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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:47

Du plus profond de moi-même, je rends grâce pour l'amour que je suis.
Pour l'amour qui est dans ma vie et pour l'amour qui m'entoure,
MERCI.

MERCI pour le miracle de vie que je suis.
Pour le merveilleux cadeau de la vie qui m'habite et qui m'entoure, MERCI.
MERCI pour ce corps parfait.
Pour ma santé et pour mon bien-être, MERCI.
MERCI pour l'abondance que je suis.
MERCI pour l'abondance que je vois tout autour de moi.
MERCI pour toutes ces richesses.
Pour la richesse de ma vie, MERCI.

MERCI pour le flot d'argent qui se dirige vers moi et qui s'écoule à
travers moi.

Pour l'aventure de ma vie et les myriades de merveilleuses
possibilités et probabilités qui s'offrent à moi, MERCI.

MERCI pour l'émerveillement, MERCI pour la joie, MERCI pour la beauté
et l'harmonie, MERCI pour la paix et la tranquillité, MERCI pour les
rires et MERCI pour les divertissements.

Et pour le privilège de servir et de partager le cadeau que je suis,
MERCI, MERCI, MERCI.

 

 

Et vous pouvez écouter ces paroles dites par Lilou Macé dans sa vidéo :

 


http://www.youtube.com/watch?v=6IA5236ftuA

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Paroles créatrices
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:31

 

ALLER AUX SOURCES DE LA SOUFFRANCE

 

Ce que nous avons de plus immatériel –pensées, sentiments, émotions-, se manifeste dans notre corps. L’inconscient est partout : dans nos rêves, nos lapsus, mais aussi nos organes, nos membres et notre peau. Le corps est l’endroit qui nous résume. Pour toucher notre être profond, il faut s’adresser à lui. C’est ce que proposent les techniques psycho-corporelles, qui ont pour ambition la libération des tensions et des émotions, permettant au corps de retrouver sa mémoire et son élan vital.

 

Tout événement déplaisant, réel ou fantasmé, induit une tension susceptible de s’enkyster et de créer des symptômes qui pourront surgir très longtemps après. C’est ainsi que d’anciennes blessures émotionnelles continuent à nous faire souffrir, alors que nous pensions les avoir enterrées au cimetière des éléphants. En psychothérapie, le corps a longtemps été marginalisé, déconsidéré et oublié. Honteux, impur, dérangeant –puisque c’est ici même que se trouve la source de toute histoire- il est temps de le réhabiliter et du même coup réunifier notre Etre.

 

Reconnecter la tête et le corps

L’importance des maladies psycho-somatiques est désormais acquise et par le monde médical et par le grand public. Il aura fallu attendre Freud, pour que les premiers éléments de psychosomatique voient le jour. Ses premières patientes souffrent toutes de maux étranges : paralysie, cécité, contractures, douleurs diffuses, sans cause organique décelable. Et lorsqu’il les invite à s’exprimer, à raconter leurs rêves, leur enfance, à libérer leurs émotions, ces symptômes disparaissent. C’est alors qu’on découvrit que les traumatismes du passé, ignorés de la conscience, pouvaient s’inscrire sur toute la surface corporelle.

Néanmoins, ce qui sous-tend ces maladies est rarement expliqué en profondeur et la plupart du temps, c’est encore en morcelant l’Etre humain que l’on choisit d’expliquer ses problèmes : c’est sa « tête » qui ne fonctionne pas bien. On oublie que la racine de toute chose prend sa source dans l’Etre tout entier, dans son histoire et que pour guérir, il faut retrouver cette histoire, retrouver son unité, ne plus séparer la tête et le corps.

 

Un symbolisme oublié

Pour comprendre les maladies psychosomatiques, il faut replacer l’Etre humain dans son contexte social et universel. Nous dépendons d’un système de pensées, nous sommes héritiers de toute une tradition, tant au niveau de la pensée, que des symboles, de la religion ou de la morale. Notre histoire s’inscrit à travers l’histoire de l’Humanité et nous en sommes, en quelque sorte, le réceptacle. Vouloir chercher une identification en dehors de cet héritage, c’est amputer l’Etre humain de sa valeur archétypale (voir encadré), c’est le couper du monde des symboles. Ces symboles, loin d’être un jeu intellectuel, sont chargés de sens, une signification éprouvée au fil des siècles, relatée depuis des milliers d’années dans les livres sacrés taoïstes, les Védas, la Bible, les Evangiles, le Coran… Tous les rites et les mythes de l’humanité rendent compte de cette vision symbolique. Seule la science moderne a imposé une rupture avec cette connaissance et du même coup, a accepté une normalisation du non-sens de la souffrance et de la maladie.

Aujourd’hui, des auteurs renouent avec cette tradition et offrent à travers des écrits de qualité la possibilité de se reconnecter au sens caché des choses. Annick de Souzenelle, dans « Le symbolisme du corps humain » et Michel Odoul, dans « Dis-moi où tu as mal, je te dirais pourquoi », rappellent tous deux que « les cris du corps sont les messages de l’âme ».

 

La maladie : un recentrage nécessaire

Comprendre les mécanismes psycho-énergétiques qui sous-tendent la maladie est le seul moyen de retrouver l’état de santé. Cela signifie accepter de ne plus voir la maladie comme le fruit du hasard ou de la fatalité, mais comme un message de notre conscience intérieure. Cette démarche a un coût, car souvent il nous en coûte de grandir et d’aller vers la liberté. Mais si l’on accepte notre responsabilité, nous pouvons alors découvrir derrière notre souffrance, notre maladie, une « énergie créatrice », dans le sens qu’elle est le moyen d’évoluer et de progresser dans notre vie. Encore faut-il pour cela renoncer à l’image toute puissante du médecin « sauveur-guérisseur », pour se redonner le juste pouvoir de sa propre guérison.

En recherche constante de maîtrise et de domination des événements, ce n’est que réduit à l’état d’impuissance ou partiellement atteint dans notre image toute puissante, que nous nous interrogeons. Que signifie ce corps qui fait mal ? Qui est donc celui ou celle qui souffre, là, méconnaissable ? Par la force des choses nous sommes ramenés à nous-mêmes, à un questionnement inévitable.

Ces maux sont autant de cris que notre corps nous envoie, des signaux d’alerte, les témoins de nos déséquilibres. Notre réalité profonde parle, et plus nous serons sourds à ses cris, plus les messages seront violents.

 

Le passager de la calèche

Pour s’en convaincre, reprenons l’image extrêmement parlante de Michel Odoul, empruntée à la tradition orientale. Nous avançons sur un chemin en utilisant un véhicule qui est notre corps physique et que nous pouvons comparer à une calèche. Cette calèche est tirée par deux chevaux, qui symbolisent nos émotions, un Noir (yin) et un Blanc (Yang) et dirigée par un cocher, qui représente notre mental. A l’intérieur de la calèche, il y a un passager que l’on ne voit pas, il s’agit du Guide intérieur. Si le cocher donne l’impression de diriger la calèche, seul le passager connaît la destination. Ainsi, de l’équilibre entre le cocher et les chevaux dépendra le confort du voyage. Si le cocher maltraite les chevaux (les émotions), ceux-ci risquent de s’emballer et de nous conduire à l’accident. Si le cocher n’est pas vigilant (mental pas assez en éveil), nous risquons de passer dans les ornières (reproductions des schémas parentaux par exemple) et d’aller dans le fossé. S’il ne tient plus du tout les rênes, ce sont alors les chevaux-émotions qui vont diriger la calèche. Si c’est le cheval noir qui domine, la calèche tirera à droite, guidée par les images émotives maternelles. Si c’est le cheval blanc qui domine, la calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles. Tout ce qui représente les aléas d’un voyage peut être comparé aux incidents que nous rencontrons sur notre route terrestre… Brouillard, virages, bosses, fossés, roue qui lâche, panne… Je vous laisse le soin de comparer avec les événements de votre vie, exercice d’une facilité enfantine !

 

Maîtriser ou dialoguer ?

La comparaison devient encore plus intéressante, si l’on imagine un cocher très sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtriser. Il prendra alors une direction, persuadé d’avoir choisi le bon chemin, à l’image de la société rationnelle, persuadée que la raison et l’intellect peuvent tout résoudre. Alors qu’il suffirait que le cocher demande au passager le chemin à suivre, pour se rapprocher le plus possible de la bonne route à suivre.

Pour cela, encore faut-il pouvoir entendre le passager, car le voyage est parfois fort bruyant, tant par le bruit des roues sur les cailloux ou dans les trous, que par les cris du cocher qui essaie tant bien que mal de maîtriser ses chevaux ! C’est alors qu’il devient indispensable de s’arrêter, faire une pause, et d’être enfin à l’écoute de son Maître intérieur. Si le voyage a été très mouvementé, le passager est peut-être un peu K.O. et le cocher est quant à lui sûrement sonné, voire un peu sourd par tant de vacarme. Il faudra alors un peu de temps avant qu’un dialogue bénéfique puisse s’engager entre le cocher et le passager, et que la calèche reparte plus tranquillement !

 

Une mémoire enfouie par le système nerveux

Ce « Maître intérieur », censé nous guider, nous pourrions aussi le comparer à notre mémoire corporelle. En effet, toute notre histoire, toutes nos émotions sont stockées dans notre corps, sorte de « boîte noire » où rien ne se perd. Car pour comprendre à quel point nos émotions vont agir sur notre corps, occasionnant somatisations, souffrance, maladies, il faut savoir comment ce phénomène se met en place.

Nul besoin d’un mental performant, d’une conscience toute intellectuelle, pour stocker les émotions et les événements de la vie. L’individu est affecté par sa propre histoire, et celle-ci débute en fait dès les tous premiers mois de la vie intra-utérine, lorsque se constitue le système nerveux du fœtus qui perçoit la douleur sans pouvoir se défendre. La vie occasionne des traumatismes, mais la nature nous a donné des moyens, grâce aux sécrétions chimiques du cerveau de nous défendre et de stocker le souvenir afin de le traiter ultérieurement.

