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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 12:35

 

 

Le monde aurait pu

Etre simple comme le ciel et la mer.

 

 

André Malraux

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 10:20

 

 

Voici une autre vidéo de Dominique Aubier, qui donne une lecture de la catastrophe du Japon, au travers de la connaissance kabbaliste.

 

Terre, eau, feu, air : 4 éléments se sont soulevés et ont manifesté leur réprobation au même moment, 4 éléments qui sont fondateurs de la réalité spatiale. Ils donnent aux événements la mesure de leur proportion : une proportion absolue qui constitue un véritable « hurlement planétaire ».

 

Que nous faut-il d'autre, pour déboucher nos oreilles?  

 

 

 

(…) « Un koan dit : « Que l’infini nous remue, et nous serons sa possession ». Faut-il que l’infini mesure, remue le monde à l’endroit du séisme japonais pour que nous prenions note de notre position à l’intérieur de sa puissance ? » (…)

 

 

(…) « Faut-il penser que le peuple japonais, le premier à avoir éprouvé l’expérience atomique et l’erreur nucléaire, n’en ai pas gardé le souvenir ? » (…)

 

 

(…) « Le nucléaire, c’est notre faute, c’est notre dépassement des normes du réel. (...)

 

 

(…) « L’expérience des choses est la forme définitive sous laquelle nous pouvons appréhender le réel, quand une expérience est vécue, tout est dit, et nous devons le savoir. Et dans ce cas là, l’expérience devient à elle seule un motif d’autorité, elle a l’autorité de vous faire connaître l’avenir, au titre du redoublement. » (…)

 

 

(…) « On ne peut pas prier Dieu de corriger ce qu’il a fait, tout est donné d’avance, la vérité est là, dans la nature, dans le réel, dans les choses, nous ne pouvons pas aller la chercher ailleurs, mais si elle est là, il faut savoir la voir. » (…)

 

 

(…) « La seule efficacité réelle qui nous soit offerte, c’est d’avoir conscience, d’avoir assez de savoir concret pour élucider les situations et les voir clairement à la lumière du plus haut discernement. » (…)

 

 

(…) Et si nous n’allons pas vers l’acte de conscience requis, alors, excusez moi, mais le drame sera encore plus terrible, vous n’avez qu’une solution, c’est d’aller au devant de la situation cérébrale, c’est d’essayer de voir clair dans ce qui devrait se produire de manière à ce que le malheur ne soit pas augmenté. Je vous le dit, il n’y a que l’acte de conscience qui compte, tout le reste n’est que frime, comédie et grabouilli… »

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 16:40

 

 

 

Voici une vidéo de Dominique Aubier, kabbaliste, qui parle ici des récents événements qui secouent la planète.

 

Voici enfin des propos qui résonnent en moi, alors que la cacophonie des média nous tire vers le bas et tente de nous anesthésier, à moins que ce ne soit de nous euthanasier…

 

Et je me trouve en résonance, quand je l’entends dire qu’elle a « le bourdon », comme si depuis le mois de février, quelque chose, comme une balle de flipper, venait cogner chaque coin de mon cerveau, me faisant remettre à plus tard l’écriture d’articles autour de cette actualité qui pourtant me tient à cœur et en éveil tous les jours, comme une urgence.

 

Dominique Aubier nous met face au réel : il nous est demandé d’arrêter de « faire », et demandé au contraire de « voir ». De choisir entre la puissance d’événements cruels et violents, ou la puissance de voir.

 

Dans ce moment qui arrive, qui est compris entre le 8 mars et le 28 octobre 2011, soit 231 jours, « vous aurez à faire à la puissance de parler et vous ne pourrez pas la confondre avec celle qui doit s’en aller ».

 

Ce qui doit s’en aller, c’est le savoir sans fondements, c’est le savoir qui n’a pas accès à la connaissance, le « savoir qui bêle », et qui ne dit pas les choses parfaitement.

 

Malgré quelques passages retranscrits ci-après, je vous invite à écouter ses paroles, urgentes à entendre, urgentes à comprendre et à traduire en CONSCIENCE, la seule action nécessaire à poser pour transformer ce qui nous est montré.

 

 

 

 

« Moi j’ai le bourdon, quand on a le bourdon, ça veut dire qu’une idée générale va aux quatre coins de votre pensée en touchant toute la bibliothèque qui s’y trouve, et c’est exactement ce qui m’arrive. Je me suis dit, en regardant tous ces événements du 15 février au 18-20 mars, je me suis dit, il se passe des choses incroyables, il se produit le pire. Le drame du Japon, le soulèvement de Kadhafi contre son propre peuple, ce sont des anomalies énormes, alors comment puis-je les lire ? »

 

 

(…) Dans la kabbale nous savons que l’univers a été créé sur un modèle donné, nous connaissons les clés archétypales de ce modèle, ce modèle réfère et se reproduit dans toutes les unités qui existent dans nos événements et il n’y a pas de récit narratif au monde qui de quelque façon, ne soit pas tributaire de ce codage. (…)

 

 

(…) Le problème est que tout nous arrive dans une sorte d’explosion d’éléments complexes, intriqués entre eux, et si ils vous arrivent sous une forme symbolique, cela ne se voit pas d’emblée, il faut le savoir, mais la connaissance le sait.

