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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:15
Monde barbare - Michèle Théron

 

 

 

je regarde le monde barbare et sauvage,

j'écoute les lois, les paroles et les mensonges assassins

je laisse mes yeux filer sur l'asphalte gris des villes

cette suie charbonneuse qui aspire le pas des passants oublieux

transformés en ombres mouvantes réduites au silence

 

je regarde ce monde noir et défait

cet amalgame de plombs et de métaux vils

où les bourreaux parlent haut

où l'indécence est de mise

portée comme un fourreau de paillettes

qui éclabousse obstinément les regards éventrés par la peur

 

j'écoute les plaintes animales des hommes

couchés à terre par la violence et la haine

j'écoute les cris laissés dans l'air

comme des cerfs-volants déchirés par le vent

j'entends un brouhaha confus et strident

qui résonne à fendre le coeur

 

mais dans cette nuit réelle et illusoire

au milieu de la foule, j'ai tourné la tête doucement

attirée comme le papillon vers la lumière

par le regard noir et brillant d'un enfant

sa peau est dorée comme les caramels sucrés

sa chair est souple comme la bonté des matins

ses cheveux bleus de jais ressemblent

aux ailes fines des corneilles ambassadrices

et ses yeux parlent comme la terre parle

d'amour et de confiance

de joie et de vie

d'espérance et d'aubes éclatantes

d'or pur qui pétille

comme ses rires dont il éclabousse la nuit

et comme ses pleurs dont chaque goutte

implore d'ouvrir nos coeurs emmurés

 

dans l'éclat de ses yeux il y a des pépites d'eau

venues du fond des océans et des secrets du ciel

et cette phosphorescence éclaire le monde barbare et sauvage

accuse de sa lumière implacable les bourreaux

qui guillotinent la vie à coups de magie mensongère.

 

je regardais le monde, barbare et sauvage,

et dans la nuit noire et défaite

je me suis mise à désirer sans retenue

comme une faim de caramels

cette innocence enfantine et vulnérable

pareille à une lanterne tremblante

pouvant ensemencer d'amour le monde

avec la douceur d'un encensoir

diffusant ses effluves. ©                                      

 

MT

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:55

 

« Il n’y a pas d’activité plus intime que le travail du sens. »

B. CYRULNIK

 

 

L’intime est un thème rare de nos jours, car nous focalisons surtout sur des notions de personnalité qui parlent davantage de nos comportements extérieurs, de ce qui est visible et identifiable.

 

 

Pourtant, si nous ne sommes pas capables de reconnaître notre intime, aucune intimité n’est possible avec l’autre, l’intimité n’étant que la rencontre de deux intimes qui se partagent.

Pour retrouver le sens premier du mot intime, rien de tel que le dictionnaire. Selon la définition, intime signifie : « intérieur, profond, qui fait l’essence d’une chose, d’un être, qui existe au plus profond du cœur, de l’âme ». En tant qu’adjectif, il exprime ce qui est « le plus au-dedans, le plus essentiel, personnel ».

 

Mais avant même de chercher le sens que les autres donnent au mot « intime », il est intéressant de chercher à savoir quel impact a sur nous ce simple terme. L’intime, est-ce que ça me parle ? Est-ce flou ? Ou, au contraire, cela met-il un cadre sur ce que je devinais ou connaissais en moi ? En quoi cela me touche-t-il ? Il est toujours intéressant de commencer par regarder l’effet qu’un mot a sur nous. Si nous sommes un peu perdus, c’est peut-être que notre intime est flou ou que nos moyens d’y avoir accès ne sont pas toujours performants…

Et si l’intime et l’intimité sont liés, la seconde n’est rien sans le premier… Commençons donc à nous approcher de l’intime.

 

La première chose que l’on peut dire sur l’intime, c’est qu’il est lié à cet état de « savoir se mettre à nu ». Pour toucher, contacter notre intime, il faut traverser notre carapace, l’ouvrir à soi ou aux autres. N’oublions pas que nous prenons souvent à tors notre carapace pour notre peau, pour notre limite extrême, celle qui reste gardienne de notre intégrité, alors que dessous, notre peau est encore là, et notre intégrité aussi…

 

 

Intime et reconnaissance

 

Si l’intime est lié à l’intérieur et la profondeur, encore faut-il reconnaître qu’il y ait un intérieur et une profondeur… Cette reconnaissance passe par la reconnaissance de soi, par la reconnaissance de ses émotions, de son ressenti. Si nous sommes déjà engagés dans un cheminement personnel, nous avons pu voir comment la découverte (ou re-découverte) de l’intime va de paire avec la réconciliation émotionnelle, avec le fait que l’on peut se connecter de plus en plus facilement avec notre monde intérieur, et cela de façon de plus en plus pacifique. Suite aux nombreux traumatismes de la vie, nous avons pu devenir annulés ou coupés de notre ressenti, donc notre histoire avec l’intime a mal commencé…

 

Une rééducation est à faire et nous sommes tous un peu en convalescence ! Il ne faut pas perdre de vue qu’approcher l’intime, c’est risquer d’être au plus près de sa souffrance, au plus près de sa vulnérabilité.

 

Cette reconnaissance de soi passe par la joie d’être avec soi-même, y compris la joie d’être en contact avec ses profondeurs, dès lors qu’elles ont pris du sens. Quand nous commençons à nous réconcilier, cheminer vers nos profondeurs n’est plus aussi douloureux, et c’est cela qui nous permet de contacter d’autres choses qui sont inscrites dans ces profondeurs, mais auxquelles nous n’avions pas accès jusqu’alors.

 

Ainsi, le point de départ de l’expression de l’intime suppose au minimum un contact avec le ressenti, les émotions, leur acceptation et leur validation positive.

Dès lors que l’on vit l’émotion ou le ressenti comme un moyen d’être informé positivement sur soi-même, beaucoup de barrages s’estompent et cela nous donne accès à autre chose, à une autre dimension de nous-mêmes.

 

Si l’intime s’exprime à partir d’un émotionnel débordant, non maîtrisé, il risque d’être exhibitionniste, alors que s’il s’exprime à partir d’une émotion dont nous connaissons pleinement l’histoire et dont nous acceptons les conséquences, et si en plus cet intime est en lien avec notre ressenti, alors nous serons plus proche de notre centre, de notre profondeur.

 

En même temps, être proche de son intime, cela suppose de ne pas être trop fusionnel, ni avec soi, ni avec les autres, parce qu’il faut accepter d’être éventuellement seul avec ce que l’on ressent, ce que l’on vit, qui est unique et profond. La difficulté à exprimer l’intime pourra venir du désir d’être validé par l’autre dans ce que l’on exprime. Si je veux à tous prix que l’autre comprenne mon intime ou le valide, je risque d’être frustré du résultat et de me censurer souvent. L’intime suppose d’accepter son individualité et son ressenti propre.

 

Mais qu’il soit exprimé ou non, l’intime est en nous, et c’est plutôt la reconnaissance de nous-mêmes qui va le rendre visible. C’est l’acceptation de se mettre à nu, quand la carapace commence à s’effriter qui permet l’accès à l’intime et sa révélation.

 

 

Intime et présence

 

Dans la définition du dictionnaire, il est dit que intime veut dire « proche ». Pour entrer dans l’intime il va donc falloir que je me sente proche, que je sois capable de me rendre proche.

 

Mais de qui ? De quoi ? De moi, des autres, de la nature, de la création, de l’inconscient, des émotions, de l’amour, de l’érotisme, de la sexualité, de la mort, de la naissance, en fait, de tout ce qui se rapporte à la vie… Notre rapport à l’intime va donc être fonction de notre degré d’éveil à la vie. Si je suis dans l’inconscience de moi-même ou des choses, comment puis-je toucher l’intime qui existe dans toute chose ? Etre en contact avec l’intime, c’est déjà un engagement vis à vis de soi ou de l’autre, sans avoir peur de se perdre. Se sentir proche, s’approcher de l’intime, c’est mettre une qualité d’observation, une attention ou une conscience particulière dans la vie.