 

L’intelligence cellulaire

Pour comprendre ce phénomène simple, mais dont l’acceptation n’est pas encore partagée par tous, un organisme unicellulaire microscopique, l’amibe, nous apporte une réponse à travers l’expérimentation scientifique. Dans un laboratoire de biologie, un chercheur ajoute quelques gouttes d’encre de Chine dans un récipient où se trouve une amibe. Face à ce « poison », l’amibe absorbe le pigment et le conserve dans une vacuole. Lorsque l’eau polluée est remplacée par de l’eau fraîche, l’amibe évacue alors l’encre et retrouve ainsi son état normal. Comme l’amibe, nous avons un système qui nous permet de stocker un « poison », un traumatisme, un événement ingérable, afin de nous préserver de ses effets pervers. Il suffira ensuite à notre organisme d’être en confiance, d’être « en eau claire », pour « relarguer » le traumatisme et s’en libérer.

 

Des connections intra-utérines

On dit souvent que le fœtus ne ressent rien ou qu’il ne peut garder la mémoire d’une période préverbale. Or, entre la septième et vingtième semaine de gestation, les voies nerveuses de la moelle épinière aux centres inférieurs du cerveau sont presque entièrement constituées. Il existe dès lors une forme rudimentaire de perception et d’enregistrement de la souffrance. Toute modification hormonale de la femme enceinte aura un effet sur le système nerveux de son enfant altérant éventuellement les circuits cérébraux ou créant des « câblages » définitifs qui laisseront leur empreinte précoce, entraînant pour plus tard des dérèglements et des symptômes inexpliqués.

Des chercheurs ont mesuré les changements physiologiques de fœtus lors de prélèvements effectués dans leur abdomen. Outre une grande agitation, ils ont pu constater une hausse de 590% du taux de cortisol, l’hormone du stress, et une hausse de 183% des endorphines qui atténuent la perception de la douleur. Si ce genre d’expérience amène le fœtus à se débattre et modifie ainsi sa physiologie, il est clair qu’il peut éprouver des sensations douloureuses et qu’il est capable de refoulement. En fait, les bébés sont comme une fenêtre sensorielle grande ouverte et rien ne filtre ni n’atténue la force du traumatisme.

 

Le refoulement, fondement de la névrose

Quand la charge émotionnelle impliquée dans le traumatisme dépasse ses possibilités d’intégration, l’Etre humain met en place un système de refoulement pour protéger la conscience. Ce système a pour objectif de fermer les portes afin que la souffrance ne remonte pas à la conscience. Il est aidé en cela par des agents chimiques qui nous rendent inconscients : les neurotransmetteurs de l’inhibition, des opiacés que fabrique notre organisme. Plus la souffrance est forte, plus les substances déclenchant la fermeture des portes sont abondantes. Ainsi la sensibilité exacerbée de l’individu se trouve convertie en son contraire : l’insensibilité. Par contre, ces informations qui n’ont pu atteindre notre conscience sont souvent déviées vers notre corps où elles éveillent de fortes réactions viscérales. C’est ainsi que la somatisation prend sa source et que s’installe la névrose, adaptation mentale et comportementale face au traumatisme originel.

 

Cicatriser les blessures de l’âme

On comprend donc comme une évidence, que l’élaboration purement verbale d’une thérapie ne pourra pas libérer un patient de ses troubles. Les émotions éprouvées autrefois se sont inscrites dans les tissus et les muscles entraînant des tensions qui constituent une véritable carapace, une cuirasse qui bloque la libre circulation de l’énergie vitale. Notre système de défense a pour but de nier notre souffrance, de mettre en place un système mental très puissant qui garde le pouvoir sur tout et la conséquence est que nous en sommes aliénés. Le but de la thérapie est donc d’assouplir cette cuirasse, d’assouplir nos défenses et d’accéder à un éventail de réactions parmi lesquelles nous pourrons choisir la plus adaptée.

Si cette thérapie choisit comme porte d’entrée le corps, le mental perd sa primauté, son pouvoir et son contrôle sur les émotions. Notre personnage peut enfin être démasqué, car si la parole permet toujours un échappatoire, le corps ne le permet pas et nous place définitivement face à nous-même. Cette situation est douloureuse car notre corps a mis en place une équation : souffrir = mourir. Se rapprocher de ses émotions, est donc parfois d’une intensité aussi forte que la peur de mourir. Mais en prenant conscience que ce vécu appartient au passé, on réalise que l’on peut baisser sa garde et aller revivre ces émotions refoulées.

 

La devise « connais-toi toi-même » est une priorité si l’on veut faire un travail en profondeur, opérer un véritable déconditionnement à la douleur, au conflit et permettre un reconditionnement vers une acceptation de sa vie.

La psychologie est un outil de transformation puissant, qui, s’il est bien utilisé, doit permettre de reconnecter la tête et le corps, cette dualité qui est la source de tensions, somatisations et maladies en tous genres.

Ce travail est un travail de confiance, de patience, et la clé de voûte de sa réussite est dans la qualité de la relation d’aide qui lie le thérapeute et le patient. Ecoute, accueil, accompagnement permettent de créer ce climat de confiance sans lequel aucune libération n’est possible. Pour que le corps ose enfin, il faut ces ingrédients indispensables qui ont pu faire défaut par le passé : la présence et l’amour.

 

 MT

Article paru dans "Obectif Notre Santé" et "Recto-Verseau" n° 166

 

Bibliographie :

« Dis-moi où tu as mal », Michel Odoul, Editions Dervy

« Le symbolisme du corps humain », Annick de Souzenelle, Editions Albin Michel

« Le corps se souvient » Arthur Janov, Editions du Rocher

 

 

Archétypes : les valeurs fondatrices

L’archétype est, pour Platon, le modèle éternel de toute chose sensible, laquelle n’en est que le reflet. Pour Jung, l’archétype correspond à chacun des grands thèmes de l’inconscient collectif . Les grands principes qui régissent la vie (peurs, doutes, joies, espoirs,…) se trouvent le plus souvent symbolisés au travers de phénomènes physiques auxquels vont s’attacher des émotions et des valeurs. Par exemple, lorsque le soleil s’élève, la peur disparaît, la joie vient ; lorsque la nuit vient, la peur apparaît. C’est donc l’émotion qui s’attache à un phénomène qui va le caractériser et cette émotion est universelle. L’archétype est donc un facteur dynamisant qui relie le monde intérieur d’un individu au monde extérieur. C’est aussi un inconscient supérieur qui met l’Homme en communication avec un univers spirituel et avec les souvenirs émotifs de nos ancêtres les plus lointains.

 

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 19:41

ALIMENTAIRE, MON CHER WATSON !

Enquête sur le lent empoisonnement de l’espèce humaine.

 

Si nous n’y prenons garde, le prochain millénaire nous promet une alimentation dénaturée, sans saveur, dépouillée de ses substances vitales par le raffinage, l’agriculture intensive et autres procédés. Mais pire encore, il est annonciateur d’une nourriture qui n’aura bientôt plus rien de terrestre et qui sera dangereusement dopée de substances dont les apprentis sorciers que nous sommes ne pourrons pas maîtriser les conséquences.

 

L’Etre humain a une particularité sans égal : être un prédateur pour d’autres espèces et être aussi son propre prédateur, dans le sens où il est son pire ennemi. Les scandales alimentaires de plus en plus nombreux témoignent d’une rare inconscience et d’un défaut de maturité remplacés par une avidité sans limites. La concurrence acharnée à laquelle se livrent les industries à haut rendement, dont les maîtres mots sont vitesse et rentabilité, ne permet plus de prévenir d’éventuels dysfonctionnements et le système peut se gangrener d’un bout à l’autre sans que l’on puisse intervenir. Ainsi toute la chaîne, du producteur au consommateur, en passant par les agriculteurs et les animaux qu’ils élèvent, peut se trouver affectée, et les coupables ont peu de chance d’être confondus avant d’avoir commis l’irréparable.

 

Le fond de l’assiette est plutôt frais

La liste est longue aujourd’hui des risques rencontrés dans notre assiette et désormais, s’aventurer dans la gastronomie semble plus dangereux que d’affronter un ouragan. Les temps ont bien changé : de la crainte de ne rien avoir dans son assiette, nous passons à la peur d’y trouver plus que ce que notre ventre demande. La désinformation règne en maître sur ce chapitre, et les révélations qui nous parviennent ressemblent plus à des concessions faites in extremis pour amortir l’impact des scandales.

Nous vivons encore bercés par le mythe d’une alimentation issue d’une agriculture bucolique ou d’un mode d’approvisionnement ancestral. Les vaches broutant l’herbe odorante des prés, les poulets caquetant dans une basse cour, notre poisson arrivant fraîchement de la mer, le pain fait par un boulanger penché amoureusement sur son pétrin… Or les agriculteurs n’ont pas hésité à engraisser les vaches au mouton crevé, aux farines additionnées d’huile de vidange, ils élèvent des poulets aux antibiotiques condamnés à l’obscurité, les poissons descendent de gros chalutiers après plusieurs semaines en mer, quand ils ne sont pas d’élevage, et le pain sort de pétrins mécaniques. Tout ceci nous laisse un arrière goût dans la gorge, à moins de nous étrangler littéralement de colère. Tous les goûts sont dans la nature disaient nos grands-parents, tous les dégoûts aussi diront leurs petits-enfants…

 

Machine à remonter le temps

C’est bien connu, le temps c’est de l’argent. Donc, pour en gagner, il faut comprimer le temps, réduire au minimum les rythmes de la nature, et pourquoi pas les effacer complètement. Ainsi on pourra faire lever du pain en deux heures au lieu de six minimum ; fumer un saumon en une journée au lieu d’une semaine ; « fabriquer » un poulet en 30 jours au lieu de 5 mois ; faire « pondre » 65 lapereaux par an à une malheureuse lapine de batterie, en ne lui laissant que 10 jours entre chaque portée ; le petit lapin, lui, n’attendra que 13 semaines avant d’aller à l’abattoir ; on pourra engraisser une « pauv’ vache » pendant 18 mois pour qu’elle prenne 2 kg par jour ; la liste est tellement longue qu’on ne voudrait plus s’arrêter !

