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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 23:46
 
 
Une parole claire et haute, pour nous parler du symbolisme du corps humain et particulièrement, dans cette vidéo, de l'enjeu pour l'homme de faire le lien entre la connaissance extérieure (qui ne délivre pas de sagesse) et la connaissance intérieure qui, elle, nous y conduit.
 
 
 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:37

 

Nous naissons avec un potentiel personnel à accomplir. Certains événements de la vie peuvent entraver l’expression de cette force qui va alors stagner et se somatiser. Notre besoin d’amour est à la fois la source de cette prison et notre délivrance.

 

 

  

Flottant dans l’univers, la Terre tourne doucement sur elle-même. Nimbée dans ses épaisses couches de nuages, impossible d’entendre les grondements des Hommes qui s’activent sur son dos pour tenter de vivre.

Pourtant, dans le brouhaha, dans le tumulte, dans la souffrance, chacun s’applique à lancer ses possibles, comme autant de flèches aux destinations souvent oubliées. Chacun tente, avec des arcs de fortune et des techniques imparfaites, de trouver sa cible, d’atteindre sa légende personnelle. La seule chose qui reste aux Hommes dans cette quête éperdue, c’est le vague souvenir d’un possible qui n’a pas de nom, mais les habite à jamais. Ils ne savent pas qu’au cœur d’eux-mêmes, se trouve un secret, fabriqué dans l’atelier des dieux.

  

 

Entre ciel et terre, se trouve un atelier géant, où les dieux tissent sans cesse le destin des Hommes. Chaque fil d’or est tissé avec un autre, dans un dessin et une dimension uniques pour chacun. Chaque fil, noué, enroulé, porte la mesure, la trace et l’histoire du destin à accomplir. Tout est donné à la naissance, comme un secret à découvrir, comme un parchemin à déchiffrer.

Ainsi, logé dans le cœur des Hommes, l’enrouleur (1) secret de leur destin attend pour être déroulé.

Chacun garde la mémoire de la distance qui le sépare de sa légende personnelle. Chacun porte en lui la connaissance de cette distance, plantée dans son cœur comme un désir.

Ne reste plus qu’à étendre les bras le plus loin possible sur le chemin de sa vie, sur la ligne du temps, pour vivre sa légende.

 

 

Mais vivre sa légende ne va pas de soi.

 

Car sur la route vont se dresser des barrages, des murs, des palissades, toutes sortes d’obstacles empêchant le déploiement. Nous avons de nombreuses cordes (ne dit-on pas « c’est dans mes cordes » pour dire que nous en sommes capables ?) et de nombreuses ficelles qui ont la possibilité de se déployer dans leur totalité, c’est à dire dans la totalité de nos dons. Aussi notre corps nous posera-t-il toujours la même question :

« Quelle part as-tu déroulé de tes dons, que te reste-t-il encore à accomplir ? »

Chaque fil, qui correspond à un potentiel sera révélé ou non par l’histoire de notre vie, par les événements survenus au fil du temps.

 

 

Soit l’événement permettra au potentiel de se réaliser, soit au contraire il va le brider, le maintenir dans l’enrouleur, créant ainsi une tension.

Une tension qui nous met à la croisée de deux forces : d’un côté notre potentiel, ce que nous savons inconsciemment de chacune de nos cordes et ce que nous avons déjà pu déployer de ces cordes, et de l’autre côté, ce que nous rencontrons sur la ligne de la vie rythmée par le temps. La longueur déployée témoignera sans cesse de l’écart entre ces deux forces : le potentiel global fait de nos dons, de nos capacités, notre « je suis » profond et ce que nous rencontrons comme obstacles et freine notre potentiel.

 

 

Au fil des ans, nous déroulons nos capacités petit à petit. Mais combien en reste-t-il dans l’enrouleur ? Ce qui reste est difficilement mesurable. C’est ce qui est inaccompli, encore innommable, mais sous-tendu par une force constante. Tout ce qui n’est pas déroulé va n’avoir qu’un seul désir, se dérouler, en exerçant une pression perpétuelle dans notre vie.

  

 

Nos premières empreintes –nos parents- puis notre entourage, notre environnement, vont nous imposer des distances à respecter, limitant notre espace, empêchant nos ficelles de se déployer. Nous devons alors partir de là, de cet espace limité, et trouver les moyens de l’agrandir ou de rompre les cordes qui nous brident pour nous déployer réellement.

La part de nos dons qui se sera déroulée, se manifestera par un accomplissement, par une sensation de plénitude nous donnant le sentiment d’exister de façon harmonieuse.

La part qui ne sera pas déroulée va tenter de se manifester autrement. Dans nos choix de vie, nous tentons alors de manifester à notre manière, ce qui ne peut pas s’accomplir, en cherchant une solution selon notre tempérament, c’est à dire selon la forme de nos enrouleurs, selon ce qui s’est passé dans notre vie, à quel moment cela a eu lieu, comment cela s’est bloqué et où cela s’est mémorisé.

 

 

La difficulté, c’est que nous finissons par être persuadés que notre état est immuable, que nos ficelles sont réellement trop courtes. Nous finissons par être enfermés dans notre impossibilité de vivre, et même si plus tard il n’existe plus de murs, si les palissades tombent, si les obstacles disparaissent, nous laissons à nos ficelles la même longueur, sans plus oser les déployer, prisonniers de nos croyances et de nos schémas d’empreinte.

 

 

Nous sommes comme Pinocchio. Réduits à l’état de pantin, avec des ficelles trop courtes qui limitent nos gestes, nous empêchent de prendre le large et de courir. Il nous faut alors trouver le moyen de passer de l’état de pantin, à l’état d’être humain rendu à sa chair, libéré de son squelette de bois limitant, pour retrouver tous les potentiels de notre physiologie et de notre nature d’être humain. Notre nez qui s’allonge, c’est le symptôme visible d’un corps en souffrance, d’une conscience non-manifestée, bridée, amputée. C’est en nous libérant de nos mensonges, ces espaces d’inconscience et d’obscurité que nous pouvons retrouver notre nature profonde et libérer notre potentiel.

 

 

Mais qu’est-ce qui a pu nous jeter dans cette prison de mal-être ?

 

 

Nous naissons tous avec un besoin d’amour inconditionnel, rarement reçu dès le départ de notre vie. Dans cet amour que nous attendons, chaque rencontre nous permet à sa manière de déployer, d’agrandir ou de raccourcir les fils de notre pelote magique. Notre potentiel est sans cesse confronté à notre famille, à nos parents, amis, rencontres, amours, à l’histoire du monde, à la société, aux générations précédentes dont l’histoire se perpétue dans notre chair, par le biais du transgénérationnel.

 

 

C’est le besoin vital d’être aimé qui va faire que nous allons accepter les conditions, les limites qui nous sont imposées. Au nom de l’amour, nous allons rabaisser nos capacités, pour être conformes, pour plaire, être aimés et ne pas être abandonnés. Nous allons nous formater sur les modèles imposés par notre entourage, par la morale, les habitudes, les croyances, parce que choisir de vivre son potentiel, c’est risquer d’être non conformes et rejetés. Au nom de l’amour, nous allons être en conflit entre ce que nous pouvons faire réellement, et la manière dont nous avons besoin d’être aimé. Nous allons en permanence tenter de trouver un équilibre entre l’accompli et l’inaccompli.

 

 

L’accompli ne nous posera bien sûr pas de problème. Mais l’inaccompli, nous allons le garder dans notre mémoire, dans notre corps, où il sera comparé, analysé par rapport à ce que nous savons de nous-mêmes, par rapport au potentiel d’origine, laissé en nous par les fils d’or enroulés sur notre enrouleur personnel.

 

 

N’oublions jamais que ces fils non déroulés, laissent une information en attente et que notre corps mémorise à l’intérieur de lui-même tous les possibles réalisés et toutes nos limitations, toutes nos ficelles raccourcies.

Notre enrouleur garde la mémoire exacte de combien il lui reste à dérouler. S’il est déroulé à 70 %, il lui reste encore 30 % à dérouler. Il y a en permanence en nous un lieu qui sait parfaitement qui nous sommes et ce que nous pouvons faire. Notre potentiel, notre « je suis », envoie en permanence un message. Nous sommes ainsi toujours informés de qui nous sommes, de ce que nous avons réalisé et de ce qu’il nous reste à réaliser.

 

 

Si les limitations sont trop importantes, nous allons nous retrouver dans une impossibilité de vivre, dans une impossibilité d’exprimer nos potentiels, l’essentiel de notre être, de réaliser notre individualité.

Le langage que choisira alors notre corps pourra être la somatisation ou la maladie, sorte de régression visant à servir notre être intérieur, car : « La régression (…), qui est adaptation aux conditions du monde intérieur de chacun est fondée sur la nécessité vitale de donner satisfaction aux exigences de l’individuation » (2)

Tout ce qui ne sera pas accompli, va se somatiser, s’inscrire dans notre corps, qui est le gardien de notre mémoire, celui qui sait quelle est notre mission et notre légende.

 

 

Si notre besoin d’amour inconditionnel fut à l’origine de notre prison émotionnelle, l’amour reste néanmoins un puissant moteur pour dérouler notre enrouleur. L’amour est en effet le meilleur moyen de capter la quantité de cordes qui ne sont pas encore déroulées, comme autant de dons inaccomplis. L’amour que l’on cherche, vers lequel on tend, qui nous émeut -et nous meut- c’est le révélateur, c’est la mémoire que nous avons de notre déploiement possible. A travers le désir, nous allons nous mettre en marche vers l’amour et vers l’accomplissement de la totalité de notre être.

 

 

Le désir, c’est la pression nécessaire, le moteur extrêmement efficace qui nous permet de rester branchés sur notre conscience intérieure, celle qui connaît exactement la taille de notre enrouleur. Grâce au désir, nous allons pouvoir rester en vie, car l’envie permet de dépasser nos limites.

 

En cherchant toujours à être dans la vérité de notre être, en étant à l’écoute de notre besoin d’amour sans le rabaisser ni le marchander, nous pouvons alors métamorphoser nos anciennes croyances, déployer notre potentiel et commencer à vivre notre légende personnelle.

  

  

Michèle Théron

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

 

(1)   Sur une idée du Dr Olivier Soulier, lors de la conférence « Initiation au décodage symbolique », à Lille les 9 et 10 décembre 2004.

(2) C.G. Jung in L’Energétique psychique, Livre de Poche

 

 

  

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 19:26

 

 

Un être humain est une partie d'un tout que nous appelons :

Univers.

Une partie limitée dans le temps et l'espace.

Il s'expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions

comme quelque chose qui est séparé du reste,

une sorte d'illusion d'optique de la conscience.

Cette illusion est une sorte de prison pour nous,

nous restreignant à nos désirs personnels

et à l'affection de quelques personnes près de nous.

Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison

en étendant notre cercle de compassion

pour embrasser toutes créatures vivantes

et la nature entière dans sa beauté. 

 

Albert Einstein

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 23:12

 

 

Je suis la question

Je suis la réponse

Je suis.

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:31

  

La naturopathie, enseignement hérité des traditions et toujours actualisé, est une science et un art. C'est aussi une vision intelligente de l'être humain pour préserver sa santé, et par le biais du thérapeute, une relation d'aide sur le chemin de la vie.

 

La naturopathie est en fait un art ancestral, hérité de toutes les traditions, basée sur une connaissance empirique qui se nourrit des savoirs théoriques ou des découvertes actuelles.

