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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:29

 

 

 

Extrait d'une conférence du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, donnée au Domaine du Bonfin, Le 11 août 1985.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:23

 

 

 

 

 

Il est bon que tu te réjouisses,

Que tu égayes de temps en temps ton cœur

Avec des coupes de vin.

 

Oublie ce qui vient de partir,

Refuse de parler de ce qui viendra,

Abandonne le passé, abandonne l’avenir !

 

Il est déjà temps aussi que tu libères ton âme,

Enchaînée dès ton arrivée

Dans le cachot de la peur, des morts et des résurrections.

 

 

Omar Khayyam *

 

 

 

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* Ecrivain et savant persan, il serait né le 18 mai 1048 à Nichapur (actuel Iran) où il est mort le 4 décembre 1131

 

 

 

 

 

.

 

 

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:58

 

 

 

L’après 28 octobre 2011, c’est la réunification à notre Essence Divine, à la Lumière en nous individualisée dans notre Essence. C’est-à-dire que nous allons retrouver notre potentiel divin créateur que nous avions oublié à cause de notre séparation d’avec la Source et donc d’avec notre Lumière.

 

 

Nous allons retrouver tous nos dons et compétences originelles. Mais c’est seulement en nous aimant complètement, en aimant totalement notre égo avec ses peurs et ses manques que nous pourrons nous réunifier à notre Essence Divine. C’est le processus de transmutation que nous avons entamé depuis notre séparation d’avec la Source. Le calendrier Maya n’est qu’un symbole du retour de la Lumière sur terre et en chacun afin de nous remplir d’amour, de nous apprendre à aimer notre séparation d’avec le Divin pour mieux le retrouver ce Divin en nous, individualisé sous la forme de notre Essence avec toutes les merveilles de création dans l’Amour qu’elle recèle.

 

 

Certains d’entre-nous sont en train de retrouver ces fruits, cette abondance qui grandit à l’intérieur d’eux. C’est ce potentiel d’abondance qui a mûri tous au cours de ces millions d’années en chacun de nous et dans notre Univers, qui est maintenant en train de porter ses fruits. Car pour recueillir l’abondance à l’extérieur, dans son propre environnement, il faut déjà avoir trouvé l’abondance en soi, c’est-à-dire s’être rempli d’amour pour tout ce qui est en nous, à la fois notre égo et notre Essence Divine.

Il faut avoir donné de la reconnaissance à notre égo car il n’est que la Lumière déguisée qui essaie de nous montrer le chemin de notre cœur par des émotions et des expériences qui, en nous ébranlant, nous montrent que nous avons encore besoin de faire un détour dans les méandres de l’égo afin de retrouver la Lumière en nous.

 

 

Il faut aimer ses expériences de vie et ses émotions que nous ressentons comme douloureuses car elles ne sont là que pour nous montrer à quel point nous nous sommes éloignés de notre Essence Divine. Et c’est en aimant cette expérience de la dualité, en lui donnant de la GRATITUDE, que nous faisons mûrir les fruits de l’abondance en nous et sur la Terre. Car tous ce que nous faisons à l’intérieur de nous, se répercute sur la Terre et dans la Totalité de l’Univers.

 

 

C’est avec cet amour pour notre séparation, avec cette gratitude envers les expériences qui en découlent, que nous créons, brique par brique, notre unité. C’est cela, l’après 28 octobre 2011, c’est avoir posé tellement de briques liées les unes autres par l’amour pour notre dualité, que nous avons reconstruit notre maison, et que nous pouvons enfin rentrer à la maison, la maison de l’Unité avec notre Essence Divine.

 

 

Certains humains ont pratiquement réalisé leur maison, ils sont en train de ramasser leurs fruits. Ce sont eux, ces guides terrestres qui aideront leurs frères et sœurs d’humanité à faire la même chose, car ces guides rayonnent d’amour et par cet amour, aident les autres humains à s’aimer dans le changement de paradigme de l’humanité.