Comment pensez-vous que ces miracles aient lieu ? Car la nature, qui en fait parfois, se refuse à ceux-là. La nature reste programmée pour faire les choses selon un rythme et des rituels bien établis.

Mais « Monsieur Plus » est passé par là. Avec sa science, sa productivité, son avidité, il s’est transformé en apprenti sorcier, il a ajouté ici et là de la poudre de perlinpinpin pour modifier les fondements même des lois de la Nature. Ainsi un peu partout dans notre quotidien se profile l’ombre des désastres. Le sang contaminé a sonné l’alerte, la vache folle a suivi, puis la tremblante du mouton, les dioxines, Tchernobyl sera longtemps d’actualité et il reste tout ce qu’aucun scandale n’a encore révélé, mais que laissent entrevoir les manipulations génétiques, la venue des OGM, auréolés pour certains de tous les espoirs. La liste est longue entre ce qui est tu et ce que l’on ignore encore.

Rapide zoom sur quelques pratiques hélas non exhaustives qui ont pu exister … ou existent encore. Votre loupe, mon cher Watson !

 

DU LARD OU DU COCHON

 

« Dans le cochon, tout est bon »

Visiblement, ce n’était plus assez vrai, puisque aujourd’hui pour être élu « meilleur cochon » il faut des qualités jusque là inconnues des anciennes générations. (voir encadré)

 

FICHE D’IDENTITE

 

Porc traditionnel

Porc industriel

% de muscles

49 %

58 %

Nombre de naissances par an

16

27

Nombre de tétines par truies

10

14 (famille nombreuse oblige !)

Allaitement

56 jours

28 jours

Poids à l’abattage

95 kg

110 kg

Pattes

normales

Courtes (modifiées génétiquement pour permettre à l’animal un meilleur équilibre sur les caillebotis en béton qui ont remplacé la paille.)

 

 

Pour obtenir cette petite merveille, on a laissé pour compte les 18 autres races locales que comptaient l’Hexagone et on a hérité d’un animal fragile, sujet aux problèmes cardiaques et si sensible au stress qu’il faut le doper aux tranquillisants. Ce n’est pas là le seul dopage auquel il est soumis. Outre les antibiotiques employés comme « facteur de croissance », les métaux lourds font partie de la ration : zinc et cuivre sont utilisés pour favoriser le transit intestinal et améliorer le rendement énergétique des aliments. En léchant les barreaux de leurs box minuscules, les animaux s’intoxiquent au zinc et au plomb. Molécules que l’on retrouvera dans notre assiette, agrémentées des autres substances qui composent une simple tranche de jambon : polyphosphates, sucre, conservateurs, gélifiants, protéines en poudre, résines type latex pour retenir l’eau injectée afin de gonfler la viande. Ajouter une pincée de farine de caroube « excellent gélifiant à texture élastique cohésive », qui permettra une meilleure « tranchabilité »… Bon appétit !

 

UNE VRAIE VACHERIE

 

Ceci n’était qu’un hors d’œuvre. Passons au plat de résistance, l’histoire d’une vache tranquille qui devint folle. En 1986, des vétérinaires anglais signalent une maladie bovine inconnue qui se caractérise par la destruction du cerveau de l’animal, comme chez le mouton atteint de la tremblante. Fin 1987, une hypothèse suggère que l’encéphalopathie spongiforme bovine est transmise par la nourriture et l’aliment incriminé est la « farine de protéines carnées », mot pudique pour désigner les sous-produits desséchés issus d’abattoirs, de viandes avariées et de cadavres d’animaux d’équarrissage, parmi lesquels des moutons morts de la tremblante.

 

La corrida de la rentabilité

Pour faire tourner à plein régime son « capital sur pattes », l’éleveur doit utiliser des aliments à très haute valeur énergétique, des super-carburants qu’il ne peut fabriquer lui-même. Des programmes informatiques composent la ration alimentaire optimale au moindre coût. Dès lors, si le prix des pois oléagineux grimpe de quelques centimes dans la journée, l’équivalent nutritif le moins cher du moment remplacera la ration du jour. C’est cette recherche du rendement qui a conduit à incorporer des farines de viandes et os (FVO).

Les fabricants avaient dès 1981 augmenté leur rentabilité en diminuant les températures de cuisson de leurs préparations à base de FVO. Avant que les pouvoirs publics ne se penchent sur la question, les FVO intégraient chaque année 250 000 tonnes de cadavres d’animaux d’élevage et 3 millions d’animaux de laboratoires. Mais qu’est-ce qu’un animal de laboratoire, sinon un spécimen malade, mort des suites de multiples traitements ou génétiquement modifié ? Il faut attendre 1989 pour que la France interdise l’importation de farines carnées britanniques, 1990 pour qu’elle interdise la supplémentation en FVO et 1994 pour que l’Union Européenne en fasse autant. En 1996 on dénombrera 170 000 cas de vaches folles en Angleterre…

Il est peut-être osé d’ajouter ce que l’on peut trouver « par inadvertance » dans les farines animales. Un rapport de la Direction Nationale des enquêtes et de la répression des fraudes mentionnait l’utilisation de boues des stations d’épuration et d’eaux usées provenant en partie des traitements des fosses septiques ou encore de jus de cadavres et d’eaux de lavages sanitaires. Dégoûtant certes, mais économique !

 

Folle mais recyclée

La loi interdisant en France l’utilisation pour l’alimentation animale des abats à risque et a fortiori des cadavres de bêtes malades transformés en hachis dans les usines d’équarrissage, il a bien fallu trouver un moyen de se débarrasser de ces encombrantes « protéines animales ». Après quelques essais, ce sont les cimenteries et les incinérateurs d’ordures ménagères qui ont été réquisitionnés pour éliminer et recycler la vache. Ainsi, la vache folle ne se trouve plus seulement dans notre assiette, mais dans nos murs, nos sols, nos plafonds et même l’air que nous respirons. De plus, les incinérateurs dégageant des dioxines, la boucle est bouclée : dioxines dans la viande, puis dans notre estomac…

 

Prions pour le prion

Comme aujourd’hui rien ne se perd, il est indispensable de connaître la chaîne de recyclage. En effet on peut se croire végétarien sans l’être tout à fait ou déguster des bonbons, inconscient de prendre un risque. Le sang des bovins est fractionné pour en extraire les protéines. Ces protéines sont à leur tour utilisées comme émulsifiants ou liants dans l’industrie alimentaire, celles de la charcuterie ou de la boulangerie-pâtisserie. Les os, transformés en gélatine, fournissent les industries photographiques, l’imprimerie, mais aussi celles de la confiserie ; on trouve des dérivés dans les additifs alimentaires et les cosmétiques. D’où l’importance d’avoir une chaîne alimentaire sûre et exempte de contamination…

Le prion, responsable de la maladie est une protéine indestructible qui voyage, au-delà des barrières immunitaires et au-delà de la barrière des espèces. Bien que franchement nuisible, il bénéficie d’un laissez-passer en bonne et due forme face à un système immunitaire qui lui facilite l’accès à la commande centrale : le cerveau. En principe, nous possédons les moyens de préserver notre identité (le Soi) en déstructurant tout ce qui s’apparente au Non-Soi. Quelle est donc cette tolérance incroyable qui fait que notre système immunitaire ne fait plus la différence entre nous et une vache ? Le Dr Eric Ancelet apporte des éléments de réponse qui doivent nous faire réfléchir. Nous consommons depuis longtemps des laitages animaux en très grosses quantités, malgré les multiples allergies qu’ils provoquent. Particulièrement chez le nourrisson, où le lait maternel devrait être l’aliment de première intention, servant à construire son identité (et immunité) d’Homme et non de veau. Les enfants, encore immatures dans leur système immunitaire, reçoivent le BCG, qui consiste à injecter du bacille tuberculeux bovin vivant. Nous recevons des vaccins fabriqués sur cellules animales, dont le génie génétique consiste à utiliser des cellules cancéreuses nourries avec du sérum de veau (Hépatite-B). Nous produisons des animaux transgéniques, notamment des veaux auxquels on a greffé des gènes humains afin de produire des hormones « humaines » qui nous sont ensuite inoculées. Nous assistons à ce que le Dr Ancelet appelle « la bovinisation de l’espèce humaine ».

 

Les hormones…c’est géant !

L’utilisation d’hormones favorisant la croissance des animaux comporte aussi un risque pour notre santé. Cinq hormones stéroïdes sont concernées : l’estradiol, la testostérone, la progestérone, la trenbolone et le zéranol. Des tests de cancérogénicité ont montré qu’à fortes doses elles avaient une action indirecte sur le développement de cancers hormono-dépendants, tels que cancers du sein, de l’utérus ou de la prostate. D’autres substances voisines de l’adrénaline, les bêta-agonistes, entraînent des accidents cardio-vasculaires chez les personnes cardiaques. Elles furent interdites au niveau communautaire dès 1996. Mais ce danger prend une nouvelle acuité avec l’ouverture du marché européen à la viande de bœuf américaine. Les Etats-Unis n’ont jamais remis en cause l’emploi des anabolisants et un rapport établi par Bruxelles met en cause le contrôle sanitaire de leurs viandes. Autant d’éléments qui justifient la réticence des consommateurs et la violence des agriculteurs français face à l’importation de viandes américaines. Il est en effet indispensable de mener un combat, chacun à son niveau. Une obligation d’étiquetage sur la provenance serait un outil précieux pour choisir et enfin un boycottage pur et simple des produits (en particulier Mac-Donald) est la meilleure garantie pour limiter les risques d’intoxication !

