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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 20:32
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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 19:59

 

 

Une interview de Byron Katie qui nous guide pas à pas dans le Travail ( The Work). Cette méthode révolutionnaire d'investigation des pensées permet d'aimer tout ce qui se manifeste dans notre vie.

Grâce au 4 questions et au retournement, nous trouvons notre propre ordonnance du bonheur. Nous comprenons comment mettre fin à la guerre avec nous mêmes.

Une vidéo simple et explicite pour mieux connaître et pratiquer The Work.


Réalisée par Brigitte Kirkorian Garcia pour Brideva.blogspot.com

 http://brideva.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 09:52

En 2006 déjà, l'émission "ça se discute" abordait le thème des maladies "invisibles", et une personne atteinte de la maladie de Lyme témoignait de ses souffrances, tant physiques que psychologiques.

Cette maladie détruit souvent la vie des gens, non seulement par l'impuissance dans laquelle ils sont mis physiquement par des symptômes très invalidants et violents quant au niveau de la douleur, mais surtout par l'absence de compassion, de soutien, et la façon dont la plupart des gens tiennent ces malades pour des hypochondriaques, des affabulateurs ou des personnes se laissant aller, voire des personnes dignes d'aller en psychiatrie.

Il est vraiment temps, et pas seulement pour la maladie de Lyme, que le regard de chacun change sur la maladie, et plus généralement sur la souffrance.

Pour cela, encore faut-il se sonder soi-même, connaître son propre rapport à la maladie ou la mort, et avoir fait suffisamment retour sur soi pour contacter ses émotions, ses peurs, sa propre souffrance, afin de ne pas avoir peur de celles des autres.

Le déni de la maladie des autres ou de la souffrance des autres, n'est que le reflet du propre déni que ces personnes ont pour leur souffrance personnelle, qu'elles n'ont pas encore contacté ou accueilli.

Et le monde, comme chacun d'entre nous, a besoin d'accueil et d'empathie, afin de transmuter toute cette souffrance qui vient de si loin et dont nous sommes, chacun à notre niveau, les héritiers.

 

MT

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 20:31
Laisser mourir de soif un arbre

 

 

Peut-on laisser mourir de soif un arbre ?

Jusqu’où vont la folie et l’irresponsabilité des Hommes ?

Dans le jardin de mon immeuble, trône un cerisier du Japon.

Un de ces êtres de la nature qui offre tout au long des saisons sa présence, sa beauté, ses rythmes, ses fleurs magnifiques et éphémères.

 

Cet arbre a nourri mon cœur, il m’a aidé à vivre, à traverser des épreuves dures, des blessures profondes, il a enchanté mon regard et m’a permis d’être dans la gratitude de la Vie, simplement parce que chaque matin il était là, devant ma fenêtre, comme un cadeau renouvelé.

 

Alors quand je vois que depuis l’été ce jardin n’est pas arrosé, que cet arbre dépérit, que toutes ses feuilles sont grillées, et que j’apprends que c’est « parce qu’il n’y a plus de programmateur d’arrosage »…. je suis triste et en colère.

 

J’ai proposé d’aller l’arroser, « mais je crois que vous ne comprenez pas » me répond le gardien…

Bin si… jusque là, je pense que mes neurones arrivent à suivre... « programmateur », ça veut dire « arrosage programmé » pour un tuyau qui amène de l’eau… mais le tuyau, y’a bien un robinet au bout ? et le robinet un être humain peut le tourner non ?? on peut aussi remplir des sceaux quelque part et les déverser au pied de l’arbre ?

Je me suis excusée d’être trop bête pour comprendre ce si complexe problème qui visiblement échappe aussi à la copropriété, au syndic, et aux habitants de cet immeuble …

 

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, empêche des êtres humains de répondre à la nécessité du présent, quand cela se passe juste en bas de chez eux ?

