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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:32

  

Le jour où la mort frappera à ta porte

Que lui offriras-tu ?

Je déposerai devant mon invitée le vase plein de ma vie.

Je ne la laisserai jamais partir les mains vides

 

Rabindranath Tagore

 

 

La Toussaint marque l’hommage des vivants rendu aux défunts. C’est souvent l’occasion de consacrer un temps de réflexion à la mort, sujet tabou et déstabilisant. Pourtant, comprendre le sens de la mort, c’est s’intéresser au sens de la vie. Accepter que nous sommes limités par elle, c’est nous donner la possibilité de jouir vraiment de la vie.

 

Parler de la mort est difficile car nous pensons souvent qu’en parler nous met en sa présence, nous en rapproche. Aussi ne pas en parler c’est un peu comme conjurer le sort…

Notre société n’a jamais autant mis sur un piédestal la jeunesse et le progrès. Tous deux nous maintiennent à distance de l’idée de la mort. Celle-ci devient une sorte de maladie honteuse à vaincre et c’est certainement la plus grande tromperie induite par notre société aujourd’hui. Car la mort est inéluctable et fait partie intégrante de la vie. Aussi sûrement que nous sommes nés, la mort viendra clore notre passage sur terre.

C’est d’ailleurs la certitude de sa venue qui donne du relief à notre existence et qui nous pousse à créer. « Il n’y a en moi nulle pensée que la mort n’ait sculptée de son ciseau » (Michel-Ange).

 

Si ce point où culmine toute notre existence humaine reste un événement nié, relégué parmi les tabous, c’est qu’il reste mystérieux, chargé d’angoisse et d’appréhension. « Je n’ai pas peur de la mort, mais quand elle se présentera, j’aimerais autant être absent » disait Woody Allen. « Non, je ne crains pas la mort », nous dit Aurélien Scholl, « mais je trouve que la Providence a mal arrangé les choses. Ainsi je préférerais qu’on enterre mon âme et que ce soit mon corps qui soit immortel ». Or, la mort concerne chacun d’entre nous sans exception, comme l’évoquait déjà Voltaire : « J’approche tout doucement du moment où les philosophes et les imbéciles ont la même destinée ».

 

 

Un symbole de changement profond

 

La mort est ancienne… et « si ancienne qu’on lui parle en latin » (Jean Giraudoux). L’humanité a transmis un ensemble de connaissances concernant la mort qui circulent sous forme d’un enseignement ésotérique et de symboles. C’est en puisant dans les symboles de toutes les Traditions, où la mort est toujours évoquée par de puissantes allégories, que nous pouvons avoir une réflexion plus profonde. En effet les symboles sont souvent la seule passerelle possible entre le visible et l’invisible, entre le dicible et l’ineffable.

 

Dans son sens ésotérique le plus large, la mort est un passage, un voyage, elle symbolise le changement profond que subit l’homme par l’effet de l’initiation : il faut mourir à son imperfection pour avoir accès au progrès, à une vie nouvelle ou aux mondes inconnus des Enfers ou des Paradis. Quand la mort touche un être qui ne vit qu’au niveau matériel ou bestial, il sombrera dans les Enfers. Si au contraire il vit au niveau spirituel, elle lui ouvrira des champs de lumière.

 

La mort peut être comprise aussi comme une libération, une délivrance : elle délivre des forces négatives et régressives et libère les forces ascensionnelles de l’esprit.

N’oublions pas que la mort est symbolisée par Thanatos, fils de la nuit et frère du sommeil dont il a d’ailleurs le même pouvoir : celui de régénérer.

 

 

Une valeur initiatique

 

La mort est aussi symbole de révélation. Tous les rites d’initiation traversent une phase de mort, soit parce qu’il faut renoncer à quelque chose, soit parce que l’initié se trouve dans un état proche de la mort.

Dans diverses cultures, les expériences spirituelles ne sont-elles pas des petites morts ? L’ascèse, la transe, la méditation, le jeûne transcendent le corps physique pour mieux être en contact avec des forces subtiles.

 

Toujours dans son aspect symbolique la mort est représentée dans le Tarot par la 13ème arcane, carte représentée par un squelette et seule à n’avoir pas de nom. Elle exprime le deuil, la fatalité, le détachement, une évolution importante : car la mort fauche la réalité apparente, c’est-à-dire les illusions périssables. Le chiffre 13, quant à lui, renvoie à sa signification maléfique qui symbolise depuis l’Antiquité le cours cyclique de l’activité humaine, le passage à un autre état et par conséquent la mort. De plus on constate que les cartes qui suivent celle de la Mort, ont toutes un caractère plus céleste, plus élevé, aux noms évocateurs : la Maison-Dieu, l’Etoile, la Lune, le Soleil, le Jugement, le Monde…

 

Autre symbole associé à la mort : la couleur noire, qui évoque la nuit, le néant, le chaos, la confusion. Le noir exprime alors la passivité absolue et le deuil de façon accablante car c’est un deuil sans espoir, une perte définitive, comme un silence éternel. Mais il est aussi la couleur du ventre de la terre où s’opère la régénération du monde diurne. En symbolisant la substance universelle, la « materia prima », la grande gestatrice, le ventre du monde, le noir évoque aussi l’origine de toutes choses créées et devient symbole de réservoir et de fécondité.

Le noir nous renvoie aussi à notre propre univers instinctif primitif qu’il s’agit d’éclairer, de domestiquer et dont nous devons canaliser les forces vers des objectifs plus élevés.

