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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 21:39

 

Interview de Laurence Baranski, coach et auteur du livre J’ai fait trois fois le tour de la Terre qui est un voyage à travers le temps et l’espace, les sciences et les mythes, la réalité concrète et les plans subtils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:04
Par le feu qui me traverse

 

 

Par le feu qui me traverse

Que ta volonté soit faite

 

Par le feu qui brûle et consume

Que ma dissolution soit faite

 

Par le feu qui féconde toute vie

Que la mort vienne comme une amie

 

Par le feu qui engendre toute mort

Que la vie rayonne et soit pure lumière.

 

Par le feu qui enfante la brûlure

Que les épousailles soient célébrées

Que la morsure devienne douceur

Que l’entaille devienne offrande

Et que l’amour infuse toute chose.

 

 

MT ©

 

 

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 22:22
Mathilde, 14 ans, harcelée

 

 

 

"Pour qu'ils m'aident il fallait que je reconnaisse que j'avais des tors partagés avec mes agresseurs.

Et quand je me suis mise à pleurer on m'a dit te rends-tu compte que tu as une attitude insolente, tu restes dans ta position de victime et tu ne parles que de justice".

 

Voilà le discours désastreux qui a cours à notre époque pour les victimes,  enfants ou adultes, et qui permet aux témoins, observateurs, responsables, d'être les véritables complices de maltraitances et de ne pas prendre leur responsabilité.

 

Les mots sont importants et façonnent nos représentations. Quand un ouvrage traitant des pervers narcissiques s'intitule "Le pervers narcissique et son complice"(1), je ne trouve pas cela très heureux, plutôt provocateur et assez désastreux. Je vois la série que l'on pourrait faire : "le violeur et sa complice", "le tueur en série et sa/son complice", "les voleurs et leurs complices", bref l'idée qu'on l'a bien cherché, et même qu'on y prend goût...

 

Pourtant, comme le dit le psychanalyste Jean-Charles Bouchoux dans l'une de ses interviews (2), "ce n'est pas parce que l'on a une faille narcissique que ça donne à qui que ce soit le droit de mal nous parler". 

 

Or la tendance de la société est à la perversion, c'est à dire qu'elle donne la part belle et toute latitude à des personnes perverses qui projettent sur les autres leurs propres méfaits et leurs conflits internes. Et je ne parle même pas de la sphère spirituelle  ou du développement personnel, qui avec son prêt-à-penser, peut parfois aller dans le même sens en disant qu'il n'y a jamais de victime, car tout est juste dans ce monde. Ce niveau de compréhension et de réflexion est à dissocier d'avec l'ici et maintenant, face à des personnes qui subissent des choses. Car si nous ne pouvons pas faire ce discernement, alors où mettons nous nos valeurs? où pouvons-nous regarder nos propres ombres? où mettons-nous notre responsabilité, notre co-création ?

 

Cela m'évoque ce témoignage de Lydia, qui a été séquestrée pendant 28 ans, violée, brûlée au 3ème degré et dont le père lui a fait sept enfants... Tous le village savait, le maire savait, les gendarmes savaient, le préfet savait.... Personne n'a rien dit, rien fait, en témoigne le passage édifiant du reportage de l'époque où un habitant dit :  "bin à mon avis, c'est chacun chez soi, pour moi c'est chacun chez soi, ça s'arrête là, c'est triste pour elle c'est tout".

Et quand ces situations extrêmes arrivent au meurtre du bourreau ou au suicide de la victime, c'est encore la victime qui est montrée du doigt...

 

Etre entendu est le premier besoin de toute personne (3). 

Je salue le courage de cette jeune fille de 15 ans, qui a écrit ce livre sur son histoire (4) non seulement pour se relever mais pour aider les autres victimes du harcèlement, et l'on sait hélas combien c'est fréquent et combien de jeunes ados sont acculés au suicide suite à de tels agissements.