 

L’attention est un flux rentrant contrairement à l’intention qui est un flux sortant. C’est en mettant son attention sur une chose que nous pouvons l'appréhender, que nous pouvons la faire venir à nous. L’attention est comme la lumière d’une torche électrique; là où l’on pose le rayon de lumière, il nous est possible de voir.

 

Si je ne suis pas attentive à l’instant, comment être touchée par l’intime, par la profondeur de cet instant ?

 

Si, quand je me réveille, je ne suis pas attentive à ce qui se passe subtilement dans mon corps, dans les bruits du jour, dans la nuit qui s’échappe, comment être dans l’intime de la nuit et du jour ? Comment être en phase avec ce qui se joue dans les rythmes de la vie ?

 

Si je ne suis pas attentive à ma peau, à la peau de l’autre, comment être dans l’intimité des corps dans la relation amoureuse ?

 

Si je ne suis pas attentive au temps qui passe, à ce qui s’enfuit, comment être dans l’intime de la mort ? Comment comprendre ce qui s’y joue, dans la profondeur de ma propre vie, et dans la profondeur de la vie de celui qui s’en va ?

 

L’intime est lié à la totale acceptation de ce que l’on ressent, là, dans l’instant, sans jugement, sans refoulement, sans censure, sans coupure.

Cette attention à l’essentiel est indissociable d’une certaine acceptation de la vie. Sans créer de division. C’est Osho, dans son enseignement tantrique qui dit : « Ne créez pas de division en vous. Il est beau d'être sensible et plus vous êtes sensibles, plus vous serez vivants et plus vous êtes vivants, plus la vie pénétrera dans l'intimité de votre être. Vous serez plus ouverts... » (Osho, Extrait de tantra, spiritualité et sexe, ed almasta).

 

Aller dans l’intime, c’est comme opérer une bascule, cela peut se faire par un « oui », un « oui » inconditionnel à la vie, à l’instant, à l’autre, à soi. Quand nous sommes dans ce « oui », nous pouvons être enseignés sur l’intime des choses. Nous sommes enseignés de toutes façons, dès lors que nous sommes en contact avec nous-mêmes ou avec les autres.

Et les enseignements les plus puissants sont certainement l’amour, la naissance et la mort, car ils vont toucher profondément notre structure, notre intime. La naissance d’un enfant, l’amour, la confrontation à la mort, sont des expériences fortes parce qu’il y a une grande pression émotionnelle et elles sont parfois si fortes que l’événement pourra être vécu de façon transpersonnelle, c’est à dire que notre personnalité, notre ego s’effacent momentanément –momentanément seulement…- sous l’impact de notre ressenti et cela va permettre la découverte d’un intime jusque-là inconnu.

 

Par exemple, quand on tombe amoureux, notre structure, notre Moi, vont s’effondrer sous l’effet de la fusion, laissant comme une brèche où va s’engouffrer cet intime pour créer généralement un … certain remue-ménage voire des changements chaotiques ou révolutionnaires.

 

C’est Francesco Alberoni qui dit que « eros est une force révolutionnaire » (1) parce qu’il provoque un état naissant, une sorte de révolution et que l’on ne fait pas souvent la révolution dans une vie. Cet état naissant va amener des changements d’une autre nature, débouchant sur un nouveau système opérant une discontinuité, une rupture structurelle et fonctionnelle dans notre vie. L’irruption de l’intime dans nos vies provoque parfois ce type de changements. A partir de là, nous pouvons justement nous interroger sur notre résistance à l’intime. Cette résistance n’est-elle pas une protection, une sécurité pour ne pas être envahi par le hasard, par quelque chose qui pourrait faire irruption dans notre vie et nous en faire perdre le contrôle ?

 

Pour être touché, il est nécessaire d’être présent au monde, d’être un minimum empathique avec lui, pour être au cœur de ce qui se passe. Cette présence et cette attention passent par une qualité de la conscience qui va s’appuyer sur plusieurs choses :

 

les sens : car c’est avec nos sens que nous éprouvons le réel, que nous éprouvons le présent ; ouvrir ces sens est le premier moyen d’être en contact avec l’intime : le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe, le goût. En affinant nos sensations, nous nous rapprochons de l’intime des choses et des êtres.

 

le féminin en soi : ce féminin qui accueille, qui prend, accepte, enveloppe, c’est lui qui est capable de nous rendre disponibles à l’intérieur, à la profondeur en nous et à l’intime qui est à l’extérieur de nous. Sans cette capacité d’accueillir, comment toucher et accueillir notre profondeur ? Le féminin est aussi la part en nous capable de nous initier aux choses, donc de nous rendre plus présents, plus réceptifs. Souvent l’homme est plus frileux par rapport à l’intime et à son expression. Si on admet que la femme est plus apte, par sa nature, à être en contact avec l’intime, il lui faut néanmoins se réapproprier cette relation à elle-même. Et dans ce cas seulement, elle peut être l’initiatrice pour l’homme, celle qui lui permettra d’avoir accès à son intime. Alors les « essences fondamentales » homme/femme peuvent se partager, se transmettre pour être initiatrices l’une pour l’autre, quand cet intime n’est pas renié, qu’il est pleinement accepté et exploré en permanence.

 

Cette qualité de la conscience va s’appuyer aussi sur un troisième élément : 

Une « individualité » apparente : tous les êtres, tous les corps se ressemblent, tous les amours, toutes les morts, toutes les vies se ressemblent… vus de l’extérieur. Mais c’est à travers l’intime que chacun apporte une sensibilité particulière, un ressenti qui

n’appartient qu’à lui, ou du moins qu’il traduit de façon unique. L’intime est ce qui va rendre unique l’expérience. Sinon, nous aurions le sentiment de vivre des moments identiques, avec des personnes qui se ressemblent. Néanmoins, au bout de l’intime, dans la vérité profonde de notre être, nous sommes tous très certainement dans une sorte d’unité où tout se ressemble, dans un intime archétypal et abyssal… que nous aurions tous en commun.

 

 

Intime et profondeur

 

L’intime est souvent ce qui est caché, secret. Un peu comme l’inconscient et comme les émotions, il a longtemps été refoulé, car s’approcher de l’intime, c’est d’abord accepter d’approcher sa souffrance, cette souffrance qui contient aussi notre profondeur. L’intime est probablement ce qu’il y a de plus vaste, de plus profond, de plus méconnu en nous. Il contient notre essence, la substance qui nous anime. Il peut apparaître aussi comme ce qu’il y a d’inaliénable en nous, quand on parle de « conviction intime », de « foi » par exemple, et, dans sa profondeur extrême, c’est le secret de notre corps, c’est le secret de notre âme. Et là, nous rejoignons la notion de sacré qui est contenue dans l’intime de chacun.

 

La question que l’on pourrait se poser, c’est si notre profondeur n’est pas la mesure de notre spiritualité. Plus nous contactons notre profondeur, plus nous sommes aussi capables de nous élever. Comment toucher la verticalité, sans profondeur ? Cette profondeur serait le socle sur lequel va s’appuyer la colonne vertébrale de notre spiritualité. Il y a au départ comme un intime originel, « le cœur de toute chose » qu’il faut découvrir, à partir d’un intime que l’on contacte au quotidien, au travers de notre vécu relationnel et de nos expériences. Et nous sommes le lieu privilégié d’expérimentation pour explorer l’intime des choses.