 

Ainsi la mort dans ses multiples symboles, nous offre constamment un jeu de lumière en clair-obscur, un mouvement entre l’ombre et la lumière, de la lumière vers l’ombre pour ceux qui pensent que tout redevient néant, de l’ombre vers la lumière pour ceux qui croient à une nouvelle vie, un nouvel état.

 

 

Comment mourir ?

 

Aujourd’hui, même si on ne veut pas parler de la mort, celle-ci est de plus en plus d’actualité : le sida, les cancers, les cataclysmes naturels, les guerres, les génocides toujours présents nous la rappellent sans cesse. Comme si tous ces événements avaient pour mission de nous questionner, d’accélérer le changement des mentalités, de réveiller la conscience.

Cette conscience a vu son émergence dans le secteur médical avec l’accompagnement aux mourants, initié par le Dr Elisabeth Kübler-Ross dans les années 60. Si tout à l’heure la mort nous interpellait dans un « pourquoi mourir », ici elle nous interpelle dans le « comment mourir ».

 

Dans plusieurs traditions, le dernier instant de vie est fondamental. Dans l’hindouisme, les textes de la Bhagavad Gītā, tout comme le Livre des morts tibétain enseignent que l’on revient avec le même état émotionnel que celui dans lequel on a quitté sa vie. Lorsque l’on sait qu’aujourd’hui 80% des gens meurent à l’hôpital, que penser alors de la médicalisation de la mort, de la solitude morale et affective, de l’état d’inconscience provoqué par des camisoles chimiques souvent bien lourdes ?

 

 

Rester humain

 

L’accompagnement paraît être d’autant plus indispensable, face à l’isolement dans lequel se trouvent les mourants aujourd’hui, même s’il n’est souvent rien d’autre qu’une présence pour accueillir l’autre tel qu’il est et là où il en est. Au cours des témoignages figurant dans « La mort intime » de Marie de Hennezel, nous sommes parfois interpellés et frappés. Dans ce temps qu’il leur reste à vivre, beaucoup de mourants vivent quelque chose de fort, une transformation qui pourrait paraître inutile, parce que arrivant trop tard. Et pourtant : « En quelques jours parfois, à travers le secours d’une présence qui permet au désespoir et à la douleur de se dire, les malades saisissent leur vie, se l’approprient, en délivrent la vérité. Ils découvrent la liberté d’adhérer à soi » (extrait de la préface de François Mitterand). L’auteur dit elle-même : « L’important est justement de permettre à l’inaccompli de s’accomplir, de créer un espace favorable à cet achèvement ». Dans un lieu où l’on privilégie la qualité de la vie, des personnes s’ouvrent à la vie, découvrent ce qu’elles peuvent encore donner et ont le désir de régler ce qui ne l’a pas été. Cette étape nécessite toute la conscience du mourant.

 

Une amie me disait quelques jours après l’enterrement de son père : « Ce qui me fait le plus mal, c’est la souffrance morale qu’a vécue mon père pendant sa maladie ; il aurait presque mieux valu qu’il ne soit plus conscient. » Cet homme a certainement vécu une grande souffrance morale se sachant atteint d’une leucémie, même s’il a gardé l’espoir d’une guérison, tout comme son entourage. Néanmoins, il a géré les dernières semaines de sa vie en homme conscient d’affronter la mort : il a donné ses dernières volontés, s’est arrangé pour montrer l’amour qu’il porte à sa femme en lui faisant un dernier cadeau, a précisé ses choix pour l’enterrement… Pour moi il est mort en grand homme, avec courage et je ne crois pas qu’il aurait mieux valu qu’il ne soit pas conscient. Sinon ce serait renier tout ce que cet homme a encore pu apporter aux siens et cette ultime parcelle d’humain qui a subsistée en lui jusqu’au bout. Cette parcelle qui est certainement ce que nous avons de plus précieux en nous.

 

 

Du déni à l’acceptation

 

Mais faire face à la mort est un travail difficile, que ce soit pour le mourant ou pour l’entourage. Cette confrontation provoque un choc, qui va rebondir en plusieurs étapes, largement décrites dans les ouvrages du Dr Kübler-Ross. Ce n’est qu’après une attitude de déni (« Non, ce n’est pas possible »), puis de rage et de colère (« Pourquoi moi »), de marchandage avec « Dieu » (« Laissez-moi au moins tant de mois à vivre »), et de dépression, que le patient pourra éventuellement accéder à l’acceptation de la situation (« C’est ainsi et tout est bien »).

 

Arnaud Desjardins explique dans « Pour une mort sans peur » : « Si chaque fois qu’un état vous perturbe vous refusez, vous créer ‘un second’, vous établissez une dualité. Comment pouvez-vous espérer adhérer parfaitement aux phénomènes physiologiques inévitables au moment de la mort ?  (…) Ce qui est est. Chaque fois que nous nous révoltons, que nous nous mettons en porte-à-faux avec la réalité, nous manquons l’essentiel, nous revenons dans le monde limité de la souffrance, (…) Adhérer parfaitement à sa propre souffrance, sans lui résister, c’est aussi rendre possible qu’elle ne nous soit plus insupportable… »

 

 

S’ouvrir à la vie

 

Travailler sur la mort, c’est travailler sur la vie. C’est rester en contact avec notre vulnérabilité, malgré l’illusion des progrès technologiques qui nous entourent. C’est accepter de lâcher sans cesse notre contrôle sur la vie, car nous ne contrôlons rien, et même si cela nous offense dans notre illusion de pouvoir, nous restons assujettis aux forces de la mort.