 

Ces agissements ne sont-ils pas, d'ailleurs, la conséquence du fait que les personnes ayant un pouvoir d'autorité ont abdiqué de toutes leurs responsabilités et, préférant fermer les yeux, donnent naissance à des monstres dont les pulsions ne sont plus ni encadrées ni éduquées? Ce sont les personnes adultes de l'établissement de Mathilde qui auraient dû se mobiliser et avoir une action. Au lieu de cela, nous sommes dans une société où les enfants doivent se défendre eux-mêmes, faute d'adultes assez courageux ! (5)

 

Que penser d’une société qui ne peut plus accueillir la souffrance d’autrui, mais qui par contre est capable d’en jouir intensément, puisqu’il s’agit de cela dans ces cas de harcèlement à l’école, mais aussi au travail, voire dans la sphère privée ?

 

L'indifférence à la souffrance d'autrui et la banalisation des sévices est ce qui nous transforme en monstres et permet à d'autres monstres d'exister.

 

Et je le souligne encore ici, pour être suffisamment compassionnel à la souffrance d'autrui, encore faut-il au minimum être capable d'écouter sa propre souffrance (6). Nous sommes entourés de personnes aux grands principes, qui se détournent au premier effondrement d'un être humain. Celui qui souffre devient un emmerdeur, un empêcheur de tourner en rond dans un monde que l'on voudrait aseptisé par le bonheur.

 

Exit les réfugiés, les SDF, les chômeurs, les victimes de guerres, les harcelés, les pleurnicheurs, les dépressifs, les burn-outés, les moribonds les malades, les alcoolos, les drogués, les cancéreux et tant d'autres. Mince ! Rentrez dans le rang, soyez "normaux", que les braves gens puissent dormir en paix et que nos tristes petits bonheurs ne soient pas égratignés (7) ....

 

 

MT

 

 

  1. "Le pervers narcissique et son complice", Alberto Eiguer, Ed Dunod
  2. Pervers Narcissiques et abandon Jean-Charles Bouchoux https://www.youtube.com/watch?v=DNmGJSAWvqM
  3. « L’enfant a un besoin inné d’être pris au sérieux et considéré pour ce qu’il est. « Ce qu’il est » signifie : ses sentiments, ses sensations et leur expression, et ce dès le stade du nourrisson. Dans une atmosphère de respect et de tolérance pour les sentiments de l’enfant, celui-ci peut, à la phase de séparation, renoncer à la symbiose avec sa mère et accomplir ses premiers pas vers l’autonomie » ; Alice Miller, Le drame de l’enfant doué.
  4. Mathilde Monnet, 14 ans, harcelée, http://livre.fnac.com/a9981046/Mathilde-Monnet-14-ans-harcelee
  5. Voir les écrits d’Alice Miller et sa notion de « témoin lucide » auteur que j'ai souvent citée dans cet article : http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2015/09parcours-de-guerison.html 
  6. Guérison des blessures du passé : http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2016/05/guerison-des-blessures-du-passe-et-paix-interieure-isabelle-padovani.html
  7. Et vive les vidéos sur les chiens que l’on sauve de la noyade, les canards que l’on aide à traverser, les renards qu’on sort de leur piège et autres actions -magnifiques et qui me touchent-. Mais quid des êtres humains qui à un moment de leur existence se noient dans leur vie, des vieilles personnes tremblantes aux passages piétons qui n’osent pas traverser le flux étourdissant de la circulation, et de toutes les personnes piégées dans les abus et la maltraitance ?.....

 

 

 

 

 

 

 

 

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D'autres jeunes filles, comme Emilie, ne s'en sortent pas...

 

 

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 18:39

 

 

"Tu ne vas pas y arriver, c'est pas pour toi, mais pour qui tu te prends, ..." voici un -tout petit- échantillon des croyances limitantes qui nous traversent régulièrement.

 

Meena Compagnon propose ici un outil "quantique", un outil simple qui s'adresse à l'univers, en forme de question : "A qui cela appartient-il?".

 

Même pas la peine d'avoir la réponse, juste envoyer la question afin que l'énergie qui y est attachée puisse se libérer et retourner à l'envoyeur "avec la conscience attachée" ...

 

Ce processus de libération qu'elle évoque s'inscrit dans la méthode Access Bars, qui est une méthode énergétique afin de libérer les mémoires cellulaires.