 

Il y a 7 étages à cet immeuble, avec environ 5 appartements par étage. Ce qui fait un sacré potentiel pour résoudre un problème de ce genre et faire en sorte de donner quelque minutes de son précieux temps pour compenser les défaillances provisoires d’un arrosage …

 

Mais plus personne n’est concerné par rien, car tout est géré « à l’extérieur », à l’image de notre société où nous avons remis notre pouvoir à des institutions, des hommes de pouvoir, des organisations, des syndics, et tant d’autres structures que nous payons au prix fort, pour ne plus se soucier de rien et vaquer, légers, à nos occupations égocentrées.

 

Alors voilà comment une vie collective peut se déresponsabiliser, parce que plus rien ne passe par les individus mais par des sociétés de gestion.

 

Aujourd’hui, il y a trois ouvriers qui sont venus « nettoyer » le jardin. Ils ont arraché tout le lierre qui courrait sur la façade d’une maison voisine, retirant ainsi une verdure où les merles venaient si souvent (ah, c’est beaucoup plus propre hein m’a dit une des personnes, comme si la propreté avait quelque chose à voir avec la Nature…), ils ont coupé à la tronçonneuse des branches par-ci par-là (mes dents grinçaient en pensant à ces nouvelles « méthodes » de taille qui abîment tant les végétaux), et surtout, ils ont « aspiré » longuement, avec un aspirateur hyperbruyant et polluant toutes les feuilles du jardin (comme ça la terre pourra encore moins garder l’humidité dont elle a tant besoin) et bien sûr… ils n’ont pas arrosé.

 

Voilà comment nous sommes arrivés à un monde schizophrène, où les problèmes et les solutions sont sur des voies parallèles qui ne se rejoignent plus.

 

Un soir qu’il pleuvait, j’ai pleuré de bonheur pour mon cerisier, même si cette pluie de courte durée n’était pour lui qu’un simple apéritif.

 

Et je prie chaque jour, pour que la pluie le secourt, pour que la force de la Terre le soutienne et le garde en vie, pour qu’il dure sans souffrance fatale jusqu’à la fin de l’été où enfin il profitera d’un peu de fraîcheur.

Et je prie pour le revoir fleurir le printemps prochain. Car s'il meurt... je ne veux même pas y penser...

 

Quand comprendrons-nous que la nature nous soutient? Que si un arbre meurt, je meurs aussi un peu?  

 

Nous sommes les gardiens de la Terre… et la Terre est parfois juste en bas de chez nous.

Pas la peine de penser à des horizons lointains, à des contrées inaccessibles. C’est là, à côté de chez nous, que chaque jour nous pouvons changer notre regard et avoir envie de prendre soin.

 

Car chaque fois que naît cet élan de prendre soin, nous faisons un pas vers la douceur, un pas vers le cœur, un pas vers des retrouvailles avec nous-mêmes et avec cette Terre qui nous porte si généreusement.

 

MT

 

Laisser mourir de soif un arbre
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 13:19
Nahimana * ~ Peinture d'Holly Sierra

Nahimana * ~ Peinture d'Holly Sierra

 

Dites-moi qui je suis si je ne suis pas la Terre. Si mon corps n’est pas territoire. Si le territoire n’est pas mon corps. Dites-moi qui je suis si je n’ai pas la Terre. Si mon corps n’est pas l’instrument du territoire. Si le territoire n’a pas d’accords. Dites-moi qui je suis si je suis pas le poème de la Terre. Si mon corps n’a pas de mots. Si le territoire a dû être forcé de se taire.

 

Dites-moi qui je suis si je n’ai pas la voix de la Terre. Si mon corps n’émet plus aucun bruit. Si le territoire ne peut plus chanter. Dites-moi qui je suis si je ne suis pas le chant de la Terre. Si mon corps n’a aucune vibration. Si le territoire n’émet plus aucun son. Autre celui des machines et des barrages et des mines et du pétrole qui coule sur mon corps.

 

«Kashikat, je sais que mon corps est la Terre de mes enfants à venir.» Joséphine Bacon

 

Natasha Kanapé Fontaine

 

 

 

 

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 12:57

 

 

Blessed we are to dance on this ground

with the rhythm of saints to carry the sound

We hold a prayer for the Earth for the ones yet to come,

May you walk in beauty and remember your song.