 

En osant regarder ce que la mort génère comme émotion en nous, nous nous offrons la possibilité d’un questionnement. Que voulons-nous faire de notre vie ? Quel sens donner à notre existence ? Quelles sont les forces que nous aimerions libérer dès à présent pour ne rien regretter au dernier jour ? Il est nécessaire pour cela de franchir des étapes dans notre vie au quotidien. L’acte de mourir s’applique à tout changement significatif : il faut savoir mourir à notre enfance, à notre jeunesse, à notre beauté, à notre force première et faire face à toutes sortes de pertes qui sont autant de deuils à affronter (chômage, retraite, divorce…).

 

C’est dans cette confrontation que nous pouvons opérer des changements productifs dans notre vie. Il nous faut rester vivant pour ne pas passer à côté de notre vie, travailler à notre intériorisation, notre fluidité, travailler sur le deuil, la notion de passage… C’est dans l’acceptation des expériences et de tous les petits deuils de la vie que l’on peut se préparer au grand deuil final. L’important, c’est d’être prêt à tout moment à sacrifier ce que nous sommes pour ce que nous pourrions devenir.

 

La boucle est bouclée, la mort nous ramène à la vie ; tout s’inscrit dans un cercle, comme aimaient à le dire les Indiens : « Tout ce que le Pouvoir du Monde fait est réalisé dans un cercle ». Il y a en effet une dynamique qui n’est pas linéaire : la vie nous porte à la mort et si nous daignons regarder la mort, elle nous ramène à la vie, elle enseigne ceux qui restent et qui avancent dans le cycle perpétuel des existences.

 

Nous cherchons tous à croître, c’est à dire à devenir à la fois pleinement soi-même et pleinement humain. Pour cela il faut être prêt à prendre des risques et oser devenir sujet de notre vie. « En s’ouvrant et en se donnant au dialogue avec les autres, on commence à transcender son existence individuelle et on devient un avec soi-même et avec les autres. On peut voir venir dans la paix et la joie la fin d’une vie ainsi engagée, sachant qu’on a bien vécu sa vie » (1)

 

C’est une quête qu’il convient d’entreprendre dès maintenant, car il n’existe concrètement que « l’ici et le maintenant ».

Ce travail douloureux mais nécessaire est finalement un travail sur la lucidité, et comme le dit si joliment le poète René Char : « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil ».

 

MT

Article paru dans "Objectif Notre Santé", "Recto-Verseau" n° 167 

 

 

(1) « La mort, dernière étape de la croissance », Elisabeth Kübler-Ross, Ed Pocket

 

 

 

 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:20

 

 

La conscience est comme une princesse endormie dans un château lointain, entouré de ronces, et qu'il faut atteindre au fil des épreuves que nous rencontrons.

 

J’ai envie de réunir ici quelques citations que j’aime, en les reliant entre elles par quelques réflexions courtes, comme un fil d’Ariane cherchant à mettre en lumière la conscience, cet or nouveau dont le monde a besoin.

 

La connaissance est la source de la conscience, que ce soit une connaissance intégrée par l’expérience, par le savoir, par le partage, par la réflexion. Ce n’est pas un hasard si l’on prive les Hommes de connaissance, si l’on met tant de barrières pour leur permettre d’accéder au savoir et à l’autonomie. Car la connaissance engendre la liberté, voire la révolte, et ceux qui veulent le pouvoir ne peuvent l’admettre. C’est pourquoi il est si important de toujours chercher à savoir plus, pour soi-même, et faire en sorte que les autres accèdent à la connaissance pour les mener vers plus de liberté.

« Augmenter sa puissance à comprendre, c’est augmenter sa capacité à agir ». Aristote.

 

Il ne suffit pas pour autant, dans la connaissance, de ne voir le monde que sous l’angle de la lumière, de ne voir qu’une polarité. La vie est polarisée (sans + et sans – il n’y aurait pas de vie), et pour être dans l’équilibre des forces, il faut être au centre. Il ne sert à rien de ne voir que la face positive des choses, si l’on n’est incapable de regarder la face cachée, l’envers du miroir. Toute médaille a deux faces. La vie est polarisée, la lumière ne peut pas être sans l’ombre et vis et versa.

"La clarté ne naît pas de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur". C. G. Jung

Cette pensée est d’ailleurs exprimée en d’autres termes, de façon très concise par Annick de Souzenelle : « La lumière ne peut venir que des ténèbres assumées. »

 

Mais la conscience est aussi de la lumière, comme le dit Osho :

« Utilisez votre conscience. C’est comme ceci : si amenez de la lumière dans l’obscurité, l’obscurité disparaît. (…) Grâce à la conscience, tout ce qui était négatif, comme l’obscurité, se dissoudra : haine, colère, tristesse, violence. Pour la première fois, amour, joie, extase vous seront révélés… Le tantra dit : ne créer pas de division en vous. Il est beau d’être sensible et plus vous êtes sensibles, plus vous serez vivants et plus vous êtes vivants, plus la vie pénétrera dans l’intimité de votre être. Vous serez plus ouverts ».