 

Le premier niveau de soin concerne une série de points énergétiques que l'on active au niveau du crâne. Le soin dure environ 1 heure, se fait tout en douceur, en silence, allongé sur une table de massage et a un effet très relaxant. Petit à petit, le corps se relâche, le mental aussi, et l'énergie des mémoires engrammées peut se libérer. 

 

Je suis certifiée Access Bars depuis 2014 et je vous propose des soins sur Paris.

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 16:25

 

 

Puissions-nous un jour, comme cet homme, nous pardonner de toutes nos erreurs, accueillir le passé et honorer la vie en nous, qui se lève et recommence à chaque aube ...

 

 

MT

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 20:56
Isabelle Fraissard - Mille et une vies

 

L’amour existe.

 

Il y a des parents qui rêvent de retrouver leur enfant.

Il y a une enfant qui rêve de retrouver ses parents.
 

Quand tous rêvent ensemble, des miracles ont lieu et l’amour peut circuler, juste porté par cet élan de la mémoire cellulaire qui cherche les retrouvailles, comme le spermatozoïde et l’ovule qui, par la puissante force de la création se cherchèrent, à l’origine.

 

Tous les acteurs de cette histoire déploient leur force d’amour.

Isabelle qui cherche ses parents avec ténacité.

Sa fille qui l’encourage.

Son père adoptif qui, débordant d’amour, se réjouit de son futur et du nouveau soutien qu’elle aura.

Ses parents biologiques, qui espéraient secrètement, l’ont toujours portée dans leurs cœurs et offrent un amour inconditionnel.

Sa mère, qui a cette phrase magnifique : « Merci de m’avoir cherchée pendant onze ans ».

 

Quelle belle transmission, alors que parfois, dans des familles « si normales », ce lien et cet amour n’existent pas.

 

Ce témoignage fait partie de ceux que j’aime partager ici, car ils parlent de cette force qui nous habite et sait déplacer des montagnes, cette force qui ne renonce jamais, même au milieu des doutes les plus noirs.

 

Et j’adore vraiment cette émission ainsi que Frédéric Lopez, dont l’empathie et la qualité d’écoute sont remarquables, avec toute cette humilité et cet effacement qui ne sont pas si fréquents dans le monde des médias où l’interviewer est parfois celui qui joue à la vedette au détriment de son invité.

 

Ces interviews remettent de la douceur et de la tendresse dans l’histoire des gens, et offrent à notre regard la rondeur qui est nécessaire à l’accueil et la transformation.

 

MT

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 15:42

 

 

 

Raimondo est resté 35 ans isolé, dormant dehors dans la misère, avec une force secrète : écrire.

Aujourd'hui, ses poèmes vont être publiés... un joli miracle !

Je le vois un peu comme le symbole de la poésie qui a tant de mal à trouver sa place dans notre société si "productive", si "rationnelle", si "efficace" qu'elle ne voit pas que ses richesses sont à la rue....

Merci à cette jeune femme d'avoir permis à ce poète de retrouver un toit, sa dignité et la légitimité de son talent...

 

MT

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:54

 

 

La capacité à rebondir de ce jeune homme est incroyable.

Pas d'apitoiement, pas de regard en arrière, pas d'identification à l'image d'autrefois, juste une force de vie qui le pousse vers l'avant, vers la vie.

 

"Ma mère, c'est elle qui a décidé de me laisser vivre comme ça, je voyais que ça pesait lourd et j'ai toujours voulu lui faire comprendre en faisant le choix de me laisser vivre, elle choisissait de me laisser le choix, parce que en me réveillant j'aurais très bien pu décider de me laisser mourir, j'avais toutes les cartes en main pour le faire, il suffisait que je ne me batte pas et que j'attende et ça allait plus ou moins arriver tout seul. Donc pour moi, ils ont fait le choix de me laisser le choix".... 

 

"Mon père c'est un peu le chevalier de l'ombre, il faisait tourner tout le truc et sans lui ça ne tenait pas non plus"... 

 

Quelle maturité ! Quelle responsabilité ! Quelle sagesse...

