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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 08:13

 

 

 

Voici un documentaire qui interroge sur le genre sexué, la sexualité, l'identité, les croyances, les réprésentations et les préjugés.

Même si toute étude véhicule aussi des conclusions ou des idées limitantes, ce film a le mérite de faire état de tous les genres, des sexualités et des identités multiples. Une réflexion indispensable, pour sortir des sentiers battus...

 

 

 

 

Au premier abord, les sexes se répartissent en deux catégories : les hommes, chromosomes XY, le "sexe fort", et les femmes, XX, le "sexe faible". La conjugaison des deux permet la reproduction. Mais il semble que le sexe faible n'est pas celui que l'on croit. Et une différence de taille existe entre le sexe et le genre selon les perspectives biologique et sociale. De plus en plus de personnes ne peuvent être définies comme hommes ou femmes. Intersexualité, transsexualité : comment expliquer ces phénomènes ? Avec les éclaircissements de la psychanalyste Hertha Richter-Appelt et de l'ethnologue Birgitt Röttger-Rössler.
 
 
 

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:49






La saison qui approche est propice à raviver les pressions pour se faire vacciner.

Une occasion de relire cette interview qui circulait l'année dernière lors de la "pandémie" et qui datait de 2005....

On va finir par penser que les vaccins sont écologiques : ils sont tellement recyclés.... !

 

 

 

 

Grippe aviaire interview Dr Stefan Lanka

 

 

 


En 2005 déjà, l'arnaque de la grippe aviaire avait été, dans l'interview suivante, dénoncée avec vigueur par le médecin allemand, le Docteur Stefan Lanka:



Dr Lanka, sommes-nous en Allemagne menacés par la grippe aviaire?


Seulement indirectement.

L'année prochaine il y aura beaucoup moins de bébés en Allemagne.

Selon les médias, les cigognes seront toutes tuées par la grippe aviaire. Nous devrions maintenant adapter nos esprits à cela.



Dites-vous cela sérieusement?


Aussi sérieusement qu’il existe pour nous un quelconque danger d’un prétendu virus H5N1 de la grippe aviaire. Le danger ou le désastre se trouvent ailleurs.



Où se trouve, à votre avis, le danger ou le désastre?


Nous avons perdu l'habitude d'utiliser notre raison.

C'est le danger réel ou le désastre. Les politiciens et les médias se donnent du mal pour nous tromper en nous faisant tout croire, par exemple, ils nous trompent en faisant croire que des oiseaux migrateurs en Asie ont été atteints d'un virus extrêmement dangereux et mortel.


Ces oiseaux mortellement malades continuent ensuite à voler pendant des semaines jusqu’à leur fin. Ils volent des milliers de kilomètres, et puis en Roumanie, en Turquie, en Grèce et ailleurs, ils infectent des poules, des oies ou toutes autres volailles, avec lesquelles ils n'ont eu aucun contact, qui dans un temps très court sont malades et meurent.

Mais les oiseaux migrateurs ne deviennent pas malades et ne meurent pas. Ils gardent leur vol pendant des semaines jusqu’au bout, sur des milliers de kilomètres. Ceux qui croient qu’ils sont malades croient aussi que les bébés sont apportés par les cigognes. En fait le plus grand nombre des allemands ne croient au danger de la grippe aviaire.



N'y a-t-il pas du tout de grippe aviaire?


Depuis la fin du 19ème siècle l'on a observé des maladies dans l’aviculture de masse: Coloration en bleu de la crête, diminution de la ponte, plumes pendantes, et parfois aussi mort de ces animaux. Ces maladies se sont appelées pestes des aviaires.

Dans l'aviculture de masse actuelle, en particulier quand les poules sont élevées en cages, beaucoup meurent chaque jour en raison de l'élevage d'espèces étrangères. Plus tard, ces conséquences de l’élevage de masse n’ont plus été appelées pestes aviaires, mais grippe aviaire. Depuis les décennies passées, on nous affirme qu'elles sont provoquées par un virus transmissible afin de détourner l’attention des causes réelles.

Alors ces 100 millions de poules qui semblent être mortes de grippe aviaire sont en réalité mortes de stress ou/et d’insuffisance alimentaire et d'empoisonnement?



Non! Si une poule donne moins d'œufs ou a une crête bleue et que cette poule est aussi positive au test H5N1, alors toutes les autres poules sont tuées. C'est ainsi qu’on obtient 100 millions de poules tuées semble-t-il par le H5N1.


Si vous regardez de plus près vous verrez derrière une stratégie déployée sur plusieurs décennie: En Occident, les grandes entreprises s’accommodent des maladies des oiseaux en faisant le nettoyage elles-mêmes, parce que ceux qui meurent "de maladie contagieuse" sont compensés, aux dépens du grand public, au prix le plus élevé du marché, alors qu'en Asie et partout où la volaille est élevée, le marché de la volaille est détruit sciemment avec malveillance sous la conduite de l'organisation FAO de l'ONU.


Toutes les grandes entreprises d'aviculture occidentales se taisent donc, et, grâce à leurs vétérinaires, elles utilisent cela à leur profit, si le prix du marché de la volaille chute, elles déclarent une maladie infectieuse, de sorte qu'elles puissent vendre leurs animaux au prix le plus élevé possible "prenant soin" de tous les animaux concentrés, au prix maximum garanti par le gouvernement.

Pour résumer le dénominateur commun de ceci: C’est une arnaque à la subvention moderne, combiné avec l’alarmisme paralysant, dont un effet secondaire garantit que personne ne demande la preuve.



De quoi ces 61 personnes, démontrées porteuses du H5N1, sont-elles mortes?


Il y a très peu de rapports publics disponibles décrivant ce qu’étaient les symptômes et et comment les malades ont été traitées. Ces cas s’orientent manifestement dans une direction: Des personnes avec les symptômes d'un refroidissement, qui ont ensuite joué de malchance en tombant dans les mains des chasseurs de H5N1, ont été tuées avec d'énormes quantités de chimiothérapie censées contenir le virus fantôme. Isolées dans des tentes en plastique, entourées par des fous costumés en cosmonautes, ils sont morts, dans la peur panique, de multiples défaillances organiques.


Ce virus de grippe aviaire n'existe donc pas du tout?


Chez l'être humain, dans le sang ou d'autres fluides corporels, dans un animal ou dans une plante, jamais n'ont été vues ou démontrées les structures que vous pourriez décrire comme des virus de grippe aviaire ou de grippe ou de n'importe quel quoi sensé causer des maladies. Les causes des maladies que l’on prétend provoquées par des virus, qui peuvent surgir rapidement, successivement ou en même temps, sont connues depuis longtemps.


Plus encore: Pour les virus, comme agents causes des maladies, en biologie beaucoup agrandissent les choses, cela n’a simplement aucune réalité.


Cependant, si j'ignore les résultats de la Médecine Nouvelle du Dr Hamer, selon lesquels les événements choquants stressants sont la cause de beaucoup de maladies, les résultats de la chimie au sujet des effets des intoxications et des déficiences, et si j'ignore les données de la physique au sujet des effets des rayonnements, alors il y a une place pour des élucubrations telles que les virus causes de maladies.



Pourquoi alors prétend-on encore que des virus causant des maladies existent?


