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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:45
Illustration Aaron Paquette

Illustration Aaron Paquette

 

 

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras qu’aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

 

 

Après un certain temps,

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

 

 

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation.

Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

 

 

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

 

 

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.

Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

 

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

 

 

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

 

 

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…

Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière.

Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…

 

 

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

 

 

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

 

 

Jorge Luis Borges

 

 

 

Source : http://quintessences.unblog.fr/2013/07/03/tu-apprendras-la-vie-par-borges/

Ce texte est généralement attribué à Shakespeare, mais un certain nombre de blogs ont pu vérifier qu'il s'agit en fait de Jorge Luis Borges, comme expliqué ici : http://www.revelessencedesoi.com/article-tu-apprendras-la-vie-william-shakespeare-107093278.html

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 15:53

 

 

 

 

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"Quelle bonne idée de rendre les démarches de plus en plus complexes en même temps qu'on rend l'éducation des enfants de plus en plus simplette, quelle bonne idée de creuser le gouffre entre l'école et la vie, entre le monde du nénufar -nénufar ne prend qu'un "F"- et celui où l'effarante fraude fiscale en prend 4.... et comme ça nous entasserons entre les deux rives de ce gouffre toujours plus large, des tas de gens perdus qui ne comprennent pas ce que raconte l'état et qui laisseront plein d'argent faute d'avoir compris.... "

 

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 23:35
Artiste : Chris Maynard

Artiste : Chris Maynard

 

 

La vérité émerge sur le passé douloureux des autochtones, obligés de couper les liens avec leurs parents, de renier leur langue et leur culture, et de subir l'humiliation, la maltraitance physique comme sexuelle.

 

Un lourd passé qui ne fait pas honneur à certains Blancs, ni surtout à l'Eglise catholique qui a couvert des déviations terribles.

 

Un peu partout dans le monde, nous venons d'histoires où l'être humain n'a pas été respecté et où sa nature a été bafouée.

 

C'est un long chemin pour lever les voiles, oser voir, demander pardon, et guérir.

 

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/national/2013/04/25/001-pensionnats-autochtones-survivants.shtml

 

 

 

A lire aussi le livre touchant de Dominique Ranquin "On nous appelait les sauvages"

 

http://www.slog.fr/dominiquerankin

 

 

 

 

 

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 11:54
Gustav Klimt - La vie et la mort

Gustav Klimt - La vie et la mort

 

 

De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives. La roue qui va tourner son grand tour est à chaque point où son cercle ferré touche le sol à son point de départ. Chaque instant est le début, chaque nouveau jour, chaque nouveau livre, chaque nouvelle rencontre. A chaque moment nous commençons du neuf. […] La vie ne commence de faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant […].

 

Retenir le flux de l’existence, c’est oublier que la vie est l’art de la métamorphose. La femme que vous avez devant vous a déjà enterré un enfant, l’enfant qu’elle a été ; joyeux, il chantait et dansait ; puis une adolescente embarrassée de ses jambes. J’ai enterré aussi une jeune femme, une jeune mère. J’ai enterré une femme mûre. Je viens même d’enterrer la femme féconde que j’étais ; c’est-à-dire que je suis entrée dans ma seconde fécondité. Et j’enterrerai cette femme mûrissante que je suis en devenant la femme vieille qui est en moi ; puis la très vieille femme ; puis, la morte et celle qui fera le passage vers l’autre rive.

 

Ainsi, chaque fois que j’ai quitté un espace, je suis entrée dans un autre.

Ce n’est pas facile. C’est dur de quitter le pays de l’enfance ; c’est dur de quitter le pays de la jeunesse ; c’est dur de quitter l’épanouissement féminin, de quitter la fécondité.

 

D’un pays à l’autre, d’un espace à l’autre, il y a le passage par la mort. Je quitte ce que je connaissais et je ne sais pas où je vais. Je ne sais pas où j’entre. Traiter ce passage comme s’il allait de soi ? Bien sûr que non : ce serait légèreté. Mais, puisque plusieurs fois déjà j’ai fait l’expérience qu’en quittant un " pays " j’entrais dans un autre d’une égale richesse sinon d’une plus grande richesse, pourquoi donc hésiterais-je devant la vieillesse ?

 

 

Christiane Singer

 

 

 

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:04

 

 

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 18:31

 

 

 

Tout comme le film "Demain" nous le montre, il existe partout des solutions qui poussent comme des champignons...