Quand je regarde la révolution spasmodique qui parcourt et traverse le nord de l’Afrique et touche de plus en plus de pays arabes, il y a là une impulsion générale et la terre veut que nous le sachions, elle nous le montre de visu. (…)

 

 

 

(…) Derrière cet événement, le monde entier est compromis, la respiration de l’humanité risque d’être nucléarisée. (…)

 

 

 

(…) Il faut que vous ayez le cran de savoir que pour accepter la pensée réelle qui est celle de la puissance de l’hébreu, il faut payer son éco, et il faut payer de sa personne et ce n’est pas simplement un cadeau qu’on vous fait, c’est un effort que vous devez faire pour répondre à la sollicitation magnifique qui, elle, vous est offerte ».

 

www.dominique-aubier.com

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:26

  

  

Que serait la lumière

Sans les êtres qui la perçoivent ?

 

 

 

Philippe Montillier

 

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:53
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:51

 

Au coeur de nos cellules,
dans le creux de notre main,
dans le ciel élargi,
dans la mer infini,
dans notre corps qui pulse,
au plus loin de notre regard, 
s'allume à chaque seconde
la lumière de la vie 
petite poussière d'étoile
que nous semons
comme autant de graines d'amour.

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:45

 

 

 

 

 

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Je vous invite à regarder cette photo…

 

Oubliez ce que l’on vous dit… Les notions techniques, les évaluations, les chiffres, les mots qui cherchent à travestir le pire, les phrases en langue de bois qui détournent le réel au profit des profiteurs et de leur course effrénée vers l’insaisissable

Oubliez aussi qu’on ne vous dit pas tout et qu’on vous cache l’essentiel…

Faites-en une trame sur laquelle poser votre conscience.

 

 

Prenez juste le temps de regarder.

 

 

De regardez cette fumée noire qui s’échappe depuis plusieurs jours de l’endroit le plus blessé de la Terre, où deux cœurs nucléaires ont commencé à entrer en fusion, inaugurant ainsi une tragédie dont l’impact devrait occuper chaque seconde de notre esprit au lieu de nous anesthésier. Mais la radioactivité a deux sales vertus : elle est transparente et sans odeur. Juste ce qu’il faut pour nous croire à l’abris lorsque l’on sort de chez soi…

 

 

Alors que l’on cherche déjà à la faire passer pour une « actualité » d’hier, cette catastrophe va durer pendant très longtemps, elle va confisquer l’avenir de tout un peuple et hypothéquer celui de toute la planète. Elle n’est pourtant qu’un signal d’alarme.

 

 

Notre vision trop courte, nos idées confuses par un trop plein d’informations, la difficulté à se poser dans l’ici et maintenant, empêchent la pleine vision de ce qui se déploie pourtant sous nos yeux, d’heures en heures, depuis des jours. L’impensable est arrivé. Cela EST …

 

 

Il faut donc un peu de temps.

Ce temps que l’on nous confisque en nous entraînant d’une information vers une autre, d’un argument vers son contraire, sans jamais avoir le temps de réfléchir vraiment, sans jamais avoir le temps de sentir vraiment. Laissons donc un peu la tête. Et revenons au cœur.

 

Ouvrez le cœur.

 

Et sentez.

 

Ressentez ce désastre accompli par la main de l’Homme.

 

Ressentez vraiment.

 

Aucun discours ne sera plus efficace que ce ressenti profond, que cette blessure faite au cœur…

Elle vient nous chercher en profondeur, dans chacune de nos cellules, dans notre âme, dans notre passé, dans notre futur, pour sentir ce qu’il se passe vraiment.

 

 

D’où sommes-nous partis pour en arriver là ? Pour accepter la mise en place de technologies mortelles, sans aucun respect pour la vie et notre humanité ?

Nous avons failli quelque part.

 

 

A quel moment avons-nous cessé de ressentir ? A quel moment avons-nous cessé d’aimer ?

 

 

A quel moment n’avons-nous pas pris soin de nous et de tous les habitants de la planète ?

 

 

 

Pas forcément besoin de mots en réponse.

Juste le cœur qui doit s’ouvrir….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:10

 

 

Une femme à la parole haute et passionnée, qui redonne à l'Amour toute sa dimension.....