Et pour prendre conscience de l'obscur, comment ne pas commencer par soi-même, sonder nos profondeurs, observer où nous sommes vraiment ? Cette recherche est indissociable de la volonté d’aller vers un monde différent, meilleur, aimant. Car le monde n’est composé que de personnes, nous. Donc qui sommes-nous ? Quelles sont nos pensées, émotions, actions, mémoires, liens ? Quel est le rapport que nous entretenons envers toute chose ? Et comment nous sommes en lien avec nous-mêmes. Car :

"Nul ne peut avoir de lien avec son prochain, s'il n'en a d'abord avec lui-même". C.G. Jung.

 

Donc la première question à se poser serait celle-ci : dans ce monde plein de violences, de guerres, de fractures, quelles sont les violences, les guerres et les fractures qui n'ont pas été visitées et guéries à l'intérieur de nous-mêmes? Sommes-nous en lien suffisamment avec nous-mêmes, savons-nous nous aimer, à l’intérieur, pour mettre du lien à l'extérieur, avec autrui?

Rien ne sert de combattre à l'extérieur, si l'on n'a pas compris que l'extérieur n'était que le reflet de nous-mêmes.

"Tout le mystère du monde est dans notre esprit. Toutes les structures de notre esprit sont projetées à l'extérieur, sur le monde. Le coeur et la clé du mystère sont en nous". Edgard Morin.

La physique quantique nous montre aujourd'hui que tout est interdépendant, tout est information et tout se propage à la vitesse de la lumière (et même plus vite). La pensée n'est que de l'énergie.

"Il y a une similitude entre pensée et matière. Toute matière y compris celle qui nous constitue est définie par de l'information. L'information est ce qui détermine l'espace et le temps".David Bohm, Physicien

A chaque pensée émise, nous matérialisons quelque chose. Et dans le vacarme du monde, nous n'arrivons plus à entendre l'essentiel.

"Apprends à te taire pour t'écouter toi-même, et l'esprit de sagesse te répondra". Parole amérindienne.

 

Dans un peu de silence, la vérité peut se  faire jour, quelque chose de neuf peut venir.

"Le challenge pour le 21ème siècle est la Révolution Silencieuse. Ce n'est pas une révolution dans le sens traditionnel, par une organisation ou une nation, avec violence, folie et bains de sang. C'est une révolution dans la conscience humaine". Giten

 

Cette conscience ne peut émerger qu'en abandonnant de vieilles croyances, qu'en s'ouvrant à l'inconnu. Dans l'inconnu, pas de certitudes, juste l'ouverture à ce qui peut advenir. Cela crée de l’insécurité, mais accepter l’insécurité et se donner soi-même à l’inconnu crée une foi relaxante envers l’univers. Sans cette confiance, les peurs persistent et pour y faire face, nous entretenons des croyances qui nous rassurent, mais nous enferment.

"La seule connaissance qui vaille est celle qui se nourrit d'incertitude". Edgar Morin.

 

La peur nous empêche d'aller vers l'inconnu, d'aller vers d'autres vérités. S'ouvrir oblige à nous transformer, à faire un effort sur soi-même et non sur les autres. S'ouvrir oblige à écouter la voix de l'âme, qui a des exigences plus hautes que notre ego.

"Rares sont ceux qui désirent atteindre leur vérité que murmure sans cesse la voix de l'âme, car pour l'entendre, il faut se rendre sourd à l'ambition de régner sur les autres, à toute envie de plaire, à tout effroi, aux bruits du monde". Henri Gougaud.

 

La conscience est une voie difficile, exigeante, différente de la simple voie de « penser ». Penser, accumuler du savoir, ne créer pas nécessairement de la conscience.

« Beaucoup de gens croient qu’ils pensent alors qu’ils remettent seulement en ordre leurs préjugés ». William James.

 

Donc vigilance, écoute, accueil, réceptivité, silence, voilà ce qu’il faudrait pour aider la pensée à se transformer en conscience, et faire que nos vouloirs puissent s’incarner en harmonie avec la vie. Ainsi, ouverts au présent, nous serions co-créateurs avec la vie, et disponibles aux synchronicités, qui sont « des offrandes de la vie à ceux qui lui font confiance ». J-Claude Genel.

 

Alors nous pourrions faire l’expérience que nous sommes le monde, que le monde est en nous….


MT


 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Mes citations inspirantes
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:14

 

Dans ces temps de crise annoncée, la lettre de Philippe Derudder, envoyée à ses contacts, qui l'envoyèrent à leurs contacts, qui l'envoyèrent ... fait le tour des blogs et enchante par son bon sens, la simplicité du propos et l'audace, pour un entrepreneur reconverti dans la recherche de solutions économiques et financières alternatives, de parler d'Amour comme passerelle incontournable pour trouver le chemin de la sortie à cette crise. Une mutation qui est notre défi de chaque jour.

 
 

MT

 


Bonne année à toutes et tous!


Je pensais depuis quelques jours à vous présenter mes vœux à l'aube de cette nouvelle année, mais j'hésitais. Comment dire « bonne année » quand on sait le monde en crise? Peut-on se contenter d'espérer que l'on passera à travers les gouttes ? Pourtant, vous le savez, si une crise n'est jamais agréable à vivre, quand on est dedans, elle est annonciatrice de transformation bénéfique car elle nous force à nous remettre en question pour en sortir.

Ce sont en réalité plusieurs crises auxquelles nous sommes confrontés: crise écologique, crise énergétiques, crise alimentaire, crise financière... Cette dernière est sans doute celle qui serait la plus facile à résoudre (si on le voulait vraiment) car on crée plus facilement de l'argent que des ressources naturelles ou un environnement sain... pourtant c'est elle que je vous propose de regarder de plus près, à cause de son caractère universel et symbolique.