L’Ecole de Médecine partisane / praticienne a besoin de paralyser, avec de stupides constructions et la crainte destructive des virus fantômes causes de maladies comme base centrale de son existence:


Premièrement, afin de nuire à de nombreuses personnes avec les vaccinations, pour se construire elle-même une clientèle de malades chroniques et souffrants qui accepteront qu’on leur fasse n'importe quoi.


Deuxièmement, pour ne pas devoir admettre qu'elle échoue totalement dans le traitement des maladies chroniques et qu’elle a tué et tue plus de gens que toutes les guerres aussi loin qu’il est possible de remonter. Chaque praticien de l'Ecole de Médecine en est conscient, mais seulement très peu osent en parler. Par conséquent ce n'est pas un miracle si, parmi les groupes professionnels, c’est celui des praticiens de l'Ecole de Médecine qui a le taux de suicide le plus élevé, surpassant de loin les autres groupes professionnels.

Troisièmement, les praticiens de l'Ecole de Médecine ont besoin de la peur paralysante et de leur stupide élaboration de virus diaboliques, afin de cacher leurs origines historiques (...) pour l’oppression et le meurtre, quand cela luttait pour dominer le monde (...).


L'Ecole de Médecine fut et est le pilier le plus important qui soutient toutes les dictatures et les gouvernements qui ne veulent pas se soumettre à la loi écrite, aux Constitutions, aux droits de l'homme, c’est-à-dire démocratiquement légitimés par un contrat social. Ceci explique bien pourquoi l'Ecole de Médecine peut vraiment faire et fait tout ce qui lui convient et n’est soumise à aucune contrôle quelconque. Si nous ne surmontons pas ceci, nous périrons tous par cette Ecole de Médecine.


N'exagérez-vous pas un peu?


Malheureusement, non! N'importe qui ouvrant ses yeux verra ainsi. Ivan Illich a déjà averti à ce sujet en 1975 dans son analyse "L'expropriation de la santé". Aujourd'hui ce livre existe toujours, sous le titre: "Némésis médicale".

Gœthe a parfaitement décrit la nature de l'Ecole de Médecine dans Faust I, où il a fait dire au Dr Faust:


"Ici étaient la médecine, les patients sont morts et personne n’a demandé qui s’est rétabli, ainsi nous avons ravagé avec les élus infernaux, en ces vallées, ces montagnes, bien pire que la peste, j’ai moi-même donné le poison aux milliers, ils s'étaient desséchés, j’ai fait l’expérience que les meurtriers nullement décontenancés sont louangés."


Gœthe appelle les praticiens de l'Ecole de Médecine qui donnent aux gens des élixirs, c’est-à-dire, des substances toxiques, des meurtriers impertinents, qui, aujourd'hui, sont toujours louangés.


Ici je peux et dois aussi me référer à nos publications, parce que nous avons, en tant que premiers à le faire, posé la question centrale révélatrice à la médecine moderne et l'avons documenté et commenté sur les confessions engendrées.


Vous trouverez toute l'information appropriée [en allemand] à: http://www.klein-klein-aktion.de/ et à http://www.klein-klein-verlag.de/



Pourquoi est-ce précisément vous qui avez découvert cette escroquerie du millénaire?

J'ai étudié la biologie moléculaire.

Au cours de mes études j'ai démontré l'existence du premier virus en mer, dans une algue de mer. Cette preuve a été publiée la première fois dans une revue scientifique en 1990, en conformité avec les standards des sciences naturelles. Le virus dont j'ai démontré l'existence se reproduit dans l'algue, il peut la quitter et se reproduire encore dans d'autres algues de cette façon, sans avoir aucun effet négatif, ce virus n’ayant aucune relation avec une quelconque maladie.


Par exemple, dans un litre d'eau de mer il y a plus de 100 millions de virus de diverses sortes, très différents. Heureusement, les services d'hygiène et les médecins ne s’en sont pas rendus compte, autrement ils aurait exigé depuis longtemps une loi autorisant les bains de mer seulement aux personnes revêtues entièrement d’un préservatif.


Des structures biologiques qui font quelque chose de négatif n'ont jamais été vues. La base de la vie biologique est harmonie et symbiose, elle n’a aucune place pour la guerre et la destruction. La guerre et la destruction dans la vie biologique est prétendue par des cerveaux malades et criminels.


Au cours de mes études, moi et d'autres n'avons pu trouver nulle part une preuve d'existence d’un virus causant la maladie. Plus tard, nous avons parlé de cela publiquement et avons invité les personnes à ne pas nous croire sur parole mais à vérifier elles-mêmes s’il existe ou non des virus causant des maladies.


Il en a découlé l'action "Klein-klein", qui, depuis cinq ans, demande aux services d'hygiène la preuve et qui a finalement obtenu la reconnaissance et la certitude du fait qu'il n'y a aucune preuve de virus cause de maladie et aucune preuve de bénéfice dû aux vaccinations. Afin de nous permettre de faire connaître ces résultats au public sans falsification, nous avons fondé il y a trois ans le "Klein-klein-Verlag" ["Maison d'édition "Petit-petit'].


 

Qu’existe-t-il donc comme virus et que font-ils?


Les structures pouvant être décrites comme des virus existent dans un grand nombre d'espèces de bactéries et dans des formes simples de la vie, semblables aux bactéries. Ce sont des éléments d'ensemble de la vie, d’un type commun aux différentes cellules qui sont restés indépendants. Cela s'appelle une symbiose, une endosymbiose, qui est apparue au cours du développement des différentes sortes de cellules et des structures combinées, une endosymbiosis qui a abouti aux types actuels de cellules, ces types de cellules composant les êtres humains, les animaux et les plantes.


De même que les bactéries, dans toutes nos cellules, qui respirent notre oxygène, les mitochondries, ou les bactéries dans toutes les plantes qui produisent l'oxygène, les chloroplastes, les virus sont des éléments de cellules.


Très important: Les virus sont des organismes très simples, comme, par exemple, les algues de l’espèce Cladophora, une espèce particulière d’algue unicellulaire Chlorella, qui vit dans un grand nombre de bactéries. Comme ils existent là, ces éléments viraux sont appelés "phages". Dans les organismes complexes, en particulier chez l'être humain, ou chez les animaux ou les plantes, de telles structures qui pourraient s’appeler virus n'ont jamais été vues.


Contrairement aux bactéries dans nos cellules, les mitochondries, ou les bactéries de chaque plante, les chloroplastes, qui ne peuvent pas quitter la cellule commune, puisque son métabolisme en dépend, les virus peuvent quitter la cellule, puisqu'ils n'y effectuent aucune tâche de survie essentielle.


Ainsi, les virus sont des composants de cellules, qui ont remis entièrement leur métabolisme à la cellule commune et peuvent aussi la quitter. En dehors de la cellule commune, ils aident d'autres cellules, dans lesquelles ils transfèrent des matériaux de construction et de l'énergie. L'on n'a jamais observé chez eux une quelconque autre fonction.


Ces virus concrets, dont l’existence a été scientifiquement démontrée, exécutent, dans des processus très complexes, des interactions entre différentes cellules, de l’aide, du soutien, jamais de fonction destructive.