 

 

 

 

 

Interview sur Nouvelles Clés


On connaît sa plume -elle a publié une trentaine d’ouvrages -, on ne connaît pas la femme. Le dernier livre de Jacqueline Kelen,"Divine Blessure", donne le prétexte pour passer de l’autre côté du rideau. Quelle femme se cache derrière cette “guerrière de l’absolu” ?

 

Nouvelles Clés : Quelle petite fille étiez-vous ?

 

 

Jacqueline Kelen : Je me retourne rarement sur le passé. Je n’ai, en particulier, aucune nostalgie ni de mon enfance ni de mon adolescence. Pour moi, l’existence commence à être intéressante à partir de trente ans. Avant, tout n’est qu’imitation et balbutiement. Je n’ai pas non plus l’esprit de famille, les liens du sang m’importent peu. Dès l’enfance, je me sentais une ascendance non terrestre, beaucoup plus précieuse. Mes parents me confortaient en disant : “cette petite ne nous ressemble pas, ce n’est pas nous qui l’avons faite” ! (Rires). J’étais une enfant solitaire et heureuse de l’être. Je lisais énormément. J’annotais et commentais mes Babar ! Il me semblait que j’avais déjà mille ans, que je venais de bien plus loin que du jour de ma naissance. Cette sensation m’étonnait. Je suis également née avec la grâce de la foi, cette confiance totale dans la bonté de Dieu. Par chance, la religion ne me l’a pas fait perdre et, malgré de nombreuses épreuves, je n’ai jamais douté de cet amour total venant de la divinité. J’avais une passion pour l’étude. C’est, du reste, le génie de la tradition hébraïque : les juifs interrogent inlassablement les textes, les commentant, car il en va de la liberté humaine. Il me semble que les catholiques devraient étudier et se cultiver davantage, au lieu de répéter des formules et de se contenter des réponses du catéchisme.

 

 

N. C. : Quelles relations aviez-vous avec vos semblables ?

 

 

J. K. : Grâce aux livres, j’ai très vite rencontré des personnages immenses comme Ulysse et Don Quichotte, des auteurs d’envergure tels Platon, Chrétien de Troyes, Dante ou Giordano Bruno. Je me suis dit : “Ma famille, ce sont les artistes et les philosophes, les grandes amoureuses, les personnages héroïques.” Ce sont eux mes contemporains. Mais cela a créé une coupure irréversible : je me sens souvent éloignée des gens de notre époque. Adolescente, en regardant les humains marcher dans la rue, je me faisais cette réflexion étrange : “Il y a peu d’êtres vivants”... Pour ma part, je vivais avec le Christ, mais aussi avec les chats, les fleurs, les rêves, les poètes. Je me suis très tôt sentie oiseau de passage, exilée en ce monde.

 

 

N. C. : Comment et quand est née votre attirance pour les mythes ?

 

 

J. K. : J’ai suivi une formation de lettres classiques qui m’a permis de rencontrer très tôt les mythes fondateurs de l’Occident. Mais le chemin s’est fait progressivement et l’étude des mythes s’est accompagnée de la lecture incessante et passionnée des mystiques - égyptiens, tibétains, chrétiens, soufis ou juifs,... Tous me nourrissaient et m’éblouissaient. Tous parlaient d’une même saveur de Dieu et convergeaient au sommet. J’étais attirée par cette pointe de la pyramide. Le langage des sages et des mystiques est universel dans sa diversité, contrairement au langage unique de la mondialisation qui réduit et appauvrit. À leur façon, les mythes sont inépuisables, éternellement jeunes, parce qu’ils sont reliés à la Source. Il en va ainsi de toute parole prophétique.

 

 

N. C. : Quels sont les premiers mythes que vous ayez rencontrés personnellement ?

 

 

J. K. : Je ne me destinais pas à l’écriture mais à l’enseignement. La vie en a décidé autrement. Deux sujets se sont imposés à moi, en songe : Salomé et Marie Madeleine. Je fus d’abord fascinée par les récits de David face à Goliath, de Judith et Holopherne ou encore de Salomé avec Jean Baptiste. Ce thème de la décapitation m’intriguait et me troublait, j’ai mis quelque temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rituel d’initiation, avec passage du seuil, soumission du mental, coupure irréversible... En travaillant sur ce sujet, je me suis retrouvée en plein mythe du Graal ainsi que dans la littérature alchimique : la tête coupée, caput mortuum (ou tête de corbeau), désigne en effet l’Œuvre au noir, première phase de l’œuvre alchimique... Pour me libérer de ces images, pour les éclairer aussi, je me suis mise à écrire, bien que ce projet soit resté inachevé.