 

DES POULETS MORTS POUR LA BATTERIE

 

Le cas des poulets est tout aussi réjouissant. Petite communauté de 35 000 habitants aux odeurs de fiente ammoniaquée, la batterie est un lieu rêvé, protégé, avec lumières tamisées. On y est au chaud : 32,4°C. Bien sûr à cette température, les virus peuvent se développer plus facilement, aussi une perfusion permanente d’antibiotiques alimente les poulets, sous forme de granulés, cousins très éloignés du grain de blé. Virginiamycine, tylosine, bacitracine, flavomycine : le cocktail idéal qui immunise le poulet et le fait grossir en même temps. Autant dire qu’on aurait tors de s’en priver. Pourtant cette pratique systématique a rendu les bactéries et les virus de plus en plus résistants aux antibiotiques. 70 experts de l’OMS ont apporté la preuve  de la transmission de l’animal à l’homme de souches résistantes comme les salmonelles, entérocoques, campylobacter et escherichia coli. Au point qu’on ait interdit l’usage de l’avoparcine trop proche de la vancomycine, considérée comme l’arme de dernier recours contre les staphylocoques. En plat de consistance, les poulets ont droit à une alimentation dont seul l’industriel connaît la composition et l’origine exacte. En vrac on trouve : céréales, graines oléagineuses, minéraux, huiles et graisses, produits de poissons et d’animaux terrestres… En clair, des farines de viandes qui proviennent pour la plupart des abattoirs de volailles. Rien ne se perd : le poulet mange du poulet.

 

Purification ethnique

Bien sûr ce poulet est sans saveur et bourré d’ingrédients indigestes pour l’Homme. Cette absence de saveur est largement renforcée par la sélection d’un poulet standard, véritable opération ethnique menée depuis 30 ans par l’Inra, et qui fait que l’on ne trouve plus que des souches américaines aux noms évocateurs : G 41, G21 etc… En France, les 65 millions de pondeuses sont majoritairement issues d’une souche baptisée ISA Brown, mise au point par l’une des 6 firmes mondiales qui contrôle la sélection génétique des poulets industriels. Même le poulet de Bresse, normalement appellation contrôlée, a une hérédité aujourd’hui bricolée avec des souches asiatiques et américaines… Où sont les poulets de nos mères-grands ?

 

LE SCANDALE DES DIOXINES

 

Si les rayons des supermarchés ont été vidés et des milliers de tonnes de nourritures détruites, c’est « grâce » aux poulets eux-mêmes. En effet, le type de dioxine qui a contaminé les farines, a rendu les poulets malades. Mais combien d’épisodes de ce genre ont-ils eu lieu sans que l’on n’en sache rien ?

 

75 dioxines différentes

Les dioxines proviennent de l’incinération de résines, rencontrées dans la plupart des plastiques. Elles peuvent aussi se former dans les usines à papier, pendant la fabrication des pesticides, peintures, produits chimiques, raffinage des métaux. L’industrie métallurgique et sidérurgique produit 50 à 60% des dioxines et les incinérateurs d’ordures 30 à 35%. Ils fonctionnent à des températures basses et produisent une combustion incomplète. Les substances dégradées ne sont pas totalement détruites et engendrent des composés variés dont la toxicité et l’impact sur l’environnement sont encore ignorés, mises à part les dioxines dont le caractère très nocif, en particulier cancérigène, ne fait plus de doute. Le reste des dioxines est produit par les feux de forêt, les cheminées, le chauffage urbain, les pots d’échappement.

Les poulets belges ont ingéré de la dioxine contenue dans des aliments fabriqués à partir de graisse animale contaminée par de l’huile de vidange, astuce que le fabricant avait trouvé pour augmenté sa marge bénéficiaire.

Les dioxines, comme le montre cette affaire, ont la capacité de passer de l’alimentation à la chair des animaux, jusqu’au consommateur. Les dioxines dispersées dans l’atmosphère en fines particules se déposent au gré des vents sur de vastes surfaces : prairies, herbages. Celles qui son liées aux cendres polluent le sol et les nappes phréatiques.

 

Une toxine immortelle

La dioxine a une particularité hélas peu enviable pour nous : elle fait partie des toxines « biocumulatives persistantes », tels le plomb ou le mercure. Traduisez : le produit s’accumule dans l’organisme, a une prédilection pour le tissu adipeux, et une fois ingéré il est impossible de l’éliminer. Tout au plus peut-on compter en éliminer la moitié, mais pas avant 7 ans. A moins d’être une femme enceinte, au quel cas on peut « espérer » en éliminer une partie : dans le placenta et dans le lait maternel… Bel héritage pour le bambin !

 

Tolérance : une limite dans le rouge

L’Organisation Mondiale de la Santé a établi le seuil de tolérance entre 1 et 4 picogrammes par kilogramme de poids d’un sujet. Les poulets belges testés affichaient de 700 à 1000 picogrammes de dioxine par gramme de graisse. Si on admet qu’une personne de 75 kg a un seuil de tolérance de 300 picogrammes, qu’un poulet a 5% de graisses, déguster 100 grammes de poulet revient à ingérer 16 fois la norme admise. Hélas personne ne sait exactement quel niveau d’accumulation se révélera nocif pour l’organisme…

 

Des risques connus

Si ces substances ne sont pas immédiatement mortelles, les recherches ne cessent de souligner leurs implications dans le cancer, les troubles du développement, de la reproduction, du système nerveux et hormonal. Ces travaux ont persuadé l’OMS de classer la dioxine comme un cancérigène de classe I. Des études françaises montrent que les Français sont systématiquement exposés à des doses de 1,2 picogramme par jour. La consommation de nourriture –viande, produits laitiers, poissons- représente plus de 90%  de l’ingestion de dioxine.

L’action majeure des dioxines est leurs effets oestrogéniques. (voir encadré) Elles viennent s’ajouter à la liste des molécules qui trompent l’organisme en se faisant passer pour des oestrogènes : pesticides, herbicides, fongicides, détergents, peintures, traitements du bois, plastiques alimentaires…

 

Action des dioxines et molécules œstrogène-like

Pour la femme

-         syndrome prémenstruel

-         hypo/hyperglycémie

-         perte du désir sexuel

-         rétention d’eau

-         prise de poids

-         endométriose

-         troubles de la pré-ménopause

-         cancer du sein, de l’utérus

Pour l’homme

-         baisse de la production de testostérone

-         féminisation, atrophie des organes sexuels

-         cryptorchidie

-         baisse du nombre des spermatozoïdes (-50% en un demi siècle dans les pays occidentaux)

 

Améliorer les contrôles

Il n’existe aucune législation européenne qui fixe des normes d’incinération des produits ménagers. Il existe en Europe un programme de contrôle, mais il repose sur un faible nombre d’échantillons pris au hasard, dont l’analyse prend du temps. Cela ne protège en rien d’un incident désastreux, à partir du moment où la marchandise est déjà sur les étalages, et qu’elle a été largement consommée. Il est donc indispensable d’améliorer les contrôles, et peut-être enfin s’attaquer à la source du problème : limiter la production de dioxine, obliger les industriels à revoir leurs systèmes de production et enclencher un nouveau processus limitant la pollution de l’environnement. Depuis 1997, il est demandé aux nouvelles installations d’incinération de limiter leurs émanations de dioxines à 0,1 nanogramme par mètre cube de fumée rejetée, soit cent fois moins que les anciennes usines.

 

SORTIR DE L’IRREPARABLE

 

L’Etre Humain a toujours été confronté au cours des siècles à de nombreux nouveaux poisons. Mais ces trente dernières années, la multiplication de ces poisons a pris des proportions auxquelles la physiologie humaine est incapable de s’adapter aussi rapidement. Et nous n’avons rien dit ici sur les OGM qui constituent à eux seuls un sujet de polémique. Dans quelques dizaines d’années, il se peut que les pourvoyeurs d’OGM, qui inondent la terre de leur semences stériles et manipulées, soient accusés de crime contre l’humanité.

Prenons garde donc, car seules notre conscience et notre action peuvent limiter les conséquences de cet engrenage.

Pour le consommateur, il s’agit de réfléchir à la chose suivante : nous profitons tous de l’hyper-efficacité de l’industrie alimentaire qui permet à l’Occident de s’alimenter à bon marché. Néanmoins, la qualité et la sécurité de l’alimentation ont un prix. Il faudra savoir faire des choix et le deuil d’une production sauvage et inacceptable pour la santé. Nous pouvons exiger de connaître la provenance de ce que nous mangeons, nous pouvons regarder les étiquettes et choisir les produits les plus naturels, exempts d’additifs reconnus dangereux ou douteux. C’est par notre choix que nous avons une action très concrète sur le système : ce qui se vend encourage l’industrie, ce qui ne se vend pas n’intéresse aucun industriel.

Enoncer les risques qui nous menacent peut être vain si nous ne prenons pas conscience que nous avons aussi un rôle à jouer. Il est important de bien connaître les enjeux économiques dont nous sommes (en partie seulement) les victimes : je consomme, tu consomme, elle consomme, …, ils profitent. Mais être informé et conscient des risques est le premier pas vers un choix responsabilisant.

 

 MT

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

C'était il y a 10 ans... et je ne suis pas sûre que la situation aie beaucoup évolué... en bien s'entend....

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:32

  

Le jour où la mort frappera à ta porte

Que lui offriras-tu ?

Je déposerai devant mon invitée le vase plein de ma vie.

Je ne la laisserai jamais partir les mains vides

 

Rabindranath Tagore

 

 

La Toussaint marque l’hommage des vivants rendu aux défunts. C’est souvent l’occasion de consacrer un temps de réflexion à la mort, sujet tabou et déstabilisant. Pourtant, comprendre le sens de la mort, c’est s’intéresser au sens de la vie. Accepter que nous sommes limités par elle, c’est nous donner la possibilité de jouir vraiment de la vie.