En outre, en réalité, dans le cas des maladies, ni dans l'organisme malade, ni dans les fluides corporels, n'a jamais été vue ou isolée une quelconque structure que l’on puisse caractériser comme un virus. L'affirmation selon laquelle il existerait un quelconque virus fabricant une maladie quelconque est une escroquerie évidente, un mensonge mortel avec des conséquences dramatiques.



Ne maintenez-vous pas aussi que le dangereux virus du SIDA est seulement virtuel?


Non seulement je maintiens que l’existence du virus appelé "HIV" du SIDA n'a jamais été scientifiquement démontrée, mais j'affirme que son existence est maintenue seulement en raison d'un prétendu consensus. Le ministre de la Santé Publique en Allemagne, Ulla Schmidt, a écrit, le 5 janvier 2004, au parlementaire Rudolf Kraus:

"Bien sûr, l’existence du virus d'immunodéficience humaine est considérée être scientifiquement démontrée dans le consensus scientifique international".


Aujourd'hui, après que les citoyens aient, pendant de nombreuses années, demandé, maintes et maintes fois, aux services d'hygiène, ici en Allemagne, la preuve scientifique de l'existence des virus prétendus donner la maladie, les services d'hygiène ne soutiennent plus que l’existence de ces virus a été directement prouvée.

Dans un processus continu de pétitions au Parlement Allemand, le Ministère de la Santé Publique a passé le fardeau de la responsabilité sur de tels sujets au Ministère de la Recherche. Le Ministère de la Recherche prend maintenant le point de vue absurde que la liberté constitutionnelle garantit à la science d’interdire de vérifier l'état de ce qu’elle défend (!!!).


Mais c'est absurde. Cela signifierait que l'Etat nous délaisse et nous prive de protection, livrés entre les mains d'une science sans contrôle, qui peut faire et provoquer tout ce qu'elle veut. Êtes-vous vraiment d’avis que l'état nous expose d'une telle manière?


Je n'ai pas d’opinion. En ce qui concerne ces sujets, je puis seulement voir et m’orienter sur les faits. Nous ressentons, dans la peur de la grippe aviaire, que l'Etat, contrairement aux connaissances, met en Allemagne la population aux mains de quelques personnes qui se travestissent en scientifiques. Une chimiothérapie imposée est projetée, et, au Printemps prochain, la population allemande entière doit être vaccinée deux fois de force contre le fantôme de la prétendue grippe aviaire.


Mais ni l’existence d’un virus de grippe aviaire n'a été jamais démontré, ni l'existence d’un quelconque virus qui aurait quelque chose à voir avec quelque cause de maladie que ce soit n’est démontré. De tels virus n'existent pas. Précisément, de la même manière que le ministre l’a admis, au sujet du prétendu virus du SIDA, ils en ont soutenu l’existence en raison d'un consensus scientifique international.


Mais l’existence du virus H5N1 de la grippe aviaire, dangereux pour l’humain, a été tout à fait démontrée récemment avec grande précision, dans un laboratoire anglais!


Si jamais il s’avère qu'un virus venant d'un corps concret ou d'un fluide corporel, par exemple des oiseaux, existe, alors n'importe quel scientifique moyen peut le vérifier, dans n'importe quel laboratoire moyen, en un jour, si ce virus est, par exemple, présent dans un animal mort. Cependant, cela n'est jamais arrivé, et au contraire, des méthodes indirectes de tests, qui n'indiquent absolument rien, sont utilisées.


Par exemple, l'on maintient qu'il y a des anticorps qui se combineraient avec le corps du prétendu virus et seulement avec lui, et puisqu’il s'est produit une combinaison entre le corps et l'anticorps, l'existence du prétendu virus a été démontrée.
En réalité, ces prétendus anticorps sont des albumines solubles dans le sang, qui jouent un rôle central dans la fabrication spécialisée des cellules qui sont pleine croissance et se divisent et dans la cicatrisation des blessures.

Ces albumines sanguines, aussi appelées globulines, dans un tube à essai contenant des concentrations adaptées d’acides et de bases, de minerais et de dissolvants, se combineront arbitrairement avec d'autres albumines. Ainsi, on peut avec n'importe quel échantillon pris sur un animal ou une personne, faire un test arbitrairement positif ou négatif. C’est complet, et ceci doit être nettement déclaré criminel, délibéré.


En outre, s’il est maintenu que, au moyen d'une technique biochimique de multiplication, appelée réaction en chaîne de polymérase (PCR), la prétendue substance du gène du virus peut être multipliée, prouvant ainsi son existence, c'est une escroquerie, puisque, premièrement, il n’existe nulle part de substance du gène d'un virus causant la maladie, à laquelle l'on pourrait comparer les particules multipliées artificiellement à la substance du gène [car ces virus n’ont jamais été isolés!], et, deuxièmement, seules de telles parties multipliées de substances de gène obtenues qui déjà existaient au préalable dans ces fluides sont utilisées pour indirectement démontrer l'existence du prétendu virus.
Et c’est tout à fait simple:

Mille morceaux de preuve indirecte, par exemple des cercles dans le blé ["crop circles"], ne font pas un UFO non plus. L'on n’a même pas besoin de connaître l'anglais pour lire ces publications auxquelles les escrocs en virus se réfèrent, afin de voir, par soi-même, que nulle part n’y apparaissent un virus: Quand l'on demande à ces scientifiques la preuve de l'existence des prétendus virus, par exemple du H5N1, l'on obtient seulement des réponses évasives, jamais de réponse concrète.


A la TV nous avons entendu, maintes et maintes fois, que des investigations ont été effectuées dans un laboratoire anglais. Le nom de ce laboratoire anglais n’a jamais été communiqué au public. C'est le laboratoire de référence de l'UE pour la grippe aviaire, à Weybridge. J'ai plusieurs fois demandé aux scientifiques les preuves de l'existence du virus H5N1. Ils m’ont seulement répondu une fois, pour me dire qu'ils n'ont pas compris ma question, et ensuite plus jamais.
A l'Organisation Mondiale de la Santé et en particulier au coordinateur de la pandémie de la grippe aviaire, à l’allemand Klaus Stöhr, a qui j’ai aussi ai écrit plusieurs fois, lui demandant la preuve de l'existence du virus de la grippe aviaire. Ni l'OMS, ni Klaus Stöhr n'ont réagi.



Mais que signifie ce H5N1, qui fait trembler le monde entier?


Le "H" de H5N1 est pour Hémagglutinine, et le "N" pour Neuramidase.

Les pseudo-virologistes maintiennent que dans le manteau protecteur des virus de la grippe, il y a des albumines du type Hémagglutinine et des albumines du type de l'enzyme Neuramidase.


En biochimie, Hémagglutinine référence les substances les plus diverses, pas seulement les albumines responsables de la coagulation des hématies.
Les pseudo-virologistes ont ensemble convenu que dans le manteau protecteur des virus de la grippe il y a 15 sortes différentes d'albumines ayant les propriétés d'une Hémagglutinine. Le "5" représente le type cinq d'une prétendue albumine, dont l'existence, encore, est aussi seulement démontrée indirectement.