La naturopathie, contrairement à la médecine allopathique, ne soigne pas les symptômes. Elles les utilisent pour la compréhension du terrain et de la maladie, mais elle ne cherche pas à les supprimer à tous prix. Parfois même, certaines de ses pratiques vont augmenter provisoirement les symptômes.

 

C'est un art et une science de l'hygiène vitale qui s'appliquent à la prévention ou à la guérison. La naturopathie applique et enseigne les grandes lois de la vie saine afin de conserver une parfaite santé et la meilleure qualité de vie possible.

On parle d'hygiène "vitale" parce qu'elle est basée sur le potentiel vital de chaque individu, propre à reconstituer ses réserves et à maintenir son homéostasie. L'homéostasie étant l'ensemble des paramètres physiologiques (et psychiques) qui permettent de préserver l'équilibre d'un organisme.

 

Le plus souvent, la naturopathie intervient en tant que prévention pour gérer la santé en dehors de l'état de pathologie. Elle a pour cela à sa disposition des grilles de lecture lui permettant de définir le terrain et les tendances d'un individu donné. La morphologie, l'iridologie, les diathèses renseignent, entre autres, le thérapeute.

 

A ce niveau d'intervention (hors pathologie), mais aussi face à des symptômes déclarés, c'est une pédagogie, une éducation de santé, un enseignement des meilleurs conseils pour que la santé reste à un niveau optimum. Elle intervient comme stimulateur de l'auto-guérison, ne soigne pas les symptômes mais corrige le terrain.

 

 

L'auto-guérison

 

Le concept d'auto-guérison est central dans la naturopathie. L'auto-guérison est un phénomène naturel lié à la "force vitale", notion commune à toutes les médecines traditionnelles. La force vitale est une énergie qui organise, gère, restaure le corps et ses fonctions et dont la manifestation est l'auto-guérison, que nous connaissons tous sous différentes formes : la cicatrisation, les ossifications, mais aussi la fièvre, les éruptions cutanées, la transpiration, les vomissements, les diarrhées, les écoulements, qui tous ont pour fonction d'assainir l'organisme de ses déchets. Cette auto-guérison se manifeste tout particulièrement pendant le sommeil, où le corps enfin au repos, peut se consacrer à sa "reconstruction".

 

C'est donc sur ce principe naturel et évident, que repose la naturopathie.

Cette auto-guérison n'est possible que grâce à un apport énergétique correct, à une hygiène de vie adaptée et à un équilibre psychique minimum. Par erreur, nous confondons souvent l'énergie vitale qui charge nos "accus" nerveux et glandulaires, avec l'énergie physico-chimique qui résulte de la transformation des aliments par nos cellules. Lorsque nous manquons d'énergie, cette confusion nous incite à nous alimenter davantage, au lieu de nous ressourcer avec l'énergie naturelle qui se trouve dans la lumière, l'eau, l'air, le contact avec la terre.

 

Pour vivre en bonne santé, il nous faut répondre aux véritables besoins de notre corps : développer et renouveler notre propre matière par une alimentation adaptée, capter les énergies vitales pour entretenir nos fonctions organiques, et maintenir une harmonie entre notre milieu interne et le monde extérieur.

 

Chaque corps est différent, puisque fabriqué à partir de gènes différents, d'histoires différentes, d'habitus différents, et de potentiels différents.

La naturopathie apporte une réponse en adaptant ces règles de vie en fonction de chacun, en évitant les erreurs les plus graves, afin d'ouvrir un chemin de santé véritable.

 

 

La naturopathie holistique

 

Le concept de naturopathie holistique élargit l'art de la naturopathie à la notion d'holisme, terme qui vient du grec "holos" qui signifie tout, entier, global. La naturopathie considère alors l'Homme dans sa forme la plus globale et la plus entière possible en englobant un maximum de systèmes et de modèles de connaissance. Ces modèles vont agrandir la vision que l'on a de l'être humain, de sa santé et de sa maladie, qu'elle soit considérée comme physique ou psychique.

L'Homme est alors observé, entendu dans une réalité plurielle qui ne se limite pas au seul corps physique et à ses organes.

 

C'est en effet sur ces bases que l'on peut correctement appréhender l'Homme et sa santé. On ne peut en effet parler de symptômes, de maladie, voire de souffrance existentielle sans reconnecter l'Homme à sa dimension cosmique, c'est à dire en interrelation avec des systèmes internes et externes complexes.

 

 

La conscience de thérapeute

 

Pour guider le patient dans cet enseignement, pour être naturopathe, il faut, certes avoir intégré ces règles comme allant de soi, mais aussi comprendre l'être humain comme un tout indissociable. Il faut être capable de relier ces règles à sa propre vie, à sa propre façon de se comporter et de vivre.

 

La naturopathie est souvent perçue comme une technique restrictive, trop basée sur l'ascèse, qui supprime les plaisirs de la vie ! Le naturopathe doit parfois -pour le bien du patient- lui prescrire certaines attitudes restrictives, qui risquent de bouleverser ses repères et pas les moindres, puisqu'il s'agit de nourriture. La nourriture est une expérience ancienne, à laquelle s'associent bien d'autres expériences, vécues dès la petite enfance et tout au long de la vie. D'où une certaine déstabilisation…

Aussi est-il nécessaire d'avoir une approche de l'humain basée sur une écoute individuelle et non stéréotypée, pour accompagner l'Autre dans ce cheminement et cette découverte de lui-même. Car il s'agit à mon sens autant, sinon plus, d'un accompagnement que de l'application d'une technique "pure et dure".

 

Faire changer quelqu'un d'habitudes alimentaires est une chose improbable à priori, car ces habitudes sont ancrées depuis l'enfance, selon une culture, des croyances, des stéréotypes,… Faire cette demande à quelqu'un, c'est lui proposer un décentrement. Ce décentrement ne pourra se faire que si le patient se sent accompagné, soutenu et non jugé pour expérimenter une nouvelle façon de vivre.

Dans ce sens, la naturopathie ne devient pas un "message" ou une croyance à faire passer, mais la proposition d'une nouvelle expérience pour se prendre en charge, se responsabiliser et grandir.

 

 

La relation à l'autre au cœur de la thérapie

 

Avoir cette vision de ce "qu'exige" la naturopathie, c'est comprendre combien la tâche est ardue. C'est comprendre que ce qui est demandé au naturopathe, n'est pas l'application autoritaire d'un système, mais la mise en place d'un lien subtil dans la relation, et la synthèse d'un savoir-faire et d'un savoir-être.

Il me semble par ailleurs, que ce n'est pas la naturopathie qui "exige" quoi que ce soit de ce qui vient d'être dit, mais plutôt la relation d'aide qui sous-tend la technique.

 

C'est parce que quelqu'un vient avec une demande et que l'on tente d'y répondre, que se pose le problème de l'accompagnement. C'est la relation à l'autre qui me semble être au cœur de tout cela, la naturopathie devenant un support, un prétexte à ce qui se joue entre deux humains.

 

Il est important de comprendre cela, pour ne pas être dupe de l'enjeu et ne pas avoir une vision de sa technique erronée. La technique a certes des atouts, mais elle n'est pas toute puissante. Si on sacralise sa technique, comme l'a fait la médecine officielle, on perd l'essentiel de l'enjeu : l'humain.

Il faut donc être capable de "faire le deuil" de sa technique, de lui reconnaître ses limites, de ne pas la considérer comme supérieure à un autre système, mais de lui reconnaître sa place dans un tout. Nous revenons ici à la vision de base de la naturopathie : l'holisme. Il faut concevoir chaque système dans d'autres systèmes.

Mais si la technique s'efface, que reste-t-il? Le thérapeute, avec tout ce qu'il est, et tout ce qu'il n'est pas et la relation entre deux individus.

 

 

L'attente du patient

 

Cette relation entre deux individus est initiée par la demande thérapeutique, par la démarche que fait le patient en allant voir un thérapeute.

Il est relativement facile de deviner que derrière toute demande thérapeutique, se cache une demande non exprimée, inconsciente, non révélée pour le patient comme pour le thérapeute. Cette double demande est certainement d'autant plus forte lorsqu'un patient fait appel à une technique non conventionnelle comme la naturopathie.

 

Pourquoi ne va-t-il pas consulter la médecine officielle? S'il l'a fait, pourquoi vient-il voir un naturopathe "aussi" ou "à la place"? Dans ce choix, se cache des motivations avouées et non avouées. Dans la demande de surface qui est signifiée, se cache souvent une autre demande, inconnue et inconsciente, qu'il s'agit de découvrir ensemble ou à laquelle il s'agit peut être de répondre par l'écoute, l'accueil, le "savoir être".

 

Que vient chercher un patient? La guérison, certes. Il faut déjà noter ici la différence qu'il existe entre soigner et guérir : le thérapeute soigne et le patient désir la guérison !

Mais que représente la guérison dans son système de valeur, quelle énergie de vie veut-il réinvestir derrière le mot "guérison"?

C'est tout ce qu'il reste à découvrir dans cette relation d'aide.

 

 

 

Michèle THÉRON

Praticienne de Santé Naturopathe

 

Article paru dans "Objectif Notre Santé", "Recto-Verseau" 

 

 

 

 

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 21:58

 

 

 

Vivre est un travail salissant.
La sueur, la poussière des errances,
La crasse des jours ne comptent pas.
Seules comptent les moissons,
Les lueurs allumées que d'autres nourriront,
Les bénédictions muettes,
Toutes choses qui poussent
Et fructifient sur le versant du cœur.

 

Henri Gougaud

 

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 22:20

 

Si l’allergie traduit un déséquilibre de terrain, comme tout symptôme nous pouvons tenter d’en comprendre les causes à un niveau plus symbolique. Elle peut alors symboliser la manifestation d’une mémoire ancienne à décoder.

 

Tout symptôme s’ancre dans notre biologie, c’est à dire notre corps qui est le support de notre vitalité, de nos désirs, de nos pensées. Cette biologie découle des principes de l’embryologie, elle-même sous-tendue par la phylogenèse. En décodage biologique, cette médecine nouvelle initiée par le Dr. Hamer, l’interprétation des maladies se fait essentiellement à partir des trois feuillets embryologiques et permet une classification des maladies et des symptômes qui était jusque là inconnue. Comme chaque organe a pour origine un tissu embryologique différent, cela donne le niveau où se situe le problème, qu’on admette qu’il soit biologique, psychologique ou symbolique.

-         L’endoderme (utérus et tube digestif) est en lien avec notre structure, notre logique de survie, à travers une « psychologie du ver de terre » : manger, respirer, se reproduire. Il est régi par le cerveau reptilien et le tronc cérébral.

-         Le mésoderme (os, chair, muscles et glandes), est l’interface qui permet notre adaptation, la mise en actes et en mouvements de ce qui nous habite à travers les émotions. Il est régi par le cerveau limbique.

-         L’ectoderme (système nerveux, peau et organe des sens), est en lien avec notre vie relationnelle, et sexuelle ; c’est la forme la plus évoluée de notre vie (par la complexité du système nerveux). Il est régi par le cortex.



Une mémoire codée génétiquement

L’embryologie est supportée par la phylogenèse : les mémoires du code génétique, probablement portées par les chromosomes, sont l’ensemble des informations que l’on a apprises et intégrées, validées au fil des générations. Aussi y a-t-il une interaction permanente entre le patrimoine reçu et ce que nous vivons. La phylogenèse nous montre que nous portons l’information de toutes les espèces, c’est-à-dire que nous portons tous les codes biologiques : nous ne sommes pas uniquement le fils ou la fille de nos parents, nous sommes recréés depuis le début de l’humanité et nous rejouons dans notre structure la totalité des espèces et des codes animaux qui y sont associés. Notre forme humaine ne se met en place qu’à partir du 27-28ème jour de fécondation. Ainsi, entre la fécondation et l’implantation dans l’utérus, se joue toute l’histoire du monde. De quelles mémoires serons-nous porteurs ?