Si l’intime est quelque chose qu’il faut s’efforcer de mettre au jour, d’extirper de nos profondeurs, il y aura toujours une part de l’intime non traduisible par le langage, parce qu’il est de l’ordre de l’éprouvé profond, à un niveau cellulaire, presque vibratoire, donc indicible.

Cet indicible là, n’est pas communicable, non parce qu’on ne le veut pas, ou parce qu’on n’est pas en contact avec soi, mais au contraire parce que l’on est touché par la profondeur des choses, réellement, et que les mots ne peuvent pas toujours rendre compte de cette réalité-là, qui est peut-être à la fois unique et archétypale.

 

 

L’intimité

 

Si nous pouvons qualifier l’intime d’un mouvement entre soi et soi, l’intimité serait la résultante de plusieurs mouvements autour de l’intime.

L’intimité entre deux personnes, c’est d’abord une double présence, avec la reconnaissance de soi et de l’autre. C’est un mouvement entre soi et soi, soi et l’autre, l’autre et soi. La qualité de cette intimité, voire sa présence, est dépendante du bon fonctionnement de ces mouvements. Et l’absence d’intimité est un blocage dans l’un de ces mouvements.

 

Si l’intimité commence dans ce mouvement de reconnaissance, d’ouverture, il s’arrête (ou perd de la qualité) dès que l’on commence à nier l’intime, le sien ou celui de l’autre. Et là, plusieurs cas de figures s’offrent à nous.

 

- Je suis en contact ou non avec mon intime

 

- Je livre ou non mon intime

 

- J’accueille ou non celui de l’autre

 

- je respecte ou non l’intime de l’autre

 

Le même processus se met en place pour l’autre.

 

Que se passe-t-il dans la relation intime ? A quel moment l’intimité va perdre de sa qualité ? Dans l’exemple que nous avions pris tout à l’heure, lorsque l’on tombe amoureux, le processus va se faire en deux étapes :

 

1) J’ouvre toutes mes structures, je m’offre à l’autre.

 

2) Mais rapidement, ne suis rattrapé par mes failles et celles de l’autre.

 

Et là, lorsque nos limites nous rattrapent, lorsque nos failles émergent à nouveau, l’intime est durement éprouvé, c’est à ce moment-là, le plus souvent, que l’on renie notre intime ou celui de l’autre, que l’on referme les portes pour ne plus toucher ou ne plus livrer notre intérieur, notre profondeur, notre vulnérabilité. En effet, cette intimité, avec le partage de l’intime de chacun, provoque une vulnérabilité et l’émergence de nos failles, de nos limites, de nos manques.

L’intime est à la fois notre force (notre profondeur) et notre talon d’Achille (notre vulnérabilité).

Et pourtant, pour offrir son intime, on ne peut pas faire l’économie de se montrer vulnérable et d’assumer cette vulnérabilité sans la vivre comme une faiblesse.

 

 

L’intimité : un carrefour de plusieurs processus

 

L’intimité est la conjonction de plusieurs processus. Pour qu’il y ait intimité, il faut qu’il y ait :

 

Présence : à soi, à son intime, à son histoire, à ses émotions (si nous sommes coupés, ce sera difficile)

 

Reconnaissance : c’est non seulement une présence, mais c’est d’abord la capacité à reconnaître ; il faut parfois réapprendre, retravailler cette capacité de reconnaissance à laquelle nous avions renoncé pour ne pas souffrir.

 

Profondeur : dans la notion de caché, secret, inconscient, notre côté inaliénable

Vulnérabilité : être en contact avec cette part de nous-mêmes, c’est se voir, se montrer et s’accepter comme vulnérable, fragile, c’est se mettre à nu.

 

Unité : s’il n’y a pas de refoulement, de coupure, alors se dégage une unité en nous-mêmes, une appropriation de notre humanité tout entière.

 

Partage authentique : L’intimité suppose une ouverture. Elle est basée sur une communication profonde, authentique, quand on se présente sans masque, qu’on ne reste pas à la superficie des choses. c’est un mouvement vers soi, l’autre, qui peut se faire aussi par le biais de la création (l’art ou l’écriture,…). Pour partager sa création, pour écrire, peindre, interpréter de la musique, il est nécessaire d’être au plus près de soi, de son intime.

 

Climat particulier :. Le climat particulier vient de la confiance (et un rien la fait partir !) Vivre vraiment l’intimité, c’est reconnaître ce qui est essentiel à l’autre et à soi bien sûr, partager ce que l’on a de plus caché, de plus précieux, et cela ne se livre que dans un certain climat. Ce climat existe parce qu’il y a reconnaissance, partage et peut-être un peu de cette part de magie qui nous échappe… 

 

Dans son aboutissement, dans sa dimension la plus noble, l’intimité correspond à deux personnes qui se connaissent « par cœur », qui communiquent avec l’intelligence du cœur.

C’est intimement lié à l’intelligence émotionnelle, cela échappe au mental, au mieux, nous sommes dans un partenariat avec toutes nos instances psychiques, physiques et émotionnelles.

Car l’intime, c’est notre cœur, le cœur de nous-mêmes. Et « On ne voit bien qu’avec le cœur » disait St Exupéry…

En abordant le sujet de l’intime, nous sommes obligés de descendre au niveau du cœur, au niveau de ce cerveau-là, car c’en est un aussi, en lien très étroit avec notre cerveau principal.

 

Le réseau semi-autonome de neurones qui constitue le "petit cerveau du cœur" est profondément interconnecté avec le cerveau proprement dit. Les deux organes s’influencent mutuellement à chaque instant.

 

En effet, le système neuronal du cœur émet des champs magnétiques 5000 fois plus puissants que le cerveau, « commande » au cerveau, dans le sens où il existe plus d’ordres qui partent du cœur vers le cerveau que l’inverse, et si c’est le cœur qui prend la décision de quelque chose, si c’est lui qui gouverne nos actions, il y a une clarté mentale qui se manifeste aussitôt, (c’est ce qu’on appelle la cohérence cardiaque).

 

Alors, si être en contact avec l’intime, c’était vraiment être en contact avec notre cœur, le cœur de notre être, cela voudrait dire que c’est par lui que nous pouvons être au cœur de notre potentiel, au cœur de notre transformation et de notre existence.

 

 

 

Michèle Théron

 

 (1) Le choc amoureux, Francesco Alberoni, Ed Ramsay Pocket

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 14:18





Parfois les contes pour enfants sont de belles paraboles

pour les adultes que nous sommes…

 

 

Suivons pas à pas, l’histoire des enfants du Monde de Narnia. Chaque personnage, chaque situation, nous invite à savoir qui nous sommes, d’où nous venons et à sentir où notre légende nous appelle.

 

 

 

C’est l’histoire de quatre enfants réfugiés dans le château d’un vieux professeur pour échapper aux bombardements de la dernière guerre. Leur père est à la guerre et leur mère les a envoyés là pour les protéger. Un jour qu’ils jouent à cache-cache, Lucy, la plus jeune, trouve un passage secret au fond d’une armoire emplie de manteaux de fourrures. Tous sont sceptiques lorsqu’elle raconte sa découverte. Les deux aînés se confient au vieux professeur, inquiets que leur sœur puisse sans cesse penser à cette armoire. Contre toute attente, il ne les dissuade en rien et leur demande même ce qui les empêche de croire Lucy. Une nouvelle occasion les fera entrer dans l’armoire magique, d’où ils s’évaderont pour un temps dans un monde fantastique où des aventures incroyables les attendent.

 

 

Leur histoire et leur cheminement dans ce monde magique sont jalonnés de symboles qui peuvent nous éclairer à bien des niveaux.