C’est cela l’après 28 octobre 2011, c’est redécouvrir son potentiel d’abondance pour mieux le rayonner dans l’amour de l’humanité. Cette abondance retrouvée, cette unicité découle de l’instant présent car le mental n’est plus là pour évoquer le passé et prévoir le futur. C’est l’intemporalité.

 

Chacun y parviendra à son propre rythme.

 

 

 

 

http://conscience-unitaire.over-blog.com/article-l-apres-28-octobre-201-la-fin-du-calendrier-maya-86521889.html

 

 

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 21:21

AngelicLight 

 

 

 

 

 

J’aspire à entrer

Dans la cité de mon corps

Pour y voir le Sultan qui l’habite.

 

 

 

Yunus Emre *

*Yunus Emre, poète turc soufi né en 1240, contemporain de Rumi.  

 

 

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:58

 

 

 

 

Entre dans la nuit comme un chat, et dans le jour comme un lion.

La nuit est la face cachée du jour.  

Si tu apprends à te glisser dans les ombres,

tu pourras la traverser en plein jour.

Si tu désires goûter le jour alors que tu es dans la nuit,

il te suffira de marcher dans la lumière de la lune.

La nuit, n’oublie pas le jour.

Le jour, n’oublie pas la nuit.

Chaque être porte en lui un  jour et une nuit. Goûte les deux.

 

Henri Gougaud, Les sept plumes de l’aigle

 

 

 

 

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 12:49

 

 

Steve Jobs, le co-fondateur d'Apple, est décédé hier à 56 ans. Je me souviens de ce discours qui circulait déjà il y a quelques années sur internet, et qui m'avait touchée. Il y partageait aux jeunes étudiants sa compréhension de la vie, la sagesse et l'humanité que les expériences de son parcours lui avaient enseigné. 

 

Ces paroles se trouvent réactualisées aujourd'hui du fait de son départ, et c'est une belle occasion de se plonger à nouveau  dans les trois histoires qu'il raconte, trois histoires qui ont changé -ou guidé- sa vie et lui ont permis d'avoir un sens profond des synchronicités. 

 

Chaque événement a sa place dans notre vie. Mais nous le comprenons plus tard.

Et la vie n'attend de nous qu'une chose : soyons insatiables, soyons fous....

 

 

 

Discours lors de la remise de diplômes de l’université Stanford en 2005

 

 

« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.

 


« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »

 

 

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.

Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.

Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.

On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.


« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »

Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.

Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.

Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.


« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »

Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.

Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.

Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.

Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

 

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : «Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.


Soyez insatiables. Soyez fous.

 

Merci à tous.»

 

 

 

le discours en video :

  

http://youtu.be/x1Z9Ggqr84s

 

 

Un documentaire en anglais :

  

http://youtu.be/pxgjwh25KX4

 

 

Steve Jobs en 2010 : 

http://www.youtube.com/watch?v=15107GLdSy4&feature=related

 

http://youtu.be/DnCriA8Ox50 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 18:32

 

 

 

Tout posséder n'empêche pas l'avidité sur le monde.

Voir au dedans, trouver les richesses de notre coeur, est sûrement le chemin pour cesser cette quête sans fin à l'extérieur et mettre fin au vide intérieur...

 

 

 

 

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:11

 

 

 

 

 

Si tu savais

 

L’amour de la lumière pour la matière,

 

Et de la matière pour la lumière,

 

Tu n’hésiterais pas à peser.

 

Mais attention ! Pèse joyeusement.

 

En toute circonstances sois joyeux.

 

Quelque soient les circonstances extérieures

 

Sois joyeux !

 

Et rappelles toi que la vraie joie,

 

Celle qui illumine la face des ravis,

 

Des simples d’esprit

 

Et des enfants est sans raison.

 

Alors lorsque tu habiteras pleinement ton corps

 

Et que tu te laisseras emplir de joie,

 

Entre toi et moi

 

Se tendent les cordes d’un instrument

 

Dont tu n’as pas idée. Une harpe céleste !

 

Et nous entrerons en dansant

 

Dans un éternel présent

 

D’où enfin émergera l' Homme.