 

Le système immunitaire, quant à lui, est une banque de données qui stocke les informations que nous recevons de l’extérieur, en les réactualisant sans cesse au fur et à mesure que l’extérieur change. A chaque nouvel élément, notre organisme expérimente la réalité, l’interprète, l’analyse. Nous « apprenons » le monde, pas seulement avec notre cortex mais aussi avec notre biologie. Cette « interprétation » est déterminée autant par notre terrain, nos croyances, notre histoire que par la force des événements auxquels nous sommes confrontés.

 



Une immunité confrontée au réel

Dans tous les cas, ce qui est en cause, c’est notre capacité à adhérer au réel. Or la particularité de l’être humain, c’est justement de pouvoir interpréter le réel, de s’en distancier, en fonction de ses croyances ou de ses résistances à la vie. Plus l’écart sera grand entre la réalité de sa biologie et la réalité extérieure, plus la confrontation sera douloureuse et conflictuelle, pouvant ainsi entraîner des symptômes ou des maladies. La confrontation au réel est le moyen de se constituer un système de défenses le plus adapté et le plus efficace possible. Notre personnalité est la résultante de toutes nos expériences et nous comprenons bien, que plus nous nous confrontons à une situation qui nous pose problème, plus nous serons aptes à trouver petit à petit des solutions, à nous protéger, à nous aguerrir.

 

Par contre, quand nous restons volontairement ou inconsciemment en dehors d’une situation dérangeante, nous restons vulnérables, dans l’incapacité de la résoudre ou d’y faire face. Le système immunitaire va donc être en partie le reflet de cette adaptation. Plus nous sommes en accord avec nous-mêmes, plus nos défenses sont bonnes, car nous sommes alors unis avec nous-mêmes, en « im-unité » (1). Si nous sommes en conflit avec l’extérieur ou une partie de l’extérieur (symboliquement par exemple), nos défenses ne seront pas adaptées. Si nous sommes en conflit avec nous-mêmes, notre système immunitaire se retourne contre nous et nous pourrons faire des maladies auto-immunes. 

 

Les symptômes d’un organisme correspondent à un affaissement de la structure devant un événement qu’il ne peut pas affronter ou gérer. Quand l’organisme réagit devant une substance qu’il classe comme dangereuse au point de déclencher une réaction parfois disproportionnée, que s’est-il passé dans l’environnement de la personne au moment de cette mise en contact entre l’extérieur (allergène) et l’intérieur (le système immunitaire qui représente notre identité) ?

 



Un conflit de la mémoire

En décodage biologique, on dit que l’allergie est un conflit en lien avec la mémoire. L’organisme va réagir avec un élément suffisamment immunogène qui sera symboliquement en lien avec la structure ou la problématique de la personne, c’est à dire qui fera « résonance ». Ainsi, dans un environnement complexe qui comporte aussi bien des végétaux, des animaux, des éléments naturels ou chimiques, le corps va réagir à ce qui sera le plus en adéquation avec sa logique inconsciente, d’un point de vue biologique (c’est à dire chimique, moléculaire) autant que psychologique ou symbolique.

 

Quelle est la difficulté que nous ne voyons pas au moment où nous entrons en relation avec l’extérieur ou autrui et qui fait qu’une substance sera « codée » en « allergène » ? Plus la conscience est faible, plus le danger est grand de « réagir », de s’allergiser. En effet, si je peux identifier un problème, je suis capable d’apporter la solution adéquate. Si le problème est inconscient, s’il est l’enjeu de plusieurs forces que j’ignore ou ne maîtrise pas, alors je suis en prise directe avec le problème sans pouvoir le résoudre. Je sais que « quelque chose ne me va pas », mais comme je n’en ai pas conscience, je le mémorise sur un élément symbolique qui me permettra de réagir rapidement en cas de danger. En étant allergique à un aliment par exemple, c’est une façon d’être informé rapidement, par un « circuit » court, puisque je fais une réaction parfois immédiate.

Ce n’est pas un hasard non plus si ces codages se mettent souvent en place dans la petite enfance, car c’est bien la période où nous n’avons pas la conscience nécessaire pour comprendre un problème, même si nous pouvons le percevoir de façon subtile.

 


Des symptômes signifiants

Le symptôme sera alors l’information qui pourra nous parvenir à plusieurs niveaux, somatique, psychologique ou symbolique. Par exemple, une problématique avec le père pourra se manifester de différentes façons, en fonction de la nature du problème.

Si j’ai un conflit avec le père intérieur, je pourrai développer une intolérance au gluten.

Si j’ai un problème avec le père symbolique, je pourrai développer une allergie au soleil, avec des urticaires.

Si j’ai des difficultés au moment de l’entrée dans la sexualité, où le masculin et le féminin sont sollicités, je pourrai développer une allergie aux pollens, puisqu’ils représentent la semence masculine, la transmission qui a lieu quand deux polarités se trouvent en présence.

Par contre, si j’ai sans cesse des problèmes avec l’électricité, et dans ce cas ce n’est plus un symptôme « somatique », je suis peut-être en conflit avec le père divin.

 

Ce qu’il faut chercher, ce sont des pistes, afin de trouver ce qui a bien pu « réagir » à un moment donné, sachant que chaque organisme vivant est sans cesse en interaction et que c’est la partie la moins conscience de lui-même qui se manifestera, comme un écho. Ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que dans l’acceptation du « symbole », le sens est au-delà d’une compréhension simplement intellectuelle. Ce qui fonctionne, ce n’est pas que l’on décide que le pollen soit en rapport avec le « masculin » ou « la semence ». Ce qui fonctionne, c’est que le pollens, par sa nature même, est forcément porteur d’une information. Et c’est cette information, qu’il faut à la fois connaître et comprendre, qui va réagir avec le niveau vibratoire du problème que l’on porte.

 

Chaque interprétation est bien sûr à faire avec délicatesse, en fonction de l’histoire de chacun et des symboles qu’elle véhicule, en évitant les interprétations « sauvages » et les équivalences faciles. Néanmoins, on le sait, certains symboles sont des archétypes qui parlent à tous nos inconscients. Chaque chose dans l’univers résonne avec le tout, y compris bien sûr notre organisme, puisqu’il fait partie du tout.

 

Et ce n’est pas parce qu’on aura trouvé une piste symbolique, qu’il faudra pour autant négliger l’hygiène de vie et les lois de la santé…

 

 

 

Michèle Théron

Praticienne de Santé Naturopathe,

 

Article publié dans "Objectif NotreSanté", "Recto-Verseau"

 

(1) terme employé par le Dr. Olivier Soulier, formateur en « Symboles des langages du corps »



 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 22:17
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Une scène merveilleuse et émouvante...
 
Oser dépasser les blessures pour aller vers l'estime de soi, l'amour de soi, l'amour des autres.
 
 






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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 22:10

 

 

La naturopathie utilise une dizaine de techniques pour optimiser ses résultats : plantes (aromathérapie, phytothérapie), alimentation, exercice physique, psychologie, réflexologie, culture respiratoire, hydrothérapie, techniques manuelles, actinologie, magnétologie...

 

Parmi toutes ces techniques, trois ont été nommées «  techniques majeures », c’est à dire incontournables : alimentation, exercice physique, psychologie. Elles figurent dans tout programme d'hygiène vitale préconisé par un Praticien de Santé Naturopathe et furent adoptées en 1985 par la FENAHMAN [1]Ces trois techniques majeures sont comme les trois pieds d’un tabouret : retirez-en un, et l’équilibre est rompu. Mangez sain, faites du sport et cultivez des idées noires, ou bien faites du sport, soyez bien dans votre tête, et mangez n’importe quoi, vous n’aurez pas la santé. Enfin, mangez bien, pensez bien, et soyez sédentaire, vous n’aurez pas davantage la combinaison gagnante. Ainsi, ces trois approches sont incontournables et complémentaires afin de tendre vers un état de santé optimum.

 

Pourquoi ces trois techniques? Tentons d'y répondre en faisant une sorte d'inventaire -partiel- des fonctions ou des organes touchés par ces trois techniques afin de montrer qu'elles parviennent à modifier en profondeur toutes les fonctions vitales et cela sur tous les plans de notre organisme : physique, énergétique et mental.

 

L'alimentation : Nourrir son corps

Faisons en premier lieu référence et hommage à Hippocrate : "Que l'aliment soit ton premier remède". En effet, il s'agit là de ne pas considérer l'aliment uniquement dans sa dimension épicurienne, mais dans sa valeur thérapeutique. Il va alors jouer un rôle au niveau physique, énergétique et psychologique.

 

Au niveau physique :

  • L’alimentation est la première énergie concrète que notre corps reçoit pour fonctionner, agir, sentir, penser; il y puise les substrats que sont les acides aminés, les acides gras, le glucose, c'est à dire le « carburant »;
  • de la qualité des aliments dépend la quantité ou la biodisponibilité de micro-éléments indispensables à la réalisation des fonctions vitales (enzymes, vitamines, oligo-éléments, minéraux, tous catalyseurs essentiels);
  • la nourriture détermine la qualité de nos humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels), c'est à dire la qualité de notre métabolisme, préservant ainsi l'homéostasie (équilibre entre toutes les fonctions);
  • la qualité et la quantité d'aliments conditionnent tous les processus de digestion, de sécrétion, d'assimilation, d'élimination.

Par exemple, une carence en aliment cru peut entraîner un surmenage des enzymes digestives par manque d'enzymes alimentaires ; un manque de fibres ralentira le transit intestinal et ne permettra pas à l'intestin de drainer les toxines biliaires ou les lipides excédentaires ; les excès vont provoquer des surcharges, un ralentissement du métabolisme, un encrassement des émonctoires ; les associations alimentaires jouent un rôle au niveau de la capacité digestive, pouvant entraîner une perte d'énergie supplémentaire ;

 

Ces exemples montrent qu'une mauvaise gestion de l'alimentation aura pour conséquences un ensemble de pathologies comme prise de poids, constipation, surmenage digestif, diabète, cholestérol, chute immunitaire, fatigue rénale, problèmes cardio-vasculaires,... et cela jusqu'au stade lésionnel.

Au niveau énergétique :

 

Le corps reçoit de la nourriture une énergie plus subtile : sa force vibratoire, contenue dans les particules éthériques, qui, à la première bouchée, sont capables de procurer une sensation de réconfort, avant même que la nourriture soit digérée. Ces énergies nourrissent le corps éthérique de l'être humain qui est porteur de vitalité et responsable de toute une chaîne de fonctions, en amont du plan physique (assimilation, élimination, croissance, entretien, forces formatrices, forces de reproduction, systèmes nerveux, glandulaire, circulatoire, et mémoire).

 

Au niveau psychologique :

Faire un repas harmonieux, conscient, mesuré, c'est déjà en retirer un bénéfice psychique. C'est comme se lever du bon pied, ou comme être en règle avec soi : la suite de la journée n'en est que meilleure ! Mais plus précisément, une alimentation hypotoxique, riche en oméga 3, pauvre en sucres rapides, et complémentée en glucides complexes (céréales, légumineuses) soutient avantageusement les personnes qui ont des difficultés psychologiques, car le système nerveux s’en trouve nourri, au lieu d’être agressé par des substances toxiques ou acides.