Ce sont des bonnes nouvelles destinées à "écraser" la mémoire pessimiste du disque dur de notre mental et qui, petit à petit, feront tache d'huile (bio bien sûr !) dans notre imaginaire, pour accéder à d'autres ressources, d'autres créativités, d'autres réflexes, d'autres possibles...

 

MT

 

 

 

 

A Rungis, le ventre de Paris se met au bio

 

http://www.terraeco.net/A-Rungis-le-ventre-de-Paris-se-met,64298.html

 

 

 

Ce couple vit dans une « maison-serre » écologique

 

https://mrmondialisation.org/ce-couple-vit-dans-une-maison-serre-ecologique/

 

 

 

Militante et abordable : voici la tiny house « low-cost »

 

https://mrmondialisation.org/militante-et-abordable-voici-la-tiny-house-low-cost/

 

 

 

La première maison 0 énergie 0 émission 0 déchet et 100 pr 100 recyclable !

 

https://mrmondialisation.org/la-premiere-maison-triple-zero/

 

 

La France 100% renouvelable en 2050 : un rapport explosif dévoilé

 

https://mrmondialisation.org/une-france-100-renouvelable-en-2050/

 

 

Le premier arbre à vent de Suisse inauguré à Genève

 

http://www.rts.ch/info/regions/geneve/7455220-le-premier-arbre-a-vent-de-suisse-inaugure-a-geneve.html

 

 

 

Recyclage melon, fromage, carottes et crottes !

 

http://www.terraeco.net/Melons-fromage-crottes-10-sources,64231.html

 

 

 

Manoj Bharvaga et son vélo démocratisent enfin l'électricité !

Ce milliardaire indien a inventé un engin révolutionnaire ! 

 

http://positivr.fr/manoj-bhargava-velo-pedale-electricite-inde/

 

 

 

Sandwichbike : le vélo éco-conçu en kit à monte

 

https://mrmondialisation.org/sandwichbike-le-velo-eco-concu-en-kit-a-monter/

 

 

 

Junior Fritz Jacquet : sculptures papier toilette

 

http://twistedsifter.com/2014/08/toilet-paper-roll-faces-by-junior-fritz-jacquet/

 

 

 

Concevoir une oasis

Et si partout en France des lieux écologiques et solidaires voyaient le jour dans les années à venir ? C'est le défi du projet Oasis que de soutenir en 5 ans la création de 100 "oasis".

 

http://www.colibris-lemouvement.org/oasis/creer-son-oasis/mooc-creer-son-oasis

 

 

 

Trois jeunes créent une plateforme de troc, leur « remède anti-crise »

 

https://mrmondialisation.org/plateforme-de-troc-remede-anti-crise/

 

 

 

Nord de la France : 190 chevaux sauvés par la volonté d’un homme. L’amour plutôt que la boucherie

 

http://positivr.fr/sauvetage-chevaux-boucherie-gilles-cottinet/

 

 

 

Éthologie : ce que ressentent les animaux

 

http://www.arte.tv/guide/fr/053958-000-A/ethologie-ce-que-ressentent-les-animaux?autoplay=1

 

 

 

« La vie secrète des arbres », le best-seller d’un garde forestier allemand

 

http://www.terraeco.net/La-vie-secrete-des-arbres-le-best,64318.html

 

 

 

Land Art avec Andy Goldsworthy - Naturally beautiful

 

https://www.youtube.com/watch?v=fUpVf-7i75I

 

 

 

 

 

 

 

 

Energies positives - février 2016

« Nous avons regardé (...) le bleu magnifique du ciel, le marronnier dénudé aux branches duquel scintillaient de petites gouttes, les mouettes et d’autres oiseaux.

Je crois fermement qu’au milieu de toute la détresse, la nature peut effacer bien des tourments. »

 

Anne Frank, 23 février 1944

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 00:13

 

 

4 minutes pour retrouver l'élan vers la vie....

 

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:52

Darius Rochebin reçoit Alexandre Jollien, écrivain et philosophe ainsi que Matthieu Ricard, moine bouddhiste

 

 

J'aime vraiment l'authenticité de ces deux personnes, ces maitres de sagesse qui savent insuffler à la fois profondeur et légèreté.

 

Des mots qui nourrissent, dans ces temps perturbés.

 

MT

 

 

 

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:41

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Jean-Marie Pelt, invité Des mots de minuit le 2 février 2009

 

 

 

 

 

 

 

Dans la nature, il y a une solidarité naturelle des systèmes, qui équilibre les compétitions.