Vous connaissez mon intérêt pour l'économie et la monnaie. En fait ce ne sont pas les « sciences » qu'elles représentent qui me motivent, mais le reflet de la pensée humaine qu'elles renvoient. Car les systèmes économiques et monétaires ne s'imposent pas à nous comme la gravité, ce sont des règles du jeu que les êtres humains conçoivent eux-mêmes et décident d'appliquer entre eux pour produire et partager les richesses nécessaires à leur vie quotidienne.

Le paradigme sous-jacent au système actuel nous vient du siècle des lumières où l'on commença à croire que le bonheur sur cette Terre était possible grâce au « progrès » qui allait améliorer nos conditions de confort et de sécurité en permettant l'accumulation de capital. Cela donna de facto la vedette à l'argent en raison de sa liquidité (disponible dans l'instant et facilement transportable) et au symbole de valeur universelle qu'il incarne puisqu'on peut l'échanger contre n'importe quoi. Ainsi le monde est-il maintenant tiré par le besoin impérieux d'argent », car sans lui c'est la fragilisation, la marginalisation, la mort possible. Plus personne n'échappe à cette « loi » implacable, ni les individus, ni les entreprises, ni les villes, les régions, les Etats... La finalité sociale se résume aujourd'hui à une priorité absolue: accéder à l'argent. Tout est inféodé à cela .

Tout ? Non... Comme le petit village gaulois d'Astérix il y a un résistant sur lequel aucune somme d'argent n'a de pouvoir : l'Amour! (je mets bien sur l'Amour avec un « A » majuscule pour le distinguer de l'amour vénal) Mais je mets aussi un « A » majuscule pour désigner ce que l'on appelle « l'Amour sans condition » par opposition à l'amour conditionnel qui est celui que nous expérimentons pour la plupart sur cette Terre.

Même si l'Amour inconditionnel semble inaccessible, voire irréaliste pour beaucoup, je vous propose d'explorer au moins l'idée qu'il serait notre essence, notre réalité profonde, mais avec laquelle nous ne pourrions être en contact qu'en partie, à cause du filtre de note mental. La réalité vécue au quotidien par chacun d'entre nous, perçue souvent comme "réalité objective", n'est en fin de compte que l'ensemble des informations relayées par nos sens jusqu'à notre cerveau qui « projette sur notre écran intérieur, le mental, la synthèse intellectualisée de ces informations. Or, non seulement elles sont par nature très limitées, car nos sens ont eux-même une perception réduite, mais « sous influence » de notre éducation et de nos expériences. Et voilà formé le court circuit : la différence entre la réalité de « Qui nous sommes vraiment », en essence, et celle que nous vivons dans nos limites psycho-biologiques.

Cela se traduit par un sentiment permanent: celui de la séparation. Quoi que je fasse, où que je me trouve, je me sens séparé.

    - Séparé de moi-même pour commencer car je vois bien que je ne parviens jamais à exprimer complètement ce que je voudrais vraiment;
    - séparé des autres ensuite, avec lesquels je ne parviens pas à être en parfaite osmose à cause de leurs différences, même quand je crois « aimer » cet autre dans l'état amoureux, incapable que je suis de fusionner avec comme je le souhaiterais tant!

Est-on conscient de ce sentiment ? Seulement si on y prête attention, car étant inhérent à notre nature d'être humain incarné, il est comme une seconde peau. Mais c'est une souffrance intolérable à laquelle nous voulons échapper. Si vous acceptez de regarder les choses en profondeur, vous observerez que le but ultime de la vie se résume à atteindre ce sentiment de plénitude (que nous appelons « bonheur » en langage courant) que seul l'Amour sans condition peut générer,  même si ce but est parfaitement inconscient pour bon nombre d'entre nous. Faute de l'avoir compris ou d'y parvenir, nous restons « en manque » que nous cherchons à combler de toutes les façons possibles. La peur de manquer (d'argent, de reconnaissance, d'amour, de respect, de succès etc...) que nous traduisons en besoins, désirs et envies devient notre carburant.

Et voici le piège du « toujours plus » au cœur du paradigme de l'économie et de la finance modernes dévoilé qui se traduit dans le mythe de la croissance et les "bulles spéculatives". Les crises que nous vivons mettent en lumière l'illusion qui règne encore en maître sur nos pensées, celle de croire qu'à force d'accumulation on parviendra à combler ce « manque existentiel » qui nous tenaille et nous fait vivre les souffrances d'une soif inextinguible. Voyez-vous l'impasse? Un monde entièrement consacré à gagner de l'argent pour atteindre un état de complétude (bonheur) qui est la seule chose que l'argent est incapable d'acheter!

Cela place la barre du défi à un autre niveau. Car régler la crise financière (et les autres n'échappent pas à la règle) ne relève pas que de décisions techniques. Nous parlons d'une mutation de conscience. Transformer nos peurs en Amour.

Comprenons bien que nous ne parlons pas de deux choses différentes. Peur et Amour sont la seule et même énergie, la peur étant de l'Amour non encore contacté, révélé. Pour le moment l'être humain est un mélange d'amour et de peur, ce qui le conduit à exprimer le meilleur ou le pire selon que c'est l'un ou l'autre qui gouverne. En réalité les choses sont encore plus complexes que cela dans la mesure où c'est rarement totalement l'un ou l'autre, mais un cocktail des deux avec tantôt une dominante du premier, tantôt une dominante du second, ce qui rend les choses si ambivalentes. Toutefois, c'est la peur qui a dominé jusqu'à ce jour car elle est le meilleur outil pour garantir la survie. Elle est l'indicateur de danger. Sans elle l'humanité aurait disparu.