 

Mais l’art de la nutrition en naturopathie ne se limitera pas au « bien manger ». Les diètes et les jeûnes constituent des outils indispensables, particulièrement en cure de désintoxination, où il faut réduire la charge nutritive pour permettre à l’organisme de se purifier. La nutrition tient compte aussi de l’équilibre acido-basique, dont les premières vulgarisations datent de 1925 grâce à Jacques Loeb [2]. Depuis, les naturopathes et les hygiénistes en ont fait un point majeur de leur enseignement, et certains médecins commencent à en parler aujourd’hui…

 

Les Drs Paul Carton - disciple d’Hippocrate-, Rouhet –éminent vitaliste-, Shelton -figure de l’hygiénisme nord-américain, maître du jeûne et des combinaisons alimentaires-, John Tilden –père de la notion de « toxémie »-, Oudinot -qui vulgarisa le végétarisme-, ou les frères Durville, furent les précurseurs des méthodes naturopathiques du début du siècle.

Herbert Shelton[3] fut un chef de file majeur dans la famille des naturopathes et des hygiénistes. Il rêvait de rassembler les grands naturopathes d’alors (Lust, Lindlhar, Mour, Mac Fadden), les hygiénistes puristes (Graham, Jennings, Trall) et les praticiens de médecines douces plus interventionnistes (Alcott, Jackson, Walter,…). Il créa en 1928 au Texas l’école de santé « Dr Shelton’s Health School ». En France, le Dr Paul Carton, Mono, puis Geoffroy et Durville représentèrent le système hygiéniste authentique, avant des contemporains comme Marchesseau[4], Passebecq, Désiré Mérien[5], P. Vivini, Mosseri ou Ventura. Mono[6] vanta dès le début du siècle le « lait d’amande », les aliments cuits à l’étouffée (la cuisson au papier qui porte encore son nom), et le végétalisme. N’oublions pas le Dr Kousmine, qui inspira bon nombre de contemporains.

La liste est longue des personnes qui façonnèrent cet art de l’hygiène avec une vision très holistique pour la plupart. N’en citer que quelques uns, c’est faire offense aux autres… aussi pour avoir un panorama de cette épopée, il sera bon de se reporter à l’ouvrage de Daniel Kieffer sur le sujet[7].

 

 

 

L'EXERCICE PHYSIQUE : Habiter son corps, par le mouvement

 

Au début du siècle, Edmond Desbonnet[8] créa une branche maîtresse de la médecine préventive avec la « gymnastique des organes » et la « discothérapie » vertébrale que développa plus tard le Dr De Sambucy, un des pères de l’ostéopathie. On commençait à redonner au corps sa place dans la quête de la santé.

Le mouvement, comme le souffle, c’est la vie. Il amène du sang, de la chaleur, des minéraux, renforce la musculature, développe la souplesse et l'équilibre, accélère le recyclage des humeurs en luttant contre les difficultés de transport des nutriments dans l'organisme, la sédentarité constituant un des principaux barrages.

Par exemple : l'exercice physique peut multiplier par 10 l'accélération des liquides, la lymphe mettra 3 heures à être recyclée au lieu de 20 heures; un effort physique intense va entraîner une combustion des réserves énergétiques et des déchets accumulés dans les tissus, une oxygénation plus intense et donc une meilleure oxydation au niveau cellulaire (les déchets sont dégradés par oxydation), ainsi les toxines incrustées dans les tissus seront dégradées sur place; le mouvement va donc aider les émonctoires dans leur fonction éliminatrice ; il va aussi opérer une déconnexion cortico-diencéphalique (le cortex est « débranché »), un défoulement, un lâcher-prise des tensions et sera à ce titre un facteur anti-stress.

 

LA PSYCHOLOGIE : Accepter son corps physique et émotionnel

 

L'alimentation ne peut pas tout résoudre car il n'y a pas de régime parfait face à un individu unique, et l’importance des maladies psychosomatiques n’est plus à démontrer. Cette technique, bien que s'appliquant au psychisme, va agir sur les plans physique et énergétique. Elle travaillera sur des blocages qui ont une incidence sur :

  • l'alimentation : on peut mal se nourrir pour des raisons purement psychiques (anorexie, boulimie, compulsions...) ;
  • l'énergie : ruminer, être angoissé, affronter de graves problèmes engendre des tensions, et signifie une perte d'énergie pour l'organisme ; cette énergie confisquée entrave la fonction de détoxination de l’organisme. En effet, l’énergie dont le cortex a besoin est dérivée de l’intérieur (système nerveux vagotonique qui gère les organes), vers extérieur (système nerveux central qui gère la volonté, les pensées, les muscles)
  • la santé : vivre en conflit avec soi-même ou les autres sans parvenir à trouver une solution acceptable provoque un bouleversement si profond que l'organisme peut aller dans le sens de l'auto-destruction (on sait par exemple que certains cancers ou maladies ont pour origine une cause émotionnelle : conflit, divorce, deuil,... vécus dans l’isolement).

Réorganiser la sphère psycho-émotionnelle, c'est réorienter toute l’énergie corporelle qui va circuler plus librement grâce aux barrages levés. Dénouer les blocages psychiques libère les blocages physiques gardés en mémoire dans l'organisme. Intégrer cette dimension psychique, c’est accepter que l’esprit a un pouvoir sur la matière, comme nous l’enseignent de plus en plus de techniques de développement personnel. Les jours de grand bonheur en témoignent : tout le corps rayonne, quelque soit la nourriture absorbée, quelque soit notre état de fatigue, nous pouvons nous transcender.

La sphère psycho-émotionnelle sera prise en charge par des techniques aussi différentes que la psychanalyse, la psychothérapie, la sophrologie ou la relaxation, certaines de ces techniques ayant un impact autant sur le psychisme que sur le corps

 

Ces trois techniques, alimentation, exercice physique, psychologie, jouent chacune à leur manière sur les plans les plus importants de l’être et régulent, en cohérence avec les besoins de l’être humain, tout un flot de fonctions vitales ou d'organes. Elles valident la primauté de l’hygiène sur l’interventionnisme. Aussi portent-elles bien leur nom de « techniques majeures », même si nous pouvons, pour parfaire notre approche, y adjoindre d’autres techniques qui viendront les renforcer, et qui répondront à un besoin plus spécifique de la personne.

 

Hydrothérapie

Ainsi l’hydrothérapie reste une technique très importante, elle était d’ailleurs majeure jusqu’en 85, car elle fait appel à des manœuvres très puissantes, mettant en mouvement les liquides de l’organisme qui est, rappelons le, composé à 70 % d’eau. C’est au début du 19è siècle que les précurseurs mirent au point et utilisèrent ces techniques comme les bains, lavements, douches, sudations. Vincent Prieznitz pratiquait une méthode sévère, avec des bains prolongés (2 h dans une baignoire…), des bains froids, ou des injections de 2 à 3 litres d’eau par lavement.

 

Sébastien Kneipp, prêtre médecin hygiéniste, dont le nom reste connu grâce à la marque de certains produits, adepte moins sévère de Prietznitz, fut lui-même guéri de la tuberculose par ces méthodes. Il marqua aussi l’hygiénisme par ses cures de jus de légumes et de marche nu-pied dans la rosée. Louis Kuhne[9] utilisait les sudations sèches, les bains de siège froids, les frictions. C’est lui qui parla du bain dérivatif, cette technique de drainage des toxines que France Guillain a remise au goût du jour avec succès.

 

Il y eut aussi le Dr Alexandre Salmanoff[10], médecin russe qui étudia les relations entre l’hydrothérapie et le système vasculaire et mit au point le « bain hyperthermique », un bain qui se prend à 41° environ et qui, outre le fait de faire transpirer et d’éliminer les toxines, a la particularité de développer les capillarités, c'est-à-dire de mettre en place des « voies secondaires », quand les principales (artères, vaisseaux) sont bouchées ou mal irriguées. De plus, en créant une fièvre artificielle, il est un bon recours en cas de grippe ou refroidissement, pour accélérer la guérison. Le Dr Georges Rouhet, éminent vitaliste, pionner de l’hydrothérapie froide, prenait quotidiennement un bain froid, même en hiver parmi les glaçons !

 

Les travaux de René Quinton sur l’eau de mer et ses analogies avec le sérum humain ont permis la fameuse cure de revitalisation cellulaire, grâce au « plasma de Quinton ».

Aujourd’hui, dans la pratique naturopathique, ces outils appliqués souvent moins sévèrement, sont complétés par des applications d’eau chaude ou froide, des pédiluves, des maniluves, la fameuse « douche écossaise », le sauna, le hammam, les enveloppements, les cures thermales et en interne par les lavages de sinus, douches rectales, lavements, ou l’irrigation colonique qui permet de désengorger le gros intestin de matières anciennes et de mucus qui l’encombrent.

 

TECHNIQUES RESPIRATOIRES

 

Les techniques respiratoires s’appuient sur l’art du souffle qui fut déjà bien développé par les écoles d’orient (Yoga, arts martiaux, Prânayâma, techniques de méditation Zen), ou d’occident avec des personnes comme Desbonnet, Ruffier, l’eurythmie (R. Steiner), la paneurythmie (Peter Deunov). Le Praticien de Santé Naturopathe tient compte, de surcroît, de la qualité de l’air respiré (oxygène, carbogène, ionisation, climatologie,…)

  • respirer, c'est faire entrer la vie. L'oxygène participe à l'oxygénation des cellules et permet une meilleure combustion : comme l'air avive la flamme, le souffle entraîne une meilleure digestion et un meilleur métabolisme ;
  • respirer augmente l'élasticité du diaphragme, assouplit la zone du plexus et met en relation avec les centres nerveux sensibles aux émotions ;
  • la respiration agit sur de multiples fonctions comme l'appareil cardiaque, elle est la clé de la circulation sanguine (en particulier la circulation de retour), améliore l'appareil lymphatique, favorise le transit intestinal et la digestion par le pompage des viscères ;

Savoir contrôler sa respiration, l'amplifier ou la freiner suivant les circonstances, permet une transformation physique, énergétique et psychique, le haut et le bas sont harmonisés, le souffle est la frontière sensible entre santé et symptômes et d'un meilleur souffle dépendra l'amélioration de toutes les fonctions qui y sont liées.

 

LA PHYTOTHERAPIE

 

Elle tient une grande place et comporte l’aromathérapie et la préparation des plantes sous diverses formes. Le Dr Henri Leclerc en fut le grand pionnier, puis le Dr Jean Valnet contribua à sa vulgarisation dans les années 60 et Pierre Franchomme la rénova.   

Les plantes sont utilisées pour un usage émonctoriel, revitalisant, nutritionnel, relaxant, immuno-modulant, mais leur pouvoir permet aussi d’agir à un niveau psychique, ce sera le cas par exemple pour la gemmothérapie ou les élixirs de Bach. Edouard Bach était médecin allopathe, homéopathe, bactériologiste, et ses travaux l’amenèrent à mettre au point une série de « remèdes de l’âme », corrigeant les troubles à leur racine psycho-spirituelle et permettant une harmonisation profonde et subtile. 

 

TECHNIQUES REFLEXES

 

Ce sont des techniques qui ont été extrêmement développées, et sous des formes très variées, comme le shiatsu, le Do-in, l’acupuncture sont ancestrales, et Georges Soulie de Morant introduisit l’acupuncture en Occident et ont été enrichies par d’autres, comme la podoréflexologie, l’auriculothérapie et la sympathicothérapie.