Afin de prouver maintenant l'existence d'un virus de grippe, dans le laboratoire les hématies sont mélangées aux échantillons censés contenir le prétendu virus. Si les hématies se coagulent, alors il est soutenu que l’Hémagglutinine d’un virus de grippe doit en être la cause, sans jamais avoir isolé un virus - ne pas dire qu’il n’a jamais été vu un virus dedans - d'un tel échantillon ou d’une telle mixture.
En fonction de la manière dont se coagule l’ensemble les pseudo-virologistes concluent alors, avec précision, à la manière de la pythonisse des dessins animés d’Astérix et Obélix, que le soi-disant type d’Hémagglutinine a été trouvé. Pour ceci, ces scientifiques ont à leur disposition une multitude de méthodes de tests, qui, par leur interprétation, établissent avec précision que le type d’Hémagglutinine, que le "test scientifique" avait déjà à l'avance présupposé être présent, devient en plus démontré.

C’est exactement le même cas avec l'enzymes Neuramidase, qui est soutenue être un élément protecteur du manteau des virus de la grippe. Neuf types différents sont prétendus exister par les pseudo-virologistes. En réalité la Neuramidase est une enzyme qui, en séparant les parties d'un sucre aminé appelé Acide Neuraminique, régit la tension de surface décisive aux fonctions du métabolisme. De façon analogue à l’Hémagglutinine "viral", il y a une multitude de méthodes de tests corrompus qui "démontrent" le résultat - c’est-à-dire, l'"existence" - de précisément cette sorte de Neuramidase, que le devin virologiste avait déjà, à l'avance, présumé.
Par conséquent, ce n'est également pas miraculeux que ce coq turc, appartenant au fermier Dimitris Kominaris, âgé de 73 ans, de l'île Inousses dans l’Est égéen, qui est, en apparence, mort du H5N1, a disparu sans trace et qu’au laboratoire de référence en question n'est arrivé de Grèce aucun échantillon, et que, cependant, les médias clairvoyants ont signalé qu'un premier échantillon avait confirmé les soupçons.

Pour démontrer l'existence du H5N1, il n'est vraiment besoin d’aucun échantillon, puisque, comme cela est le cas pour toutes les maladies prétendues contagieuses, c'est une question d’action planifiée, pour des raisons politiques, afin d’induire la peur.


Dans les médias, des photos des virus de la grippe aviaire et des virus de grippe sont constamment montrées. Certaines de ces photos montrent des formations autour. Est-ce que ce ne sont pas des virus?


Non! Premièrement, ces formations rondes qui sont censés être des virus de la grippe sont, comme chaque biologiste moléculaire peut le voir, des particules de graisses et d’albumines artificiellement produites. Le profane peut vérifier cela en demandant la publication scientifique d’où ces images sont tirées et décrites, où la composition des formations montrées sont documentées. Une telle publication n'existe pas. [Les protocoles scientifiques décrivant la manière d’obtention de ces photos n’existent pas.]
Deuxièmement, ces images qui sont censées montrer des virus de grippe aviaire montrent, en réalité, comme chaque biologiste peut l’établir sans aucun doute, des éléments tout à fait normaux de cellules, ou montrent même des cellules complètes qui s'avèrent être juste en cours d'exportation ou importation d’éléments de du métabolisme. Le profane peut encore vérifier cela avec grande précision, en demandant ces publications sur lesquelles ces photos sont basées et de qui elles proviennent: Il ne recevra jamais de telles publications. La guilde du métier des alarmistes est peu disposée à exposer sa base commerciale, les escroqueries avec le laboratoire et les expériences sur les animaux.


Quand on demande aux agences d'images ou aux agences de presse telle que les DPA d'où ils tirent ces photos, alors ils vous renvoient à l'autorité américaine des maladies contagieuses, le CDC du Pentagone. De plus, du CDC provient une seule photo du prétendu H5N1.[Pentagone! La virologie est une arme? Elle est classée secret défense?]
Cette photo montre, en même temps, une section longitudinale et une coupe transversale de tubes dans des cellules que l'on fait mourir en éprouvette. En jargon scientifique, ces tubes sont appelés microtuboli et servent dans la séparation de la cellule et au transport et à la communication
On a cependant démontré que le H5N1 tue des embryons de poules et qu’il peut être cultivé dans des œufs. Quelle est l’arnaque dans ce cas?
Ces expériences ont été utilisées depuis déjà plus de 100 ans, pour "prouver" l'existence de plusieurs "virus" tout à fait différents les uns des autres, pour aussi, par exemple, celui du prétendu virus de la variole. Dans ces expériences, des extraits sont injectés à travers la coquille de l'œuf dans l'embryon. Comptant sur la quantité injectée et l’endroit dans l'embryon, l'extrait du supposé "virus infectieux" est injecté, et l'embryon meurt plus ou moins rapidement. Il mourrait de telles injections précises même si les extraits étaient, à l'avance, stérilisés.


Cette tuerie est alors présentée par ces virologistes, premièrement, comme preuve directe de l'existence du virus, deuxièmement comme preuve de la possibilité de multiplier le virus, et troisièmement comme preuve de l'isolement du virus.


A partir des embryons de poules tués de cette façon, dont des millions meurent silencieusement tous les ans dans les manufactures de vaccins, diverses substances à vacciner sont produites.
En plus des embryons de poules, des cellules sont également tuées dans des tubes à essais afin de présenter la mort de ces cellules comme preuve de l'existence, de la multiplication et de l'isolement d'un virus causant la maladie. Nulle part cependant ne figure un virus isolé de cette manière, photographié avec un microscope électronique et ses éléments décrits dans les processus du type appelé électrophorèse.



Mais alors qui tue les animaux dans les expériences sur eux, si ce n'est pas le H5N1?

En ce qui concerne cela aussi il suffit jeter un coup d'œil aux publications dans lesquelles ces expériences sur des animaux sont décrites. Des poules meurent en trois jours, lentement étouffées par l’administration d’un fluide à travers le tube de la trachée.

Chez de petits singes de Java, 30 jours avant la prétendus infection les transmetteurs de température sont placés dans l'abdomen, 5 jours avant la prétendue infection ils sont fixés dans une chambre dépressurisée, et au moment de la prétendue infection, une quantité de liquide correspondant à 6 verres de Schnaps pour des humains est pressé à travers le tube de la trachée de ces jeunes animaux. Des parties du même extrait de mort, qui sont en putréfaction, des cellules sont pulvérisées dans les deux yeux et dans les amygdales des animaux. Dans beaucoup de cas, des attaques de suffocation sont causées chez les animaux par le rinçage des tubes bronchiques, etc... Les dommages et la destruction en résultant sont alors présentés comme résultat du H5N1.
J'ai tôt informé à ce sujet le ministre de la Protection des Consommateurs, Künast, et l’actuel ministre, Trittin, qui se présentent comme protecteurs des animaux, par l'intermédiaire de leurs journalistes personnels. Il n'y a eu aucune réaction.


Mais le virus de la grippe espagnole a été reconstruit génétiquement et il a également été démontré que c’est un virus de grippe aviaire!