 

 

 

 

L 'ange 1941

 

Dialogues avec l'ange.

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 10:41

 

 

 

Je ne parlerai pas,

Je ne penserai rien,

Mais l'amour infini me montera dans l'âme.

 

 

Arthur Rimbaud

 

 

 

 

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  Photo Michèle Théron 

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 16:01

 

 

Lecteur: Je me suis senti physiquement très mal quand j'ai essayé de diriger mon attention sur mon corps énergétique. J'ai ressenti de l'agitation et une certaine nausée. Je n'ai donc pu poursuivre l'expérience dont vous parlez.

 

Eckhart Tolle : Ce que vous avez senti est une émotion résiduelle dont vous étiez probablement inconscient avant de commencer à accorder une certaine attention à votre corps. À moins de prêter attention à cette émotion en priorité, celle-ci vous empêchera d'avoir accès au corps subtil situé à un niveau plus profond qu'elle. Par attention, je n'entends pas que vous devez vous mettre à y penser. Il suffit simplement d'observer l'émotion, de bien la sentir, de l'accueillir et de l'accepter telle qu'elle est. Certaines sont faciles à identifier : la colère, la peur, le chagrin, etc. D'autres, par contre, sont plus difficiles à cerner. Ce ne sont peut-être que de vagues sensations de malaise, de lourdeur et de pression, soit quelque chose qui se situe à mi-chemin entre une émotion et une sensation physique. De toute manière, ce qui importe ce n'est pas tant d'y accoler une étiquette mentale que d'en conscientiser le plus possible la sensation. L'attention est la clé de la transformation, et une attention totale signifie aussi acceptation. Elle est comme un faisceau de lumière ; c'est le pouvoir concentré de votre conscience qui métamorphose toute chose.

 

 

Dans un organisme parfaitement fonctionnel, une émotion dure très peu de temps. Elle ressemble à une ondulation ou à une vague qui déferle momentanément à la surface de votre Être. Par contre, quand vous n'êtes pas ancré dans le corps, une émotion peut rester en vous des jours ou des semaines, ou encore se rallier aux autres émotions ayant une fréquence semblable. Avec le temps, ces émotions se sont agglutinées et forment le corps de souffrance, un parasite qui peut vivre à l'intérieur de vous pendant des années, se nourrir de votre énergie, entraîner la maladie physique et rendre votre vie lamentable (voir chapitre 2).

 

Concentrez-vous donc, cherchez à ressentir l'émotion et voyez si votre mental est accroché à un scénario fondé sur la récrimination, comme les reproches, l'apitoiement sur soi ou le ressenti-ment et si ce scénario alimente l'émotion. Si tel est le cas, cela veut dire que vous n'avez pas pardonné. C'est souvent à une autre personne ou à soi que l'on ne pardonne pas, mais cela peut aussi bien être une situation passée, présente ou future que votre mental n'accepte pas. Oui, on peut aussi ne pas pardonner quelque chose qui se situe dans le futur. Dans ce cas, le mental refuse d'accepter l'incertitude ou le fait que le futur est en fin de compte au-delà de son contrôle. Le pardon, c'est renoncer à la récrimination et par conséquent lâcher prise face au chagrin qui en découle. Ceci se produit spontanément quand vous réalisez que le blâme ne sert à rien, si ce n'est qu'à renforcer le faux sens du moi. Pardonner, c'est n'offrir aucune résistance à la vie et lui permettre de s'exprimer à travers vous. Sinon, apparaissent la douleur et la souffrance, un flux d'énergie vitale grandement restreint et, souvent, des maladies physiques.

 

Dès l'instant où vous le faites réellement, vous reprenez le pouvoir que vous aviez laissé au mental. Être rancunier, c'est vraiment la nature du mental, tout comme l'antagonisme et les conflits sont le combustible qui fait survivre l'ego, ce faux moi créé par le mental. Le mental ne peut pas lâcher prise. Seul vous-même le pouvez. Vous devenez présent, vous « habitez » votre corps et vous sentez la paix et la tranquillité pénétrante qui émanent de votre Être.