 

 

N. C. : Vous avez écrit une trentaine d’ouvrages, dont certains sont traduits jusqu’au Japon ou en Corée. La femme, son mystère et sa vocation reviennent toujours...

 

 

J. K. : Mon second rendez-vous personnel avec les mythes s’est fait à travers le personnage de Marie Madeleine. Élevée dans la religion catholique, on me l’avait présentée comme une prostituée et une pécheresse repentie. Or, les poètes et les peintres la montraient comme une reine... Je ne comprenais pas où avait eu lieu la scission et j’ai cherché du côté des Évangiles apocryphes, très difficiles à trouver à l’époque, car interdits par l’Église de Rome. Dans ces lectures, j’ai rencontré une femme de lumière, éveilleuse, une femme qui avait part à la Connaissance spirituelle.

Dans les Évangiles officiels, Marie de Magdala garde le silence, mais dans les Évangiles secrets, elle transmet une parole prophétique, c’est-à-dire impérissable, toujours verdoyante, une parole qui fait danser les montagnes... Alors jeune éditeur, Marc de Smedt a eu un véritable coup de cœur pour mon manuscrit et l’a publié en 1982. Je lui en garde une immense gratitude. Marie Madeleine a le rôle difficile, sans cesse contesté, d’éveiller le cœur de l’homme et c’est, pour moi, la nature profonde de la femme. Inlassablement, celle-ci doit parler et témoigner dans sa chair de l’amour. De cet amour qui se rit du temps et de la dégradation, qui est connaissance et ouverture à l’infini.

 

 

N. C. : L’amour, celui qui “élargit l’espace de notre tente”, pour paraphraser Isaïe, est votre grand thème...

 

 

J. K. : C’est la question essentielle et la source de toutes choses !... Aujourd’hui, trop de femmes ne cherchent plus l’amour mais un homme dans leur vie. Aimer fait peur, c’est une expérience qui envahit tout l’être, le bouleverse, le déborde et le dépouille. Comme le disait Thérèse d’Avila : “L’amour est dur et inflexible comme l’enfer”... Ainsi, Marie Madeleine croit absolument et aime absolument. Il n’y a pas ici de demi-mesure. Elle aime Jésus jusqu’au bout, même lorsqu’il est bafoué, trahi, agonisant et défiguré sur la croix. Elle est fidèle à cet amour, follement fidèle. Comme elle, j’ai le sens de l’amour total, donné une fois pour toutes. Si l’amour vient du cœur, s’il est mieux qu’un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.

Mais prendre le risque de l’amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.

Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu’est l’amour. Quand on considère le code de le Fin’Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d’Amour persans, c’est toujours la Dame - une femme “sage et belle”, autant dire éveillée - qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.

La Dame est la manifestation d’un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.

Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l’amour humain est d’abord une union mystique des âmes et des esprits. Ensuite seulement, et comme de surcroît, l’union des corps peut s’accomplir, tels un cantique et une prière. En s’affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin’ Amor, né en pays d’Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l’amour est éternel ! Dans cet art d’aimer - qui n’est pas révolu - il y a toujours trois présences : l’homme, la femme et le mystère de l’amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu’à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l’amour. C’est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l’Amour en un monde qui le profane et le crucifie...

 

 

N. C. : Vous dénoncez la façon dont le monde abîme l’amour, mais vous allez plus loin : dans votre dernier ouvrage, Divine Blessure, vous faites un éloge de la blessure qui rend vivant.

Le ton de votre livre est totalement à contre-courant de vos contemporains qui essaient, par tous les moyens, de se soustraire à la souffrance...

 

 

J. K. : Beaucoup d’auteurs ou de conférenciers parlent de réconcilier le masculin et le féminin. Les mythes me proposent autre chose, d’ordre vertical : l’union entre ma nature mortelle, humaine ; et ma nature immortelle, divine. Cette tâche qui nous est impartie ouvre une blessure en nous, nous rappelant une blessure ancienne, ontologique. Or, précisément, profondément, cette blessure est ce par quoi le fini peut s’ouvrir à l’infini. Aussi, je trouve beau de se sentir blessé, c’est-à-dire imparfait, en marche, empli de soif. Aujourd’hui, par crainte d’être accusés de dolorisme, nous refusons tout sens à la souffrance et toute valeur à l’épreuve. Nous voulons être indemnes, protégés de tout. Nous oublions que nous sommes mortels, limités. Vivre est un risque permanent et passionnant, une aventure pleine d’imprévus. Tous les héros des mythes naviguent sur des mers déchaînées, traversent des forêts peuplées de brigands et de monstres, découvrent des territoires inconnus, hostiles... La vie nous demande confiance, ardeur et humilité. Il n’y a pas de chemin de maturité sans épreuves. Celles-ci sont autant de portes, autant de rencontres qui nous forgent et nous enseignent. Pour moi, une “belle vie” ne consiste pas en une succession de bonheurs, de plaisirs ou de gratifications. C’est une vie remplie de toutes sortes d’expériences, de souffrances comme d’espérances, c’est une vie intense, entière. Avoir une “bonne vie”, c’est tout embrasser, ne rien rejeter, c’est avoir envie de tout bénir, de tout serrer sur son cœur...