Déloger les toxines, désincruster les tissus, ouvrir les émonctoires, libérer le diencéphale ce qui permettra un lâcher prise au niveau du mental, et une relaxation offrant une réutilisation de l’énergie corporelle. 

La langue = le miroir de Heret, nutritionniste du siècle dernier, adepte du jeûne qui mis en évidence la relation entre l’état d’intoxication et l’aspect (enduitde la langue

Le nez sympathicothérapie, dont la découverte est attribuée à Pierre Bonnier dès 1895, bien que ses effets soient connus en Inde et en Chine, se dote d’une cartographie nasale dont la synthèse a été faite par D. Bobin ou des personnes comme Ludmila et Boris de Bardo.

Touche nasale provoque une exitation qui va fortement mobiliser l’énergie de la personne et va rééquilibrer le système sympathique

 

TECHNIQUES MANUELLES

 

L’ostéopathie (Still, Sutterland), la chiropraxie (Palmer), l’éthiopathie, la coordipathie (chiropraxie et respiration par Caldwell)

Les massages (suédois, chinois, sportif, californien,…

 

ACTINOLOGIE

 

C’est la connaissance des rayonnements avec l’héliothérapie en tête, l’étude de l’influence de la lune et des planètes (astrologie médicale), mais aussi des rayons ultra violets, infra rouges, ou encore des ondes sonores ou colorées.

 

MAGNETISME

Le magnétisme tient compte du magnétisme humain, de la géobiologie, de l’usage des aimants ou appareils à ondes régulées pulsées. Ce sont les frères Durville, qui, dans les années 50 révélèrent la science du magnétisme[11].

 

 

 

Aujourd’hui notre équilibre est chaque jour menacé par des conditions de vie difficiles, tensions sociales, pollution, hygiène de vie dénaturée. Notre corps essaie de « surfer » au milieu de ces intempéries, mais la lutte est rude. Pour lui garantir un minimum d’équilibre, il faut lui offrir une stratégie complète, qui le respecte, l’intègre dans sa globalité et ne le réduise pas à une juxtaposition d’organes en souffrance.

 

Nous sommes cette globalité corps/énergie/âme et pour nous bien porter, encore faut-il en prendre conscience. Que souhaitons-nous offrir à nous-même ? C’est la question qu’il faut nous poser pour entrevoir les bonnes réponses et se diriger vers de bonnes techniques.

 

Ces techniques, parce que donnant du sens à notre santé, ont chacune une importance capitale, mais l'une sans l'autre peut se révéler impuissante. Ce n'est que la synergie qui est capable de générer une transformation vers un mieux-être, comme une recette alchimique qui saura transformer notre plomb en or.

 

Michèle Théron

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "BIOCONTACT" 

 

 

 



[1] Fédération Française de Naturopathie, fenahman@free.fr

[2] Jacques Loeb, La théorie des phénomènes colloïdaux, Ed. Félix Alcan, 1925

[3] Shelton,

[4] Pierre Marchesseau, La médecine par les aliments, 1955

[5] Désiré Mérien, Les 5 clés de la revitalisation de l’organisme, Ed. Courrier du livre

[6] Mono, La guérison et la santé par les aliments, 1930

[7] Daniel Kieffer, Encyclopédie de la naturopathie, des pionniers aux naturopathes actuels, Ed. Jouvence, 624 p

[8] Pr Edmond Desbonnet, Comment on devient athlète, 1937

[9] Louis Kuhne, La nouvelle science de guérir, 1880

[10] Dr Salmanoff, Secrets et sagesse du corps, Table ronde, 1955

[11] Hector Durville, Théories et procédés du magnétisme, 1950






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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 13:05
 
 


Ceux qui ne connaissent pas leur histoire
s'exposent à ce qu'elle recommence

...
Elie Wiesel
 
 
 

Sisyphus_by_von_Stuck.jpg




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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:32

 

 




4 petites phrases, pour nettoyer ses relations, ses conflits, ses émotions :

 

 



Je suis désolé(e)

 

 

Je vous demande pardon

 

Je vous aime

 

Merci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://hooponoponofrance.org/documents.html

 

 

 

 

 

 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:22

 

 

Si tu veux tracer ton sillon droit,

accroche ta charrue à une étoile" 

 

Proverbe berbère

 

 

Mars-Tres-riches-heures.jpg



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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:53

 

Dans la dépendance, la qualité du lien ayant été abîmée, il faut rétablir un bon contact avec soi-même. Etre à l’écoute de ses besoins est le chemin à retrouver pour nourrir le corps et l’âme.

 

 

Lorsque l’on parle de dépendance, on évoque la plupart du temps une dépendance à « quelque chose » : tabac, alcool, sucre, alimentation, … Pourtant, difficile d’aborder le problème de la dépendance –des dépendances, car elles sont multiples- sans évoquer ce qui les relie probablement toutes à l’origine : une problématique du lien. Les problèmes de dépendance évoquent la dépendance affective et ses corollaires : l’insécurité, l’immaturité affective, une mauvaise estime de soi, un manque d’intimité avec soi-même et un décentrage par rapport à ses besoins profonds. A l’origine, on retrouve souvent une carence affective qui aura pour conséquence de saboter la confiance primitive dans la vie, ce fondement essentiel de notre force psychique.

 

De plus, on sait aujourd’hui que cette « force psychique » est dépendante de nos sécrétions hormonales, telles la dopamine et la sérotonine qui sont des euphorisants naturels. Cette sécrétion est commandée par des facteurs relationnels, comme le précise Boris Cyrulnik [1]: « (…) elle est ralentie chez le nourrisson privé de soins et de sources de plaisir ». D’autres expériences effectuées sur des singes confirment ces résultats, comme le souligne Arthur Janov [2] : « De fait, on a observé que les singes séparés très tôt de leurs parents avaient un taux de sérotonine extrêmement bas ». Et la sérotonine est un neuromédiateur fortement impliqué dans les troubles du comportement comme la boulimie, la dépression, l’insomnie. Une relation entre la consommation d’alcool et le taux de sérotonine cérébral a été démontrée, même chez des alcooliques non déprimés.

 

C’est dire l’importance de l’empreinte affective sur notre métabolisme.

Et le besoin affectif est un besoin primordial, même s’il est souvent considéré comme secondaire (voir encadré), sous tendu par des pulsions générant un état de tension. Cet état va mettre l’organisme en mouvement jusqu’à ce qu’il ait réduit la tension et retrouvé son unité. C’est à ce moment que peuvent intervenir des conduites qui seront qualifiées d’addictions, si elles mettent le sujet en dépendance, voire en danger pour lui même. C’est Boris Cyrulnik qui nous dit encore : « Nous sommes en danger sitôt placés dans un contexte dépourvu de sens à nos yeux ». [3] Et ce qui donne du sens aux événements que nous traversons, c’est la relation affective qui s’y joue, en écho à la relation affective nouée dans la prime enfance.

 

Il est rare de développer une addiction sans raison, même si, nous le verrons plus loin, nous pourrions classer certaines dépendances comme « exogènes », c’est à dire provoquées par des conditions extérieures. Mais même là, difficile d’attribuer exclusivement la responsabilité à des facteurs externes. Tout ce qui influence ou modifie nos comportements est conditionné par notre structure interne. Et cette structure interne s’est bâtie dès les premiers jours de notre vie (intra et extra utérine) grâce à la relation tissée entre l’enfant que nous étions et nos parents, et principalement notre mère.

 

 

Un lien très subtil

 

A travers le cordon ombilical, le fœtus reçoit la nourriture de façon continue, avec des informations différentes en fonction des émotions de la mère et de ce qu’elle mange. Si la mère a une mauvaise régulation de sa glycémie, l’apport en sucre à travers le cordon ombilical sera perturbé. Lors de l’allaitement, et si allaitement il y a, le lien entre l’enfant et la mère est renforcé. C’est un lien fort, psychophysiologique, puisqu’il conditionne la sécrétion lactée de la mère. La montée de lait dépend de l’appel du nourrisson, elle se tarit lorsque celui-ci est rassasié. Il se crée une fusion entre l’enfant et sa nourrice, fusion qui sera empreinte elle aussi de toutes les émotions qui circulent à ce moment là.

 

C’est pourquoi nous construisons en grande partie notre corps sur le modèle de notre mère. Car à la question « que voit le bébé quand il regarde le visage de sa mère ? », Donald Winnicot, pédiatre et psychanalyste faisait cette réponse : « Généralement, ce qu’il voit, c’est lui-même.». Et « Selon que ce visage exprime l’amour, la tendresse, l’admiration ou la tristesse, l’angoisse, le rejet (…), l’enfant va investir différemment son corps et l’image de soi ». [4] Outre le fait que l’enfant « absorbe » les émotions qui lui sont ainsi transmises, intervient aussi la manière dont cette nourriture est donnée.

 

 

Une insécurité dans l’enfance

 

Longtemps, il a été question de fractionner les rations alimentaires en fonction d’un horaire stricte, ne tenant pas compte des besoins de l’enfant. Il en résultait une anxiété et une insécurité qui submergeaient le nourrisson livré à lui-même dans sa totale dépendance, puisque ne pouvant répondre seul à ses propres besoins. Ces attitudes, même si elles étaient le fruit d’une « mode », peuvent persister, et n’en relèvent pas moins d’une perte de bon sens ou d’une coupure avec l’instinct maternel et traduisent une problématique du lien. De la qualité de la structure du Moi de la mère, de son histoire, dépend la relation, le lien qui s’établira avec l’enfant.

 

Quelle est l’attitude de la mère face à un être dépendant et vulnérable comme son enfant ? Va-t-elle répondre à ses besoins, ou bien va-t-elle inconsciemment le frustrer, faisant ainsi écho à ses propres frustrations ? Plus tard, dans son éducation, l’enfant sera-t-il accompagné dans la réalisation de ses besoins et de son individualisation ou bien va-t-il servir à combler les besoins de ses parents ? La confirmation de sa propre existence par la validation de ses besoins réels est le début de l’autonomie.

 

Et on le verra, l’écoute des besoins est capitale dans l’autonomisation et une des réponses à la problématique de la dépendance. Mais déjà, il est important de comprendre que cette dépendance se met très tôt en place, et qu’elle symbolise une fusion avec une histoire qui reste incomprise et non résolue, qu’elle est liée à un sentiment d’insécurité qui cherche à être comblé, « annulé », par une substance ou une autre personne.

 

 

Une dépendance parfois exogène

 

Maintenant, il n’est pas exclu que certaines dépendances, comme celle du sucre par exemple, puissent être considérées comme « exogènes » au vu de l’industrie et des habitudes alimentaires modernes. En effet, l’appauvrissement de l’alimentation par le raffinage et l’ajout permanent de sucre dans des produits qui ne devraient pas en contenir, favorisent un phénomène de dépendance dont les effets sont de plus en plus menaçants pour la santé humaine.

 

Le sucre se retrouve en effet partout et même les personnes qui, au départ, ne sont pas des « becs sucrés », voient insidieusement leur consommation augmenter : sauces, mayonnaises, charcuteries, légumes surgelés préparés, plats salés préparés, bâtonnets de poissons, saumon fumé, compotes, médicaments,… il est difficile d’échapper à un ingrédient présent là où on ne l’attendait pas. Une mayonnaise « allégée » va parfois contenir 14 % de sucre ajoutés. Dans une cigarette, il peut y avoir jusqu’à 10 % de sucre. Et l’un des moyens de mesurer l’impact d’une drogue, même dite « douce », est l’augmentation de la glycémie dans le sang. Café, alcool, tabac, coca et sucre bien sûr, font augmenter le taux de sucre dans le sang, ce qui est à l’origine de cette sensation d’euphorie, de concentration, de bien-être, et de faim calmée. 