Mais ce que nous indiquent les crises actuelles, c'est que nous sommes parvenus à nous affranchir des contraintes de la survie, grâce aux connaissances et moyens technologiques considérables que nous détenons, et qu'il est temps de nous ouvrir à une autre expérience, celle de la Vie. Elles attirent notre attention sur le fait que ce qui valait pour la première devient poison pour la seconde; Que la peur, mère de l'accumulation pour se mettre à l'abri du besoin et mère de la compétition pour arracher sa part quand il n'y a pas assez pour tous, doit faire place au partage et à la coopération, premiers pas vers l'Amour. Or la société est prisonnière du culte de l'avoir au point que même quand nous sommes gavés elle est organisée pour susciter encore et toujours nos désirs. En d'autres termes tout est conçu pour entretenir et développer nos peurs. Tant que nous ne sommes pas conscients de cela, nous sommes esclaves de cela sans le savoir, et « l'american way of life » continue à nous être présenté comme la porte du paradis. (Il n'est pas anodin de remarquer que la crise a commencé aux Etats Unis, et que ce sont eux qui sont aujourd'hui les plus menacés).

Les crises actuelles trouvent donc leur solution en chacun de nous car dès que l'on prend conscience de cela, nous pouvons utiliser nos désirs et envies non plus comme marque d'un manque à combler mais comme celle d'un appel à « Reliance » avec la réalité de « Qui nous sommes », et de trouver alors en nous le moyen d'exprimer plutôt l'amour que la peur. Je vous souhaite donc, quelle que soit la forme que prendra la crise pour vous, d'y entendre le cri d'Amour qui nous conjure de ne plus le chercher là où nous ne pouvons pas le trouver et de savoir l'utiliser pour dégager le chemin qui vous rapproche de « Qui vous êtes » essentiellement.

Alors oui, bonne et belle année passionnante car quel challenge!

Bien amicalement
Philippe Derudder
PS:  cette vision des choses n'engage que moi, à vous de voir si elle fait écho en vous




















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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 20:04




La cure de raisin, un grain de folie avant l’automne...

 

L’été est l’occasion de goûter à de nombreux fruits et d’expérimenter les monodiètes pour vous offrir une désintoxication en douceur. Si vous n’avez pas profité de l’été pour faire une monodiète de cerises ou de pêches et que votre motivation est au beau fixe, la fin de l’été vous réserve une des cures les plus renommées : la cure de raisin.

Non, pas celle que vous avez peut-être l’habitude de pratiquer le midi ou le soir pour accompagner notre repas, dans un verre… Une vraie cure, avec du raisin en grappes pour toute nourriture !

 

Une cure polyvalente

Pendant près d’un siècle, cette cure était pratiquée dans beaucoup de stations thermales d’Europe (Allemagne, Suisse, Russie) et de nombreux médecins y consacrèrent des ouvrages (1). Elle fut « redécouverte » vers 1930 par Johanna Brandt, infirmière sud-africaine, qui obtint grâce à elle des guérisons spectaculaires.

Aucun remède sophistique n’a permis à la fois de soigner articulations douloureux, calculs biliaires, fibromes, ulcères à l’estomac, constipations, excès de poids, insomnies, problèmes de peau, cystites, coliques néphrétiques, hémorroïdes, bronchites, sciatiques,…, autant de cas rapportés par les curistes ou les médecins.

Comment expliquer une telle diversité, sans s’interroger sur la nature des pathologies ?

A toutes les époques, de nombreux thérapeutes ont constaté que la maladie devenait le seul moyen pour l’organisme d’évacuer ses surcharges. Les émonctoires sont alors sollicités pour drainer les toxines et nettoyer le terrain, mais une alimentation trop riche ou déséquilibrée freine cette action. La cure de raisin, parce qu’elle met au repos le système digestif et qu’elle est hypotoxique et dépurative, répond à ce processus de drainage et de nettoyage.

 

Une action efficace

Le raisin est composé d’eau, de glucides, protéines, lipides, minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides organiques, tanins, anthocyanes, flavones, … mais nul ne peut vraiment dire dans lequel de ses composants se trouve le secret de son action spécifique. L’efficacité réside en grande partie dans le fait :

-         qu’il est consommé seul à chaque repas ;

-         qu’il est consommé cru : la digestion est plus rapide, et l’aliment cru

          procure une recharge énergétique importante ;

-         qu’il possède des vertus propres : diurétique, laxatif, cholagogue et

          cholérétique, riche en vitamines, enzyme et oligo-éléments qui vont

          désincruster les tissus profonds.

Une perméabilité trop importante des capillaires entraîne une infiltration des

tissus avoisinants, or on sait que la peau et les pépins du raisin sont riches en

oligomères procyanidoliques, dont la propriété est d’augmenter la résistance des vaisseaux, donc d’améliorer la circulation veineuse et lymphatique.

Par ailleurs, les diverses analyses effectuées sous contrôle médical, ont

montré des modifications du bilan métabolique (voir encadré).