 

Jésus n'a-t-il pas dit : « Avant d'entrer dans le temple, pardonnez » ?

 

  

 

Eckhart Tolle – Le Pouvoir du Moment Présent – chap. 6 - Ariane Éditions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 15:28

 

 

 

 

Qui a su aimer la terre

A aimé l’éternité.

 

 

Stefan Zeromski

 

 

 

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:33
 
 
Question difficile, parce que la réponse doit passer par les mots, par le langage réducteur que nous avons.
Gangaji tente d'y réponse dans cette vidéo sous-titrée en français, ce qui est à savourer, car il existe peu de traduction de ses interventions.
MT





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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:13

 

 

Voici un texte qui exprime avec justesse les enjeux auxquels nous sommes confrontés actuellement, à la fois pour se guérir profondément et pour aller vers l’Unité et l’Amour dont le monde a besoin. Ces enjeux nous demandent d’accompagner un long processus de transformation, de deuil et d’acceptation. Nous devons laisser derrière nous les croyances obsolètes, les comportements inutiles et duels, tout un monde dans lequel nous avons cru, vécu, si longtemps, de vie en vie, coupés du coeur.

Dans la tache qui nous incombe, nous avons besoin d’un vrai courage, car le sentier sur lequel nous marchons n’est pas tracé, c’est nous qui le traçons à chaque instant, à chaque fois que nous nous réconcilions avec la vie, et c’est nous qui devenons ainsi des passeurs afin que d’autres puissent emprunter le pont que nous aurons bâti entre ces deux mondes, celui à quitter, et celui que nous désirons ardemment et qui attend.

 

Il n’est pas loin. Il a juste besoin de notre foi, de notre présence et de notre total engagement dans la lumière du coeur .

 

 

 

 

 

Par le Passeur.

Le principe d’action et de réaction est ce qui a prévalu durant toute l’expérience de la vie sur Terre depuis bien longtemps. C’est probablement le comportement le mieux ancré en nous. Et c’est pourtant celui dont il est bienvenu de se séparer aujourd’hui si l’on veut accéder à l’harmonie que chacun ou presque appelle au plus profond de soi.

 

 

Les expériences menées jusque-là au ras du mental ne semblent pas nous y avoir préparé. Pourtant, aussi loin au premier regard que cela paraisse des attitudes humaines dominantes, l’époque nous ouvre grand les portes qui nous permettent de quitter cette pièce où il est écrit au fronton en lettres rouges « Expérimentation de la séparation et du principe d’action et de réaction ». Une autre salle au fronton doré duquel est inscrit « Retour à l’Unité » s’offre à notre choix d’y entrer ou non. Notre liberté est totale d’avancer ou de nous retourner pour en découdre encore un peu avec l’ancien monde.

 

 

J’ai lu il y a peu sur ce site la colère d’un être qui me disait que  » les seules lois de la vie sont la volonté et le travail et qu’à force d’aimer naïvement tout le monde, on se fait rouler, on passe en second, on laisse la main ». Je sais de quoi il parle, j’ai donné moi aussi de ce côté-là. Nous avons tous donné de ce côté-là. Et certains d’entre nous, parce qu’ils ont trop longtemps combattu et souffert, parce qu’ils ont mis genou à terre d’innombrables fois, en cette vie et en bien d’autres dont ils n’ont plus mémoire mais qui pèsent en leurs cellules, parce qu’à chaque défaillance, qu’à chaque chute, ils ont toujours du et on toujours su se relever, sont rompus désormais à cet exercice au point qu’ils en ont fait un principe fondamental de leur vie. Ils en sont tout simplement… épuisés.