 

Parler de la mort est difficile car nous pensons souvent qu’en parler nous met en sa présence, nous en rapproche. Aussi ne pas en parler c’est un peu comme conjurer le sort…

Notre société n’a jamais autant mis sur un piédestal la jeunesse et le progrès. Tous deux nous maintiennent à distance de l’idée de la mort. Celle-ci devient une sorte de maladie honteuse à vaincre et c’est certainement la plus grande tromperie induite par notre société aujourd’hui. Car la mort est inéluctable et fait partie intégrante de la vie. Aussi sûrement que nous sommes nés, la mort viendra clore notre passage sur terre.

C’est d’ailleurs la certitude de sa venue qui donne du relief à notre existence et qui nous pousse à créer. « Il n’y a en moi nulle pensée que la mort n’ait sculptée de son ciseau » (Michel-Ange).

 

Si ce point où culmine toute notre existence humaine reste un événement nié, relégué parmi les tabous, c’est qu’il reste mystérieux, chargé d’angoisse et d’appréhension. « Je n’ai pas peur de la mort, mais quand elle se présentera, j’aimerais autant être absent » disait Woody Allen. « Non, je ne crains pas la mort », nous dit Aurélien Scholl, « mais je trouve que la Providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais qu’on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel ». Or, la mort concerne chacun d’entre nous sans exception, comme l’évoquait déjà Voltaire : « J’approche tout doucement du moment où les philosophes et les imbéciles ont la même destinée ».

 

 

Un symbole de changement profond

 

La mort est ancienne… et « si ancienne qu’on lui parle en latin » (Jean Giraudoux). L’humanité a transmis un ensemble de connaissances concernant la mort qui circulent sous forme d’un enseignement ésotérique et de symboles. C’est en puisant dans les symboles de toutes les Traditions, où la mort est toujours évoquée par de puissantes allégories, que nous pouvons avoir une réflexion plus profonde. En effet les symboles sont souvent la seule passerelle possible entre le visible et l’invisible, entre le dicible et l’ineffable.

 

Dans son sens ésotérique le plus large, la mort est un passage, un voyage, elle symbolise le changement profond que subit l’homme par l’effet de l’initiation : il faut mourir à son imperfection pour avoir accès au progrès, à une vie nouvelle ou aux mondes inconnus des Enfers ou des Paradis. Quand la mort touche un être qui ne vit qu’au niveau matériel ou bestial, il sombrera dans les Enfers. Si au contraire il vit au niveau spirituel, elle lui ouvrira des champs de lumière.

 

La mort peut être comprise aussi comme une libération, une délivrance : elle délivre des forces négatives et régressives et libère les forces ascensionnelles de l’esprit.

N’oublions pas que la mort est symbolisée par Thanatos, fils de la nuit et frère du sommeil dont il a d’ailleurs le même pouvoir : celui de régénérer.

 

 

Une valeur initiatique

 

La mort est aussi symbole de révélation. Tous les rites d’initiation traversent une phase de mort, soit parce qu’il faut renoncer à quelque chose, soit parce que l’initié se trouve dans un état proche de la mort.

Dans diverses cultures, les expériences spirituelles ne sont-elles pas des petites morts ? L’ascèse, la transe, la méditation, le jeûne transcendent le corps physique pour mieux être en contact avec des forces subtiles.

 

Toujours dans son aspect symbolique la mort est représentée dans le Tarot par la 13ème arcane, carte représentée par un squelette et seule à n’avoir pas de nom. Elle exprime le deuil, la fatalité, le détachement, une évolution importante : car la mort fauche la réalité apparente, c’est-à-dire les illusions périssables. Le chiffre 13, quant à lui, renvoie à sa signification maléfique qui symbolise depuis l’Antiquité le cours cyclique de l’activité humaine, le passage à un autre état et par conséquent la mort. De plus on constate que les cartes qui suivent celle de la Mort, ont toutes un caractère plus céleste, plus élevé, aux noms évocateurs : la Maison-Dieu, l’Etoile, la Lune, le Soleil, le Jugement, le Monde…

 

Autre symbole associé à la mort : la couleur noire, qui évoque la nuit, le néant, le chaos, la confusion. Le noir exprime alors la passivité absolue et le deuil de façon accablante car c’est un deuil sans espoir, une perte définitive, comme un silence éternel. Mais il est aussi la couleur du ventre de la terre où s’opère la régénération du monde diurne. En symbolisant la substance universelle, la « materia prima », la grande gestatrice, le ventre du monde, le noir évoque aussi l’origine de toutes choses créées et devient symbole de réservoir et de fécondité.

Le noir nous renvoie aussi à notre propre univers instinctif primitif qu’il s’agit d’éclairer, de domestiquer et dont nous devons canaliser les forces vers des objectifs plus élevés.

 

Ainsi la mort dans ses multiples symboles, nous offre constamment un jeu de lumière en clair-obscur, un mouvement entre l’ombre et la lumière, de la lumière vers l’ombre pour ceux qui pensent que tout redevient néant, de l’ombre vers la lumière pour ceux qui croient à une nouvelle vie, un nouvel état.

 

 

Comment mourir ?

 

Aujourd’hui, même si on ne veut pas parler de la mort, celle-ci est de plus en plus d’actualité : le sida, les cancers, les cataclysmes naturels, les guerres, les génocides toujours présents nous la rappellent sans cesse. Comme si tous ces événements avaient pour mission de nous questionner, d’accélérer le changement des mentalités, de réveiller la conscience.

Cette conscience a vu son émergence dans le secteur médical avec l’accompagnement aux mourants, initié par le Dr Elisabeth Kübler-Ross dans les années 60. Si tout à l’heure la mort nous interpellait dans un « pourquoi mourir », ici elle nous interpelle dans le « comment mourir ».

 

Dans plusieurs traditions, le dernier instant de vie est fondamental. Dans l’hindouisme, les textes de la Bhagavad Gītā, tout comme le Livre des morts tibétain enseignent que l’on revient avec le même état émotionnel que celui dans lequel on a quitté sa vie. Lorsque l’on sait qu’aujourd’hui 80% des gens meurent à l’hôpital, que penser alors de la médicalisation de la mort, de la solitude morale et affective, de l’état d’inconscience provoqué par des camisoles chimiques souvent bien lourdes ?

 

 

Rester humain

 

L’accompagnement paraît être d’autant plus indispensable, face à l’isolement dans lequel se trouvent les mourants aujourd’hui, même s’il n’est souvent rien d’autre qu’une présence pour accueillir l’autre tel qu’il est et là où il en est. Au cours des témoignages figurant dans « La mort intime » de Marie de Hennezel, nous sommes parfois interpellés et frappés. Dans ce temps qu’il leur reste à vivre, beaucoup de mourants vivent quelque chose de fort, une transformation qui pourrait paraître inutile, parce que arrivant trop tard. Et pourtant : « En quelques jours parfois, à travers le secours d’une présence qui permet au désespoir et à la douleur de se dire, les malades saisissent leur vie, se l’approprient, en délivrent la vérité. Ils découvrent la liberté d’adhérer à soi » (extrait de la préface de François Mitterand). L’auteur dit elle-même : « L’important est justement de permettre à l’inaccompli de s’accomplir, de créer un espace favorable à cet achèvement ». Dans un lieu où l’on privilégie la qualité de la vie, des personnes s’ouvrent à la vie, découvrent ce qu’elles peuvent encore donner et ont le désir de régler ce qui ne l’a pas été. Cette étape nécessite toute la conscience du mourant.

 

Une amie me disait quelques jours après l’enterrement de son père : « Ce qui me fait le plus mal, c’est la souffrance morale qu’a vécue mon père pendant sa maladie ; il aurait presque mieux valu qu’il ne soit plus conscient. » Cet homme a certainement vécu une grande souffrance morale se sachant atteint d’une leucémie, même s’il a gardé l’espoir d’une guérison, tout comme son entourage. Néanmoins, il a géré les dernières semaines de sa vie en homme conscient d’affronter la mort : il a donné ses dernières volontés, s’est arrangé pour montrer l’amour qu’il porte à sa femme en lui faisant un dernier cadeau, a précisé ses choix pour l’enterrement… Pour moi il est mort en grand homme, avec courage et je ne crois pas qu’il aurait mieux valu qu’il ne soit pas conscient. Sinon ce serait renier tout ce que cet homme a encore pu apporter aux siens et cette ultime parcelle d’humain qui a subsistée en lui jusqu’au bout. Cette parcelle qui est certainement ce que nous avons de plus précieux en nous.

 

 

Du déni à l’acceptation

 

Mais faire face à la mort est un travail difficile, que ce soit pour le mourant ou pour l’entourage. Cette confrontation provoque un choc, qui va rebondir en plusieurs étapes, largement décrites dans les ouvrages du Dr Kübler-Ross. Ce n’est qu’après une attitude de déni (« Non, ce n’est pas possible »), puis de rage et de colère (« Pourquoi moi »), de marchandage avec « Dieu » (« Laissez-moi au moins tant de mois à vivre »), et de dépression, que le patient pourra éventuellement accéder à l’acceptation de la situation (« C’est ainsi et tout est bien »).

 

Arnaud Desjardins explique dans « Pour une mort sans peur » : « Si chaque fois qu’un état vous perturbe vous refusez, vous créer ‘un second’, vous établissez une dualité. Comment pouvez-vous espérer adhérer parfaitement aux phénomènes physiologiques inévitables au moment de la mort ?  (…) Ce qui est est. Chaque fois que nous nous révoltons, que nous nous mettons en porte-à-faux avec la réalité, nous manquons l’essentiel, nous revenons dans le monde limité de la souffrance, (…) Adhérer parfaitement à sa propre souffrance, sans lui résister, c’est aussi rendre possible qu’elle ne nous soit plus insupportable… »

 

 

S’ouvrir à la vie

 

Travailler sur la mort, c’est travailler sur la vie. C’est rester en contact avec notre vulnérabilité, malgré l’illusion des progrès technologiques qui nous entourent. C’est accepter de lâcher sans cesse notre contrôle sur la vie, car nous ne contrôlons rien, et même si cela nous offense dans notre illusion de pouvoir, nous restons assujettis aux forces de la mort.