Remember why you came here

Remember your life is sacred.

Remember why you came here

Remember all life is sacred.

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 09:09

Conférence de Amy Cuddy à Ted

 

Thème de la conférence : Le langage du corps affecte la façon dont les autres nous voient, mais cela peut aussi changer la façon dont nous nous voyons nous-mêmes. La psychologue sociale Amy Cuddy montre comment "les poses de pouvoir" — se tenir dans des postures confiantes, même quand nous ne nous sentons pas confiants — peuvent changer les niveaux de testostérone et le cortisol dans le cerveau, et pourraient même avoir un impact sur nos chances de succès

 

 

Les dominants ont beaucoup de testostérone et peu de cortisol

Les dominés ont beaucoup de cortisol et moins de testostérone.

On peut en déduire que la position dominante contrôle mieux le stress et a une façon différence de le gérer.

 

Si nous avons une tendance, par exemple à nous sentir diminué, les rôles que vous prenons, peuvent changer notre physiologie.

 

Une attitude de pouvoir ou de confiance, effectuée pendant 2 minutes, entraine une diminution de 25 % du cortisol, alors qu’une attitude en position d’impuissance entraîne une augmentation de près de 15 % du cortisol.

 

Ainsi, 2 minutes de changement postural peuvent entraîner des changements dans le cerveau.

 

Amy Cuddy nous invite donc à « faire semblant », régulièrement, pendant deux minutes, afin de changer nos comportements et la confiance en soi.

 

Même si les personnes ressentent « un sentiment d’imposture » à faire semblant, elle insiste pour dire :

 

«  Ne faites pas semblant jusqu’à ce que vous le fassiez (une action, une prise de parole, etc), mais jusqu’à ce que vous le deveniez. Faites-le assez jusqu’à le devenir et l’intérioriser.

 

Faites-le partout, configurez votre cerveau, faites monter votre testostérone, faites descendre votre cortisol.

 

Ne quittez pas la situation en vous sentant comme : « oh, je ne leur ai pas montré qui je suis », quittez cette situation en vous sentant comme : « oh, j’ai vraiment l’impression d’avoir pu dire qui je suis, et montrer qui je suis ».

 

Et partagez cette information, ce « truc simple », car « il peut aider les plus démunis qui n’ont besoin que de leur corps, d’intimité et de deux minutes, ce qui peut modifier  sensiblement les résultats de leur vie ».

 

MT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:46

 

 

Ecoutez cette émission de "L'heure des sages", où Marie-Thérèse Fernbach, la "Dragone Blanche" est interviewée.

 

Elle livre ici toute sa sagesse, sa douceur, sa confiance et sa compréhension du chemin de guérison intérieure au-delà des stratégies de l'ego.

 

La méditation, l'étude, la prière, sont les trois points qui permettent de trouver notre assise intérieure et d'être à l'écoute de notre socle de sagesse.

 

Et bien sûr, le pardon à soi-même reste une action importante, vis-à-vis de nos parts blessées et pour se pardonner d'avoir cru qu'il était nécessaire de choisir des situations douloureuses pour aller vers notre lumière.

 

Et en étant à l'écoute de notre enfant intérieur, nous pourrons aussi retrouver nos rêves d'enfant et retrouver la joie et la spontanéité de cet enfant.

 

Ce chemin de guérison concerne aussi les rapports entre les hommes et les femmes.

 

"Aujourd'hui, mettre en oeuvre une guérison par rapport à l'homme et la femme sacrés qui sont à l'intérieur de chacun d'entre nous, fait que l'on peut entrer en guérison avec l'autre aussi et qu'on est entrain de sortir du système bourreau/victime, je sais qu'il y a encore beaucoup de travail et je sais qu'il y a encore beaucoup de femmes qui souffrent et beaucoup d'hommes qui souffrent, l'idée est : parce que l'homme est très uissant dans la matière, à partir du moment où il partage la force émotionnelle que la femme peut lui apporter à l'intérieur de lui et qu'il est dans son équilibre tout simplement, et que la femme du coup est aussi dans son équilibre, logiquement on est sorti d'affaire, il y a une vraie possibilité d'équilibre, d'harmonie, de paix entre les hommes et les femmes." 