 

Le glucose est l’aliment de base de nos cellules et de notre cerveau. Consommer du sucre permet d’avoir une réponse rapide au niveau énergétique et crée un circuit « court ». La sensation de manque est vite comblée, mais disparaît vite aussi… Après le bien-être, c’est l’hypoglycémie, avec ses signaux de détresse qui appellent à consommer à nouveau du sucre : un vrai phénomène de drogue donc. Par ailleurs, ce type d’aliment ou de substance, crée un schéma où l’on va sans cesse chercher « à l’extérieur » les ressources qui nous seraient nécessaires, exactement comme lorsqu’on ne pouvait compter « que » sur maman.

 

En consommant sans cesse et toujours plus, nous sommes projetés à l’extérieur de nous-mêmes, décentrés, au point de ne plus pouvoir sentir que c’est notre propre métabolisme, notre rapport à la nourriture, à nous-mêmes et aux autres qui va pouvoir combler nos besoins. Dans ce type de dépendance, il suffira peut-être simplement d’une prise de conscience, d’un recadrage, de lire les étiquettes des produits, de mieux choisir ses aliments pour retrouver rapidement une stabilité. Avec une alimentation saine, complète, qui stabilise la glycémie, le corps va se trouver en sécurité et va pouvoir faire confiance à ses ressources « intérieures ».

 

 

Un accompagnement holistique

 

Quelque soit la dépendance, alcool, café, tabac, alimentation, une stratégie globale s’impose. Pour accompagner une personne en dépendance, la naturopathie pourra apporter des réponses, à condition de concevoir cet accompagnement de façon holistique, c’est à dire en prenant en compte différents plans, du plus subtil (spirituel) au plus dense (physique). Si une partie, une fonction, un plan de notre être est inhabité, déserté, alors il ne peut être nourri correctement.

Pour répondre à la souffrance d’une personne en dépendance, il est nécessaire de nourrir le corps et l’âme. Aussi, l’accompagnement se fera en informant, en harmonisant, en accueillant des plans qui sont en souffrance ou mal intégrés, en fonction des priorités.

 

Au plan spirituel :

Il sera question ici de retrouver un idéal, une confiance en la vie. Confiance large qui permet de donner un sens à sa vie, de se réconcilier avec l’idée que l’on est unique, et de se connecter à nouveau au ciel et à la terre. L’être humain, lorsqu’il comprend qu’il est un pont entre le ciel et la terre, retrouve aussi la place qu’il a dans ce monde.

 

Au plan social :

Il est question à ce niveau là de changer ses croyances et son rapport aux autres, car le sentiment d’estime de soi n’est pas seulement une qualification individuelle -« qui suis-je »-, mais un rapport aux autres : « qui je suis par rapport aux autres, que sont les autres par rapport à moi » [5]. Il faut donc à nouveau développer son sentiment d’appartenance, qui est un point d’appui pour construire un projet, pour extérioriser sa pulsion de vie et avoir le sentiment d’exister.

 

Au plan psychologique :

Tout d’abord, en fonction de la gravité des symptômes, il faudra engager la personne, si ce n’est déjà fait, à être suivie sur le plan psychologique et à travailler la problématique de sa dépendance. Mais parallèlement, on pourra la soutenir avec un travail destiné à reconstruire la sécurité, la confiance, l’estime de soi, le sentiment de valeur. L’estime de soi est capitale, on peut la considérer comme le système immunitaire du psychisme. Le sentiment de valeur est lié à la validation des besoins, à l’exploration des désirs et à l’accueil inconditionnel des émotions. C’est en accueillant les émotions autrefois refoulées que l’on peut à nouveau retrouver la trame de son histoire. Les émotions sont des agents de renseignement qui nous informent sur des besoins non satisfaits. Etre à leur écoute est donc le moyen le plus sûr de retrouver la confiance et le chemin vers soi. On encouragera et valorisera les prises de risque, parfois pour de toutes petites choses, car à chaque prise de risque, on lâche une peur, on accepte de rompre un attachement.

 

Parmi les techniques complémentaires, l’Olfactothérapie® permettra à la fois de contacter des émotions oubliées ou inaccessibles autrement, mais aussi, grâce à une odeur aimée que l’on pourra sentir en permanence, servir de « leurre » olfactif qui agira comme un substitut sensoriel et aidera au sevrage.  

On pourra aussi orienter la personne vers une autre technique, l’haptonomie, qui, en travaillant sur la mémoire du toucher affectif, rétablit en profondeur la sécurité de base.

 

Pour soutenir ce plan, on pourra donner de la griffonia simplicifolia, plante dont l’actif principal est un précurseur de sérotonine, ou du millepertuis si un état dépressif est présent. Pour renforcer l’autonomie par l’affirmation de soi, on pourra prendre en élixir floral « centaurée », « plumbago », ou « pommier sauvage » pour assainir ses perceptions et éliminer les idées polluantes et restrictives. Mais ici, il faudra tenir compte de l’histoire de chacun pour vraiment connaître les remèdes les mieux adaptés.

 

 

Au plan physique :

  • ·        Pour redonner au corps un sentiment de sécurité, il faut le nourrir correctement. Le cerveau étant l’organe le plus concerné dans la gestion de la dépendance, il conviendra donc de bien le nourrir avec des huiles exclusivement végétales, de première pression à froid, bio, et en particulier celles riches en oméga 3 comme l’huile de colza. Il conviendra de privilégier une alimentation hypotoxique, dépourvue d’excitants (qui sont généralement l’objet de la dépendance : alcool, café, sucre, tabac, coca…), mais capable de nourrir le corps en profondeur, avec l’introduction de légumineuses, de céréales complètes et d’oléagineux qui faisaient probablement défaut. La clé de voûte de cette nouvelle alimentation sera bien sûr la mastication, car elle seule va pouvoir déclencher le sentiment de satiété, remettre en contact avec le plaisir (paradoxalement absent) et donc, petit à petit, réinstaller un sentiment de sécurité. Alimentation saine, sommeil réparateur, oxygénation, répondent aux besoins vitaux de l’organisme et la sécurité commence par la satisfaction de ces besoins là. 
  • ·        Parallèlement, il est souhaitable de soutenir la fonction de désintoxication du foie, avec de la taurine par exemple, acide aminé soufré qui a l’avantage de fixer le magnésium (utile en cas de stress), et qui agit comme un neuromodulateur de certaines activités cérébrales.
  • ·        Il sera probablement utile de renforcer la flore intestinale, avec des pré et pro-biotiques, peut-être d’avoir recours à des irrigations coloniques, autant pour nettoyer l’intestin des toxiques accumulés que des vieilles mémoires qui ont laissé leur trace. Au quotidien, on pourra prendre de l’argile, 1 cuillérée à café dans un verre d’eau à laisser reposer toute la nuit et à boire le matin au lever.
  • ·        La chlorella, cette algue bleue à la très grande richesse nutritive, sera ici surtout utilisée pour son très haut pouvoir antitoxique.
  • ·        Pour favoriser la désaccoutumance à toutes les drogues, on prendra du kudzu, cette racine qui, consommée en cure, entraîne une diminution de la consommation d’alcool et de cigarettes. On a observé que l’alcool et la nicotine agissent sur les même récepteurs nerveux que les actifs de la plante.
  • ·        Si la dépendance est plutôt au sucre, il conviendra de soutenir la fonction rate/pancréas, avec du chrome qui favorise la tolérance au sucre (maintien d’un niveau normal de glucose sanguin) et qui intervient dans le métabolisme des lipides, et l’association de « Zn-Ni-Co » en oligo-éléments.
  • ·        Une activité physique quotidienne, ou au moins 3 fois par semaine sera un bouclier naturel contre le stress en évacuant les tensions, ces tensions qui poussent justement à consommer excessivement certains produits. De plus, une activité en plein air, à la lumière du jour, est importante pour informer la pinéale, glande régulatrice du rythme biologique et qui sécrète la mélatonine (dérivée de la sérotonine).
  • ·        Les bains dérivatifs, en remobilisant les fascias et les toxines qui y sont stockées, permettront d’assainir l’organisme. 
  • ·        Le massage pourra constituer un support privilégié pour retrouver un sentiment d’unité corporelle, réduire le stress et se réapproprier son ressenti.
  • ·        Des techniques comme l’acupuncture pourront aider au sevrage (auriculothérapie pour le tabac par exemple) et soutenir les organes dans leur fonction (assimilation, élimination). Pour la médecine chinoise, les organes ont aussi une fonction psychique, et soutenir le « rein » par exemple, permettra de réduire les peurs qui lui sont associées énergétiquement. Si un chagrin ancien subsiste, le poumon sera concerné puisqu’il gère la tristesse.

 

Bien entendu, l’aide de compléments alimentaires ou de biothérapies constitue une facilitation pour commencer un travail vis à vis de la dépendance, mais il est clair que l’hygiène alimentaire et l’hygiène de vie globale, qui seront peut-être plus longues à mettre en place, sont les garants d’une stabilité qui, une fois obtenue, sera acquise dans le long terme. La vie n’est pas linéaire, des rechutes sont toujours envisageables, elles sont aussi parfois riches d’enseignement et permettent de traverser une nouvelle étape vers l’autonomie. Et le moyen d’obtenir cette autonomie, c’est d’investir dans des stratégies physiques et psychiques qui s’inscrivent dans la durée et vont ancrer de nouveaux comportements au plus près de soi.

 

 

 

M T

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "Biocontact"

 

 

Des besoins hiérarchisés

C’est le psychologue Abraham Maslow qui, dans les années 50, a mis en évidence l’importance des besoins humains et les a hiérarchisés sous forme d’une pyramide. Ce principe de hiérarchie suppose qu’un nouveau besoin (supérieur), n’émerge que lorsque le (ou les) besoin inférieur a été relativement satisfait. A la base se trouvent les besoins primaires et essentiels (tels la survie et la sécurité), et plus on s’élève, plus il s’agit de besoins qui émergent une fois que ceux du dessous sont assouvis. Ne demandez pas à un être humain d’être préoccupé par son accomplissement personnel s’il manque de sommeil, de nourriture, de boisson ou s’il est en danger… Ce sont des besoins considérés comme primaires, essentiels à la survie. Néanmoins, certains besoins, comme les besoins affectifs, bien que considérés comme « secondaires » sont tout aussi vitaux. En effet, un enfant privé d’affection ou séparé de sa mère est en danger et sa survie est même menacée. René Spitz a observé les enfants placés en institution, et a constaté que la mortalité et les maladies étaient plus importantes chez ces enfants, bien qu’ils recevaient des soins. Il a d’ailleurs nommé ce syndrome « l’hospitalisme ».

Mais que ce soit pour Maslow ou Carls Rogers, l’être humain est un être de transcendance et a besoin de s’accomplir, d’aller vers la croissance et l’épanouissement de son potentiel inné. Cette tendance ne peux s’exprimer que si l’individu prend conscience de ses vrais besoins, besoins auxquels il n’a accès que s’il a reçu un « regard positif inconditionnel » lui donnant le sentiment d’être aimé et respecté. Ce besoin inaliénable de transcendance est le besoin d’une vie signifiante (value-life) qui pousse l’être humain au-delà de ses limites habituelles.