Tout d’abord, les quatre enfants peuvent facilement représenter 4 aspects d’une même personne :

-          Lucy, la plus jeune, a toujours son âme d’enfant. Elle est encore en lien avec son imaginaire, avec le monde des esprits. C’est elle qui va se cacher dans l’armoire magique et qui entre la première dans l’autre monde, par « innocence ». Elle y introduit symboliquement ses frères et sœur. Comme par hasard, elle se nomme Lucy, dont la racine vient de Luz, qui signifie lumière.

-          Edmund, le plus jeune garçon, brun, ténébreux, est celui qui souffre le plus de l’absence de son père parti à la guerre. Mais personne ne semble s’occuper vraiment de sa souffrance, on lui demande de grandir, d’obéir, de se conformer aux attentes du monde adulte. Il représente notre enfant intérieur oublié, maltraité, abandonné, mal aimé. Le fait même qu’il souffre et se sente abandonné, sera à l’origine de sa trahison. En effet, pour être reconnu, il « pactise » avec la Sorcière Blanche, adulte manipulateur qui l’appâte en lui promettant un pouvoir qu’elle ne lui donnera pas.

-          Susan, la fille aînée, douce, belle et protectrice, est raisonnable. Elle écoute ses peurs, au risque dans un premier temps de ne pas adhérer à ce monde étranger et fantastique. Elle est notre partie féminine.

-          Peter, le fils aîné, est déjà un adulte, il est responsable de la fratrie, et à ce titre entretient avec ses frère et sœurs une relation de protecteur, souvent sévère avec son frère Edmund, ce qui les éloigne l’un de l’autre. Il a un peu quitté le monde de l’enfance et peut symboliser à lui seul l’adulte en devenir que nous sommes. Son caractère responsable en fait quelqu’un de courageux. C’est lui d’ailleurs qui est appelé à devenir roi. Il a aussi un petit côté « sauveur », puisqu’il prend en charge la fratrie, à la place des parents absents, et il est aussi notre partie masculine, celle qui agit au dehors.

 

 

Une fois dans le monde de Narnia, va se jouer pour les quatre enfants une histoire qui est probablement la nôtre dans bien des cas.

 

Lucy, la première à pénétrer Narnia, est émerveillée et rencontre un faune avec qui elle se lie d’amitié, bien qu’il soit aux ordres de la Sorcière Blanche.

 

Edmund, l’enfant qui souffre, tombe quant à lui directement sur la Sorcière Blanche en personne, comme si de toutes façons il ne pouvait pas avoir accès aux autres créatures de ce monde magique. Elle le séduit en le réchauffant, en lui offrant boisson chaude et loukoums et en lui faisant miroiter le fait que n’ayant pas d’enfant, elle pourrait faire de lui l’héritier de son royaume. Il se trouve donc amené à être du côté de la sorcière, pour avoir désiré des loukoums, (des sucreries, c’est-à-dire de l’amour). Elle lui a promis de devenir roi s’il lui amenait ses frère et soeurs. Il déchante vite. Il se retrouve prisonnier, mais cela ne l’empêche pas de continuer à aider la sorcière et de lui donner des indices qui vont l’aider à maintenir son pouvoir. Edmund est attaché, ligoté avec de lourdes chaînes, dans un monde où il a froid. Au lieu de recevoir une montagne de loukoums comme promis, il n’a qu’un quignon de pain infâme.

 

 

Comme Edmund, lorsque nous sommes dans la souffrance, nous sommes souvent dans la confusion. Nous ne savons pas dans quel camp nous sommes, nous ne savons pas où se trouve notre intérêt réel et dans bien des cas, nous « vendons » notre âme pour un peu d’amour, un peu de reconnaissance, un peu d’attention, quelques « friandises » sans valeur. Et même une fois « prisonnier », victime donc, nous continuons à servir nos ennemis, nos bourreaux, c’est à dire, nous continuons à fonctionner selon d’anciennes croyances ou d’anciens schémas, même s’ils ne nous aident plus. Nous donnons aux autres les moyens de garder leur pouvoir sur nous et nous les laissons exercer leur autorité et leur emprise.

 

 

De leur côté, les autres frère et sœurs qui tentaient de revoir le faune, trouvent sa maison dévastée par la police de la Sorcière Blanche. Ils sont alors abordés par un castor, qui les informe que leur arrivée dans le monde de Narnia est le début de la prophétie. Ils sont attendus pour délivrer le royaume de Narnia, plongé depuis 100 ans dans la malédiction et dont le maître, Aslan, a été délogé par la Sorcière Blanche. Ils se sentent étrangers à ce combat, ce n’est pas leur guerre, disent-ils. D’ailleurs, s’ils sont ici, c’est que leur mère voulait justement les éloigner de la guerre. Les enfants sont dans ce château-refuge pour échapper à la souffrance de la guerre.

 

 

Depuis quand avons-nous chassé notre maître intérieur, celui du royaume dont nous sommes l’enfant-roi ? Depuis que, sous l’emprise de nos souffrances, nous avons cessé de faire confiance à la vie et nous avons passé un contrat de « sur-vie », afin d’obtenir des compensations qui ne seront qu’illusions. Quelle que soit la stratégie choisie, rebelles ou soumis, nous sommes reclus dans des mondes refuges, des châteaux devenus imprenables qui anesthésient la souffrance et nous coupent de la magie de la vie.

Mais la vie finit toujours par nous envoyer un événement fort, suffisamment signifiant pour bousculer ce que nous avons figé.

 

 

A partir du moment où leur frère est prisonnier, ils ne peuvent plus reculer, ils sont obligés de s’engager, d’aider Aslan à reconquérir son royaume, en échange de sa protection pour les aider à délivrer Edmund.

 

 

Quand notre enfant intérieur, trop souffrant, est retenu en arrière, prisonnier du passé, nous ne pouvons de toutes façons plus avancer dans notre vie, nous sommes « contraints » à nous mettre en marche, à aller vers notre éveil (ou alors à renforcer notre armure protectrice). Comme dans l’histoire, notre enfant intérieur est prisonnier d’un monde de glace, symbole de mort, où tout est figé. Au lieu de l’abondance promise, nous sommes en fait affamés, réduits à l’esclavage, aliénés par notre souffrance et entravés dans notre liberté.

 

 

Pour aller délivrer cet enfant intérieur, nous recevons de l’aide. A partir du moment où nous entrons dans le monde de Narnia (le monde l’éveil), la prophétie se met en place, chacun est informé de l’arrivée de ces enfants (le castor les attendait) et tous veillent sur eux et attendent leur venue. Comme dans « L’Alchimiste » de Paolo Coelho, quand nous allons vers notre Légende personnelle, tout l’univers conspire à sa réalisation.

 

 

Les trois enfants restés libres vont donc rencontrer plusieurs personnages sur leur route.

 

 

Le personnage du père Noël, qui distribue des cadeaux, symbolise ce que la vie nous donne : chacun de nous est pourvu sur sa route, aucun n’est démuni, nous recevons des présents qui vont nous aider. Une épée et un bouclier pour Peter le courageux, qui devra donc affronter de près l’ennemi. Un arc et des flèches pour Susan (« aies confiance en ta flèche et elle atteindra sa cible », lui dit le vieil homme), un extrait de la fleur de feu qui guérit les blessures et une dague pour Lucie, dont l’innocence lui permet d’être dans l’amour, la compassion, le désir de guérir. Le vieil homme leur dit : « Ce sont des outils, à utiliser à bon escient. » Comprendre ici que tous nos outils, nos savoir-faire, nos talents, nous sont donnés pour être utilisés à de nobles fins, et non pour notre satisfaction personnelle, notre ego.

 

Ils vont être guidés aussi par deux castors qui vont les initier aux secrets du monde de Narnia. Dans ce nouveau monde à délivrer, à construire, ce sont des animaux qui symbolisent justement la construction. D’autres êtres ou animaux se trouvent sur leur chemin, symbolisant tour à tour, nos guides, nos anges gardiens, les rencontres que nous faisons dans la vie et qui nous aident à progresser. Cela nous montre aussi que nous devons nous associer aux forces de la terre, nous ne pouvons pas compter que sur notre pouvoir d'humain.