 

 

N. C. : Votre vision de la vie est à la fois passionnée et apaisée. Êtes-vous détachée de toute peur ?

 

 

J. K. : Je m’interroge peu sur la peur, probablement parce que, depuis l’enfance et grâce à une vie solitaire, j’ai développé mes qualités de courage et de vaillance. Cela permet de faire face aux épreuves et je n’en ai pas été dépourvue ! Je n’ai en particulier pas peur de la mort. Je l’ai frôlée de très près à trente-cinq ans. Cette expérience m’a allégée, délivrée. Devenir vivant me paraît bien plus important ! La planète se dégrade, le bateau coule. S’il est nécessaire que certains hurlent pour attirer l’attention sur le drame qui s’annonce, il est pour moi plus important de s’interroger sur “que sauver ?”.

 

 

N. C. : Quels désirs vous animent, vous tiennent debout ?

 

 

J. K. : Je suis un être de désir, portée par le désir lui-même ! Nicolas Flamel parlait du “désir désiré”, qui est entièrement gratuit, sans objet, pure flamme. Notre époque est contradictoire : elle est partagée entre la satisfaction immédiate des désirs que nous propose la société de consommation et la méfiance à leur égard, dans le sillage d’un bouddhisme à l’occidentale. Aucune de ces deux attitudes ne me convient. Je me sens une femme qui brûle et qui est brûlée - par l’amour, par l’étude, par la beauté et la douleur, par les rencontres aussi... Il est important de ne pas passer à côté des grandes rencontres, de ne pas s’y dérober, qu’elles s’avèrent heureuses ou pas. Elles sont peu nombreuses sur le chemin. C’est la raison pour laquelle, en amitié, je fais souvent le premier pas. La rencontre exige attention et disponibilité, elle est une élection. La petite fille que j’étais adorait les surprises et aujourd’hui encore, j’aime l’inattendu, tout ce qui peut surgir et surprendre.

 

 

N. C. : Henri Gougaud, qui fréquente les contes depuis des dizaines d’années, avoue avoir des “contes amis” auxquels il reste toujours fidèle. Avez-vous des “mythes amis” ?

 

 

J. K. : Certains personnages, comme la reine de Saba ou Shéhérazade, me sont chers, mais il est un mythe celtique du Moyen Âge qui contient tout pour moi, c’est celui de Mélusine.

Il y est question de l’amour et de son lien au mystère, au secret, à la dignité, à la solitude. C’est l’un des rares mythes qui évoquent l’histoire conjugale. En effet, le mythe s’intéresse à la quête de soi, non aux formes sociales et temporelles.

Ainsi, une fois le héros réalisé, libre à lui d’être ermite, marié ou en communauté. De même, les notions de maternité et de paternité sont rarement évoquées. La femme-fée Mélusine illumine l’existence de son époux, Raymond de Lusignan. Elle lui a promis de le rendre heureux et prospère, riche et respecté de tous, mais le mariage repose sur un pacte : elle demande une journée pour elle seule, le samedi. Cette condition est judicieuse : l’amour n’est ni la confusion ni la promiscuité, et la vie conjugale doit respecter, et même révérer, le secret et la solitude de chacun des époux. Notre époque se déroule sous le signe de la collectivité, mais l’aventure de conscience, de la quête spirituelle, ne peut se vivre que sous le signe de la singularité.

Un jour, assailli par le doute, le seigneur Raymond de Lusignan rompt l’interdit du samedi et cherche à surprendre le secret de Mélusine. Un peu plus tard, il tiendra des propos insultants à son égard. Mélusine, qui veillait sur cette distance d’étrangeté, d’émerveillement entre eux, va déployer ses ailes et quitter Raymond pour toujours. Leurs adieux, inépuisables, me font toujours monter les larmes aux yeux. Ils ne se combattent pas l’un l’autre ni ne se déprécient, comme on a tendance à le faire lors d’une séparation, mais, au contraire, ils se chantent et se remercient pour tout ce qu’ils se sont apportés l’un à l’autre. Les êtres nobles se séparent sans renier l’amour, ils se quittent mais l’amour ne les quitte pas...