 

MT

 

http://www.lheure-des-sages.fr/?p=1120

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:20
Frida Kahlo

Frida Kahlo

 

 

 

Au départ, il faut être poursuivi par la peur de la naissance et de la mort comme un cerf qui s'échappe d'un piège.

 

À mi-chemin, il ne faut rien avoir à regretter, même si l'on meurt à l'instant, comme le paysan qui a travaillé la terre avec soin.

 

À la fin, il faut être heureux comme celui qui a terminé une immense tâche [...].

 

Ce qu'il faut surtout savoir, c'est qu'il n'y a pas de temps à perdre, comme si une flèche avait atteint un point vital de notre corps.

 

 

GAMPOPA (1079-1153), cité oralement par Dilgo Khyentsé Rinpotché

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 14:51
Vous venez de la femme - Osho

 

 

Si vous ne pouvez pas respecter la femme, vous ne pouvez respecter personne, parce que vous venez de la femme elle-même.

La mère vous a materné pendant neuf mois, ensuite, elle a pris soin de vous ; elle vous a aimé pendant des années.

Et là, encore, vous ne pouvez pas vivre sans la femme.

Elle est votre réconfort, votre chaleur. La vie est très froide ; la femme devient votre chaleur.

La vie n’est pas inspirante ; la femme devient notre inspiration.

La vie est très, très arithmétique ; la femme devient votre poésie.

Elle apporte de la grâce à votre vie. Elle prend soin de vous.

Elle vous aime, elle continue de vous aimer, énormément, totalement.

 

Osho

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 20:54

 

Documentaire qui explore les états de grâce vécus par les mystiques et les personnes en état de méditation. Une occasion d’accéder au cœur du chapitre le plus récent de la recherche scientifique portant sur ce phénomène.

 

Des carmélites et des moines bouddhistes ont accepté de se prêter à l’expérience : le film présente les travaux exploratoires d’une équipe de l’Université de Montréal.

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 14:48
Ecouter en profondeur - Isabelle Padovani

 

 

A partir de maintenant

Lorsque je sens que je vais agir à partir d’une tension, d’une pression ou d’une peur,

Je choisis de prendre le temps d’écouter en profondeur

Les besoins de mes multiples aspects intérieurs

Plutôt que de valider dans l’urgence les stratégies qu’ils me proposent

Pour apaiser leur inconfort.

 

Isabelle Padovani

 

 

 

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 13:27
Essence de femme - Michèle Théron

 

 

Je suis femme. De toute éternité. Même au plus près de mes renoncements, même au plus près de l’oubli de moi-même, mon corps ne l’a jamais oublié. Au milieu des tourments les plus noirs, brille encore l’éclat insaisissable de mon essence, restée intacte dans un monde souterrain perdu sous ma chair. Impossible de dissoudre cet absolu, mélangé comme un ciment à mes cellules, et dont secrètement je désire la manifestation intime.

 

Pourtant chaque jour, comme une pierre lancée dans l’eau et s’enfonçant dans les profondeurs, l’oubli m’a tenue prisonnière des ténèbres. C’est captive de cet oubli que j’ai vu mon sang se répandre et quitter mes veines. Transformée en statue de sel, les pieds collés et immobilisés sur ma route, il fallait tant de larmes pour me rendre à nouveau vivante.

 

Vide depuis si longtemps, j’avais oublié mon ventre, grand comme la mer, mouvant, profond, capable d’engloutir, de donner, de bercer. J’avais oublié cette coupe précieuse, porteuse d’une connaissance ancienne, indicible et mystérieuse.

 

J’entends les cris de la terre. J’entends les cœurs semés dans la nuit qui pulsent une danse méconnue. Mes pieds s’éveillent et prennent la cadence. C’est doux, profond, comme un chant oublié, une pulsation gigantesque et pourtant secrète, sourde, qui existe depuis toujours. C’est une onde qui se propage, bute sur les cailloux des chemins, gravit les montagnes, dévale les pentes, tourbillonne dans les cheveux des arbres, caresse les coquelicots sans les effeuiller, jaillit avec le clapotis des sources et galope derrière les chevaux en liberté pour toucher mon cœur, là, tout au milieu de moi.