Ce que l'on affirme avoir génétiquement reconstitué n'est rien d'autre que le modèle d'une substance génétique d'un virus de la grippe. Un virus de la grippe n'a jamais été isolé et la substance génétique d'un virus de la grippe non plus. La seule chose qui a été faite, c'est de faire proliférer la substance génétique à l'aide de la réaction de chaîne polymérase. Grâce à cette méthode l'on peut aussi faire proliférer à volonté de nouveaux petits morceaux de substance génétique qui étaient auparavant inexistants.
Donc, il est aussi possible avec cette technique de manipuler l'empreinte génétique, c’est-à-dire, de déterminer si un échantillon et celui qui "a été trouvé" sont identiques ou différents. L'empreinte génétique n'assure qu'une certaine probabilité de conformité si beaucoup de substance génétique à comparer est retrouvée et ce, uniquement, si c’est effectué de façon consciencieuse.


Le Dr Jeffery Taubenberger, qui a allégué reconstruire le virus originel de la pandémie de 1918, travaille pour l'US Army, et il a travaillé pendant plus de 10 ans sur la production, dans la base d’échantillons provenant de différents cadavres humains, de petits morceaux de substance de gènes au moyen de la technique biochimique PCR. Dans la multitude de morceaux produits il a choisi ceux qui se rapprochaient le plus de l'idée du modèle de la substance génétique d'un virus de grippe, et il les a publiés.
Cependant, dans aucun de ces cadavres n’a été vu ou isolé un virus, ou n’a été vu un morceau de substance de gène tirée de l’isolement d’un virus. Au moyen de la technique PCR on n’a pu extraire aucun morceau de substance de gène dont l'existence dans le cadavre ne pouvait pas être préalablement démontrée.
Si les virus avaient été présents, alors ceux-ci auraient pu être isolés, et l'on aurait aussi pu extraire la substance de leur gènes; il n'y aurait eu aucune nécessité à ce que quelqu’un produise laborieusement, au moyen de la technique PCR - avec une intention manifeste de tromper - un patchwork du modèle d’une substance génétique ressemblant à l'idée d'un virus de grippe.



Comment un profane peut-il vérifier cela?


Au sujet des petits morceaux de substance de gène, qui au sens de la génétique sont incomplets et ne suffisent même pas à définir un gène, l'on maintient qu'ils formeraient ensemble la substance entière du gène du virus de la grippe.
Pour s’apercevoir de cette fraude, il suffit d'additionner les longueurs des morceaux publiées et de constater que la somme des longueurs, qui sont supposés donner toute la substance génétique du prétendu virus de la grippe, ne correspond pas à la longueur de l’idée du modèle du génome du virus de la grippe.
Plus simplement encore, demander dans quelle publication l'on peut trouver la photo au microscope électronique de ce virus censé être reconstruit. Il n’existe pas de telles publications.



L'on maintient que des expériences ont démontré que ce virus de 1918 reconstruit tuerait très efficacement. Où est la tromperie?


Si j'injecte dans un embryon de poule un mélange de morceaux artificiellement produits de substance de gène et des albumines en visant le centre de son cœur, alors il meurt plus rapidement que si j'injecte le mélange seulement dans la périphérie de l'embryon.
Si j'expose des cellules dans un tube à essais à une quantité de substance artificiellement produites de gène et des albumines, alors elles meurent plus rapidement que les cellules mourant dans un tube à essais dans les conditions standard, quelque chose qui est "normalement" présenté comme preuve de l'existence, comme preuve de l'isolement et comme preuve de la multiplication du prétendu virus.
Basés sur cette substance génétique artificiellement produite, qui est présentée comme virale, des modèles d’albumines sont faits avec des ordinateurs. Procédant à partir de ces modèles d'albumine, l'aspect du virus entier est reconstruit avec des ordinateurs. C'est tout, mais le monde entier croit que l’on peut reconstruire des virus dans les laboratoires. Ainsi, ce n'est nullement miraculeux, non plus, que des rapports de la CIA et du service secret britannique MI6 soutiennent qu'en Corée du Nord le régime communiste produirait maintenant des virus de grippe bien plus mortels que le H5N1.



Quelles conclusions tirez-vous de ceci?


Puisque la tête de la supposée Al-Qaida, Ben Laden, n'a pas été trouvée, - Al-Qaida en arabe signifie seulement La Route ["La Base" selon un ancien de la DST] - et que personne n'avait entendu parler de cette organisation avant l’effondrement des gratte-ciel à New York, puisque, justement, les virus supposés de la variole n'ont pas été trouvés, que n'ont été trouvées aucune arme de destruction massive de Saddam, Hussein - ce qui était la raison de la deuxième guerre d'Irak -, et que quelques virus mortels sont maintenant, une fois de plus, prétendus exister, il devrait devenir évident qui sont en réalité les terroristes et qui en réalité sont les kamikazes: Tous ce qui participent et y contribuent à la peur des virus!
Dans les plans de pandémie une rupture possible de l'approvisionnement et de l'ordre public, en liaison avec la déclaration de la pandémie de grippe aviaire, a été envisagée par l'OMS. Les évaluations de jusqu'à 100 millions de morts devraient être prises au sérieux.

Je vois, sous la menace, tous les habitants des maisons de retraite, qui en s’évadant du chaos et de la rupture des systèmes d'approvisionnement, et de l'ordre public, sans compter les petits enfants sans protection et sans défense, ils seront les premières victimes. Il serait à peine possible de dépeindre ce qui arriverait, si les fabricants de la maladie contagieuse déclaraient l'urgence déjà en l'hiver.


Est-ce que alors la substance Tamiflu, qui est achetée avec l'argent des impôts et maintenant stockée, protège les gens contre la grippe aviaire?


L'on soutient que cette substance ne protège personne contre la grippe. Le Tamiflu est censé fonctionner comme agent bloquant la Neuramidase. Il retient dans l’organisme la fonction de l'acide Neuramidase sur le sucre, qui est co-responsable de la tension superficielle des cellules.
Ses effets secondaires, qui sont indiqués sur la notice glissée dans les paquets de Tamiflu, sont presque identiques aux symptômes d'une grippe grave. Donc, sur une grande échelle, l'on stocke maintenant des médicaments causant précisément les mêmes symptômes que ceux qui apparaissent dans une prétendue grippe réelle - et qui cesseront, avec un docteur, après sept jours, et sans docteur, après une semaine.
Si le Tamiflu est administré à des malades, alors ce sera susceptible de causer des symptômes bien plus sérieux que ceux d'une grippe grave. Si une pandémie est dite exister, alors beaucoup de gens en même temps prendront cette médecine. Dans ce cas nous aurons, en réalité, les symptômes d'une épidémie de Tamiflu. Alors les décès provoquées par le Tamiflu doivent aussi être prévus, et cela sera ensuite présenté comme la preuve de la dangerosité de la grippe aviaire et l’évidence de l’anxiété de l’état pour que les gens soient en bonne santé.
Le modèle bien testé du SIDA se répète. En Espagne il est écrit, sur les notices glissées dans les boîtes de médicaments pour le SIDA, que l'on ne sait pas si les symptômes sont provoqués par le médicament ou par le virus.



Vous ne recommanderez donc aucune vaccination générale ou particulier contre la grippe aviaire?


Je ne recommande aucune folie.