 

En osant regarder ce que la mort génère comme émotion en nous, nous nous offrons la possibilité d’un questionnement. Que voulons-nous faire de notre vie ? Quel sens donner à notre existence ? Quelles sont les forces que nous aimerions libérer dès à présent pour ne rien regretter au dernier jour ? Il est nécessaire pour cela de franchir des étapes dans notre vie au quotidien. L’acte de mourir s’applique à tout changement significatif : il faut savoir mourir à notre enfance, à notre jeunesse, à notre beauté, à notre force première et faire face à toutes sortes de pertes qui sont autant de deuils à affronter (chômage, retraite, divorce…).

 

C’est dans cette confrontation que nous pouvons opérer des changements productifs dans notre vie. Il nous faut rester vivant pour ne pas passer à côté de notre vie, travailler à notre intériorisation, notre fluidité, travailler sur le deuil, la notion de passage… C’est dans l’acceptation des expériences et de tous les petits deuils de la vie que l’on peut se préparer au grand deuil final. L’important, c’est d’être prêt à tout moment à sacrifier ce que nous sommes pour ce que nous pourrions devenir.

 

La boucle est bouclée, la mort nous ramène à la vie ; tout s’inscrit dans un cercle, comme aimaient à le dire les Indiens : « Tout ce que le Pouvoir du Monde fait est réalisé dans un cercle ». Il y a en effet une dynamique qui n’est pas linéaire : la vie nous porte à la mort et si nous daignons regarder la mort, elle nous ramène à la vie, elle enseigne ceux qui restent et qui avancent dans le cycle perpétuel des existences.

 

Nous cherchons tous à croître, c’est à dire à devenir à la fois pleinement soi-même et pleinement humain. Pour cela il faut être prêt à prendre des risques et oser devenir sujet de notre vie. « En s’ouvrant et en se donnant au dialogue avec les autres, on commence à transcender son existence individuelle et on devient un avec soi-même et avec les autres. On peut voir venir dans la paix et la joie la fin d’une vie ainsi engagée, sachant qu’on a bien vécu sa vie » (1)

 

C’est une quête qu’il convient d’entreprendre dès maintenant, car il n’existe concrètement que « l’ici et le maintenant ».

Ce travail douloureux mais nécessaire est finalement un travail sur la lucidité, et comme le dit si joliment le poète René Char : « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil ».

 

MT

Article paru dans "Objectif Notre Santé", "Recto-Verseau" n° 167 

 

 

(1) « La mort, dernière étape de la croissance », Elisabeth Kübler-Ross, Ed Pocket

 

 

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:20

 

 

La conscience est comme une princesse endormie dans un château lointain, entouré de ronces, et qu'il faut atteindre au fil des épreuves que nous rencontrons.

 

J’ai envie de réunir ici quelques citations que j’aime, en les reliant entre elles par quelques réflexions courtes, comme un fil d’Ariane cherchant à mettre en lumière la conscience, cet or nouveau dont le monde a besoin.

 

La connaissance est la source de la conscience, que ce soit une connaissance intégrée par l’expérience, par le savoir, par le partage, par la réflexion. Ce n’est pas un hasard si l’on prive les Hommes de connaissance, si l’on met tant de barrières pour leur permettre d’accéder au savoir et à l’autonomie. Car la connaissance engendre la liberté, voire la révolte, et ceux qui veulent le pouvoir ne peuvent l’admettre. C’est pourquoi il est si important de toujours chercher à savoir plus, pour soi-même, et faire en sorte que les autres accèdent à la connaissance pour les mener vers plus de liberté.

« Augmenter sa puissance à comprendre, c’est augmenter sa capacité à agir ». Aristote.

 

Il ne suffit pas pour autant, dans la connaissance, de ne voir le monde que sous l’angle de la lumière, de ne voir qu’une polarité. La vie est polarisée (sans + et sans – il n’y aurait pas de vie), et pour être dans l’équilibre des forces, il faut être au centre. Il ne sert à rien de ne voir que la face positive des choses, si l’on n’est incapable de regarder la face cachée, l’envers du miroir. Toute médaille a deux faces. La vie est polarisée, la lumière ne peut pas être sans l’ombre et vis et versa.

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur". C. G. Jung

Cette pensée est d’ailleurs exprimée en d’autres termes, de façon très concise par Annick de Souzenelle : « La lumière ne peut venir que des ténèbres assumées. »

 

Mais la conscience est aussi de la lumière, comme le dit Osho :

« Utilisez votre conscience. C’est comme ceci : si amenez de la lumière dans l’obscurité, l’obscurité disparaît. (…) Grâce à la conscience, tout ce qui était négatif, comme l’obscurité, se dissoudra : haine, colère, tristesse, violence. Pour la première fois, amour, joie, extase vous seront révélés… Le tantra dit : ne créer pas de division en vous. Il est beau d’être sensible et plus vous êtes sensibles, plus vous serez vivants et plus vous êtes vivants, plus la vie pénétrera dans l’intimité de votre être. Vous serez plus ouverts ».

Et pour prendre conscience de l'obscur, comment ne pas commencer par soi-même, sonder nos profondeurs, observer où nous sommes vraiment ? Cette recherche est indissociable de la volonté d’aller vers un monde différent, meilleur, aimant. Car le monde n’est composé que de personnes, nous. Donc qui sommes-nous ? Quelles sont nos pensées, émotions, actions, mémoires, liens ? Quel est le rapport que nous entretenons envers toute chose ? Et comment nous sommes en lien avec nous-mêmes. Car :

"Nul ne peut avoir de lien avec son prochain, s'il n'en a d'abord avec lui-même". C.G. Jung.

 

Donc la première question à se poser serait celle-ci : dans ce monde plein de violences, de guerres, de fractures, quelles sont les violences, les guerres et les fractures qui n'ont pas été visitées et guéries à l'intérieur de nous-mêmes? Sommes-nous en lien suffisamment avec nous-mêmes, savons-nous nous aimer, à l’intérieur, pour mettre du lien à l'extérieur, avec autrui?

Rien ne sert de combattre à l'extérieur, si l'on n'a pas compris que l'extérieur n'était que le reflet de nous-mêmes.

"Tout le mystère du monde est dans notre esprit. Toutes les structures de notre esprit sont projetées à l'extérieur, sur le monde. Le coeur et la clé du mystère sont en nous". Edgard Morin.

La physique quantique nous montre aujourd'hui que tout est interdépendant, tout est information et tout se propage à la vitesse de la lumière (et même plus vite). La pensée n'est que de l'énergie.

"Il y a une similitude entre pensée et matière. Toute matière y compris celle qui nous constitue est définie par de l'information. L'information est ce qui détermine l'espace et le temps".David Bohm, Physicien

A chaque pensée émise, nous matérialisons quelque chose. Et dans le vacarme du monde, nous n'arrivons plus à entendre l'essentiel.

"Apprends à te taire pour t'écouter toi-même, et l'esprit de sagesse te répondra". Parole amérindienne.

 

Dans un peu de silence, la vérité peut se  faire jour, quelque chose de neuf peut venir.

"Le challenge pour le 21ème siècle est la Révolution Silencieuse. Ce n'est pas une révolution dans le sens traditionnel, par une organisation ou une nation, avec violence, folie et bains de sang. C'est une révolution dans la conscience humaine". Giten

 

Cette conscience ne peut émerger qu'en abandonnant de vieilles croyances, qu'en s'ouvrant à l'inconnu. Dans l'inconnu, pas de certitudes, juste l'ouverture à ce qui peut advenir. Cela crée de l’insécurité, mais accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une foi relaxante envers l’univers. Sans cette confiance, les peurs persistent et pour y faire face, nous entretenons des croyances qui nous rassurent, mais nous enferment.

"La seule connaissance qui vaille est celle qui se nourrit d'incertitude". Edgar Morin.

 

La peur nous empêche d'aller vers l'inconnu, d'aller vers d'autres vérités. S'ouvrir oblige à nous transformer, à faire un effort sur soi-même et non sur les autres. S'ouvrir oblige à écouter la voix de l'âme, qui a des exigences plus hautes que notre ego.

"Rares sont ceux qui désirent atteindre leur vérité que murmure sans cesse la voix de l'âme, car pour l'entendre, il faut se rendre sourd à l'ambition de régner sur les autres, à toute envie de plaire, à tout effroi, aux bruits du monde". Henri Gougaud.

 

La conscience est une voie difficile, exigeante, différente de la simple voie de « penser ». Penser, accumuler du savoir, ne créer pas nécessairement de la conscience.

« Beaucoup de gens croient qu’ils pensent alors qu’ils remettent seulement en ordre leurs préjugés ». William James.

 

Donc vigilance, écoute, accueil, réceptivité, silence, voilà ce qu’il faudrait pour aider la pensée à se transformer en conscience, et faire que nos vouloirs puissent s’incarner en harmonie avec la vie. Ainsi, ouverts au présent, nous serions co-créateurs avec la vie, et disponibles aux synchronicités, qui sont « des offrandes de la vie à ceux qui lui font confiance ». J-Claude Genel.

 

Alors nous pourrions faire l’expérience que nous sommes le monde, que le monde est en nous….


MT


 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:14

 

Dans ces temps de crise annoncée, la lettre de Philippe Derudder, envoyée à ses contacts, qui l'envoyèrent à leurs contacts, qui l'envoyèrent ... fait le tour des blogs et enchante par son bon sens, la simplicité du propos et l'audace, pour un entrepreneur reconverti dans la recherche de solutions économiques et financières alternatives, de parler d'Amour comme passerelle incontournable pour trouver le chemin de la sortie à cette crise. Une mutation qui est notre défi de chaque jour.

 
 

MT

 


Bonne année à toutes et tous!