 

De quoi en "prendre de la graine", -la nature restant une source inépuisable d'inspiration- pour modifier nos sociétés et sortir de la démagogie du "plus fort".

 

Il est temps de refaire alliance avec la Nature.

 

 

MT

 

 

 

 

La raison du plus faible, Jean-Marie Pelt, Livre de Poche

 

Nature et spiritualité, Jean-Marie Pelt, Livre de Poche

 

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/la-memoire-dmdm/j-m-pelt-je-me-sens-tres-seul-a-essayer-de-trouver-une-coherence-au-monde-232809

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi cet article sur le blog de "De l'Un au Multiple" qui explore le monde des champignons :

 

https://unmultiple.wordpress.com/2014/03/25/les-champignons-parlons-de-symbiose/

 

 

 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 00:33
Photo Max-Antoine Guérin

Photo Max-Antoine Guérin

 

 

Natasha Kanapé Fontaine est une Innue qui parle de ses racines, sa quête identitaire est devenue sa démarche artistique.

 

Dans sa quête, elle ouvre un sillage, elle dit : « J’ai envie de mettre des poèmes sur la bouche des gens, j’ai envie que les jeunes filles autochtones finissent par réciter : Je suis femme territoire, j’ai la puissance en moi et je veux reprendre le contrôle de mon souffle. »

 

Femme et terre se confondent. Femme et territoire s’épousent. Femme et puissance dialoguent et cherchent un devenir.

 

Quand nous, femmes, nous retrouverons le lien profond à notre territoire, nous ensemencerons la terre de notre puissance.

 

MT

 

 

 

 

Le Corps de la Femme, il est Territoire... Je suis Femme Territoire...

 

Un cri s’élève en moi qui me transfigure, le monde attend que la femme revienne comme elle est née, telle qu’elle est, femme droite, femme debout, femme puissante, femme résurgence, renaissance…    

 

Ma quête identitaire est devenue ma démarche artistique...

 

Où sont passées les visions larges, les yeux incrustés dans les profondeurs… ?
 

J'ai l'impression qu'on me souffle à l'oreille des choses, des savoirs, des rêves, des espoirs... et c’est pour ça que j’ai l’impression d'être habitée par mes Grands-Parents...

 

Je remonterai le Pays, aussi puissante que mes Grands-Pères aussi rapide que mes prédécesseurs, aussi clairvoyante que mes Grands-Mères...

 

La femme territoire, c’est l’esprit d’une femme très très puissante, très forte, habitée par le territoire, habitée par la pierre qui transmet la mémoire de millénaire en millénaire...
 

Je reprendrai possession de mes droits, je reprendrais possession de mon Souffle, je reprendrais possession de mes routes d'Eau...

 

Une femme se lèvera, vêtue de ses habits de lichens, vêtue de ses traditions, vêtue de son tambour intérieur….

 

Natasha Kanapé Fontaine

 

http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/6552/natasha-kanape-fontaine-femme-territoire

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 00:23
Pourquoi s'amourache-t-on d'un abuseur - Caroline Gauthier

 

 

Voici un article de Caroline Gauthier, auteur du livre "Au nom du corps", qui analyse bien le contexte des personnes qui vivent des situations de maltraitance psychologique.

 

Je suis d’accord sur l'ensemble de cette analyse qui met au coeur du problème l’impact de la maltraitance psychologique vécue dans l’enfance car celle-ci constitue une sorte de matrice encore agissante et le filtre qui permet de revivre à l'âge adulte ce type de maltraitance.

 

J’apporterais néanmoins une nuance à la description concernant les émotions. Certaines victimes ne sont pas forcément, voire pas du tout coupées de leurs émotions, elles les ressentent même très bien. Mais le problème, c’est que ces émotions n’ont pas été « reçues » dans l’enfance et restent donc « irrecevables » inconsciemment ou consciemment à l’âge adulte pour la victime, et de fait, elles ne sont pas reçues par l’abuseur qui s’en sert comme levier et qui s’en nourrit pour se valoriser.

 

Le problème majeur, me semble-t-il, pour les enfants abusés psychiquement, c'est de pouvoir valider ce qui se passe, car ils n'ont jamais rencontré de « témoin lucide » (1) pour étalonner leurs ressentis et leur expérience et la considérer comme toxique et comme n’étant pas de l’amour.

 

Le fait d’avoir une personne de l’entourage qui va dire : « ce que tu vis est de la maltraitance », est déjà une aide précieuse. Non pas parce que cela va permettre à la personne de quitter rapidement l’abuseur ou de résoudre son problème immédiatement, mais parce que cette validation va être le tuteur sur lequel l’inconscient va pouvoir s’appuyer et faire son chemin.