 

 

Ce qui est à reconquérir, c’est le royaume de Narnia, pour le compte d’Aslan, le roi lion, symbole de la loi, loi de l’univers ou loi divine. Mais dans cette reconquête, il s’agit en même temps, et surtout, de la reconquête de notre pouvoir intérieur.

 

 

Pour y parvenir, la fratrie devra se retrouver au complet, car la prophétie dit qu’ils seront quatre pour sauver Narnia. C’est à dire que les différentes parties de nous-mêmes devront être à nouveau réconciliées, pour que notre Légende s’accomplisse. Notre être unifié nous permet de transformer profondément les choses… et le monde.

 

 

Pour cela, Edmund doit être libéré. Mais la Sorcière Blanche exige son sang, car tout être qui a trahi lui appartient à jamais, contractuellement. Par amour pour cet enfant, Aslan, le roi lion, conclue un nouveau pacte avec elle. En secret, sans le dire à ses troupes, il s’offre en sacrifice. Il se rend donc sur l’autel des sacrifices où la sorcière Blanche le tue en lui plantant un poignard dans le cœur. Les deux sœurs, Susan et Lucy, pleurent sa mort. Peter se retrouve seul à la tête des troupes pour mener le combat. C’est à ce moment qu’il décide aussi vraiment de faire de ce combat son propre combat, aidé en cela par toutes les troupes qui sont désormais avec lui « jusqu’à la mort ».

 

 

A un moment donné, dans notre vie aussi, nous nous retrouvons seuls devant nos responsabilités, pour affronter nos peurs, mener notre combat et délivrer notre enfant intérieur. Nous sommes seuls pour dire « oui, j’y vais, oui, j’avance, oui, je vais me battre ». En menant ce combat, nous nous apercevons aussi qu’il s’inscrit dans un combat plus large, plus haut, où notre ego n’est pas le seul bénéficiaire (Peter, s’il se battait pour retrouver son frère, se bat désormais pour le royaume d’Aslan et incarne le roi qu’on attendait de lui). Cette ouverture au-delà de notre ego, est le garant de la réussite de ce combat, car c’est seulement dans ce cas là que nous trouvons sur notre route des aides qui nous guident et nous soutiennent vers notre vérité.

 

 

Par ailleurs, cela nous apprend aussi que la trahison d’Edmund a un coût.

En effet, avoir délaissé notre pouvoir, avoir assujetti notre âme pour obtenir un amour souvent frelaté, avoir trahi notre être profond, nous a mis dans des situations lourdes de conséquences. Edmond est dépendant des autres pour retrouver sa liberté.

Comme lui, nous sommes dépendants, enchaînés à des êtres ou des situations dont il faudra nous détacher avec l’aide d’autres personnes. Il faudra parfois du temps, de l’énergie, du travail, des efforts, pour se sortir de ces situations et payer cette « dette » que nous avons envers nous-mêmes. Il nous faudra affronter nos démons intérieurs (l’armée de la sorcière Blanche), faire preuve de courage (se servir de son épée –de nos outils- pour se battre face à des ennemis redoutables), au risque de souffrir à nouveau (blessures corporelles de la lutte armée qui symbolisent les blessures de l’âme qui sont à nouveau mises à nu). Cela signifie aussi ne plus avoir peur de la souffrance ni des conflits : il faut désormais affronter les autres, (sortir du château protégé), au risque de les blesser à notre tour, mais il en va de notre survie. Pour survivre, il nous faut faire confiance à notre pouvoir intérieur. Pas notre pouvoir sur l’autre, juste notre pouvoir intérieur qui nous permet d’être à nouveau le prince ou le roi de notre royaume.

 

 

Au matin, alors que les combats ont commencé, Lucy et Susan ont la surprise d’entendre l’autel des sacrifices se briser. Aslan réapparaît, vivant et leur dit : « La sorcière Blanche n’a pas compris le sens du sacrifice. Lorsqu’un innocent se sacrifie pour un coupable, alors la magie se brise et la mort fait demi-tour ».

 

 

Ils retournent ensemble sur le champ de bataille. Peter est aux prises avec la Sorcière Blanche. Son frère Edmund, qui ne manque pas non plus de courage, vient à son secours et tente de s’interposer. La Sorcière le blesse grièvement. Peter se jette alors de toutes ses forces dans le combat. Quand Peter voit son frère Edmund blessé au combat, cela décuple ses forces. Il passe par des émotions de rage et de colère, mais la colère est justement une énergie de survie qui permet de se mettre en mouvement et de rassembler toutes nos forces, si elle est bien comprise et bien orientée.

 

 

Comme lui, il nous faut aussi retrouver le courage de sauver cet enfant qui souffre à l’intérieur de nous et peut-être accepter de laisser passer la colère pour sentir à quel point nous ne voulons pas qu’il continue à souffrir, à être blessé. Il y a toujours un temps où il faut arriver à dire « ça suffit » et mettre toutes ses forces dans la bataille pour retrouver son honneur et donc l’estime de soi.

 

 

Peter est blessé par la Sorcière, mais Aslan donne le dernier assaut et finit par terrasser la Sorcière Blanche. De son souffle chaud il redonne vie aux êtres que la Sorcière avait pétrifiés et gelés dans la mort. Quant à Edmund, qui se meurt de sa blessure, il est sauvé par Lucy qui lui donne une goutte de son élixir magique. L’émerveillement, la compassion et la fraîcheur de cette enfant, sauvent Edmund, l’enfant qui souffrait mais qui avait fini par se sacrifier pour son frère aîné. Les quatre enfants sont sains et saufs, réunis et heureux d’être ensemble. Le roi Aslan les couronne à la tête du royaume lors d’une cérémonie et s’en va calmement.

 

 

Les enfants ont grandi, ce sont presque des adultes, qui chevauchent dans la forêt de Narnia, jusqu’au moment où, passant à l’endroit même où ils étaient entrés quelque temps –quelques années ?- auparavant, ils sont intrigués par les lieux qui leur rappellent « quelque chose ». Ils laissent leur monture, instinctivement ils refont le chemin à l’envers, leurs pas les mènent vers le château, ils s’enfoncent à travers les arbres, puis à travers les manteaux de fourrures, retraversent l’armoire et, se bousculant, atterrissent tous les quatre dans la pièce qui les avait vu disparaître. Ils ont l’âge du début de l’histoire et nous pouvons aussi comprendre quelque chose de cela. Lors de leur voyage dans ce monde fantastique, ils ont connu des retrouvailles intenses avec des valeurs nobles, avec leur courage, avec leur volonté de vaincre et leur pouvoir intérieur, ils ont été aidés et guidés. Ces retrouvailles les ont fait grandir. Le monde magique de Narnia, est un espace d’initiation qui les a gardés le temps qu’il fallait pour qu’ils soient plus grands et plus forts, jusqu’au moment pour eux de revenir dans la « vraie vie ».

 

 

 

Nous aussi, d’une façon ou d’une autre, nous sommes protégés le temps qu’il faut, même dans nos errances, même dans nos mondes refuges, en attendant d’être assez forts pour grandir et assumer notre vie.

