc Montagnier, le Pr Perronne ou des malades ayant réussi à s’en sortir comme Judith Altertat ? ) Il y en a bien sûr une poignée d'autres, mais les adresses s'échangent comme une denrée rare...
  
 
 
Peut-être qu’après avoir lu ce long article, aurez-vous encore le courage de regarder ce documentaire américain d’une heure quarante.Il faut en effet du courage pour passer du temps à comprendre une maladie qui ne nous concerne pas et qui pourtant pourrait nous concerner du jour au lendemain, car tout le monde peut être piqué par un tique, si vraiment toute l'origine de la maladie se situe là, puisque en fond, il y a aussi une profonde diminution de l'immunité, très probablement due à l'alimentation pervertie ainsi que tous les toxiques que nous avons créés sur cette planète...
Sous-titré en français, il vous racontera la vie de gens ordinaires qui du jour au lendemain sont confrontés à la maladie de Lyme et dont le parcours médical est autant une épreuve que la maladie elle-même. Et dont le futur est partagé entre déclin physique, parfois jusqu'à la mort, et bien sûr l'espérance la plus grande, une possible guérison.
 
Aujourd’hui l’information médicale n’est malheureusement pas que de l’information mais la possibilité de profits futurs pour les laboratoires qui la tiennent donc sous contrôle.
Qui décrète que vous avez ou non la maladie de Lyme ? Qui vous dira les liens qui existent entre la borrelia et la maladie de Charcot, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’autisme ?
Qui pourra dire aux malades si les symptômes reflètent une infections active constante, ou des séquelles qui ne disparaîtront jamais ? les réponses sont en suspens car la maladie de Lyme est aussi « une maladie politique et économique ».
 
Elle est en tout état de cause un symptôme significatif, pour le malade lui-même, mais pour la société dans laquelle nous vivons où l’indifférence et les intérêts financiers peuvent conduire à la mort.
 
Cette maladie pointe en tous cas quelque chose : les voies sans issues dans lesquelles notre monde est engagé, comme un monstre tyrannique et schizophrène qui perd son humanité et ne retrouve plus ses valeurs essentielles vers la guérison.
 
 
MT





 


Je remarque par ailleurs qu'en intégrant cette vidéo, le visuel qui s'affiche est  comme par hasard un des médecins qui ne valide pas l'idée de la maladie de Lyme chronique et que l'image est bloquée sur le sous-titre "un traitement pendant des mois est basé sur des suppositions"...... Certainement un pur hasard....



http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-borrelia-bacterie-championne-du-camouflage-100556086.html
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-maladie-de-lyme-interpellation-des-pouvoirs-publics-116575491.html
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-le-pr-perronne-leve-un-coin-du-lyme-reseauborreliose-103832436.html
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-borreliose-de-lyme-interview-s-pujol-et-pr-perronne-103830960.html
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-maladie-de-lyme-en-alsace-france-3-103662093.html
http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-borrelia-lyme-et-autisme-pr-montagnier-102975505.html


Et voir le réseau borreliose, dédié à la maladie de Lyme :    

http://www.reseauborreliose.fr/index.php/post/2013/07/28/Un-film-qui-vous-colle-%C3%A0-la-peau%3A-Under-Our-Skin

 

Comprendre les réactions inflammatoires liées aux spirochètes, un type très particulier d'inflammation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9action_de_Jarisch-Herxheimer
 

 

Et malheureusement, on peut mourir de la maladie de Lyme.

Comme le cas de Jennifer Marie Waite-Kane décédée en juillet 2015.

"Après avoir lutté pendant des années, Jen kane était apparue dans Under our skin en 2008. Nous nous souviendrons toujours de son sourire et la grâce."

 

http://www.lakelandtimes.com/main.asp?Search=1&ArticleID=25393&SectionID=17&SubSectionID=17&S=1

 

traduction très imparfaite avec bing :

http://www.microsofttranslator.com/BV.aspx?ref=IE8Activity&a=http%3A%2F%2Fwww.lakelandtimes.com%2Fmain.asp%3FSearch%3D1%26ArticleID%3D25393%26SectionID%3D17%26SubSectionID%3D17%26S%3D1

 

 

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans SANTE-NATUROPATHIE
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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