 

Or c’est justement ce genre de validations qui manquent le plus, et peu de personnes sont capables de reconnaitre et de soutenir une personne qui traverse cela.

 

Et ce n'est pas grâce à la "pédagogie noire" (2) qui sévit un peu partout (bon nombre de thérapeutes continuant à reproduire le déni de la souffrance et renforcent la culpabilité de la victime en l’exhortant à pardonner le plus rapidement possible) ni grâce au prêt-à-penser actuel sur les blessures, que les enfants devenus adultes aujourd'hui peuvent recevoir du soutien !

 

Mais le retour aux terres intérieures et à la bienveillance, sont en effet le chemin vers la guérison, chemin parfois ardu dans le labyrinthe de ce corps où les messages ont été pervertis.

 

MT

 

 

(1) et (2) : voir les ouvrages d’Alice Miller

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains se posent la question et ne comprennent pas pourquoi une telle chose peut arriver… Comment des gens qui paraissent si cohérents peuvent subir de telles violences psychologiques ?

Certains peuvent juger de telles situations. Il m’est arrivé d’entendre de telles phrases : «mais pourquoi ces personnes sont restées dans des relations si violentes psychologiquement. Elles n’avaient qu’à partir ?!»

Mais si c’était si simple, cela se saurait !

Je vais vous dire pourquoi ces personnes la, restent ! Et si vous aviez vécu la même chose, je vous assure que vous feriez exactement la même chose. Alors, je vous en conjure avant de dire ou de médire, essayez de comprendre comment de telles choses peuvent se produire…

 

Les raisons sont souvent à aller chercher dans l’enfance,  à un moment où toutes les formes d’abus peuvent avoir des conséquences immenses sur toute une vie.

Car oui ceux qui restent dans ce genre de situations de violences psychologiques sont souvent les victimes d’abus dans l’enfance… Mais ce ne sont pas forcément des abus physiques, qui se voient et qui se conscientisent. Et c’est d’ailleurs ce qui rend les choses encore plus difficiles à guérir. Car l’insidieux, le non palpable ne peut pas se nommer, ni même se dire, et même ne pas se voir. Les violences sont senties mais pas identifiées, si bien que la personne n’arrive pas à  passer à autre chose ou  à faire le deuil de cette situation… D’où la reproduction du schéma initial à l’infini, jusqu’à ce qu’enfin l’abus soit reconnu…

Ce sont donc le plus souvent des abus qui n’ont pas de forme et de texture, et que l’on ne peut pas identifier clairement. D’où la difficulté de s’en défendre.

Et quel est l’impact de cette forme d’abus vécue enfant sur une vie ?

Certaines personnes vivent un abus depuis toujours, et elles ne s’en rendent pas vraiment compte. Ce genre d’abus devient inconscient … et de ce fait cet abus s’installe dans la structure même de la victime.

Ce sont des abus quotidiens qui deviennent normaux, puisqu’ils font partie de la vie de la personne et de son histoire.

Cette forme d’abus devient la personne, et la personne devient l’abus.

 

Et pire, on peut même confondre cet abus avec de l’amour.

Ce sont des petites phrases assassines distillées avec un enrobage d’amour, des discours contradictoires comme des phrases d’amour dites en même temps qu’une action de rejet posée, ou des phrases d’amour habitées par une émotion de haine …

Si bien que plus tard, devenu adulte, toutes les formes de ce que l’on croit être de l’amour peuvent tuer l’identité de l’être, sans qu’il s’en rende compte.

La personne se retrouve alors irrémédiablement exsangue, fatiguée et ruinée, mais elle ne sait pas d’où cela vient. Tout cela parce qu’elle ne se sent plus, trop habituée à sentir l’autre pour se défendre plutôt qu’elle-même..

Et tous les liens que cette personne va tisser plus tard se termineront tous irrémédiablement de la même manière.

L’autre deviendra fort et l’identité de la victime mourra..

Cet abus, vécu en premier lieu enfant, est une sorte d’emprise psychologique qui empêche souvent d’exister, de se sentir, de se défendre.

Une espèce de pouvoir exercé sur l’identité de l’enfant, dont la seule issue est de faire le dos rond, de se recroqueviller, de disparaître ; ou de faire comme si de rien n’était, voire même de sourire alors que le fond de son être devrait rugir.