 

 

Le professeur qui les cherchait, entre à ce moment dans la pièce. Où étiez-vous donc passés ? Peter répond : « Si on vous le disait, vous ne nous croiriez pas ». « En êtes-vous sûrs ?» répond le professeur. Et lorsque Lucy, s’approche à nouveau de l’armoire pour tenter d’y entrer à nouveau, le professeur lui dit qu’on ne peut pas entrer dans le monde de Narnia à chaque fois qu’on le veut. Mais il faut être attentif, on ne sait jamais… Le vieux professeur, très discret tout au long de l’histoire, personnage énigmatique parce que toujours caché dans son lieu d’étude, incarne le savoir juste et cette sagesse que seules ont les personnes qui sont passées par l’expérience. Il ne se vante pas de son savoir. Il permet juste aux enfants de valider leur expérience, en leur suggérant que lui aussi a connu le même éblouissement de cette initiation.

 

 

En effet, les initiations qui nous sont données sont des moments extraordinaires, fugaces, qui ne sont pas permanents. L’éblouissement est violent, il touche toutes les parties de notre être. Ce n’est pas nous qui en décidons, mais des forces extérieures qui nous invitent le moment venu, quand il le faut, telle une prophétie inscrite longtemps à l’avance. Comme le monde de Narnia, un monde s’ouvre alors largement devant nous, pour livrer ses secrets et nous permettre de trouver de nouveaux symboles, de nouvelles aides qui nous accompagneront jusqu’à la prochaine étape de notre évolution.

 

Et ce monde n’a de cesse de nous voir enfin devenir le prince de notre royaume intérieur, maître de nous-même, au service d’un monde plus grand que nous, un monde qui attend sa délivrance.

 

 

Michèle Théron

2 janvier 2006

 

 

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 23:20

 

 

 




L'Amour et l'harmonie s'unissent,

s'enlaçant autour de nos âmes.

Tandis que nos branches se mêlent

et que nos racines se joignent .

 

William Blake

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:52
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:04
Le monde en ruine - Michèle Théron

 

 

 

Sur l’écran où bougent les images qui parlent du monde, s’avance dans les décombres un homme portant un nouveau-né au regard noir, déjà empli de colère. L’enfant muet de stupeur, anéanti sous le bruit des bombes, envoie pourtant son message. Ses mots résonnent d’une voix vibrante qui se perd dans les lendemains meurtris fermés à l’espoir.

Je l’ai entendu crier, lancer sa plainte, raconter son histoire déjà écrite au fond de ses yeux.

 

 

 

Je suis né dans un lit de ruines, avec des bruit de pas crissant dans les décombres, des voix criant le désespoir et la panique, sous un ciel encombré de lourdes fumées cachant un soleil illusoire. Des bottes lourdes martèlent le sol qui tremble et se dérobe, me laissant tel un esquif renversé. Dans le creux de mon oreille, à peine audible et pourtant terrifiant, le souffle d'une femme luttant pour moi, implorant le ciel pour pouvoir continuer à m'aimer, suppliant la mort pour qu'elle m'épargne et laisse vivre sa chair de femme en moi.

 

Son haleine était douce et acide, mélangée au sang qui coulait de ses blessures et vidait doucement le centre de sa vie. Elle murmurait mon nom, elle m'appelait comme un recours et tentait de laisser en moi la trace d'un dernier baiser fait d'amour et de tristesse. Mon nom résonnait tel un adieu, il s'épuisait entre ses lèvres bleuies, et bientôt, je n'ai plus rien entendu qu'un silence sonore comme une déflagration, empli de bruits enchevêtrés que les battements de mon cœur recouvraient.

 

Dehors était immense et incertain, comme une nuit laissée dans le jour qui ne pouvait plus poindre. Mon corps respirant à peine tanguait dans l'air épais qui flottait comme un étendard au-dessus du fracas jeté sur nos vies. Pendant une éternité, je suis resté loin du monde, oublié et perdu pour le regard des hommes, étrange vie humaine laissée là comme une graine grillée par le feu dans ce présent fracassé. Loin de tout, déjà ailleurs, j'étais ici et partout, m'accrochant aux âmes qui s'en allaient, revenant vers celles qui pleuraient bruyamment, courrant derrière celles qui s'enfuyaient en hurlant.

 

Un homme courrait, m'emportant dans ses bras crispés de désarroi. Je sentais l'odeur de sa sueur chaude et collante. Imbibée de peur, elle enveloppait le temps autour de moi, laissant pour toujours dans ma mémoire la trace âcre d'un parfum indélébile.

Comme couverture, je n'ai que des langes ensanglantés qui gardent en relique le sang de ma mère, laissé sur moi comme une offrande dans un dernier élan pour protéger ma chair.

Autour de moi, en guise de barreaux pour mon berceau, les pleurs des survivants, solides et froids comme des fusils dressés qui ne cessent d'épancher leur mitraille. Barreaux qui coupent et rythment mes heures et me protègent à jamais de l'amour du monde dessiné comme un mirage.

 

Pour toute comptine, les voix graves des hommes hurlant et réclamant leur vengeance promise comme un futur de réjouissances, où la haine remplacera le pardon et l'oubli dans les cœurs meurtris.

Pour apprendre à marcher, le chaos des ruines, les murs en morceaux des maisons qui tardent à s'élever à nouveau vers le ciel, les arbres brûlés couchés sur le sol, l'horizon découpé de lignes brisées et les routes qui vont toutes vers des tombes fraîches où les morts ne se reposent pas mais continuent à gémir.

 

Pour jouer, des objets qui parlent de la guerre, des balles perdues enfouies dans la poussière qui roulent sous les pieds, des fusils en bois sculptés patiemment comme des talismans, puis de vrais fusils qui feront de moi un homme.

 

Pour grandir, les années promises confisquées par l'enfance kidnappée, par les blessures qui ne cicatrisent jamais, par la peur qui mange le futur, par l'oubli de soi et de la beauté du monde. Dans une valise, quelques morceaux de trésors, papiers jaunis, photos déchirées, reliques poussiéreuses, bagage léger qui parle avec lourdeur d'un passé révolu, d'un autrefois plein et joyeux où la vie avait un sens, où les rires circulaient dans les rues, où les fenêtres s'ouvraient largement sur les collines verdoyantes à la terre odorante.

 

Mais aujourd'hui, pour penser le monde, autour de moi à perte de vue, la misère et la désolation érigées en vérités inébranlables, les maisons béantes avec leurs murs qui crient encore, la terre sèche et aride où rien ne pousse, sauf le désir pâle de richesses que les rêves emportent au-delà des frontières. Devant moi, les hommes qui façonnent le monde à l'image de leurs souffrances, qui couvent leur vengeance en planifiant demain comme un champ de bataille où tout sera détruit et à refaire sans cesse.

 

Pour bâtir demain, le souvenir de la mort qui frappait avec ses yeux d'aveugle, la mort qui ne m'a pas quitté, en compagne fidèle et rancunière, la mort, cette voleuse d'âme qui regarde les vivants droit dans les yeux, avec cette violence doucereuse qui enjôle, fascine, séduit les hommes qui en feront leur maîtresse éternelle. Mais qu'il est difficile d'afficher cette maîtresse exigeante, à la robe noire et vaste qui cache si bien les mensonges inconscients enfouis dans mon cœur ! Alors pour la haïr avec hypocrisie, je l'ai travestie du visage d'hommes et de femmes inconnus pour mieux donner sens à l'inacceptable.

 

J'ai grandi dans une ville de ruines, où flottait, presque écœurant, le parfum de ma mère emportée par la mort. La douceur était à jamais partie avec elle, ne restait plus que la violence poussant sur les chemins comme la mauvaise herbe.

 

Ce monde ne m'a pas vu naître. Moi, debout au milieu des ruines, je l'ai vu en pleine lumière, avec son chaos comme une onde dépassant les frontières, avec son vacarme et ses guerres pillant les vies des faibles au profit des puissants, avec ses années décharnées s'écoulant comme des plaies, avec ses heures ravagées où rien ne pouvait plus fleurir à l'intérieur des cœurs malades.