 

C’est comme un courrant électrique qui traverse les ténèbres, s’enroule autour de mon corps, palpite sur ma peau pour pénétrer l’impénétrable. Pour ouvrir tout ce qui reste fermé, clos, étanche. Pour délivrer tout ce qui reste séquestré, enseveli, engourdi, en sommeil. C’est comme l’appel du tambour du chaman. Comment ne pas y répondre ? Ne pas pouvoir y répondre, c’est creuser une tombe en moi, c’est laisser les plaies ouvertes, sans possibilité jamais de pouvoir cicatriser, c’est sentir ma lumière intérieure s’affadir, c’est sentir les larmes se geler, c’est recevoir le baiser de la mort.

 

J’entends mon cri de femme blessée et aveugle, je sens combien palpite mon cœur, tendu comme ce tambour qui résonne au creux des forêts. Combien de larmes faudra-t-il encore pour passer de l’autre côté du miroir, déchirer enfin le voile et voir à nouveau avec mes yeux de prêtresse ?

 

Mon cri retentit depuis toujours, ma parole cherche sans cesse à renaître, là où elle fut prisonnière. Mon langage est né de l’aube et fut béni par la mer. Il coule comme les rivières qui retournent amoureusement vers l’océan.

 

Mais femme je suis. Gardienne de la terre, si je suis muselée, ce sont les steppes sauvages, les forêts et les prairies qui disparaîtront. Ce sont les louves qui cesseront de prier sous la lune, les oiseaux qui seront privés de leurs chants. Tout en moi résonne avec la terre, mon âme est emportée par les rivières, par la force du vent, par le frémissement des arbres, par le grondement du tonnerre. Elle est appelée secrètement par le chant des sources cachées dans les entrailles de la nature.

 

Femme je suis, simple créature vibrante, avec une âme affamée qui brûle comme une flamme. Ma maison est la nuit, ouverte comme un livre. Elle offre ses secrets comme autant d’étoiles qui tombent sur moi. La lune est mon miroir. Je n’y vois jamais mon visage, seulement celui de mon âme rendue transparente et ardente.

 

Une seule étoile m’inspire, celle qui parle de l’envers de moi, comme une chair oubliée dans un lien défait. Celle qui porte ton nom, signature gravée dans un parchemin éternel. Dans ma nuit intérieure, je t’ai sans cesse cherché, ombre vacillante brillant comme un diamant noir. Animale et sauvage, incomplète et infirme, j’ai rêvé de ton pas pour marcher dans la vie, souple comme l’herbe. T’oublier, ce serait devenir de pierre, ce serait ramper dans le fleuve noir de l’ombre, ce serait rouler comme des flots impurs, sans pouvoir me reconnaître dans le miroir de l’eau. Mais les portes du ciel se sont ouvertes, telles des écluses libérant leurs eaux puissantes où coule ton souvenir.

 

Gardienne de la terre, je garde aussi les portes de ton royaume. Je suis comme une grotte, fermée dans l’attente de ton désir, ouverte par ton désir manifesté. Désir tendu comme un pieu pour amarrer ma barque à ta rive. Femme sauvage, brûlée dans mes terres intérieures, je suis jetée dans l’éternité si je touche ton cœur d’homme.

 

Alors je courre sur la terre en claquant mes talons, dans une danse faite pour te capturer. Ma science sera parfaite, elle sera cachée, voilée, mystérieuse, pour déjouer les pièges tendus par ton insaisissable liberté et pour mieux servir les mystères de la vie. Il faudra que je me fasse douce, que je pétrisse ma terre, que je la laboure de mes rêves. En tissant ma toile, je tisserais nos vies. Les yeux fermés, la pensée ouverte sur la nuit étoilée, je serais le passage offert à ton destin.