 

 

Il est au-delà de toute importance et hautement salvateur que chacun de celles et de ceux qui se sentent encore profondément imprégnés de cette pulsion guerrière et de ce sentiment de rage qui les maintient dans le combat, sachent qu’il sont au-delà du monde des hommes reconnus pour ce qu’ils sont vraiment tout au fond d’eux, pour le chemin parcouru dans la douleur, sous l’acier vif et les blessures, pour le courage exemplaire dont ils ont fait preuve au sein des difficultés croissantes placées sur leur chemin. Bien des regards sont tournés vers notre Terre et vers les humains qui la peuplent depuis si longtemps. Nos guides d’ombre et de lumière, nos frères et sœurs d’autres plans de vie, qu’un jour nous avons quittés de notre plein gré pour vivre cette odyssée et évoluer comme jamais nous ne l’avions fait, nous accompagnent et nous ont toujours accompagné tout au long de la route qui pour nous fut aveugle, et dont les épreuves nous apparurent de ce fait souvent injustes et incompréhensibles.

 

 

Nous ne sommes pas seuls, nous ne l’avons jamais été. Rien de tout cela n’a été vain. Aucune épreuve n’a été inutile ou injuste, chacune d’elles a été le miroir de ce que nous avions à regarder en nous lorsqu’elle s’est présentée et s’est offerte comme une opportunité de dépasser ce que nous y avons vu alors. Elles se sont répétées tant que nous n’avons pas su évoluer au-delà de ce qu’elles nous signifiaient. Et parfois au cours de cet apprentissage, nous nous sommes un peu trompés ou un peu perdus, créant par là d’autres façons d’être à dépasser, d’autres énergies à polariser.

 

 

Le jeu a été loin, plus loin que nous ne l’avions pensé au départ, mais à présent toutes les pièces adverses sont prises et le Roi est coincé à l’angle de l’échiquier. Il nous faut prendre une grande respiration, poser les armes, mais sans oublier de déposer aussi les armures – ce qui est apparemment plus difficile -  et laisser tomber la tension, se souvenir que ce combat n’est pas la vie mais juste un jeu où nous avons parcouru les cases en tous sens. Simplement, les voiles qui nous enveloppèrent à notre arrivée dans la vie, ont refermé notre être sur son seul égo auquel il a fini par totalement s’identifier. Alors il n’est pas facile de ne plus entrer dans le jeu, de ne plus vouloir en découdre en pensant que sans cela on se fera broyer. Et pourtant, il va falloir savoir proclamer une bonne fois pour toutes « Echec et Mat ».

 

 

Le quotidien, les difficultés à payer le loyer ou tout simplement à trouver de quoi se nourrir et nourrir sa famille ou la soigner sont le lot indéniable de beaucoup d’êtres en ce monde. Tout cela peut paraître injuste et insoutenable et du point de vue de l’humain ça l’est. Mais qui a créé tout cela ? Qui a laissé ce monde en arriver où il est ? Qui d’autre que l’humain et lui seul, faisant usage de son plein libre-arbitre, a laissé cela se nouer ? Qui songe à sa responsabilité quand celui qui meurt de faim, de manque de soins ou sous les bombes, est affamé, délaissé ou tué par le pays qui est le sien ? Qui va élire et réélire au fil des vies ceux-là même qui derrière leurs masques font en sorte que rien de cela ne change et même que cela empire ? Qui croit toujours qu’il est impossible de changer le monde ? Qui est assez esclave de la volonté d’autrui pour croire que ces indignités sont une fatalité ? Qui peut imaginer que la petite minorité qui prend les décisions n’est pas en mesure de stopper tout cela si la volonté y était ?

 

 