Je me demande : si certains personnages des mythes se haussent à ce niveau de relation, pourquoi nous, au XXIe siècle, n’en sommes-nous pas capables ? La réponse est terrible : nous n’en avons pas envie ! La perfection, le perfectionnement nous effraient. Au début du XVIIe siècle, John Done, le grand poète métaphysicien anglais, s’interrogeait : “Pourquoi ne meurt-on plus d’amour ?” C’est la question que je me pose.

Nous sommes mendiants de l’amour et en même temps, nous sommes si avares de signes de tendresse, de gestes affectueux. L’amour ne paraît plus essentiel aux mortels. C’est peut-être pour cela qu’ils restent mortels !

 


 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 12:14

 

 

 

 

La nature à chaque instant

S'occupe de votre bien-être.

Elle n'a pas d'autre fin.

Ne lui résistez pas.

 

 

Henry David Thoreau

 

 

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:58

 

 

 

Comprends que tu as en toi-même

Des troupeaux de bœufs.
Comprends que tu as aussi des troupeaux de brebis

Et des troupeaux de chèvres.
Comprends qu’il y a même en toi les oiseaux du ciel.
Ne t’étonne pas si nous disons que tout cela est en toi :
Comprends que tu es un autre monde en petit,
Et qu’en toi il y a le soleil, il y a la lune, et il y a les étoiles.
Vois que tu as tout ce qu’a le monde.

Origène

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 14:05

 

 

 

Cet article est écrit par Michel Bernard, journaliste à la revue Silence, un mensuel alternatif et écologiste basé à Lyon.

 

 

Ce texte a un grand mérite : remettre l’indignation à la « une », là où l’information est policée, lissée, dénaturée, au point de reléguer la catastrophe du Japon à un rang d’actualité banalisée et au point d’oser privilégier les arguments économiques avant les intérêts humains.

 

C’est exactement ce dont nous avons besoin en ce moment, de la saine indignation, des arguments concis et simples, une remise à zéro de notre mental brouillé par les manipulations en tous genres, les atermoiements, les doutes, la perte de sens et de bon sens, l’anesthésie, et surtout, surtout, nous avons besoin de cette étincelle de révolte légitime et juste pour commencer à remettre de l’ordre dans nos vies.

 

 

 

 

Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

 

Je suis en colère quand j’entends à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu’on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n’a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n’ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l’on s’éclaire à la bougie ? Il n’y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s’en passent.

 

Je suis en colère quand en 1979, après l’accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c’était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l’accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins forts que nous… et que je lis aujourd’hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

 

Je suis en colère quand on me dit que l’on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connaît un réacteur". Ce n’est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu’elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d’exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).

 

Je suis en colère quand on nous dit que l’on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C’est oublier que l’électricité n’est pas la principale source d’énergie (c’est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l’on voulait s’arrêter, on pourrait s’appuyer sur une solidarité au niveau de l’Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l’électricité et seulement 9 % de l’énergie ! Il suffirait donc d’économiser 9 % pour s’en passer !

 

Je suis en colère parce qu’au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d’énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l’énergie la plus propre reste celle que l’on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d’années.

 

Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu’arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l’argent gaspillé… mais les 1000 milliards d’euros déjà dépensés en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c’est loin d’être terminé), ce n’est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d’euros, c’est sensiblement le coût qu’il a fallu dépenser pour construire l’ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

 

Je suis en colère parce que je sais que l’on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu’il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu’on veut bien consentir).

 

Je suis en colère quand j’entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu’il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

 

Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu’au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

 

Alors j’agis, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j’incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d’eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l’importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flammes ?

 

Alors j’agis et je m’engage dans l’une des 875 associations qui animent le réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l’énergie.

 

Alors j’agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. Alors j’agis car aujourd’hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c’est parce que nous ne nous indignons pas assez !

 

 

Michel Bernard

 

 

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 13:06

assis70.JPG

 

 

Tu t’es assis devant moi,

Calmement

Tu as posé les mains sur tes genoux,

Silencieux,

Et tu m’as regardée.

 

Ton regard était lourd et perçant

Ton menton fier

Ton corps d’une présence implacable

Ton nom d’âme flottait tel un étendard

Et tes yeux regardaient si loin

Loin en moi et loin au-delà de moi…

 

Tu me regardais

De ces yeux habités d’espaces oubliés

De ces yeux voyageurs d’autres mondes

De ses yeux emplis de souvenirs vastes et profus,

Et je t’ai regardé.