Ce petit être sensible (sensibilité qui est le propre de l’enfance), capte qu’il faut se taire et il laisse faire.

Puis l’être sensible arrête de sentir. Car cela fait trop mal… Et il grandit… Il se barricade pour se protéger… Il répond aux attentes de l’abuseur pour ne pas subir ses assauts psychologiques. Et il finit par garder les mêmes mécanismes de protection dans la fuite et le déni devenu adulte. Le déni, la fuite de son senti et de sa base, deviennent une seconde nature. Il devient alors l’ombre de lui-même.

Et, cet être devenu grand recherche inconsciemment la même situation. La seule qu’il connaisse. Il se remet dans le seul lien d’amour-abus qu’il a connu, espérant inconsciemment une réparation qui ne viendra jamais

Il devient attiré par les abuseurs, les pervers, les manipulateurs… Et il reproduit ce schéma inconscient toute une vie.

Cet abus est si insidieux… Il fait partie du quotidien.

Ce abus n’est pas vraiment incarné, car la violence est tranquille et douce… C’est ce qui conduit à des dégâts immense… car la violence n’est pas palpable, pas nommée. Elle peut même prendre l’allure devenu grand, d’un beau prince charmant que tout le monde encense, alors que la victime meurt à petit feu.

Cet abus, c’est comme un poison qui serait distillé dans les veines, mais à petit feu… Poison dont il est dit qu’il ait donné pour le bien, par amour.

Et ce petit être finit par croire à cette forme d’amour, alors même que ce poison le détruit.

Voilà ce qu’exerce l’abus sur l’identité. Il rend docile et victime. Il empêche de connecter la rage salutaire pour sortir d’une situation destructrice.

Pourtant, cette rage permettrait de poser juste le mot « non » ! Elle permettrait de dire : « Ce qu’il se passe n’est pas acceptable pour moi ! »

Mais ce « non », l’adulte ne le sent pas. Ou même s’il est senti, il est cru trop dangereux à poser. Ce non est la seule chose à faire pour son salut, mais il est jugé comme trop risqué, car il conduirait selon sa croyance à la perte de l’autre qui est selon lui la seule chose qui lui reste.

La stratégie pour s’en sortir est alors de faire des grands sourires aux abuseurs, ou de battre en retraite … alors même que l’identité est bafouée, le territoire empiété, les ressources spoliées.

Voilà comment on devient la proie des manipulateurs, pervers et autres abuseurs.

 

Comment transformer cela ?

Ce qui est, je crois, de la responsabilité des victimes pour changer, c’est de revenir dans leurs territoires intérieurs, dans leurs corps, pour de nouveau sentir, plutôt que d’être dans les baskets des autres.

Les victimes, c’est un fait, souvent ne sentent plus leurs limites… Elles envoient des écrans de fumée pour ne pas sentir… Elles ne sentent plus leur identité, leurs racines. Elles ne savent plus s’aimer. Elles peuvent même chercher l’approbation de celui qui les détruit, pensant que cela va les sauver.

Sacré syndrome de Stockholm !

 

Que doit comprendre une victime :

  • Un démon est tapi au fond de son ventre et il gouverne sa vie à son insu. Au fond de son corps sont tapies des émotions enfouies et des désirs écrasés qui pourraient la libérer. Mais, elle ne les sent pas ! Elle en a peur. Alors, elle les nie. Elle les écarte si jamais elles pointent le bout de leur nez. Car ces émotions feraient trop mal. Elle les pensent bien trop risquées, alors qu’elles sont son carburant. Elles sont la voie vers son identité à retrouver. Elles sont le chemin vers sa juste place…
  • C’est grâce à elles qu’elle pourra sentir le mot « J’EXISTE » ; et que l’autre pourra capter qu’il ne peut pas lui marcher dessus et la spolier sans la VOIR…
  • Car se sont les émotions qui vibrent dans le corps ; et ceux sont elles qui entourent le corps d’une protection énergétique…

La vraie tristesse peut donner à la victime l’information qu’elle a besoin d’être cajolée et nourrie ; et elle peut lui permettre de conduire des actions qui vont dans ce sens plutôt que de se coller à ceux qui la détruisaient… Mais elle ne la ressent pas. Elle ressent de l’abattement, mais pas de la tristesse. Car la vraie tristesse libère.

La colère et la rage peuvent lui donner l’information que son identité est bafouée. Cela pourrait l’aider à poser ses limites pour partir d’une situation destructrice. Mais elle ne la ressent pas, ou pas assez fortement pour l’aider à partir. Elle capte plutôt l’émotion de l’autre et cherche à se faire apprécier de lui pour enfin être aimé et réparer le préjudicie subi enfant.