 

Je sais qu’il te faudra creuser mon féminin, l’apprivoiser, le questionner. Je sais qu’il me faudra m’habiller de lumière pour préparer mes filtres, me parer de patience pour capter ta force, pour te contenir, t’envelopper et te guider lentement vers l’amour. Doucement, tu mettras tes pas dans mes mots.

 

Femme je suis. Alors je te cherche, toi, pour unir ma terre à ton ciel. J’attends d’être touchée par ton épée de lumière, j’attends que ton corps traverse ma chair jusqu’au bout des étoiles, illumine et mon cœur et mon âme. Je sais dès lors que je pourrais être présente à l’essentiel, pour t’accueillir et t’agrandir dans l’amour partagé, nos deux corps filtrant l’amour comme deux roches transparentes.

 

Comme une matrice, je garde l’empreinte de nos retrouvailles, laissée depuis la nuit des temps dans ma chair, comme un sentier à retrouver. La terre est mon ventre, elle reste ma mère, mon initiatrice, pour guider mes pas vers toi.

 

Sous mes pas, la terre est détrempée, molle et noire. L’odeur de l’humus pique mes narines. Je sens son humidité qui vient chercher l’humidité de mon corps. Là où les choses fermentent, se multiplient doucement dans un devenir encore incertain, non défini, en attente. Je sens l’humidité de la terre qui vient parler à mon humidité de femme. Je sens une terre meuble à l’intérieur de moi, une terre où tes pas ont laissé une trace profonde, à la fois comme une blessure mordante, mais aussi comme un long chemin bordé d’amour. Une terre porteuse de semences secrètes enfouies profondément. Il suffit d’attendre.

 

Attendre que les cailloux remontent à la surface, pour nettoyer la terre, la tamiser et la fertiliser.

 

Attendre que le soleil revienne, que ses rayons chauffent et assèchent la terre là où elle est encore inondée de larmes.

 

Alors la matrice pourra laisser germer ce qu’elle garde en elle comme un trésor. L’attente est comme la saison de l’automne. Et à l’automne, il est encore trop tôt pour savoir ce que donneront les semences. Certaines n’auront pas résisté à la morsure de l’hiver, brûlées par la neige. D’autres n’auront plus la force d’éclore, englouties et mangées par la terre. D’autres enfin seront appelées. Dehors sera plus fort que dedans. Dehors sera plus fort que la moiteur. La vie prend toujours ce dont elle a besoin. Je serai pétrie, aspirée, appelée, une saison prochaine.

 

Qu’est-ce que la terre aura gardé, sans jamais me le rendre ?

 

Que m’aura-t-elle donné, sinon à voir mon essence de femme, à tenir comme un flambeau pour éclairer les ténèbres ?

 

Michèle Théron © 2005

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 11:50
Christian Schloe

Christian Schloe

 

 

 

Me soutiendras-tu dans mes peines, mes peurs, ma vulnérabilité, mes distorsions et ma colère?

Me soutiendras-tu, sans vouloir me réparer, ni me juger, sans chercher à améliorer les choses ou à les rendre plus faciles.

Accueille-moi, en laissant de côté ton ego et tous tes soucis de n’être pas assez bien, de ne pas faire assez bien, de ne pas aimer suffisamment.

Me protégeras-tu de moi-même… de mon désir de réclusion, ce voile que j’utilise pour que tu m’aimes dans la perfection que je pense que tu recherches?

Me regarderas-tu dans les yeux, si profondément, si ouvertement, que tu sentiras les tremblements de mes blessures au fur à mesure que je les révèle, exposant ainsi ma part d’ombre la plus profonde à la lumière?

Viendras-tu à ma rencontre…

Embrasseras-tu mes lèvres avec une une pureté brute, sans peur, sans répulsion, sans te changer en aucune façon pour être l’homme dont tu crois que j’ai besoin?

Et resteras-tu…

Te feras-tu confiance pour reconnaître l’immensité et la profondeur de ta belle âme, touché par l’amour inflexible et la gratitude que je ressens envers toi dans ce merveilleux moment sacré ?

 

Janine Marie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 22:05

 

 

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Présentation

  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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