Chaque substance vaccinale contient les produits toxiques qui ont des effets pendant longtemps avec pour résultat des petits ou grands dommages permanents. La loi de protection des vaccins exige, comme condition préalable nécessaire à la justification d’une vaccination obligatoire, le fait qu’il existe quelque chose qui cause une maladie, par exemple un virus.
Puisque aucun des prétendus virus causant la maladie ne peut exister, ni ne devrait exister, cela peut rendre illégale la vaccination contre la grippe, et contre la grippe aviaire.
Chaque vaccination qui s'est produite en Allemagne, après que la loi de la protection contre la vaccination soit en vigueur depuis le 1er janvier 2000, est une infraction pour dommages corporels graves. Naturellement, je ne recommande pas aux gens de se soumettre eux-mêmes, de devenir des victimes d’infractions à la loi et de crimes.



Qui à votre avis se trouve derrière tout ce que nous expérimentons aujourd’hui?


A ce sujet l'on peut seulement spéculer.

Naturellement, l'industrie pharmaceutique est heureuse des grandes affaires avec la peur de la grippe aviaire. Mais, en fait, chaque individu se trouve derrière cette folie. La situation est ce qu’elle est. La situation a pu déboucher sur ceci seulement parce que nous, en tant que citoyens, avons toléré que notre état agisse ainsi contre les personnes, bien que notre état soit officiellement un état de droit démocratique.


Celui qui attend que l'industrie pharmaceutique fasse quelque chose pour le bien des gens, attendra cela en vain. "Celui qui ne s'oppose pas maintenant vit à l'envers."
N'importe qui peut demander au Ministère de la Protection des Consommateurs, au Ministère de la Santé Publique etc., au sujet de cette preuve scientifique qui justifierait la peur de la grippe aviaire.
Ceux attendant que "les autres" fassent quelque chose ne devraient pas s’étonner si les autres ne font rien et si la situation ne reste pas ce qu’elle est mais devienne beaucoup plus mauvaise. Dans le dernier exemple, nous, les citoyens, dressés face à cela, c'est-à-dire ne faisant pas n'importe quoi pendant des années à ce sujet, avons vu la folie complète autour de nous et l'avons tolérée. Nous devons commencer à prendre notre responsabilité sociale, si nous ne voulons pas nous rendre et nous sacrifier nous-mêmes à la totale domination et au chaos d'une pseudo-science non contrôlée.



Doit-on alors à votre avis lutter contre la science?


La domination de la pseudo-science doit être vaincue au moyen d'une science sociale, caractérisée par son obligation d'exactitude et par sa possibilité de faire l'objet de recoupements, et par le contrôle de ses actions. L’actuel langage de la science médicale universitaire révèle une domination interdisant le contrôle démocratique, quand les praticiens de l’Ecole de Médecine et de l'Etat se réfèrent, pour justifier leurs actions, à "l'opinion dominante de la science médicale" à laquelle nous sommes censés nous soumettre même si cette domination maintient que les bébés sont apportés par les cigognes ou que la Terre est un disque plat.
Nous n'avons toutefois aucune raison de nous plaindre.

Il en est, et il n’en est pas, qui tolèrent cette ligne de conduite gouvernementale. Quoi qu'il en soit, personne ne devrait se demander s'il doit continue à tolérer la soumission à cette domination - car nous avons maintenant fait face à ces absurdes allégations de grippe aviaire - si, ensuite, il se réveille, un matin, pour constater, avec horreur, qu'il est mort: Tué par cette domination qu'il a tolérée en tant que citoyen d'un état de droit démocratique.
Dans un état de droit démocratique, la peur de la grippe aviaire serait simplement impossible, comme le SIDA et la vaccination. Nous, les citoyens devons occasionner l’éinstauration de l’état de droit. Alors, non seulement le SIDA mais aussi la pseudo-science et la grippe aviaire n'auront plus aucune chance. Je puis seulement dire: Ne donnons pas une occasion à la grippe aviaire! Ne croyons pas les mensonges qui sont dits! Vérifions les choses du dehors! Utilisons notre raison!




Pour ceux qui veulent faire quelque chose, il y a des suggestions à l'adresse: http://www.agenda-leben.de.

Interview réalisée par Christopher Ray, le 25 Octobre 2005.

 




Source:
http://rolf-martens.com/UNITE%21%20Infos/webstyle1/unite_info_251en.htm









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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 23:38

 




Mickael Brown a une vision à la fois limpide, libératrice et d'une grande qualité sur l'intime et la sexualité.

 

Voilà une personne -un homme- qui parle haut et loin, bien au-delà des rôles et des schémas enfermants.

 

Son discours ouvre une voie, large et lumineuse, où l'homme et la femme ne sont plus enfermés dans des rôles de prédateurs ou victimes, manipulés ou manipulateurs, objets de jouissance, mais deviennent les sujets de leur relation pour incarner l'archétype de la femme et l'archétype de l'homme.

 

Un bien beau programme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Autres liens :
 
 
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:27

Un bel hymne à la liberté de l'amour...

 

 

 

Où vas-tu beau geôlier 

Avec cette clé tachée de sang 

Je vais délivrer celle que j'aime 

S'il en est encore temps 

Et que j'ai enfermée 

Tendrement cruellement 

Au plus secret de mon désir 

Au plus profond de mon tourment 

Dans les mensonges de l'avenir 

Dans les bêtises des serments 

Je veux la délivrer 

Je veux qu'elle soit libre 

Et même de m'oublier 

Et même de s'en aller 

Et même de revenir 

Et encore de m'aimer 

Ou d'en aimer un autre 

Si un autre lui plaît 

Et si je reste seul 

Et elle en allée 

Je garderai seulement 

Je garderai toujours 

Dans mes deux mains en creux 

Jusqu'à la fin des jours 

La douceur de ses seins modelés par l'amour. 

 

Prévert

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 22:40

 




La conférence de la neuro-anatomiste Jill Bolte Taylor traduite en française. La vidéo a fait le tour du monde.


Elle en a fait un livre : My Stroke of Insight (Voyage au-delà de mon cerveau), Editions J.-C. Lattès.

 

Son expérience est passionnante à plus d'un titre.


D'abord par sa volonté à guérir : 8 ans d'efforts, pour retrouver ses capacités.


Ensuite, pour la compréhension qu'elle en a, et surtout la façon, très humoristique, qu'elle a de raconter son histoire.


En direct on suit  comment cerveau droit et cerveau gauche cohabitent et  au final, Jill Taylor nous dit comment la conscience et notre rapport à la réalité devraient évoluer.
 

 

 

 

 





 
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 22:36
 
 
 

Voilà un homme, un grand homme,
dont la parole haute et claire est celle d'un Maître !
Quelle belle route il a ouverte,
quel beau sillage il a semé
et qu'il nous reste à emprunter...

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 19:49

 

12 Conseils élémentaires de prévention afin de limiter l’exposition de l’utilisateur aux rayonnements du Téléphone Mobile

 

le site Next-Up, spécialisé dans les informations sur les ondes électro-magnétiques (OEM), donne ces 12 conseils, pas toujours faciles à mettre en pratique, mais qui nous rappellent qu'il faut rester extrêmement prudent.

 

1 -

Utiliser un kit piéton (main libre) en éloignant à plus de 20/30 cm le portable de son corps afin de limiter les effets des rayonnements sur sa propre personne [zone sécurité vidéo], limiter le nombre et la durée des communications à 6 minutes maximum qui est le temps nécessaire à l’autorégulation du corps, passé cette durée l’autorégulation n’est plus possible [bases réglementaires normatives - Legifrance].