Je pensais depuis quelques jours à vous présenter mes vœux à l'aube de cette nouvelle année, mais j'hésitais. Comment dire « bonne année » quand on sait le monde en crise? Peut-on se contenter d'espérer que l'on passera à travers les gouttes ? Pourtant, vous le savez, si une crise n'est jamais agréable à vivre, quand on est dedans, elle est annonciatrice de transformation bénéfique car elle nous force à nous remettre en question pour en sortir.

Ce sont en réalité plusieurs crises auxquelles nous sommes confrontés: crise écologique, crise énergétiques, crise alimentaire, crise financière... Cette dernière est sans doute celle qui serait la plus facile à résoudre (si on le voulait vraiment) car on crée plus facilement de l'argent que des ressources naturelles ou un environnement sain... pourtant c'est elle que je vous propose de regarder de plus près, à cause de son caractère universel et symbolique.

Vous connaissez mon intérêt pour l'économie et la monnaie. En fait ce ne sont pas les « sciences » qu'elles représentent qui me motivent, mais le reflet de la pensée humaine qu'elles renvoient. Car les systèmes économiques et monétaires ne s'imposent pas à nous comme la gravité, ce sont des règles du jeu que les êtres humains conçoivent eux-mêmes et décident d'appliquer entre eux pour produire et partager les richesses nécessaires à leur vie quotidienne.

Le paradigme sous-jacent au système actuel nous vient du siècle des lumières où l'on commença à croire que le bonheur sur cette Terre était possible grâce au « progrès » qui allait améliorer nos conditions de confort et de sécurité en permettant l'accumulation de capital. Cela donna de facto la vedette à l'argent en raison de sa liquidité (disponible dans l'instant et facilement transportable) et au symbole de valeur universelle qu'il incarne puisqu'on peut l'échanger contre n'importe quoi. Ainsi le monde est-il maintenant tiré par le besoin impérieux d'argent », car sans lui c'est la fragilisation, la marginalisation, la mort possible. Plus personne n'échappe à cette « loi » implacable, ni les individus, ni les entreprises, ni les villes, les régions, les Etats... La finalité sociale se résume aujourd'hui à une priorité absolue: accéder à l'argent. Tout est inféodé à cela .

Tout ? Non... Comme le petit village gaulois d'Astérix il y a un résistant sur lequel aucune somme d'argent n'a de pouvoir : l'Amour! (je mets bien sur l'Amour avec un « A » majuscule pour le distinguer de l'amour vénal) Mais je mets aussi un « A » majuscule pour désigner ce que l'on appelle « l'Amour sans condition » par opposition à l'amour conditionnel qui est celui que nous expérimentons pour la plupart sur cette Terre.

Même si l'Amour inconditionnel semble inaccessible, voire irréaliste pour beaucoup, je vous propose d'explorer au moins l'idée qu'il serait notre essence, notre réalité profonde, mais avec laquelle nous ne pourrions être en contact qu'en partie, à cause du filtre de note mental. La réalité vécue au quotidien par chacun d'entre nous, perçue souvent comme "réalité objective", n'est en fin de compte que l'ensemble des informations relayées par nos sens jusqu'à notre cerveau qui « projette sur notre écran intérieur, le mental, la synthèse intellectualisée de ces informations. Or, non seulement elles sont par nature très limitées, car nos sens ont eux-même une perception réduite, mais « sous influence » de notre éducation et de nos expériences. Et voilà formé le court circuit : la différence entre la réalité de « Qui nous sommes vraiment », en essence, et celle que nous vivons dans nos limites psycho-biologiques.

Cela se traduit par un sentiment permanent: celui de la séparation. Quoi que je fasse, où que je me trouve, je me sens séparé.

    - Séparé de moi-même pour commencer car je vois bien que je ne parviens jamais à exprimer complètement ce que je voudrais vraiment;
    - séparé des autres ensuite, avec lesquels je ne parviens pas à être en parfaite osmose à cause de leurs différences, même quand je crois « aimer » cet autre dans l'état amoureux, incapable que je suis de fusionner avec comme je le souhaiterais tant!

Est-on conscient de ce sentiment ? Seulement si on y prête attention, car étant inhérent à notre nature d'être humain incarné, il est comme une seconde peau. Mais c'est une souffrance intolérable à laquelle nous voulons échapper. Si vous acceptez de regarder les choses en profondeur, vous observerez que le but ultime de la vie se résume à atteindre ce sentiment de plénitude (que nous appelons « bonheur » en langage courant) que seul l'Amour sans condition peut générer,  même si ce but est parfaitement inconscient pour bon nombre d'entre nous. Faute de l'avoir compris ou d'y parvenir, nous restons « en manque » que nous cherchons à combler de toutes les façons possibles. La peur de manquer (d'argent, de reconnaissance, d'amour, de respect, de succès etc...) que nous traduisons en besoins, désirs et envies devient notre carburant.

Et voici le piège du « toujours plus » au cœur du paradigme de l'économie et de la finance modernes dévoilé qui se traduit dans le mythe de la croissance et les "bulles spéculatives". Les crises que nous vivons mettent en lumière l'illusion qui règne encore en maître sur nos pensées, celle de croire qu'à force d'accumulation on parviendra à combler ce « manque existentiel » qui nous tenaille et nous fait vivre les souffrances d'une soif inextinguible. Voyez-vous l'impasse? Un monde entièrement consacré à gagner de l'argent pour atteindre un état de complétude (bonheur) qui est la seule chose que l'argent est incapable d'acheter!

Cela place la barre du défi à un autre niveau. Car régler la crise financière (et les autres n'échappent pas à la règle) ne relève pas que de décisions techniques. Nous parlons d'une mutation de conscience. Transformer nos peurs en Amour.

Comprenons bien que nous ne parlons pas de deux choses différentes. Peur et Amour sont la seule et même énergie, la peur étant de l'Amour non encore contacté, révélé. Pour le moment l'être humain est un mélange d'amour et de peur, ce qui le conduit à exprimer le meilleur ou le pire selon que c'est l'un ou l'autre qui gouverne. En réalité les choses sont encore plus complexes que cela dans la mesure où c'est rarement totalement l'un ou l'autre, mais un cocktail des deux avec tantôt une dominante du premier, tantôt une dominante du second, ce qui rend les choses si ambivalentes. Toutefois, c'est la peur qui a dominé jusqu'à ce jour car elle est le meilleur outil pour garantir la survie. Elle est l'indicateur de danger. Sans elle l'humanité aurait disparu.


Mais ce que nous indiquent les crises actuelles, c'est que nous sommes parvenus à nous affranchir des contraintes de la survie, grâce aux connaissances et moyens technologiques considérables que nous détenons, et qu'il est temps de nous ouvrir à une autre expérience, celle de la Vie. Elles attirent notre attention sur le fait que ce qui valait pour la première devient poison pour la seconde; Que la peur, mère de l'accumulation pour se mettre à l'abri du besoin et mère de la compétition pour arracher sa part quand il n'y a pas assez pour tous, doit faire place au partage et à la coopération, premiers pas vers l'Amour. Or la société est prisonnière du culte de l'avoir au point que même quand nous sommes gavés elle est organisée pour susciter encore et toujours nos désirs. En d'autres termes tout est conçu pour entretenir et développer nos peurs. Tant que nous ne sommes pas conscients de cela, nous sommes esclaves de cela sans le savoir, et « l'american way of life » continue à nous être présenté comme la porte du paradis. (Il n'est pas anodin de remarquer que la crise a commencé aux Etats Unis, et que ce sont eux qui sont aujourd'hui les plus menacés).

Les crises actuelles trouvent donc leur solution en chacun de nous car dès que l'on prend conscience de cela, nous pouvons utiliser nos désirs et envies non plus comme marque d'un manque à combler mais comme celle d'un appel à « Reliance » avec la réalité de « Qui nous sommes », et de trouver alors en nous le moyen d'exprimer plutôt l'amour que la peur. Je vous souhaite donc, quelle que soit la forme que prendra la crise pour vous, d'y entendre le cri d'Amour qui nous conjure de ne plus le chercher là où nous ne pouvons pas le trouver et de savoir l'utiliser pour dégager le chemin qui vous rapproche de « Qui vous êtes » essentiellement.

Alors oui, bonne et belle année passionnante car quel challenge!

Bien amicalement
Philippe Derudder
PS:  cette vision des choses n'engage que moi, à vous de voir si elle fait écho en vous




















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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 20:04




La cure de raisin, un grain de folie avant l’automne...

 

L’été est l’occasion de goûter à de nombreux fruits et d’expérimenter les monodiètes pour vous offrir une désintoxication en douceur. Si vous n’avez pas profité de l’été pour faire une monodiète de cerises ou de pêches et que votre motivation est au beau fixe, la fin de l’été vous réserve une des cures les plus renommées : la cure de raisin.

Non, pas celle que vous avez peut-être l’habitude de pratiquer le midi ou le soir pour accompagner notre repas, dans un verre… Une vraie cure, avec du raisin en grappes pour toute nourriture !

 

Une cure polyvalente

Pendant près d’un siècle, cette cure était pratiquée dans beaucoup de stations thermales d’Europe (Allemagne, Suisse, Russie) et de nombreux médecins y consacrèrent des ouvrages (1). Elle fut « redécouverte » vers 1930 par Johanna Brandt, infirmière sud-africaine, qui obtint grâce à elle des guérisons spectaculaires.

Aucun remède sophistique n’a permis à la fois de soigner articulations douloureux, calculs biliaires, fibromes, ulcères à l’estomac, constipations, excès de poids, insomnies, problèmes de peau, cystites, coliques néphrétiques, hémorroïdes, bronchites, sciatiques,…, autant de cas rapportés par les curistes ou les médecins.

Comment expliquer une telle diversité, sans s’interroger sur la nature des pathologies ?