 

Voici une belle leçon de vie, de re-création, de re-naissance, de force de l'esprit, qui peut nous inspirer pour toutes épreuves traversées ou que nous traverserons...

 



MT

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 21:13

 

 

 

Vu comme ça, je comprends pourquoi je n'ai déjà plus de cuillères en millieu d'après-midi pour déguster un petit en-cas ;-)

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 22:47

 

 

 

Après deux petites vidéos postées ici : http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2016/10/gitta-mallasz.html, voici une longue interview, qui reprend en partie ce que l'on entend dans les deux premières, pour ceux qui ont une heure dix devant eux...

 

Mais la narration de cette expérience est passionnante.

Gitta Mallasz la raconte avec une énergie sans concession et la transmet avec passion, ce feu qu'elle a reçu de l'expérience avec l'Ange. 

 

 

MT

 

 

 

 

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 21:14

 

Si les avis sur les causes de l'autisme divergent, il est certain qu'il est temps de mettre fin à la culpabilité que l'on a cherché à faire porter aux parents ayant un enfant autiste. Le décodage biologique ou la psychologie transgénérationnelle se positionnent aussi autrement et apportent d'autres facettes à ce prisme complexe et remettent en cause la raison génétique (voir par exemple le Dr Olivier Soulier qui enseigne le décodage biologique et qui aujourd'hui affirme que : "L'autisme n'est pas une différence ; c'est une intoxication de notre monde envers ses enfants."

 

Dans ce documentaire, la piste génétique est privilégiée. Mais qu'est-ce que la génétique? Est-ce juste de l'ADN qui est comme-ci ou comme-ça, ou bien l'ADN est-il porteur d'informations, en fonction du passé, du présent, de l'environnement, et active des réponses en fonction de tous ces paramètres?

 

Beaucoup d'éléments actuels montrent que les vaccins et d'autres polluants endommagent le cerveau des enfants, les bouleversements entre "avant" et "après" la vaccination sont très souvent flagrants, les enfants perdant tout à coup le lien avec le regard, la parole et leur développement prennent subitement une autre direction.

 

Il est révélateur de voir dans le documentaire un rat "devenir autiste" avec une molécule injectée à sa mère, molécule toxique qui depuis a été retirée...

 

Mais il est étonnant (et inquiétant) de voir le nombre de ces enfants augmenter sans cesse depuis des années alors que notre environnement devient de plus en plus perturbé par des molécules toxiques.

 

L'hypersensibilité sensorielle, qui ici est "démontrée" par la science, permet de comprendre comment tout ce que est perçu par le cerveau de l'autiste provoque une sorte d'inondation sensorielle qui aboutit à un retrait de la personne afin d'éviter ses stimulations qui deviennent ingérables.

 

Et ce qu'il faut garder à l'esprit, comme le dit la chercheuse, c'est que le cerveau d'un autiste est très intelligent, hyperréactif, hyperplastique c'est à dire qu'il absorbe beaucoup d'information et la stocke mieux que dans un cerveau normal. Cela permet aussi de changer le regard sur ces personnes et de ne pas les considérer comme "diminuées" voire moins intelligentes, puisque c'est souvent le contraire, mais ce contraire ne correspond pas à une norme.

 

Etre différent n'est pas un problème, cela le devient quand il existe une souffrance ou une grande difficulté à s'adapter à l'environnement, dans lequel chacun est obligé de trouver sa place et un minimun d'autonomie.

 

Ce qui est encourageant, c'est de voir qu'en changeant le regard porté sur ces enfants on permet les changements nécessaires à cette adaptation et on ouvre la voie qui permet de ne pas renoncer et d'accueillir cette situation afin qu'elle se transforme pour le meilleur de l'enfant.

 

Et le meilleur est possible, comme l'histoire de Hugo Horiot le démontre et dont j'ai déjà parlé ici.

 

J'aime ce que cette femme du centre pour autistes à Genève dit : "ces personnes veulent être avec nous, ils veulent avoir des interactions, ils veulent savoir comment être dans notre monde et notre faute, c'est qu'on les juge."