Les opportunités de renverser la tendance ont été nombreuses, certains ont sincèrement espéré y parvenir puis se sont laissés capter par le système ou dépasser ou effacer d’une manière ou d’une autre. Il aurait simplement fallu qu’il y ait derrière eux une volonté réelle des peuples à les soutenir. Mais a-t-elle été souvent là cette volonté ? A-t-elle été là en-dehors des grandes crises survenues quand l’intenable faisait trop souffrir ? Les populations des pays riches se sont profondément endormies pendant que celles des pays pauvres encaissaient toujours plus de fléaux. L’individualisme et le matérialisme, ces mamelles nourricières de l’égo, ont conduit l’être à s’éloigner de plus en plus de l’empathie qui est naturellement la sienne. Tout est devenu combat et les regards se sont fait impitoyables, les égos se sont affrontés dans les petites et les grandes choses de la vie et tout fut envisagé à travers la croyance qu’agir et réagir était le moteur de l’existence. Alors que l’existence vraie, c’est ‘l’êtreté’. La capacité de placer le Soi au centre de son être et de le le laisser rayonner. Ca ne signifie pas qu’il n’y a plus d’action, mais ça veut dire que celle-ci naît de la capacité à être et plus de la capacité à agir et à réagir aux actions d’autrui. Ainsi se dissout l’action du Moi, de l’égo, dont la voix s’amenuise au loin.

 

 

Là où rayonne le Soi, la conscience supérieure de l’être, celle qui est détachée des souffrances du Moi, l’action se fait sans effort apparent, elle s’inscrit dans un mouvement aussi naturel que celui des feuilles dansant dans la brise. Au quotidien, cela s’apparente au tapis rouge que déroule l’Univers devant nos pas, comme si tout soudain devenait simple, comme s’il suffisait d’émettre un souhait pour que celui-ci, s’il est juste, se réalise.

 

 

La colère qui fait replonger l’être en éveil dans le combat, est celle de celui qui n’a pas voulu reconnaître qu’il avait d’abord en lui quelque chose à guérir. Sans cette démarche de guérison, rien de stable et de juste ne peut se faire.

 

 

Comme déjà détaillé dans L’Eveil, l’ego fait tout pour que l’être n’entame jamais cette guérison, car il serait démasqué dans son imposture, il y perdrait son pouvoir et se sentirait en danger. Sa tactique première est donc de miser sur le plus sûr : le mental. On ne peut pas mentaliser le processus d’éveil sans se fourvoyer sur le but qu’on pense devoir atteindre. Cette quête dans l’incarnation est l’abandon de tout contrôle, l’humble acceptation de se fondre dans les flux de la vie avec confiance, sans chercher à les contrôler et d’y trouver ainsi l’harmonie.

 

 

Lorsqu’on tente de suivre un mode de vie que l’on pense conscient mais que l’on a intégré uniquement par le mental, on ne peut atteindre ce but et donc rien ne fonctionne comme prévu, les difficultés de la vie restent les mêmes, les épreuves sont toujours là. Soit on replonge alors dans la colère et la lutte parce que l’on croit s’être leurré et on en conserve une certaine amertume, soit l’on s’offre à l’égo qui revêt pour le coup sa panoplie d’être spirituel, mais qui demeure encore l’égo. C’est par le cœur qu’il faut assimiler cela. Ca ne s’apprend pas, ça ne se donne pas, ça se trouve lorsqu’on abandonne le désir de contrôle, non par dépit ou par désespoir, mais par humilité (voir l’Eveil en Soi 2).

 

 

Le fait de reconnaître qu’on a à guérir bien des souffrances, de s’ouvrir à l’éventualité que ce corps émotionnel si lourd n’affecte que le Moi en tout être, que ce Moi n’est qu’une petite part de ce que nous sommes et qu’il a pris toute la place au détriment de l’être sacré qui est en nous, est le préalable indispensable à tout le processus d’éveil qui conduit à trouver l’harmonie dans la vie quotidienne, au lieu des sempiternelles luttes et les blessures qui sont leur lot. C’est ce qui explique que rien ne fonctionne comme prévu si l’on n’est pas passé par là. C’était autrefois un long chemin, mais dans les temps accélérés que nous vivons, la conscience expérimente et intègre à une vitesse jamais vue jusque-là.

 

Le courage que cela demande n’est plus celui du coureur du fond, mais plutôt celui de qui doit faire un pas dans le vide avec assez de foi pour y trouver le pont qu’il ne peut voir avant de l’avoir fait. C’est bien cela, la foi.