 

Ce monde ne m'a pas vu naître. Occupé à jouir du pouvoir, il ne s'est pas penché sur mon berceau, là où dormaient les promesses de paix pour demain.

Incapable d'être un enfant empli du bonheur de vivre, je suis un adulte malade de mon enfance assassinée, errant dans les ruines de mon âme, m'accrochant à la violence héritée comme une évidence et une fatalité.

Je suis né dans un lit de ruines, convaincu de mourir dans un lit de ruines plus vaste encore, tant la douceur depuis longtemps ne m'a plus visité.

 

A quand remonte la dernière fois où j'ai senti le parfum d'une rose?

  

Depuis quand n'ai-je pas contemplé le soleil pénétrant doucement le sable de l'horizon?

 

Je ne me souviens pas avoir senti le vent caresser mes joues.

 

Je n'ai jamais pris le temps de laisser mes pieds écraser la rosée dans les heures fraîches du jour.

 

Je n'ai jamais marché lentement sur un chemin, l'âme ensoleillée par le bonheur d'être en paix.

 

Comment pourrais-je alors abandonner la violence et la souffrance, plantées en moi comme des certitudes inamovibles, et m’approcher d’un ailleurs inconnu ?

  

Et d'où viendrait cette douceur rédemptrice, avec son visage de femme plus forte que la mort, pour m'ouvrir ses bras et dissoudre les ténèbres?

 

 

 

Dans le soir qui étalait ses ailes sur le monde, l’enfant au regard noir me scrutait dans la nuit silencieuse. La lune brillait de sa lumière douce versée sur la terre comme un leurre masquant les passions. Dans l’ombre des arbres, les yeux de l’enfant perçaient sans relâche les ténèbres de leur éclat sombre, avides de trouver l’étincelle qui guérirait les hommes.

 

Dehors, chuchotant entre eux, les arbres parlaient d’amour . ©

.

 

M.T.

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 22:46

 

 

 

 

Gregg Braden nous le dit : devant le changement planétaire qui s'annonce, la meilleure voie sera celle de la coopération, de la gratitude et de la paix en notre coeur.

 

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre de l'année 2012 marque la fin d'une période exceptionnelle et mystérieuse, un cycle qui, d'après le calendrier Maya, a débuté il y a 5125 ans et s'achève avec le solstice d'hiver le 21 décembre 2012. La fin d'un cycle, nous dit, Gregg Braden, est généralement accompagnée de changements physiques au niveau de la planète elle-même mais aussi, chez les personnes qui assistent à ces bouleversements.


Loin d'être impuissants face aux bouleversements qui affectent la planète, les êtres humains, par le fait même qu'ils soient liés à la terre par un champ magnétique immense, ont la possibilité de changer le cours des événements et influencer le champ magnétique en commençant par créer dans leur propre cœur des sentiments de coopération, de gratitude et de paix.

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:50

 

 





Mathieu Ricard a "prêté" son cerveau depuis des années aux scientifiques pour qu'ils observent ce qui se passe dans son cerveau lorsqu'il médite. Très encourageant !!

 

 

 

 
















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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:47
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:44

 

 

 

 

Dans l'exploration de la langue partagée


Et des sensibilités poétiques de tous les animaux,


Je travaille à la redécouverte


Du point commun
qui a une fois existé


Quand les gens vivaient en harmonie avec des animaux.

 




Gregory Colbert

 

 

 

 

Avec la voix sublime de Lisa Gerrard

 

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:41

 

 

 

 

Une danse

Dans les profondeurs de l'eau

Pour toucher notre profondeur

Comme notre légèreté

Et réconcilier avec douceur

Féminin et masculin

 

 

 

 













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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:36

 

 

 

Ecouter la petite voix intérieure

La voix de notre ange gardien...

 

Une scène sublime, du "cinéma-thérapie",

pour soigner notre image et notre corps

A se repasser quand on a un coup de blues

Quand on oublie que la première personne à aimer...

C'est soi-même! 

 

Base de la transformation

et socle à partir duquel on peut aimer les autres. 

 

 

 

 

 















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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 17:25





Un acte responsable et citoyen

 

 

Les problèmes d’environnement et de pollution font la une de tous les journaux. Cette nouvelle prise de conscience est salutaire, mais encore faut-il ne pas rester passif et croire que « c’est le problème des autres ». Les solutions concernent chacun d’entre nous et nécessitent une remise en cause de nos mauvaises habitudes et des efforts pour adopter quotidiennement une attitude responsable et citoyenne.

 

On estime qu’aujourd’hui chaque Français produit en moyenne 1,6 kg d’ordures par jour, soit environ 352 kg par an, ce qui représente chaque année 24,5 millions de tonnes de déchets… Notre société est devenue hyper productive en déchets, soit, mais ne baissons pas les bras… et relevons plutôt nos manches !

 

 

OU JETER ?

  

Ne pas jeter n’importe où. Une règle qui semble dictée par le bon sens, et pourtant loin d’être appliquée par tous. Vous mettez votre poubelle dans les conteneurs prévus à cet effet, certes. Mais êtes-vous sûrs d’avoir des réflexes écologiques pour des petits gestes insignifiants ?

 

♥  Vous êtes en vacances, enfin détendus. Votre décontraction va-t-elle jusqu’à abandonner (en plus de votre stress), les restes de votre pique-nique à Dame Nature ? Chaque fin d’été, on recense par exemple quelque 750 millions de débris sur et dans la Méditerranée… 

 

♥ La forêt, c’est super ; avec un peu de chance, on ne croise personne. Justement, ni vu ni connu pour laisser là une bouteille en plastique ou une cannette en aluminium. Sauf qu’il faudra dix ans pour que la cannette se dégrade et plusieurs siècles pour la bouteille en plastique. Joli héritage pour nos enfants !

 

♥ Quand vous manger un chewing-gum, le papier se retrouve-t-il dans le caniveau ou reste-t-il dans votre poche (en attendant d’être jeté proprement) ? Ce même chewing-gum, lorsque son goût est épuisé, va-t-il décorer l’asphalte et faire le malheur de nos semelles ? Remarquez que, si vous avez gardé le papier dans votre poche, vous aurez un emballage providentiel ! 

 

♥ Vous fumez ? Que faites-vous de vos mégots ? Par terre ? Pourtant, il est peu probable que vous fassiez de même chez vous…

 

♥ Vous avez peut-être un chien ? Et bien sûr, il vous semble logique, du moins inévitable, de lui laisser faire ses besoins dans la rue… 

La rue est devenue l’endroit où s’exerce les attitudes qu’en aucun cas on ne supporterait dans notre environnement proche. Et pourtant elle devient bien le reflet de notre inconscient, de notre ombre, de la noirceur que nous ne voulons pas voir en nous, mais qu’il nous est si facile de percevoir chez les autres…

Rappel de quelques règles essentielles pour un quotidien de qualité.

 

 

TRIER

  

La poubelle, instituée en 1882 par le préfet du même nom, a vu sa fonction se démultiplier. Aujourd’hui, grâce à la sensibilisation au recyclage, les poubelles en voient de toutes les couleurs. 

 

♥ Du vert pour les bouteilles et toutes sortes de verre ;  

♥ Du bleu pour les journaux, les prospectus, les magazines ; 

♥ Du blanc pour les emballages en plastique.  

 

Les couleurs peuvent varier d’une commune à l’autre, mais trier ses déchets est à l’ordre du jour. Les  pouvoirs publics ont intensifié les campagnes d’information et les collectivités locales et les municipalités installent un nombre croissant de conteneurs et de déchetteries.

 

Les déchets ainsi sélectionnés atterriront dans l’une des  1600 déchetteries de France. Proscrivez les décharges, elles défigurent l’environnement et représentent des menaces pour l’air, les nappes phréatiques, la flore, la faune. 