 

MT

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 14:40
Quelque chose doit mourir qui n’est pas encore mort

 

 

Ce soir, la vie est comme un vase qui se brise. Avancer, c’est mettre les pieds dans des éclats coupants, c’est crever des poches de venins que l’on voudrait retenir. Mais la boue est là, elle coule toute seule, elle noie le cœur, crève les yeux, fait remonter les limons amers que j’avais oubliés. J’ai la bouche en feu, brûlée par la bile, les yeux rongés par le sel des larmes. L’amour semble se dissoudre à jamais. Plus rien ne brille, ni hier ni demain et le présent n’est qu’un orage où la foudre tonne et coupe le ciel. Il pleut à n’en plus finir ce soir, et le ciel entre en moi comme un couteau froid aiguisé par le chagrin.

 

La pluie tombe, lâche ses gouttes qui tissent un mur haut et sonore. De l’autre côté de ce rempart d’eau, loin, inaccessible, un homme pleure sans larmes. Entre lui et moi, juste cette eau qui résonne avec la force d’un torrent qui dévale. Plus de pont. Plus de passerelle. Juste cet espace liquide où chacun se noie. Juste ce silence mouillé qui colle à la peau et me fait trembler. Les épines du passé se plantent dans mon dos, font de moi cette suppliciée, cette femme coupante et coupée qui ne sait plus parler. Tout en moi se révolte et se gèle en même temps. Je veux le feu et la glace. Je veux incendier et anesthésier les heures qui passent et se serrent contre moi comme des corbeaux noirs criant la mort.

 

Derrière la pluie lisse comme un écran où mon regard se colle, caché par l’épaisseur des murs, pourtant silencieux et lointain, je ne vois que lui. Je devine son aura, ses palpitations, ses mains nouées, sa respiration courte, je devine sa lassitude, mais je ne sais même plus la figure qu’il a. Je ne sais plus où prennent forme et son corps et son cœur, où l’un et l’autre me touchent et me parlent. Tout se mélange, l’amour et la haine, les blessures coulent comme cette marée du ciel qui trempe les trottoirs et remplit les caniveaux sombres de la rue. En bas de la fenêtre, là où mon regard n’a pas de prise, la rue hors d’atteinte pleure un chagrin dont je ne connais pas le nom et la ville fébrile et pressée se noie dans les eaux opales du ciel.

 

L’amour espère encore, alors que depuis longtemps les dés sont jetés. Scellés par un pacte mystérieux, les destins accouchent de leur vérité, ils répandent leur lave brûlante qui martyrise la terre et brûle les cœurs. L’espoir est tenace. Il veut voir vivre tout ce qui n’est plus, tout ce qui était attendu et n’est jamais venu. Il veut remonter jusqu’à la source, voir à nouveau jaillir les commencements radieux, palpiter les aubes tendres, sentir le souffle de la vie qui s’annonce. L’inachevé voudrait naître, se mettre en pleine lumière, prendre forme dans des matins clairs. Un dernier rêve fermente, gonfle dans une bulle opaque qui se cogne sous la peau qui crie son désespoir. Mais plus rien n’est à naître, quelque chose s’est englouti hier sans bruit et vient hurler aujourd’hui à nos portes. Comment vivre la mort. Comment absorber la défaite. Comment plonger dans ce néant qui remplit désormais nos vies.

 

Si je savais, je prierais la pluie pour qu’elle m’apprenne à couler avec le présent, pour qu’elle me montre comment laisser les larmes se noyer dans l’amour désenchanté. Je prierais la pluie pour qu’elle me dise pourquoi elle engloutie toujours les chants d’amour dans le silence, je lui demanderai comment danser avec elle pour être fluide et légère et n’être que cette onde qui s’avance et s’abandonne sous le poids du ciel.

 

La pluie est muette. J’ai ouvert la fenêtre, les gouttes craquent doucement, elles tombent comme une douche grise, indifférente au jour qui décline.  