 

Fraternellement,

© Le Passeur – 20 Juillet 2011 – http://www.urantia-gaia.info > Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de respecter l’intégralité du texte et de citer la source

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:43

 

 

J’ai perdu ma mère à 4 ans. Je ne conserve d’elle qu’un souvenir très flou. Je la vois dans un halo, une sorte de clair-obscur, des bribes d’images sans contour ni réalité. Son visage m’échappe. Son sein, en revanche, m’apparaît encore clairement. Chez nous, dans le désert algérien, les enfants sont allaités longtemps. Lorsque je suis devenu orphelin, il y a eu beaucoup de sollicitude autour de moi. J’ai ce souvenir d’une femme qui se penche vers moi pour me consoler, la sensation de ses deux gros seins et du trouble qui m’a saisi. Pas un trouble érotique, non, mais la conscience d’avoir perdu ce qui était associé à cette poitrine : la protection, la chaleur maternelle.

 

Ma fille, Sophie, me dit parfois que mes angoisses sont peut-être liées à cette perte. Ce qui est certain, c’est que la quête du féminin m’a toujours accompagné. Je ne parle pas seulement du désir charnel, mais du besoin de l’amitié, de l’affection des femmes.

 

 

En 2002, j’ai fait campagne pour la présidentielle avec ce slogan : « Le féminin au cœur du changement. » Je crois à la nécessité d’en finir avec cette exaltation du masculin, entendu comme la volonté de puissance, l’agressivité, la domination. Je me sens profondément blessé par la subordination universelle de la femme. Combien d’hommes sont capables de s’assumer sans celles qu’ils jugent leurs inférieures ? Combien de filles n’ont pas accès à l’éducation ? Combien d’épouses sont encore opprimées ou battues ? Je suis déconcerté que tant de vies puissent naître de cette rencontre violente entre le masculin et le féminin. Les familles, les sociétés qui en résultent, ne peuvent que connaître un profond déséquilibre. Dans la nature, les deux sexes sont indispensables à la création. Le féminin l’est peut-être même davantage.

 

 

Pardonnez-moi cette évocation, mais lorsque j’étais éleveur, il y avait dans mon troupeau un bouc pour trente bêtes. Une fois qu’il avait fait son office, il pouvait disparaître sans que cela affecte nullement la vie des petits qui, en revanche, n’auraient pas survécu sans leur mère. J’ai toujours été un peu jaloux de cet état de fait. Comment, devant le miracle de la procréation, ne pas se sentir… un peu surnuméraire ? J’aurais tellement aimé vivre cette expérience fantastique de porter un enfant. C’est sans doute cette jalousie fondamentale qui engendre la violence chez tant d’hommes. Leur peur, fantasmée, de ne pas être indispensables. Même dans les pays les plus égalitaires, il nous faut corriger l’injustice et l’arbitraire, rééquilibrer le désir de conquête par l’instinct de protection de la vie. Je ne dis pas que l’un est masculin et l’autre féminin.

 

 

Je crois à la présence de ces deux forces en chacun de nous. Je suis tout aussi révolté par ces discours qui mutilent les hommes en leur interdisant de pleurer, que par ceux qui prétendent réduire la féminité à la seule maternité. Il nous faut retrouver le sens de notre complémentarité. Entre nous, et en chacun de nous.

 

 

 

PS : Merci à Laurence Lemoine, Psychologies Magazine.

 

 

 

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post%2F2011%2F07%2F19%2FJe-suis-jaloux-des-femmes

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:22

 

 

Il faut pouvoir entrer en contact avec autrui, sans le passé, nous dit Eckart Tolle.

 

Et lorsque nous sommes en relation avec des personnes que nous connaissons depuis longtemps, parents, conjoints,..., les schémas sont plus difficiles à dépasser. Alors être présent avec son ex-femme ou son ex-mari, peut devenir un exploit.

 

Néanmoins, cet état de présence peut être libérateur. En étant présent, nous assistons à l'effondrement des schémas de pensée.

 

Ce qui est important c'est que la présence est de l'espace, un grand espace, pour soi déjà, et pour l'autre, un espace dans lequel nous pouvons avoir accès à la conscience pure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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