 

Dans tes yeux

J’ai vu notre Mère assassinée

Dévorée par des chacals affamés

Dont je me suis faite complice

J’ai vu les loups hurlant la mort

Sous une lune blême

J’ai vu les arbres de tes plaines anciennes

Penchés lourdement sur des asphaltes charbonneux

Pleurant leurs larmes de chlorophylle.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu ta liberté et tes horizons

Saccagés par mon pouvoir et mes prétentions

J’ai vu tes rêves bleus et hauts

Jamais invités dans les miens

J’ai vu tes feux sacrés

Transformés en brasiers assassins et mordants

J’ai vu tes rivières claires

Chargées et épuisées de courir

Dans les veines de la terre,

J’ai vu tes loups aux yeux dorés

Tirés comme des lapins par mes fusils,

J’ai même entendu leurs râles

Déchirant mon sommeil.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu toutes mes folies,

J’ai vu comment un seul atome

Pouvait épouser Thanatos

Et en une heure seulement

Faire de toi et de moi

Des fantômes impuissants

Prêts à se désagréger jusqu’à l’oubli

Sous les rais invisibles et mortels

D’une lumière froide.

 

Dans tes yeux

J’ai vu toutes mes lâchetés,

Toutes mes bassesses,

Tous mes aveuglements,

Toutes mes mutineries

Contre la seule et éternelle loi

Celle de l’amour.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu ma défaite humiliante…

 

Et toi tu me regardes

Impassible, sauvage et libre

De ce regard terrible qui ne dit rien

Mais m’oblige à tout voir.

 

 

MT 28.3.11 ©

 

 

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:32

 

 

 

 

Je ne crois pas qu'un Destin impitoyable

Frappe les gens quoi qu'ils fassent;
Mais je crois que le destin frappe impitoyablement

Ceux qui ne font rien.

J. Swift

 

 

 

 

 

 

chiro monts main

 

 

 

 

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 23:05

 

assis70

 

 

 

Tu t’es assis devant moi,

Calmement

Tu as posé les mains sur tes genoux,

Silencieux,

Et tu m’as regardée.

 

Ton regard était lourd et perçant

Ton menton fier

Ton corps d’une présence implacable

Ton nom d’âme flottait tel un étendard

Et tes yeux regardaient si loin

Loin en moi et loin au-delà de moi…

 

Tu me regardais

De ces yeux habités d’espaces oubliés

De ces yeux voyageurs d’autres mondes

De ses yeux emplis de souvenirs vastes et profus,

Et je t’ai regardé.

 

Dans tes yeux

J’ai vu notre Mère assassinée

Dévorée par des chacals affamés

Dont je me suis faite complice

J’ai vu les loups hurlant la mort

Sous une lune blême

J’ai vu les arbres de tes plaines anciennes

Penchés lourdement sur des asphaltes charbonneux

Pleurant leurs larmes de chlorophylle.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu ta liberté et tes horizons

Saccagés par mon pouvoir et mes prétentions

J’ai vu tes rêves bleus et hauts

Jamais invités dans les miens

J’ai vu tes feux sacrés

Transformés en brasiers assassins et mordants

J’ai vu tes rivières claires

Chargées et épuisées de courir

Dans les veines de la terre,

J’ai vu tes loups aux yeux dorés

Tirés comme des lapins par mes fusils,

J’ai même entendu leurs râles

Déchirant mon sommeil.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu toutes mes folies,

J’ai vu comment un seul atome

Pouvait épouser Thanatos

Et en une heure seulement

Faire de toi et de moi

Des fantômes impuissants

Prêts à se désagréger jusqu’à l’oubli

Sous les rais invisibles et mortels

D’une lumière froide.

 

Dans tes yeux

J’ai vu toutes mes lâchetés,

Toutes mes bassesses,

Tous mes aveuglements,

Toutes mes mutineries

Contre la seule et éternelle loi

Celle de l’amour.

 

Dans tes yeux,

J’ai vu ma défaite humiliante…

 

Et toi tu me regardes

Impassible, sauvage et libre

De ce regard terrible qui ne dit rien

Mais m’oblige à tout voir.

 

 

MT 28.3.11 ©

 

 

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 20:48

 

 

 

 

Une lettre du docteur Masaru Emoto...

 

 

 

Même s'il n'est donné dans ce message qu'une seule date de cérémonie, je pense qu'au vu de l'urgence et de l'extrême situation dans laquelle la planète se trouve avec cette catastrophe nucléaire, nous pouvons, chacun d'entre nous, seul ou à plusieurs, pratiquer cette prière, cette demande, aussi souvent que nous le pouvons....

 

 

Cette prière associe deux méthodes concrètes. Elle est basée sur la pratique ancestrale de Ho'oponopono qui permet de se guérir et de pacifier toutes les situations conflictuelles que l'on rencontre, et elle prend ici tout son sens en effet lorsque l'on connaît les travaux de Masaru Emoto, qui ont démontré à quel point l'eau est sensible à l'information et à son environnement. Lorsque vous écrivez "colère" sur de l'eau, la forme cristalline de la molécule se transforme, se déforme, se déstructure. Lorsque vous écrivez "amour", la forme cristalline est d'une structure harmonieuse, d'une beauté qui parle d'elle-même.