 

Quelque chose doit mourir qui n’est pas encore mort. Quelque chose doit finir qui s’éternise dans des soubresauts douloureux. Le passé agonise sous mon regard impuissant. Une agonie, c’est toujours trop long, c’est toujours trop court. C’est ce temps incertain où la volonté oscille comme un balancier, où rien ne s’affirme, où les forces jouent avec hier et demain pour les annuler, c’est ce temps où rien ne semble bouger hormis le chagrin qui monte et descend avec la mobilité d’un mercure sous pression.

 

MT 2007©

 

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 21:00

 

 

 

La culture du viol, qu'est-ce que c'est?

 

C'est toutes ces petites phrases, tous ces gestes, ces droits de cuissage, ces insinuations, ces publicités, ces clips vidéo, ces émissions télé, ces images subliminales où l'abus devient la norme, où la transgression n'est plus immorale, où la prédation d'un genre sur un autre n’apparaît pas comme inconcevable, mais au contraire comme un fantasme légitime et qui serait légitimement partagé par l'abusée. Je mets un "e", car le corps de la femme est le plus souvent en cause dans ces abus, mais ils sont à dénoncer, tous, que ce soit des hommes, des femmes ou des enfants qui en soient victimes.

 

La gravité vient du fait que ce qui avant restait dans un cadre familial, dans l'implicite, ou dans une sorte d'inconscience (ce qui ne retirait rien à la violence de la situation), se montre à présent au grand jour, s'étale dans les journaux, les affiches, dans les émissions à grande écoute, comme si cela était "normal".

 

Et les hommes politiques en rajoutent une couche, avec les harcèlements sexuels médiatisés ici , ici ou ici, qui témoignent de cette dérive protégée par l'omerta, tout comme la dernière campagne présidentielle aux Etats-Unis qui a soulevé de l'indignation face aux propos sexistes de D. Trump, sans parler de la "très respectée" église, qui abrite des prêtres dont les abus continuent à faire des dégâts . 

 

Les publicistes empruntent pour leurs visuels les codes du viol, de la pornographie, parfois du meurtre et banalisent ainsi ce qui normalement est passible de la loi.

 

Nul besoin d'avoir une licence de sociologie pour imaginer l'impact de toutes ces institutions, de tous ces "modèles", sur le façonnage de la psyché, sur le renforcement et la légitimation des penchants ombrageux de notre espèce.

 

Au lieu d'éduquer et de hausser le genre humain, on assiste à une décadence, une dégradation des valeurs et du respect élémentaire.

 

Une occasion, probablement, d'aller chacun chacune sonder ses propres valeurs, son seuil de tolérance par rapport à l'admissible ou l'inadmissible. 

 

L'abus fait partie de l'histoire de l'humanité, mais il est peut-être temps d'y mettre un terme, et de guérir en soi toutes les parts abusées et abuseuses.

 

MT

 

 

 

 

Que dire de toutes ces publicités où le corps est marchandise, chosifié, déshumanisé...

Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
Culture du viol
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 12:35
Michelle Obama  s'indigne du discours sexiste de Donald Trump

 

 

Faut-il que ce soit une femme, pour qu'enfin une voix s'élève et dise que les propos que l'on entend de la bouche de cet homme n'ont rien à voir avec la politique, qu'ils avilissent les femmes autant que les hommes, qu'ils font glisser dangereusement le niveau intellectuel et politique de la société?

 

Tout ce que dit  cet homme, sous couvert de campagne, finit pas faire croire comme admissibles tous ces dérapages, qu'ils soient verbaux, sexuels ou politiques auxquels nous assistons partout de par le monde. Notre monde meure de toutes ces actions cautionnées par le silence, de ce manque de valeur et d'éthique qui pourtant devraient être portées, au minimum, par les leaders et représentants des sociétés.

 

Ces valeurs nous devons aussi les garder dans notre psyché.

 

A force de voir et d'entendre ce genre de discours machistes, ces disqualifications et ces paroles méprisantes dans la bouche de nos politiques, cela devient presque une norme sociale et cela efface, petit à petit, l'indignation légitime. C'est une façon très perverse de faire du lavage de cerveau et d'aller vers l'oubli des bases même du respect de notre humanité.