 

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 Nous devons satisfaire nos premiers besoins avant de nous élever dans la hiérarchie des besoins.



[1] Boris Cyrulnik, in Psychologies n° 206

[2] Arthur Janov, in Le corps se souvient, Ed. du Rocher

[3] B. Cyrulnik in Médecines Douces, sept 94

[4] cité par E. M. Lipiansky in L’identité, Ed. Sciences Humaines

[5] Jean-François Gossiaux, in L’identité, Ed Sciences Humaines

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:45

 

Notre physiologie est sous dépendance de nos émotions. Nos symptômes traduisent le plus souvent une difficulté à intégrer les événements de la vie. Pour faire face au stress, une bonne hygiène de vie, qui inclut une clarification émotionnelle, est indispensable.

 

Dès notre naissance, la qualité de notre santé dépend de différentes fonctions physiologiques, dont la fonction alimentaire qui, à travers la digestion et l’excrétion, permet l’assimilation des nutriments utiles à la croissance et l’entretien de l’organisme. Mais il serait trop simple de penser que la totalité de ce que nous absorbons profite à notre corps. Le substrat de ce long processus dépend de la façon dont nous digérons et assimilons, c’est à dire que la qualité et la quantité des nutriments vraiment utilisés sont soumis à d’autres facteurs, à la fois physiologiques, chimiques, et psychologiques.

 

 

Une assimilation sous contrôle

 

L’état de notre psychisme va conditionner la réussite de ce processus de digestion. En effet, la digestion est sous dépendance du système nerveux, en particulier du système nerveux végétatif ou « autonome », système qui fonctionne sans notre volonté. Il est donc directement relié à notre inconscient. Ce système est lui-même fortement influencé par les émotions et le stress. De cette interaction peuvent naître des dysfonctionnements, des troubles psychosomatiques, des symptômes qui, au départ, n’auront pas pour cause majeure la biologie, mais auront une forte incidence sur elle. Car ne pas pouvoir s’adapter aux conditions de stress, c’est mettre en péril notre équilibre physiologique et psychique. Pour cela, il faut comprendre comment le stress sollicite notre organisme.

 

La réponse au stress se fait au niveau du système hormonal et nerveux, celui-ci étant composé du système volontaire et du système végétatif. Ce dernier est constitué de deux branches, ayant chacune des fonctions distinctes. L’orthosympathique (ou sympathique) est associé à la réponse au danger, au stress, à la dépense d’énergie. Le parasympathique est associé à la détente, la recharge organique, la récupération, la digestion. Le stress constitue un message qui met en jeu une fonction (dépense d’énergie) qui contrarie celle de la digestion (assimilation). En phase de stress aigu, le système sympathique va interrompre les sécrétions digestives, la motilité de l’estomac et de l’intestin est réduite, les muscles sont en constriction, certains sphincters sont fermés, empêchant la vidange gastrique ou provoquant la constipation.

 

Le stress carence l’organisme

De plus, pour faire face à toutes ces réactions chimiques, l’organisme consomme une grande quantité d’enzymes, de minéraux et l’oligo-éléments, confisquant et sacrifiant ainsi des substances nécessaires à d’autres fonctions. Le stress est un grand acidifiant et producteur de radicaux libres, qui eux aussi « coûtent » en réserves (vitamines C et E, polyphénols, cuivre, zinc, manganèse et sélénium) et peroxydent les lipides. Par voie de conséquence, les membranes cellulaires sont endommagées et n’assurent plus correctement leur fonction d’échange pour une bonne assimilation. La cellule nerveuse est essentiellement entourée de lipides et les réponses au stress n’en seront que plus difficiles encore, un bon équilibre nerveux nécessitant l’apport suffisant d’acides gras polyinsaturés. La muqueuse intestinale devient perméable et n’assure plus son rôle de barrière et de sélection.

C’est le début d’un cercle vicieux : l’organisme carencé va, au mieux, tenter de compenser en envoyant des ordres au cerveau pour recevoir plus de nutriments (donc plus de nourriture), il va s’affaiblir et être moins performant face au stress. Notons que les personnes les plus perméables au stress, et dont les manifestations neurovégétatives et endocriniennes sont les plus perturbatrices, sont celles qui expriment et extériorisent le moins leurs sentiments et émotions. On voit que non seulement le stress aura des répercutions différences d’une personne à l’autre, mais que la gestion des émotions est capitale pour l’équilibre digestif. Les symptômes liés au système digestif vont nous parler de notre difficulté à avaler, à assimiler les expériences de notre vie. « Cela m’est resté sur l’estomac »… Le langage populaire a très bien su mettre en mots le sens de nos souffrances.

 

Digérer le monde

Si nous suivons la progression du tube digestif, pour commencer regardons ce qui va se passer au niveau de la bouche. En état de stress, nous ne prenons plus le temps de mastiquer. Sans mastication, l’action de la ptyaline au niveau de la bouche ne peut se faire sur les amidons qui seront imparfaitement dégradés et fermenteront dans l’intestin. La plupart du temps, le stress nous fait avaler « n’importe quoi », une nourriture qui vient étouffer des émotions trop fortes ou inconscientes, le plus souvent à base de sucre, fournisseur d’énergie rapide et symbole des saveurs sucrées primales (liquide amniotique et lait maternel). En ne gardant pas assez longtemps les aliments en bouche, les informations subtiles ne peuvent parvenir au cerveau, qui à son tour ne peut analyser et envoyer les bons messages de digestion.

 

Au niveau de l’estomac, les ruminations, la non acceptation du monde extérieur, la nécessité de « digérer un événement », l’inquiétude, vont créer des troubles allant de l’aérophagie en passant par la hernie hiatale ou l’ulcère, où la sécrétion d’acide chlorhydrique ira jusqu’à attaquer la muqueuse. C’est la solution de l’organisme pour détruire ce qui est extérieur à nous, nourriture ou, symboliquement, événement trop lourd. N’oublions pas que le stress diminue la motricité du tube digestif alors que l’estomac doit malaxer les aliments. Ceux-ci vont donc stagner. L’estomac va tenter de les dissoudre avec une arme efficace : un suc digestif avec une acidité de pH 2.

 

Le stress diminue l’amplitude de la respiration. Le bol alimentaire est moins bien oxygéné, ce qui empêche l’oxydation des aliments, autre façon de débuter la dégradation. Le diaphragme, tendu et peu mobile, ne va plus masser les organes sécréteurs (pancréas, vésicule biliaire) qui seront de moins en moins stimulés mécaniquement.

 

D’un côté, la rate et le pancréas vont nous parler de notre rapport au passé, à la douceur, au plaisir , aux règles et aux normes. Le sucre, géré par ces organes, évoque le besoin de reconnaissance, la récompense lorsque, enfant, nous étions « sages » et « conformes ».

 

De l’autre côté, le foie et la vésicule biliaire, sont associés le plus souvent à une émotion comme la colère. Celle-ci va bloquer la fonction hépatique, provoquer des symptômes tels hémorroïdes, migraines, spasmes de la vésicule, engorgement de la veine porte et donc difficultés de circulation de retour. Les colères rentrées vont densifier l’énergie, risquant de créer kystes, boues ou calculs biliaires, cirrhoses, cancers. « Je me fais de la bile », traduit bien notre inquiétude qui va se loger à ce niveau-là. Le foie est un élément clé dans la réponse au stress. Le glycogène stocké dans le foie est libéré afin de produire rapidement de l’énergie, ainsi la glycémie peut devenir instable et entraîner des compulsions alimentaires pour compenser les sensations d’hypoglycémie. Déréglée, la fonction hépatique peut provoquer un désordre du métabolisme des lipides (triglycérides, cholestérol) ou du métabolisme des hormones métabolisées dans le foie, entraînant à son tour des troubles ovariens ou gynécologiques.

 

Trier le bon et le mauvais

Au niveau de l’intestin grêle, l’organisme va faire le tri entre l’assimilable et le non-assimilable. Est-ce que dans mon rapport à la vie, je sais garder ce qui est bon pour moi ? Est-ce que je sais faire des choix, trier, sélectionner ? Est-ce que j’accepte de laisser partir ce qui ne me nourrit pas ?

Et enfin, au niveau du colon, grand éboueur de notre organisme, va se conclure le processus d’assimilation. C’est ici que le non-assimilable est évacué. Mais ai-je assez conscience de ce que je ne peux pas assimiler, suis-je capable de lâcher, d’abandonner, d’être en sécurité ? Il faut pouvoir comprendre que ce qui sera lâché sera à nouveau remplacé si besoin, à condition d’avoir confiance. Si mes croyances s’opposent à cette confiance, s’il y a peur de manquer ou de se tromper, l’évacuation des matières et des expériences sera difficile, occasionnant des fermentations. C’est au niveau du colon que s’impriment de gros conflits manifestés par des pathologies comme la maladie de Crohn, la recto-colite hémorragique, l’inflammation des diverticules, etc. Le colon est l’endroit où les émotions non exprimées et non conscientes de l’enfance pouvaient se manifester. « Maman, j’ai mal au ventre », symbolisait tout ce que l’on vivait sans le comprendre.

 

L’impact du stress au niveau du gros intestin a un rôle majeur : il modifie considérablement la flore intestinale, cette flore dont les « bonnes » bactéries font aussi un merveilleux travail : digestion du lactose, meilleure assimilation des acides aminés essentiels, synthèse de nombreuses vitamines (K, B12, B9, H, B2, B5), inhibition de l’adhérence épithéliale de bactéries pathogènes, réduction de l’absorption de substances toxiques (ammoniac, amines et indoles), développement de la muqueuse intestinale, cette barrière naturelle entre notre intérieur et l’extérieur. 

 

A chaque niveau du tube digestif, le stress laisse son impact. A chacun d’être à l’écoute de ses symptômes, en lien direct avec les événements de sa vie, et de savoir au mieux diminuer l’impact du stress. Pour maintenir une assimilation optimum et être moins perméable au stress, quelques règles d’hygiène s’imposent.

 

-         La qualité de l’alimentation : biologique elle est plus riche en nutriments et exempte de produits toxiques (engrais, pesticides, etc.). Crue, elle va apporter des enzymes, indispensables au catabolisme, et économiser nos enzymes endogènes. Les aliments à index glycémique faible vont réguler la glycémie et permettre d’être plus stable face au stress, comme les « bonnes huiles » bio, de première pression à froid, source d’oméga 3 (colza). Tout ce qui entre dans notre corps nous construit, tant au niveau physiologique que psychique. Il a été démontré que le stress d’un animal est gardé en mémoire dans sa chair. Ainsi, nous pouvons hélas « manger du stress ».

 

-         La mastication : sans insalivation et sans broyage préalable des aliments, le corps n’a pas accès à la totalité des nutriments et nous mettons notre estomac en « détresse », nous ajoutons du stress au stress. Au lieu de prendre des compléments alimentaires, cherchons plutôt à obtenir une meilleure biodisponibilité de ce que nous avalons. La mastication entraîne la satiété qui est source de plaisir. Et le plaisir n’est-t-il pas une belle anti-dote au stress ?

 

-         Le stress entraîne une dystonie neuro-végétative que l’on pourra réguler par des oligo-éléments : manganèse-cobalt (Mn-Co), des biothérapies : glauconie D8 en lithothérapie , ficus carica, Bg, MG 1D en gemmothérapie pour agir sur la sphère nerveuse et gastrique. Ceci n’est qu’une trame à adapter en consultation avec un thérapeute.