La victime devient comme vide d’émotions, inexistantes… Elle est chez l’autre plutôt que chez elle. Il lui faut retrouver ses pieds.

Son salut va passer par la réappropriation de son corps, de son énergie et de son identité pour de nouveau sentir et exister, pour ne plus être parasité.

Seul son corps lui donnera les informations justes, pour poser les actes nécessaires à la naissance de son identité bafouée !

Le « j’existe » senti dans ses tripes est le point de démarrage pour savoir s’aimer ; pour aller vers les personnes qui la nourrissent.

Le corps est sa maison. C’est son territoire. Pour ne plus être squatté, il convient de l’habiter.

 

Caroline Gauthier.

Auteur du Roman « Au Nom du corps » : Cliquez-ici

http://aunomducorps.fr/pourquoi-samouracher-d-un-abuseur/

 

 

 

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 13:31

 

 

S'ouvrir toujours plus au mystère de la vie, sortir de la rationalité, c'est sans doute cela qui affine nos expériences et notre regard sur elles....

 

 

MT

 

 

 

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 21:27

 

 

 

 

 

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"Je me suis souvenu de lui, quand j'ai pris conscience du sens véritable de l'humanité."

 

 

Source : http://zoher.tahora.over-blog.com/2016/01/misericorde.html

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 17:37

 

 

Peut être que je fais ma gamine Mamie
Peut être je suis trop fragile
Mais je sais lire entre tes lignes mamie

je connais le langage des signes

Dis-moi que t'as pas tout effacé mamie
Que t'as pas vidé la corbeille
Le disque dur n'est pas cassé pardi
C'est le passé qui s'est mit en veille
dans l'entre de ton coeur d'enfant
Si tu réussis à t'y rendre
tu trouveras le brin d'encens que j'avais laissé en décembre
Je veux bien l'allumer pour toi
tu n'es pas seule dans ce brouillard
Je suis ce petit feu de bois,
Cette lueur dans ta mémoire

C'est rien qu'un vent de nostalgie Mamie
qui fane comme un bouquet de fleurs
telle est la triste tragédie Mamie
D'une ritournelle sans auteur
c'est rien qu'une fichue mélodie Mamie
Rythmée sur tes battements de coeur
une rengaine tombée dans l'oubli Mamie
C'est la symphonie d'Alzheimer.

Tu sais c'est pas que ça m'abîme Mamie
Je voudrais pas que tu crois ça
mais je devine entre tes rides Mamie
que la vie s'est jouée de toi
tu peux pas refermer le livre Mamie
l'histoire ne finit pas comme ça
Ce n'est qu'un seul chapitre à vivre Mamie
L'auteur a prévu mieux pour toi.

Puis t'as pas pu tout oublié
Tu fais semblant je te crois pas
Le coeur c'est une bougie mouillée tu sais
Qu'on peut rallumer quelques fois
Tout est écrit sur ces photos
Nos souvenirs s'y tiennent la main
Fais rire, raconter des ragots

Avec le temps va tout s'en vient

C'est juste un vent de nostalgie Mamie
Qui s'essouffle en accord mineur
C'est la partition gribouilli Mamie
De cette ritournelle sans auteur
C'est rien qu'une fichue mélodie Mamie
gravée pour entendre dans nos coeurs
Cette chanson tu l'as écrite Mamie
C'est la symphonie d'Alzheimer
Cette chanson tu l'as écrite Mamie c'est la symphonie...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:07

 

 

 

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Pierre Rabhi, écrivain, agriculteur, pionnier de l’agroécologie et auteur de L’agroécologie, une éthique de vie : entretien avec Jacques Caplat (Actes Sud, 7 octobre 2015et deVers la sobriété heureuse (Actes Sud, 28 novembre 2015) ;

 

Naomi Klein, journaliste canadienne, essayiste, cinéaste et militante altermondialiste, qui a publié le 18 mars chez Actes Sud : Tout peut changer : capitalisme et changement climatique, mais aussi auteur de La stratégie du choc.

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/2015/12/naomi-klein-la-strategie-du-choc.html

 

 

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-naomi-klein-et-pierre-rabhi-l-ecologie-aujourd-hui-2015-12-11

 

http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-2eme-partie-naomi-klein-et-pierre-rabhi-l-ecologie-aujourd-hui-deuxieme

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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