 

 

DECHETS DANGEREUX

 

Attention, se débarrasser de certains déchets peut être dangereux. Piles, accumulateurs, huiles de vidange usagées, néons, médicaments, peintures, insecticides… contiennent des métaux lourds, produits toxiques ou substances chimiques néfastes à la santé et dangereuses pour l’environnement. Savez-vous qu’une simple pile peut polluer un mètre cube de terre pendant cinquante ans ? !  

 

♥ Si vous pratiquez vous-même votre vidange et changez votre batterie, apportez les produits usagés chez le garagiste, un relais Vert Auto ou dans des conteneurs sur les parkings de supermarchés. Pour connaître les garagistes qui récupèrent ces produits, consultez sur minitel le 3615 Ademe.  

 

♥ Pour ce qui est des piles usagées, les rapporter au magasin où vous les avez achetées ; certains commerces mettent à votre disposition des bacs de récupération. 

 

♥ Pour éviter de contaminer les égouts et au final les stations d’épuration, ne jetez pas de produits toxiques dans votre évier (acétone, white-spirit,…). 

 

♥ Choisissez des nettoyants biodégradables, de préférence des produits verts garantis par des labels NF Environnement.  

 

♥ Les pharmaciens reprennent les médicaments, tubes, flacons, étuis usagés. Ils seront soit recyclés, soit redistribués, s’ils sont toujours actifs, à des associations humanitaires (ce qui n'est pas toujours la panacée). 

 

♥ Pour les matériels volumineux, votre mairie vous indiquera la déchetterie la plus proche et vous fournira les dates d’enlèvement des objets encombrants.

 

 

 

JARDINEZ PROPRE

 

L’idéal, lorsque l’on possède un jardin, c’est qu’une grande partie des déchets ménagers peut être recyclée et trouver une seconde vie bien utile. Seulement être un jardinier du dimanche ne veut pas forcément dire respecter la nature… Engrais en excès ou mal dosés, insectes éradiqués, … parfois pour avoir un « joli » jardin, on en arrive à ne plus respecter la nature et ce qu’elle représente. Quelques trucs pour garder les pieds sur terre ! 

 

♥ Pelures de légumes et de fruits, restes de viandes, de pain, marc de café, sont biodégradables et seront transformés en biogaz, source d’énergie. On peut y ajouter d’autres résidus : feuilles mortes, herbe tondue,… Si on les laisse se décomposer à l’air libre, ils fournissent un compost, terreau fertile utilisé par les céréaliers, viticulteurs, mais aussi les jardiniers.  

 

♥ N’abusez pas d’engrais, désherbants et autres pesticides. Respectez les doses prescrites. Le mieux reste encore de se rendre dans des coopératives bio, où se vendent aussi des produits de jardinage qui ne nuisent pas à l’environnement. Et pourquoi pas acheter un petit manuel de jardinage bio, afin d’introduire de nouvelles habitudes dans la pratique du jardinage.

  

♥ Ne détruisez pas systématiquement les insectes, qui font aussi partie d’un écosystème. Observez l’environnement : coccinelles et mésanges sont grandes consommatrices de pucerons. Une seule larve de coccinelle peut manger 80 à 150 pucerons par jour (80 F la boîte de 60 œufs). Le choix de la plante est également important : il en existe qui « décourage » certains insectes : le céleri repousse la piéride du chou ; les capucines chassent la mouche blanche de la tomate ; lavande, menthe, œillet d’Inde éloignent les fourmis. Il existe des colliers répulsifs anti-fourmis à fixer autour des troncs d’arbre. Utilisez un insecticide naturel à base de roténone ou des cartons jaunes englués qui attirent et capturent les insectes, ce qui évite les pulvérisations intempestives.

 

♥ Arroser modérément pour économiser l’eau. Une plante pas trop arrosée cherchera l’eau en profondeur avec ses racines, deviendra plus résistante et moins gourmande.

 

♥ Tout en respectant ses goûts d’aménagement, savoir que planter un arbre, c’est mieux que d’arracher ou détruire des plantations. Car davantage d’arbres, signifie moins de pollution.

 

♥ Eduquer par le jardinage, son entourage, ses petits enfants. Apprendre dès le plus jeune âge à être sensibilisé à la nature, c’est déjà un pas pour l’écologie. Respecter un insecte, une fleur, un arbre, c’est l’enseignement de valeurs universelles et c’est, nous dit Jean-Marie Pelt (1) « la base de la morale sociale et d’une nouvelle alliance avec la nature ».

 

 

On le voit par tous ces exemples, la société de demain, c’est nous qui la construisons. Certes, il faut aussi s’organiser pour faire pression auprès des pouvoirs publics afin que ceux-ci organisent les structures et les lois nécessaires à l’application d’une attitude écologique, capable de protéger l’environnement et l’Homme, qui, ne l’oublions pas, est dépendant de cet environnement. Mais c’est essentiellement par notre comportement quotidien, qui n’a besoin pour exister que de notre conscience et de notre persévérance, que notre environnement pourra se transformer favorablement.

 

 

Michèle Théron

Praticienne de santé Naturopathe

 

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

 

 

 

(1) Jean-Marie Pelt est président de l’Institut européen d’écologie de Metz, auteur de plusieurs ouvrages.

 

Adresses utiles :

 

*France Nature Environnement 57, rue Cuvier 75231 Paris Cedex 05

*Nature et Progrès 68, boulevard Gambetta 30700 Uzès

*Les Amis de la Terre, 15, rue Gambey 75011 Paris

*Eco-Emballages 44, av Georges-Pompidou BP 306 92302 Levallois-Perret Cedex

*Union des entreprises pour la protection et la santé des jardins 59, av de Saxe 75007

*Profertyl : catalogue VPC de produits pour jardiner bio ;

*Greenpeace

 







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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 19:25

 

 

Choisissez une étoile,

ne la quittez pas des yeux.

Elle vous fera avancer loin,

sans fatigue et sans peine.

 

Alexandra David-Néel

 

 

 

etloile.jpg

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 17:11

LES TRUCS DE LA NATURO

 

Simples et bon marché,

des habitudes à adopter et à ne plus oublier…

  

 

Vous avez une baignoire, une grande cuvette, 5 à 10 minutes devant vous et vous voulez passer une nuit paisible ?

 

 

... Vous avez des problèmes d’endormissement,

... Vous cogitez trop,

... Votre journée était harassante

... Et vous souhaitez profiter au maximum de votre nuit ?

 

 

Le pédiluve est pour vous !

Sortez une bassine assez grande pour y mettre vos deux pieds (ou servez-vous de votre baignoire), préparez une serviette et un petit flacon d’huile essentielle de lavande (mais cela peut être aussi de l’orange douce par exemple, si vous préférez cette odeur)

 

 

A faire :

 

 

- Faites couler de l’eau très chaude (limite insupportable, sans être « maso ») ;

- Remplissez votre bassine ou la baignoire de telle sorte que l’eau puisse monter jusqu’à vos chevilles ;

- Restez 5 à 10 minutes, le temps que la chaleur crée une vasodilatation ;

- Respirez profondément, massez votre plexus avec quelques gouttes d’huile essentielle de lavande ;

- En sortant, séchez-vous et massez-vous généreusement la plante des pieds avec l’huile essentielle de lavande ;

Vous devez partir au lit détendu, avec, dessinées par la chaleur, des petites socquettes rouges sur les chevilles !

 

 

Evitez :

 

 

- si vous avez les jambes gonflées

- des problèmes de circulation de retour

- ou terminez par une douche fraîche très rapide et une crème circulatoire type RAP ou un massage des pieds jusqu'aux genoux avec de l'huile essentielle de cyprès.

 

 

Bonne nuit !

Michèle Théron
Praticienne de santé Naturopathe

 

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  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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