2 -

Ne pas porter son téléphone mobile près de son corps, même en veille et dans tous les cas ne pas téléphoner à moins d’un mètre d’une personne, afin de diminuer l’impact de la "Téléphonie Passive"..

3 -

Déconseiller fortement, voire ne pas utiliser un téléphone mobile en dessous de 15 ans (phase de croissance, avec une masse de tissus moindre, les rayonnements ont une nocivité accrue, notamment par rapport au cerveau, à l’ouverture de la Barrière Hémato-Encéphalique, à la chaîne d’ovaires, etc…).

4 -

Déconseiller l’utilisation d’un téléphone mobile à une personne âgée et à toute personne en état dit de faiblesse (les rayonnements affaiblissent encore plus l’organisme), ainsi qu’aux femmes enceintes (le liquide amniotique dans lequel se développe l’embryon, puis le foetus est un milieu très absorbant aux rayonnements artificiels Hautes Fréquences micro-ondes des communications mobiles).

5 -

Ne téléphoner que dans des conditions de réceptions optimales, en règle générale ne pas utiliser le portable dans tous les lieux confinés comme véhicules, bus, métro, avions, trains, ascenseurs, sous-sols, tunnels, etc . . . la puissance d’émission et de réception, donc des rayonnements étant décuplés. De plus, sous certaines conditions, les seuils d’immunité de la Compatibilité Électromagnétique (CE) peuvent être dépassés et provoquer des bugs sur l’électronique d’asservissement embarquée.

6 -

Ne pas téléphoner en se déplaçant, trains inclus, la puissance d’émission et de réception en irradiation de l’antenne relais de votre mobile sont décuplées celle-ci étant en recherches constantes de stations. Si le train est équipé d’un système relais de connexion satellitaire, c’est non seulement l’utilisateur, mais tous les passagers qui sont irradiés en champs proches par toutes les antennes relais indoor.

7 -

Ne pas téléphoner dans un véhicule, même à l’arrêt. Dans un espace métallique fermé il se produit le phénomène dit "cage de Faraday" qui en plus optimise au maximum les effets nocifs des rayonnements par réflexions, non seulement sur l’utilisateur, mais aussi sur tous les passagers, notamment les enfants. En conséquence, il est impératif de sortir du véhicule pour téléphoner.

8 -

Ne pas garder son portable allumé la nuit près de son lit car même en mode veille l’antenne relais du portable se connecte à l’antenne relais de la station de base et rayonne par phases [Syndrome M-O].

9 -

Acquérir de préférence : - un portable avec un indice de Débit d’Absorption Spécifique des tissus humains appelé DAS dont la valeur soit la plus basse possible, notamment à celle réglementaire de 1,1 W/Kg des orbites et joues. - un portable avec une antenne relais apparente, car même si le portable est moins ludique, l’antenne relais omnidirectionnelle diffuse de façon optimale, donc à moindre puissance par rapport à une antenne relais intégrée, donc préférer le critère santé au "look" du téléphone mobile..

10 -

Déconseiller l’utilisation d’un mobile à toute personne qui possède des éléments à base de métal magnétique ou amagnétique dans la tête du type amalgames, prothèses, appareils dentaires, plaques, vis, clips, piercings, boucles d’oreilles, lunettes, ce conseil étant étendu aux utilisateurs de béquilles, déambulateurs ou de fauteuils roulants métalliques, ceci afin d’éviter toutes réflexions, amplifications, points chauds, phénomène dit de résonance, réémetteurs passifs, etc .... Pareillement aux personnes ayant reçues une injection contenant un ou des adjuvants de dérivés vaccinaux métalliques.

11 -

Utiliser des protections anti-ondes personnelles dites mécaniques (voiles, complexe films métalliques, coffrets, etc . . .) qui ont un effet reconnu positif, pareillement pour les lieux de vie.

12 -

Passer le plus possible des communications mobiles aux communications filaires sans irradiation, qui en sus sont maintenant la plupart du temps GRATUITES et illimitées avec internet, même à l’international.

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 19:36

 

 

 

 

Le plus beau sentiment du monde,

c'est le sens du mystère.

Celui qui n'a jamais connu cette émotion,

ses yeux sont fermés.

 

Albert Einstein

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:56

 

 

 

 

Chanter la vie,

S'émerveiller du mystère de cette diversité qui nous entoure

Et honorer le règne animal.

Notre évolution d'être humain est étroitement liée 

Au respect et à l'amour que nous portons à tous les règnes

Avec lesquels nous sommes en interdépendance.

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:15
Monde barbare - Michèle Théron

 

 

 

je regarde le monde barbare et sauvage,

j'écoute les lois, les paroles et les mensonges assassins

je laisse mes yeux filer sur l'asphalte gris des villes

cette suie charbonneuse qui aspire le pas des passants oublieux

transformés en ombres mouvantes réduites au silence

 

je regarde ce monde noir et défait

cet amalgame de plombs et de métaux vils

où les bourreaux parlent haut

où l'indécence est de mise

portée comme un fourreau de paillettes

qui éclabousse obstinément les regards éventrés par la peur

 

j'écoute les plaintes animales des hommes

couchés à terre par la violence et la haine

j'écoute les cris laissés dans l'air

comme des cerfs-volants déchirés par le vent

j'entends un brouhaha confus et strident

qui résonne à fendre le coeur

 

mais dans cette nuit réelle et illusoire

au milieu de la foule, j'ai tourné la tête doucement

attirée comme le papillon vers la lumière

par le regard noir et brillant d'un enfant

sa peau est dorée comme les caramels sucrés

sa chair est souple comme la bonté des matins

ses cheveux bleus de jais ressemblent

aux ailes fines des corneilles ambassadrices

et ses yeux parlent comme la terre parle

d'amour et de confiance

de joie et de vie

d'espérance et d'aubes éclatantes

d'or pur qui pétille

comme ses rires dont il éclabousse la nuit

et comme ses pleurs dont chaque goutte

implore d'ouvrir nos coeurs emmurés

 

dans l'éclat de ses yeux il y a des pépites d'eau

venues du fond des océans et des secrets du ciel

et cette phosphorescence éclaire le monde barbare et sauvage

accuse de sa lumière implacable les bourreaux

qui guillotinent la vie à coups de magie mensongère.

 

je regardais le monde, barbare et sauvage,

et dans la nuit noire et défaite

je me suis mise à désirer sans retenue

comme une faim de caramels

cette innocence enfantine et vulnérable

pareille à une lanterne tremblante

pouvant ensemencer d'amour le monde

avec la douceur d'un encensoir

diffusant ses effluves. ©                                      

 

MT

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:55

 

« Il n’y a pas d’activité plus intime que le travail du sens. »

B. CYRULNIK

 

 

L’intime est un thème rare de nos jours, car nous focalisons surtout sur des notions de personnalité qui parlent davantage de nos comportements extérieurs, de ce qui est visible et identifiable.

 

 

Pourtant, si nous ne sommes pas capables de reconnaître notre intime, aucune intimité n’est possible avec l’autre, l’intimité n’étant que la rencontre de deux intimes qui se partagent.