 

MT  

 

 

 

 

 

J'ai recopié les sous-titres français d'un extrait de ce discours (à partir d'une vidéo d'environ 3 mn postée sur le site facebook de RTSinfo), mais ne l'ai pas retrouvée sur la toile, je mets donc un petit extrait sous-titré et une vidéo plus longue de 28 mn, non sous-titrée... 

 

 

 

 

Ce n’était pas juste une conversation lubrique ou une plaisanterie de vestiaire, il s’agit d’un individu puissant qui parle librement et ouvertement d’un comportement de prédateur sexuel , qui se vante d’embrasser et de caresser des femmes en utilisant un langage si obscène que beaucoup d’entre nous serions inquiets si nos enfants l’entendait à la télé.

 

Et pour empirer les choses il semble maintenant très clair que ce ne soit pas un cas isolé.

 

C’est un de ces innombrables exemples de la façon dont il a traité des femmes toute sa vie.

 

Et je dois vous dire, j’écoute tout ça, et je le prends personnellement et je suis sûre que beaucoup d’entre vous aussi, en particulier les femmes. Les propos honteux sur nos corps, le non-respect de nos ambitions et de notre intelligence, la conviction que vous pouvez faire tout ce que vous voulez à une femme, c’est cruel, c’est effrayant et la vérité c’est que ça fait mal.  

 

Chacun d’entre nous faisons ce que les femmes ont toujours fait, nous essayons de garder la tête hors de l’eau. Essayer de prétendre que cela ne nous affecte pas vraiment, peut-être parce que nous pensons qu’admettre combien cela fait mal, nous fait passer, en tant que femmes, pour des faibles. Peut-être que nous avons peur d’être vulnérables à ce point, peut-être nous avons pris l’habitude de ravaler ces émotions et de rester calme parce que nous avons vu que le gens ne nous prennent pas au sérieux face à un homme, ou que nous ne pouvions pas croire qu’il existe toujours des gens qui pensent si peu de nous en tant que femmes, trop de gens voient cela comme une autre actualité parmi d’autres.

 

Comme si notre indignation est exagérée ou injustifiée, comme si c’était normal, c’est de la politique, comme d’habitude, mais New Hampshire, ce n’est pas normal, ce n’est pas de la politique comme d’habitude! Soyons clair, ce n’est-pas-normal ! Peu importe à quel parti vous appartenez, démocrate, républicain, indépendant, aucune femme ne mérite d’être traitée de cette façon, aucune d’entre nous ne mérite ce genre d’abus.

 

Je sais que c’est une campagne, mais là ce n’est pas de la politique, on parle juste du respect fondamental de l’être humain, du bien et du mal, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter cela ni exposer nos enfants à cela plus longtemps, pas une minute de plus, et encore moins pour quatre ans de plus.

Maintenant il est temps pour nous tous de nous lever et de dire que ça suffit.

Je peux vous dire que les hommes de ma vie ne parlent pas comme cela des femmes et je sais que ma famille n’est pas rare.

 

Et de dire que ce sont des blagues de vestiaires quotidiennes est une insulte pour tous les hommes bien dans ce monde. Les hommes  que vous et moi connaissons ne traitent pas les femmes de cette façon, ce sont des pères affectueux qui en deviennent malades de penser que leurs filles sont exposées à ce genre de langage vicieux pour les femmes.

Ce sont des maris, des frères et des fils qui ne tolèrent pas que les femmes soient traitées ainsi, rabaissées et méprisées.

 

Michelle Obama  

 

 

 

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 21:10

 

 

 

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"Chacun de nous a la chance, s'il veut bien, de rencontrer son pareil de lumière ici et maintenant."

 

L'Ange :

 

"Il est mon pareil intemporel et moi je suis son pareil limité par le temps;

 

Il est mon complément intuitif dans l’esprit et moi je suis complément exécutif dans la matière, mais nous sommes un, il est mon corps de lumière et moi je suis son corps de matière".

 

Pourquoi il y a des personnes qui n’entendent pas leur ange ?

 

"Parce que tout le monde n’a pas le même âge"...

 

 

Gitta Mallasz

 

 

 

 

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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