 

Modification du bilan métabolique

Durant la cure de raisin, on observe généralement les résultats suivants* :

-         les urines sont plus abondantes et moins concentrées

-         les mouvements péristaltiques de l’intestin sont stimulés

-         le poids des selles fait plus que doubler ;

-         les selles sont plus aqueuses, plus riche en azote et en matières

          minérales ;

-         le taux de cholestérol, des triglycérides, de l’urée diminue (de moins

          23 à moins 54% dans certains cas) ;

-         la glycémie diminue sensiblement et le taux d’hémoglobine augmente très

           légèrement : la cure ne provoque donc ni hyperglycémie ni anémie ;

* Etude menée sur 500 personnes en 1989 et 1990 à l’initiative de Terre Vivante.

 

Une action en profondeur

Consommé en monodiète sur plusieurs jours, le raisin va permettre :

-         une autolyse : moyen pour le corps de pourvoir à ses apports nutritifs ;

-         une élimination des toxines qui seront « recyclées », favorisant

          l’apparition de crises curatives éventuelles, sous formes de

          symptômes semblables à ceux des pathologies ;

-         une régénération organique, par la réduction du travail digestif :

          cette économie d’énergie sera utilisée à la reconstruction cellulaire.

 

Ce sont là les mêmes propriétés qu’un jeûne, avec un avantage certain : celui de réduire la puissance des crises curatives.

Car un certains nombre de symptômes se manifestent pendant la cure : fatigue, maux de tête, nausées ou vertiges, frilosité ; ils sont l’expression normale de l’organisme, face au changement métabolique qui s’opère. Des crises curatives peuvent aussi survenir : constipation, diarrhées, langue chargée, douleurs musculaires ou articulaires, éruptions cutanées, fièvre, rhume. Ces réactions normales sont provoquées par la libération dans la circulation sanguine des toxines accumulées dans l’organisme. C’est pourquoi il faut boire fréquemment et se reposer suffisamment, sans tomber dans l’inactivité. S’occuper permet par ailleurs d’avoir un contrôle sur sa vitalité : elle doit être suffisante pour faire face à ses occupations.

 

Les contre-indications :

Si peu de problèmes ont été rapportés, il est prudent de s’abstenir en cas de diabète, femme enceinte, maladie lourde (consulter un médecin), colite, éventuellement terrain très allergique (à cause de la présence de tyramine, médiateur chimique de l’allergie), manque de vitalité, frustration trop importante par rapport à la privation de nourriture.

 

Enfin, pour faire de cette cure une réussite et transformer cette expérience en belle aventure, suivez ces 10 conseils incontournables.

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10 conseils pour réussir sa cure

 

1.      Prévoir une période et un environnement favorables

 

2.      S’assurer que la motivation est à la hauteur des efforts à faire, surtout si

         l’entourage est récalcitrant !

 

3.      Si c’est la première fois, limiter l’ambition à quelques jours ; l’année

         prochaine… il y aura encore du raisin pour faire une cure un peu

         plus longue !

 

4.      Encadrer la cure d’une alimentation hypotoxique et soigner la reprise

         alimentaire

 

5.      Faire une provision suffisante de raisin : ce serait dommage de craquer

         sur une tablette de chocolat parce que vous venez d’avaler le dernier

         grain de votre réserve !

6.      Manger à sa faim, la cure doit rester un plaisir et non une contrainte.

         Vous pouvez consommer de 2 à 4 kg de raisin par jour. Au-dessous de

         2 kg, c’est le principe autolytique de la cure qui s’installe (si l’on

         souhaite maigrir), au-dessus de 2 kg, c’est un principe dépuratif,

         avec une stimulation des émonctoires.

 

7.      Si une baisse de vitalité s’installe, avec frilosité, faire des exercices

         doux, des bains, douches et tisanes chaudes pour préserver la chaleur

         corporelle ;

 

8.      Penser à faire des exercices de respiration, l’air assurant une bonne

         répartition de l’énergie ce qui contribuera aussi à vous réchauffer ;

 

9.      Rester le plus possible en contact avec les éléments de la nature :

         air, eau, soleil, terre, arbres, qui sont de grands docteurs et vous

        donneront aussi de l’énergie ;

 

10.    Enfin, soigner ses nourritures spirituelles : lire, écouter de la musique,

         méditer, avoir des pensées positives, cultiver la patience, être confiant,

         c’est l’occasion de se recentrer.

 

MT 

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

(1) Dr Carrière «  La cure de petit lait et de raisin », 1860, Dr Herpin : « Du raisin considéré comme médicament », 1874 ; Dr F. Rey : « Le raisin et le jus de raisin », 1908 ; Dr Buttner, auteur d’une thèse sur la cure de raisin en 1919.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 14:45

 

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Le temps qui reste - Reggiani

 

Combien de temps...

Combien de temps encore

Des années, des jours, des heures, combien ?

Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...

Mon pays c'est la vie.

Combien de temps...

Combien ?

 

Je l'aime tant, le temps qui reste...

Je veux rire, courir, pleurer, parler,

Et voir, et croire

Et boire, danser,

Crier, manger, nager, bondir, désobéir

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Voler, chanter, parti, repartir

Souffrir, aimer

Je l'aime tant le temps qui reste

 

Je ne sais plus où je suis né, ni quand

Je sais qu'il n'y a pas longtemps...

Et que mon pays c'est la vie

Je sais aussi que mon père disait :

Le temps c'est comme ton pain...

Gardes-en pour demain...

 

J'ai encore du pain

Encore du temps, mais combien ?

Je veux jouer encore...

Je veux rire des montagnes de rires,

Je veux pleurer des torrents de larmes,

Je veux boire des bateaux entiers de vin

De Bordeaux et d'Italie

Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans

J'ai pas fini, j'ai pas fini

Je veux chanter

Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...