 

-         Et bien sûr, mettons en place une hygiène comportementale, en trouvant le temps de pratiquer relaxation, respiration, méditation, sport de détente et en ayant un bon sommeil réparateur.

Enfin, pour cesser d’être en vigilance permanente, il est nécessaire de changer notre vision du monde. C’est le début d’un questionnement intérieur : quel est mon système d’assimilation, qu’est-ce que je sais assimiler ou pas, quelle est ma manière d’aimer ? Car aimer, c’est prendre, c’est assimiler la vie et les être humains en acceptant l’altérité.

 

 

MT

Article paru dans "Biocontact"

 

 

 

 

 La psychosomatique

 

Ce lien psychosomatique à mis du temps avant de voir le jour dans le monde de la santé. Pour arriver à cette évidence, il a d’abord fallu au 19e siècle les premières observations de François Magendie qui étudia la physiologie du système nerveux, puis de Harvey Cushing qui mis en évidence l’origine nerveuse de l’ulcère de l’estomac, et de René Leriche qui décela une cause nerveuse à l’origine de nombreuses lésions organiques, de désordres vasculaires, de la douleur et des spasmes, par simple irritation du système nerveux sympathique. Il faut bien sûr citer Walter Cannon, père de l’homéostasie, qui s’intéressa aux troubles fonctionnels déclenchés par la régulation du système nerveux face aux émotions, et Ivan Pavlov, qui très tôt consacra ses recherches aux fonctions digestives et à l’importance de la répétition des stimuli dans le comportement des individus.

Enfin, au 20e siècle, Hans Selye étudie les réactions de l’organisme face aux nuisances de la société moderne, Reilly révèle le syndrome d’irritation du système nerveux sympathique, établissant que toute irritation violente des fibres sympathiques pouvait entraîner une « explosion vasculaire », allant de la simple congestion aux hémorragies et conduisant à l’apparition de lésions graves de divers organes, l’intestin, le foie, les reins. Il démontre ainsi l’importance de l’innervation viscérale, et préconise, non pas de renforcer les défenses de l’organisme (déjà fortement mises à contribution par le système sympathique), mais au contraire de les interrompre transitoirement (hibernation artificielle). Il faut bien sûr évoquer Henri Laborit et ses travaux sur le système nerveux végétatif qui l’amèneront à dire que la pathologie est le résultat de la mise en jeu d’un système de défense face aux événements de notre existence. C’est ainsi que l’impact du stress sur la santé a pu être reconnu.

 

 

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:12
Changer malgré les résistances - Michèle Théron

 

Le changement, processus compliqué et parfois douloureux, est impossible sans une mutation intérieure aidée par un regard nouveau sur soi-même et sur les autres.

 

Nous sommes tous concernés par le changement. La vie même est synonyme de changement. N’est-ce pas Bouddha qui disait : « Il n’existe rien de constant, si ce n’est le changement » ? !

 

Notre simple existence au sein d’un environnement qui exerce sa pression sur nous, nous oblige en permanence à évoluer et à nous adapter. Le changement nous sollicite à tous les niveaux : personnel (dans notre démarche individuelle), familial ( en tant que parent, pour aider nos enfants à grandir, pour se libérer du poids du passé ou pour évoluer dans notre couple), professionnel (les bouleversements techniques ou législatifs, l’évolution de notre carrière, la motivation), thérapeutique (comment être un accompagnant qui favorise le changement de l’autre), sociétal (les choix politiques, l’évolution des mentalités, la « modernisation »), ou spirituel (changer notre niveau de conscience, être capable de dire « oui » à la vie et d’accepter toutes les étapes de notre existence, -naissance, maturité, renaissances, vieillesse, mort-).

 

Le changement est un processus à la fois « quantitatif » et « qualitatif ». C’est par l’acquisition de différents savoirs, savoirs-faire, savoirs-être, qu’un individu peut être pris dans un mouvement qui va le mener petit à petit vers un autre point. Ce mouvement est soumis partiellement à sa volonté et lui échappe aussi en grande partie. Cette absence de maîtrise totale du mouvement tient, entre autres, à la nature même de l’individu : il répond à des lois biologiques, universelles, qui le placent dans un contexte, un environnement, auxquels il répond.

 

Nous sommes pris entre deux forces

 

Mais, liée inévitablement au changement, s’impose aussi une autre force : la résistance à ce même changement. Cette force, pour la psychanalyse, se définirait comme ce « qui s’oppose à la prise de conscience de ce qui a été refoulé ». Et nous sommes pris en permanence entre ces deux mouvements : l’un qui nous fait aspirer au changement, à l’évolution, à la résolution de nos problématiques, et l’autre qui nous en éloigne, qui résiste à toute action s’exerçant sur nous-mêmes et aspire à l’inertie. Cette contradiction entre la pression exercée par l’environnement, les événements, le mouvement de la vie, et la pression d’opposition exercée par l’individu qui résiste, n’est pas sans créer une certaine tension, voire une souffrance ! Notre peur de perdre, notre difficulté à lâcher la rébellion, l’orgueil, l’image, le pouvoir, les sécurités, les bénéfices, les croyances sont autant d’éléments qui agissent comme des freins.

 

Dans cette seconde dynamique, s’inscrivent toutes nos croyances obsolètes, tout ce qui fait obstruction à la nouveauté, à l’inconnu, à l’inattendu, à ce que nous ne pouvons pas maîtriser. En effet, l’être humain, dans sa biologie même, par le jeu de l’homéostasie, vise en permanence un équilibre en maîtrisant son environnement (molécules, éléments, événements, personnes,…). Pas étonnant donc, qu’il soit parfois si compliqué d’accoucher de notre désir de changement, lorsqu’il est entravé par le contrôle et par nos peurs. Sénèque disait « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ».

D’abord, se connaître

Et la première raison qui nous empêche de dépasser nos peurs, reste la non connaissance de nous-mêmes. « Continuer à souffrir sans améliorer son sort n’est pas de la patience, c’est de l’ignorance », disait Margaret Mead. Pour changer, nous ne pouvons pas faire l’économie de sonder nos profondeurs. Il faut plonger dans nos ombres, notre passé, notre héritage, nos valeurs et notre vision du monde. Il faut oser se décentrer par rapport à tout ce qui a été acquis, pour accéder à du neuf. Il faut cesser d’incriminer le monde comme responsable de notre incapacité à changer ou à aller mieux. Car le monde, c’est nous, et bien des grands sages nous l’ont dit.

 

Tout d’abord Gandhi, qui affirme : « Nous devons être le changement que nous voulons voir dans ce monde ». Ensuite, Krishnamurti qui disait : « La transformation du monde est provoquée par la transformation de soi-même, car le soi est le produit et une partie de tout le processus de l'existence humaine. Pour se transformer soi-même, la connaissance de soi est essentielle, sans vous connaître il ne peut pas y avoir de transformation. »

Impossible donc d’échapper à la responsabilisation, à l’engagement et à la quête de soi…

 

Se mettre en cohérence avec la vie

 

Et nous sommes aidés en cela par la vie, la vie qui est toujours plus forte que l’individu. Un certain nombre d’événements s’imposent à nous parfois sous la contrainte et agissent finalement comme des facilitateurs de changement. Les frustrations, la souffrance, la maladie, les ruptures, agissent comme des moteurs pour nous mettre dans le mouvement de la vie, en attendant que notre besoin d’intégrité intérieure et que le contact avec notre pulsion de vie réveillent notre moteur intérieur et nous mettent en cohérence avec la vie. En effet, à défaut de dire un « oui » inconditionnel à la vie, nous sommes placés face à des événements que nous allons vivre de façon douloureuse et qui vont nous obliger à changer, à trouver de nouvelles ressources. Nous y serons « contraints », peut-être jusqu’à ce que nous décidions d’anticiper les événements et de changer par nous-mêmes.

 

C’est notre degré d’ouverture qui va déterminer la force des événements auxquels nous seront confrontés, c’est lui qui va nous permettre de « digérer » avec plus ou moins de facilité l’impact de ce qu’il nous faut intégrer comme nouveau, et qui nous faisait défaut jusqu’alors. Faut-il comprendre que la force de l’impact des événements qui nous est imposée est proportionnelle au manque de cohérence qui nous habitait, ou encore, proportionnelle au niveau de conscience qui était à atteindre ? Chaque épreuve dépassée, chaque transformation assumée, sans regret, sans douleur, sans rancune, nous ouvre en effet à un niveau de conscience supérieur, à un élargissement qui est un gain extraordinaire, tant sur le plan personnel que dans notre rapport aux autres et au monde.

 

Une résistance inévitable

 

Néanmoins, ne fustigeons pas non plus les résistances. Elles sont l’expression, dans un premier temps, d’une intelligence qui nous permet de vivre (même dans la survie), quand nos capacités d’adaptation sont dépassées. La résistance est en effet un temps de maturation nécessaire à l’évolution, qui permet à l’individu d’intégrer les nouvelles données qui vont modifier son être, son environnement et toucher son intime.

C’est parfois lentement qu’il faut réapprendre à accueillir la vie, quand autrefois elle nous avait blessés et laissés dans des retranchements destinés à nous protéger d’elle. Il faudra parfois du temps pour accueillir à nouveau les événements en respectant nos capacités d’intégration, au risque de maintenir certaines résistances en place.

 

Mais il nous faut surtout entamer un processus intérieur, un mouvement qui va autant au cœur de nous-mêmes que vers l’extérieur. Une démarche qui amorce un changement sera facilitée par l’écoute, la reconnaissance et la validation de notre vécu. Légitimité, droit à l’erreur, bienveillance, respect, empathie, sont autant d’éléments qui permettront de retrouver un sentiment de sécurité intérieure et de reconquérir l’estime de soi, sans laquelle il est difficile de changer.

 

Retrouver et aimer le féminin intérieur

 

Changer, c’est s’aimer, s’aimer pour ses erreurs, ses incohérences passées, et se pardonner d’avoir eu des limites. Changer, c’est s’aimer dans notre capacité à grandir, c’est se vouloir plus grand, même si cela prend du temps. Changer, c’est aimer la vie et avancer avec elle. Changer, c’est aussi le moment de prendre conscience de notre besoin des autres, sans lesquels nous ne pouvons exister, même dans une démarche d’individuation. Les autres peuvent alors devenir un contexte facilitant, alors qu’autrefois ils étaient vécus comme une contrainte ou une possible blessure. Ils deviennent des vecteurs pour notre transformation et leur présence prend un sens tout particulier dans notre vie, en nous obligeant à être impliqués et conscients.

 

Cette conscience ne pourra s’appuyer que sur la restauration de notre monde intérieur qui est l’autre face, inconsciente, de notre potentiel. C’est notre féminin intérieur, à nouveau « épousé », qui nous permettra l’accès à notre transformation, qui sera alors une véritable mutation. Car ce « féminin de l’être », est « prodigieusement riche d’énergies potentielles » (1).

 

Cette nouvelle conscience est le fruit d’un contact constant avec notre ressenti, moteur interne et individuel, qui permet à chacun de trouver la voie juste pour lui.

Car, comme le disait Ibn El Arabi (2), « Tu es toi-même le but de ta quête ».

 

 

MT

Article paru dans "Objectif Notre santé", "Biocontact"

 

(1) Annick de Souzenelle, « Pour une mutation intérieure », Ed Le relié

(2) Ibn El Arabi, philosophe et mystique arabe mort en 1240, auteur de plus de 400 ouvrages.

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans SANTE-NATUROPATHIE
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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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