 

 

La visualisation est créatrice, la parole aussi, alors utilisons notre pouvoir créateur, associé au pardon qui guérit, allumons une bougie, dont la flamme est le soutien de notre intention, branchons-nous sur notre coeur, et mettons notre pouvoir en action.  

   

 

  

 

(traduction sommaire faite sur Reverso, voir original en anglais à la fin)

 

 

À Toutes les personnes du monde entier,

 

Envoyez s'il vous plaît vos prières d'amour et la gratitude à l'eau des centrales nucléaires de Fukushima!

Par les tremblements de terre massifs d'Ampleur 9, les tsunamis surréalistes, plus de 10,000 personnes sont toujours manquantes. Cela fait 16 jours déjà que le désastre est arrivé. Le pire est que cette eau des réacteurs de la Centrale a commencé à fuir et il contamine l'océan, la molécule aérienne et l'eau de secteurs environnants.

 

 

La sagesse humaine n'a pas pu faire beaucoup pour résoudre le problème, mais nous essayons seulement de refroidir en bas la colère des matières radioactives dans les réacteurs en leur déchargeant de l'eau.

 

 

Il n’y vraiment rien d'autre à faire ?

 

Je pense que si. Pendant plus de vingt année de recherche de mesure et de photographies de cristal d'eau, j'ai témoigné que cette eau peut devenir positive quand elle reçoit la vibration pure de prière humaine, peu importe à quelle distance c’est.

 

La formule d'énergie d'Albert Einstein, E=MC2 signifie vraiment que l'Énergie = le nombre de personnes et le carré de conscience des gens.

 

Maintenant il est temps pour comprendre la vraie signification. Rejoignez tous la cérémonie de prière comme les concitoyens de la planète Terre. Je voudrais demander à tous les gens, pas juste au Japon, mais dans le monde entier s'il vous plaît, de nous aider à trouver une sortie à la crise de cette planète!!

La procédure de prière est la suivante.

 

 

Jour et heure :

 

Le 31 mars 2011 (jeudi)

12:00 - midi- dans chaque fuseau horaire 

 

 

Dites s'il vous plaît l'expression suivante :

 

 

"L'eau de Centrale nucléaire Fukushima,

Nous sommes désolés de vous faire souffrir.

Pardonnez-nous s'il vous plaît. Nous vous remercions et nous vous aimons. "

 

 

Dites-le s'il vous plaît à haute voix ou dans votre esprit. Répétez-le trois fois en même temps que vous réunissez vos mains dans une position de prière. Offrez s'il vous plaît votre prière sincère.

 

Merci beaucoup de mon coeur.

 

Avec amour et gratitude,

Masaru Emoto

Messager d'Eau

http://emotopeaceproject.blogspot.com/

 

Voici par ailleurs les résultats de ces prières sur la qualité de l'eau mesurée par le Dr Emoto après le 31 mars : 

 

 

  http://la.caravane.des.sources.over-blog.com/article-resultat-de-la-priere-pour-le-japon-le-31-mars-2011-72325603.html

 

 

2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A letter from Dr Masaru Emoto...

To All People Around the World,

Please send your prayers of love and gratitude to water at the nuclear plants in Fukushima, Japan!
By the massive earthquakes of Magnitude 9 and surreal massive tsunamis, more than 10,000 people are still missing…even now… It has been 16 days already since the disaster happened. What makes it worse is that water at the reactors of Fukushima Nuclear Plants started to leak, and it’s contaminating the ocean, air and water molecule of surrounding areas.

Human wisdom has not been able to do much to solve the problem, but we are only trying to cool down the anger of radioactive materials in the reactors by discharging water to them.
Is there really nothing else to do?
I think there is. During over twenty year research of hado measuring and water crystal photographic technology, I have been witnessing that water can turn positive when it receives pure vibration of human prayer no matter how far away it is.
Energy formula of Albert Einstein, E=MC2 really means that Energy = number of people and the square of people’s consciousness.

Now is the time to understand the true meaning. Let us all join the prayer ceremony as fellow citizens of the planet earth. I would like to ask all people, not just in Japan, but all around the world to please help us to find a way out the crisis of this planet!!
The prayer procedure is as follows.

Day and Time:
March 31st, 2011 (Thursday)
12:00 noon in each time zone

Please say the following phrase:
“The water of Fukushima Nuclear Plant,
we are sorry to make you suffer.
Please forgive us. We thank you, and we love you.”

Please say it aloud or in your mind. Repeat it three times as you put your hands together in a prayer position. Please offer your sincere prayer.

Thank you very much from my heart.

With love and gratitude,
Masaru Emoto
Messenger of Water

http://emotopeaceproject.blogspot.com/

 

 

 

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Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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