A toutes les époques, de nombreux thérapeutes ont constaté que la maladie devenait le seul moyen pour l’organisme d’évacuer ses surcharges. Les émonctoires sont alors sollicités pour drainer les toxines et nettoyer le terrain, mais une alimentation trop riche ou déséquilibrée freine cette action. La cure de raisin, parce qu’elle met au repos le système digestif et qu’elle est hypotoxique et dépurative, répond à ce processus de drainage et de nettoyage.

 

Une action efficace

Le raisin est composé d’eau, de glucides, protéines, lipides, minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides organiques, tanins, anthocyanes, flavones, … mais nul ne peut vraiment dire dans lequel de ses composants se trouve le secret de son action spécifique. L’efficacité réside en grande partie dans le fait :

-         qu’il est consommé seul à chaque repas ;

-         qu’il est consommé cru : la digestion est plus rapide, et l’aliment cru

          procure une recharge énergétique importante ;

-         qu’il possède des vertus propres : diurétique, laxatif, cholagogue et

          cholérétique, riche en vitamines, enzyme et oligo-éléments qui vont

          désincruster les tissus profonds.

Une perméabilité trop importante des capillaires entraîne une infiltration des

tissus avoisinants, or on sait que la peau et les pépins du raisin sont riches en

oligomères procyanidoliques, dont la propriété est d’augmenter la résistance des vaisseaux, donc d’améliorer la circulation veineuse et lymphatique.

Par ailleurs, les diverses analyses effectuées sous contrôle médical, ont

montré des modifications du bilan métabolique (voir encadré).

 

Modification du bilan métabolique

Durant la cure de raisin, on observe généralement les résultats suivants* :

-         les urines sont plus abondantes et moins concentrées

-         les mouvements péristaltiques de l’intestin sont stimulés

-         le poids des selles fait plus que doubler ;

-         les selles sont plus aqueuses, plus riche en azote et en matières

          minérales ;

-         le taux de cholestérol, des triglycérides, de l’urée diminue (de moins

          23 à moins 54% dans certains cas) ;

-         la glycémie diminue sensiblement et le taux d’hémoglobine augmente très

           légèrement : la cure ne provoque donc ni hyperglycémie ni anémie ;

* Etude menée sur 500 personnes en 1989 et 1990 à l’initiative de Terre Vivante.

 

Une action en profondeur

Consommé en monodiète sur plusieurs jours, le raisin va permettre :

-         une autolyse : moyen pour le corps de pourvoir à ses apports nutritifs ;

-         une élimination des toxines qui seront « recyclées », favorisant

          l’apparition de crises curatives éventuelles, sous formes de

          symptômes semblables à ceux des pathologies ;

-         une régénération organique, par la réduction du travail digestif :

          cette économie d’énergie sera utilisée à la reconstruction cellulaire.

 

Ce sont là les mêmes propriétés qu’un jeûne, avec un avantage certain : celui de réduire la puissance des crises curatives.

Car un certains nombre de symptômes se manifestent pendant la cure : fatigue, maux de tête, nausées ou vertiges, frilosité ; ils sont l’expression normale de l’organisme, face au changement métabolique qui s’opère. Des crises curatives peuvent aussi survenir : constipation, diarrhées, langue chargée, douleurs musculaires ou articulaires, éruptions cutanées, fièvre, rhume. Ces réactions normales sont provoquées par la libération dans la circulation sanguine des toxines accumulées dans l’organisme. C’est pourquoi il faut boire fréquemment et se reposer suffisamment, sans tomber dans l’inactivité. S’occuper permet par ailleurs d’avoir un contrôle sur sa vitalité : elle doit être suffisante pour faire face à ses occupations.

 

Les contre-indications :

Si peu de problèmes ont été rapportés, il est prudent de s’abstenir en cas de diabète, femme enceinte, maladie lourde (consulter un médecin), colite, éventuellement terrain très allergique (à cause de la présence de tyramine, médiateur chimique de l’allergie), manque de vitalité, frustration trop importante par rapport à la privation de nourriture.

 

Enfin, pour faire de cette cure une réussite et transformer cette expérience en belle aventure, suivez ces 10 conseils incontournables.

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10 conseils pour réussir sa cure

 

1.      Prévoir une période et un environnement favorables

 

2.      S’assurer que la motivation est à la hauteur des efforts à faire, surtout si

         l’entourage est récalcitrant !

 

3.      Si c’est la première fois, limiter l’ambition à quelques jours ; l’année

         prochaine… il y aura encore du raisin pour faire une cure un peu

         plus longue !

 

4.      Encadrer la cure d’une alimentation hypotoxique et soigner la reprise

         alimentaire

 

5.      Faire une provision suffisante de raisin : ce serait dommage de craquer

         sur une tablette de chocolat parce que vous venez d’avaler le dernier

         grain de votre réserve !

6.      Manger à sa faim, la cure doit rester un plaisir et non une contrainte.

         Vous pouvez consommer de 2 à 4 kg de raisin par jour. Au-dessous de

         2 kg, c’est le principe autolytique de la cure qui s’installe (si l’on

         souhaite maigrir), au-dessus de 2 kg, c’est un principe dépuratif,

         avec une stimulation des émonctoires.

 

7.      Si une baisse de vitalité s’installe, avec frilosité, faire des exercices

         doux, des bains, douches et tisanes chaudes pour préserver la chaleur

         corporelle ;

 

8.      Penser à faire des exercices de respiration, l’air assurant une bonne

         répartition de l’énergie ce qui contribuera aussi à vous réchauffer ;

 

9.      Rester le plus possible en contact avec les éléments de la nature :

         air, eau, soleil, terre, arbres, qui sont de grands docteurs et vous

        donneront aussi de l’énergie ;

 

10.    Enfin, soigner ses nourritures spirituelles : lire, écouter de la musique,

         méditer, avoir des pensées positives, cultiver la patience, être confiant,

         c’est l’occasion de se recentrer.

 

MT 

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

(1) Dr Carrière «  La cure de petit lait et de raisin », 1860, Dr Herpin : « Du raisin considéré comme médicament », 1874 ; Dr F. Rey : « Le raisin et le jus de raisin », 1908 ; Dr Buttner, auteur d’une thèse sur la cure de raisin en 1919.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 14:45

 

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Le temps qui reste - Reggiani

 

Combien de temps...

Combien de temps encore

Des années, des jours, des heures, combien ?

Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...

Mon pays c'est la vie.

Combien de temps...

Combien ?

 

Je l'aime tant, le temps qui reste...

Je veux rire, courir, pleurer, parler,

Et voir, et croire

Et boire, danser,

Crier, manger, nager, bondir, désobéir

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Voler, chanter, parti, repartir

Souffrir, aimer

Je l'aime tant le temps qui reste

 

Je ne sais plus où je suis né, ni quand

Je sais qu'il n'y a pas longtemps...

Et que mon pays c'est la vie

Je sais aussi que mon père disait :

Le temps c'est comme ton pain...

Gardes-en pour demain...

 

J'ai encore du pain

Encore du temps, mais combien ?

Je veux jouer encore...

Je veux rire des montagnes de rires,

Je veux pleurer des torrents de larmes,

Je veux boire des bateaux entiers de vin

De Bordeaux et d'Italie

Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Je veux chanter

Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...

Je l'aime tant le temps qui reste...

 

Combien de temps...

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je veux des histoires, des voyages...

J'ai tant de gens à voir, tant d'images..

Des enfants, des femmes, des grands hommes,

Des petits hommes, des marrants, des tristes,

Des très intelligents et des cons,

C'est drôle, les cons ça repose,

C'est comme le feuillage au milieu des roses...

 

Combien de temps...

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je m'en fous mon amour...

Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...

Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...

Quand le temps s'arrêtera..

Je t'aimerai encore

Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...

Mais je t'aimerai encore...

D'accord ?

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:11

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Il est grand temps

De rallumer les étoiles.

 

Guillaume Apollinaire

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:00

 

 

Chaque jour, il faut danser, fût-ce seulement par la pensée.

 

 

Nahman de Braslav







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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 14:58

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Je suis pierre, chauffée par le feu et le bois,

Couvée dans la chaleur d’un rêve d’Hommes

Je suis pierre, noire, rouge et dense

Gorgée des énergies de la terre et du ciel,

 

Et toi, l’Homme, tu me prends,

Me fais captive de ta hutte

Ronde comme une voûte céleste

Où tu viens écouter mes paroles.

 

Je suis pierre, je crépite, je parle et je crie,

Chacun de mes cris attend le son de ta voix

Je suis pierre, je suinte et je pleure

Et mes larmes appellent les tiennes

 

Quand je m’ouvre

Je t’offre l’ouverture

Quand je me brise

Je t’invite à la vulnérabilité

 

Vois-tu mon corps s’ouvrir comme un passage

Fendu par l’amour de la terre

Vois-tu mon cœur rougeoyant

Cherchant le tien dans le noir ? 

 

Dans le silence de la nuit,

Je laisse tomber mes étincelles rouges et crépitantes

Dans ton regard ouvert et large

Qui cherche les étoiles du ciel

 

A travers moi, le monde et les esprits te parlent

Ecoute mon souffle minéral qui chuchote

Sens mon odeur de terre mouillée

Et les parfums de résine qui brûle

 

Je suis pierre et sur mon corps brûlant

L’eau tombe et recrée les orages

Il ne manque que la foudre de ton âme

Pour enchanter le monde.  ©

 

 

2 novembre 2009

 

 

MT©

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:05

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D'un côté, l'Amour,

De l'autre, la Lumière.

Tu es tendue entre les deux.

L'Amour est porteur de lumière.

L'Amour n'est rien sans lumière.

La lumière n'est rien sans l'Amour.

 

 

Dialogues avec l'Ange.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:03

 

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Tu vois ces yeux qui regardent

Ce sont comme des images sur un mur,

Ils ne voient pas.

 

Rûmi

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:58

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Conduis-moi du non-être à l'être,

Des ténèbres à la lumière

De la mort à l'immortalité.

 

Hindouisme Advaïta

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:55

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Au champs de l'univers,

Tu cueilleras ce que tu sèmes.

 

Proverbe persan

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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...

Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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