Je l'aime tant le temps qui reste...

 

Combien de temps...

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je veux des histoires, des voyages...

J'ai tant de gens à voir, tant d'images..

Des enfants, des femmes, des grands hommes,

Des petits hommes, des marrants, des tristes,

Des très intelligents et des cons,

C'est drôle, les cons ça repose,

C'est comme le feuillage au milieu des roses...

 

Combien de temps...

Combien de temps encore ?

Des années, des jours, des heures, combien ?

Je m'en fous mon amour...

Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...

Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...

Quand le temps s'arrêtera..

Je t'aimerai encore

Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...

Mais je t'aimerai encore...

D'accord ?

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:11

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Il est grand temps

De rallumer les étoiles.

 

Guillaume Apollinaire

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:00

 

 

Chaque jour, il faut danser, fût-ce seulement par la pensée.

 

 

Nahman de Braslav







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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 14:58

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Je suis pierre, chauffée par le feu et le bois,

Couvée dans la chaleur d’un rêve d’Hommes

Je suis pierre, noire, rouge et dense

Gorgée des énergies de la terre et du ciel,

 

Et toi, l’Homme, tu me prends,

Me fais captive de ta hutte

Ronde comme une voûte céleste

Où tu viens écouter mes paroles.

 

Je suis pierre, je crépite, je parle et je crie,

Chacun de mes cris attend le son de ta voix

Je suis pierre, je suinte et je pleure

Et mes larmes appellent les tiennes

 

Quand je m’ouvre

Je t’offre l’ouverture

Quand je me brise

Je t’invite à la vulnérabilité

 

Vois-tu mon corps s’ouvrir comme un passage

Fendu par l’amour de la terre

Vois-tu mon cœur rougeoyant

Cherchant le tien dans le noir ? 

 

Dans le silence de la nuit,

Je laisse tomber mes étincelles rouges et crépitantes

Dans ton regard ouvert et large

Qui cherche les étoiles du ciel

 

A travers moi, le monde et les esprits te parlent

Ecoute mon souffle minéral qui chuchote

Sens mon odeur de terre mouillée

Et les parfums de résine qui brûle

 

Je suis pierre et sur mon corps brûlant

L’eau tombe et recrée les orages

Il ne manque que la foudre de ton âme

Pour enchanter le monde.  ©

 

 

2 novembre 2009

 

 

MT©

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:05

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D'un côté, l'Amour,

De l'autre, la Lumière.

Tu es tendue entre les deux.

L'Amour est porteur de lumière.

L'Amour n'est rien sans lumière.

La lumière n'est rien sans l'Amour.

 

 

Dialogues avec l'Ange.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:03

 

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Tu vois ces yeux qui regardent

Ce sont comme des images sur un mur,

Ils ne voient pas.

 

Rûmi

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:58

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Conduis-moi du non-être à l'être,

Des ténèbres à la lumière

De la mort à l'immortalité.

 

Hindouisme Advaïta

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:55

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Au champs de l'univers,

Tu cueilleras ce que tu sèmes.

 

Proverbe persan

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:52

 

Voici l'incontournable Serment d'Hippocrate, cher à tout naturopathe, et sur lequel les médecins devaient prêter serment lorsqu'ils entraient dans la profession.

 

Malheureusement la médecine moderne s'est bien éloignée des principes qu'il contenait, en particulier de l'idée "primum non nocere" : d'abord ne pas nuire.

 

Les nombreux scandales qui jalonnent la médecine dite moderne témoignent de cet égarement que nous payons douloureusement dans nos corps par les maladies de plus en plus graves...

 

MT 

 

 

Traduction par Émile Littré du serment d'origine :

 

 

 

 

« Je jure par  Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :

 

Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. »

 

« Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.

 

Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille1.

 

Dans quelque maison que je rentre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

 

Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. »

 

« Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissè-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse."

  

 

 

 

1. Ouverture chirurgicale de la vessie ou cystostomie.

 

 

 

 

 

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:51

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Nous ne vivons

que pour découvrir la beauté.

Tout le reste n'est qu'attente.

 

 

Khalil Gibran

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:45

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Le jour est à naître.

 

Dans toute nouvelle journée qui s'annonce, existe d'abord cet instant, imperceptible, qui échappe le plus souvent à la conscience, l'aube, ce brouillard où la nuit et le jour se mélangent, où le corps hésite, entre quitter les songes et adhérer au réel imposé.

 

Comment l'âme, prise dans la tourmente de la chair, va-t-elle s'y prendre, pour briller de son essence dans la lourdeur des jours proposés? 

 

Comment le corps, redevenu dense et oublieux des cieux, va-t-il épouser le mouvement de la vie qui vient à sa rencontre, comment va-t-il transmettre la vie qui pulse en lui, cette étincelle plantée là depuis la nuit des temps et qui avance inlassablement vers demain? 

 

L'aube est cette mère douce qui, d'une caresse patiente, nous invite à sortir du lit. Elle prend son temps, soulève le drap, découvre un bras, touche la joue, embrasse les yeux pour que le regard, parti si loin dans la nuit, désire à nouveau s'ouvrir sur les beautés et les tristesses que le jour a créées et que la lumière naissante montre du doigt.

 

Mais certains matins, on le sait, un farceur a retiré l'échelle pour descendre de la nuit...

Le corps, à demi atterri, est en panne, un pied resté coincé dans un nuage, et l'âme encore vagabonde dans d'autres mondes... ©

 

 

MT

 

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  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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