Pour retrouver le sens premier du mot intime, rien de tel que le dictionnaire. Selon la définition, intime signifie : « intérieur, profond, qui fait l’essence d’une chose, d’un être, qui existe au plus profond du cœur, de l’âme ». En tant qu’adjectif, il exprime ce qui est « le plus au-dedans, le plus essentiel, personnel ».

 

Mais avant même de chercher le sens que les autres donnent au mot « intime », il est intéressant de chercher à savoir quel impact a sur nous ce simple terme. L’intime, est-ce que ça me parle ? Est-ce flou ? Ou, au contraire, cela met-il un cadre sur ce que je devinais ou connaissais en moi ? En quoi cela me touche-t-il ? Il est toujours intéressant de commencer par regarder l’effet qu’un mot a sur nous. Si nous sommes un peu perdus, c’est peut-être que notre intime est flou ou que nos moyens d’y avoir accès ne sont pas toujours performants…

Et si l’intime et l’intimité sont liés, la seconde n’est rien sans le premier… Commençons donc à nous approcher de l’intime.

 

La première chose que l’on peut dire sur l’intime, c’est qu’il est lié à cet état de « savoir se mettre à nu ». Pour toucher, contacter notre intime, il faut traverser notre carapace, l’ouvrir à soi ou aux autres. N’oublions pas que nous prenons souvent à tors notre carapace pour notre peau, pour notre limite extrême, celle qui reste gardienne de notre intégrité, alors que dessous, notre peau est encore là, et notre intégrité aussi…

 

 

Intime et reconnaissance

 

Si l’intime est lié à l’intérieur et la profondeur, encore faut-il reconnaître qu’il y ait un intérieur et une profondeur… Cette reconnaissance passe par la reconnaissance de soi, par la reconnaissance de ses émotions, de son ressenti. Si nous sommes déjà engagés dans un cheminement personnel, nous avons pu voir comment la découverte (ou re-découverte) de l’intime va de paire avec la réconciliation émotionnelle, avec le fait que l’on peut se connecter de plus en plus facilement avec notre monde intérieur, et cela de façon de plus en plus pacifique. Suite aux nombreux traumatismes de la vie, nous avons pu devenir annulés ou coupés de notre ressenti, donc notre histoire avec l’intime a mal commencé…

 

Une rééducation est à faire et nous sommes tous un peu en convalescence ! Il ne faut pas perdre de vue qu’approcher l’intime, c’est risquer d’être au plus près de sa souffrance, au plus près de sa vulnérabilité.

 

Cette reconnaissance de soi passe par la joie d’être avec soi-même, y compris la joie d’être en contact avec ses profondeurs, dès lors qu’elles ont pris du sens. Quand nous commençons à nous réconcilier, cheminer vers nos profondeurs n’est plus aussi douloureux, et c’est cela qui nous permet de contacter d’autres choses qui sont inscrites dans ces profondeurs, mais auxquelles nous n’avions pas accès jusqu’alors.

 

Ainsi, le point de départ de l’expression de l’intime suppose au minimum un contact avec le ressenti, les émotions, leur acceptation et leur validation positive.

Dès lors que l’on vit l’émotion ou le ressenti comme un moyen d’être informé positivement sur soi-même, beaucoup de barrages s’estompent et cela nous donne accès à autre chose, à une autre dimension de nous-mêmes.

 

Si l’intime s’exprime à partir d’un émotionnel débordant, non maîtrisé, il risque d’être exhibitionniste, alors que s’il s’exprime à partir d’une émotion dont nous connaissons pleinement l’histoire et dont nous acceptons les conséquences, et si en plus cet intime est en lien avec notre ressenti, alors nous serons plus proche de notre centre, de notre profondeur.

 

En même temps, être proche de son intime, cela suppose de ne pas être trop fusionnel, ni avec soi, ni avec les autres, parce qu’il faut accepter d’être éventuellement seul avec ce que l’on ressent, ce que l’on vit, qui est unique et profond. La difficulté à exprimer l’intime pourra venir du désir d’être validé par l’autre dans ce que l’on exprime. Si je veux à tous prix que l’autre comprenne mon intime ou le valide, je risque d’être frustré du résultat et de me censurer souvent. L’intime suppose d’accepter son individualité et son ressenti propre.

 

Mais qu’il soit exprimé ou non, l’intime est en nous, et c’est plutôt la reconnaissance de nous-mêmes qui va le rendre visible. C’est l’acceptation de se mettre à nu, quand la carapace commence à s’effriter qui permet l’accès à l’intime et sa révélation.

 

 

Intime et présence

 

Dans la définition du dictionnaire, il est dit que intime veut dire « proche ». Pour entrer dans l’intime il va donc falloir que je me sente proche, que je sois capable de me rendre proche.

 

Mais de qui ? De quoi ? De moi, des autres, de la nature, de la création, de l’inconscient, des émotions, de l’amour, de l’érotisme, de la sexualité, de la mort, de la naissance, en fait, de tout ce qui se rapporte à la vie… Notre rapport à l’intime va donc être fonction de notre degré d’éveil à la vie. Si je suis dans l’inconscience de moi-même ou des choses, comment puis-je toucher l’intime qui existe dans toute chose ? Etre en contact avec l’intime, c’est déjà un engagement vis à vis de soi ou de l’autre, sans avoir peur de se perdre. Se sentir proche, s’approcher de l’intime, c’est mettre une qualité d’observation, une attention ou une conscience particulière dans la vie.

 

L’attention est un flux rentrant contrairement à l’intention qui est un flux sortant. C’est en mettant son attention sur une chose que nous pouvons l'appréhender, que nous pouvons la faire venir à nous. L’attention est comme la lumière d’une torche électrique; là où l’on pose le rayon de lumière, il nous est possible de voir.

 

Si je ne suis pas attentive à l’instant, comment être touchée par l’intime, par la profondeur de cet instant ?

 

Si, quand je me réveille, je ne suis pas attentive à ce qui se passe subtilement dans mon corps, dans les bruits du jour, dans la nuit qui s’échappe, comment être dans l’intime de la nuit et du jour ? Comment être en phase avec ce qui se joue dans les rythmes de la vie ?

 

Si je ne suis pas attentive à ma peau, à la peau de l’autre, comment être dans l’intimité des corps dans la relation amoureuse ?

 

Si je ne suis pas attentive au temps qui passe, à ce qui s’enfuit, comment être dans l’intime de la mort ? Comment comprendre ce qui s’y joue, dans la profondeur de ma propre vie, et dans la profondeur de la vie de celui qui s’en va ?

 

L’intime est lié à la totale acceptation de ce que l’on ressent, là, dans l’instant, sans jugement, sans refoulement, sans censure, sans coupure.

Cette attention à l’essentiel est indissociable d’une certaine acceptation de la vie. Sans créer de division. C’est Osho, dans son enseignement tantrique qui dit : « Ne créez pas de division en vous. Il est beau d'être sensible et plus vous êtes sensibles, plus vous serez vivants et plus vous êtes vivants, plus la vie pénétrera dans l'intimité de votre être. Vous serez plus ouverts... » (Osho, Extrait de tantra, spiritualité et sexe, ed almasta).

 

Aller dans l’intime, c’est comme opérer une bascule, cela peut se faire par un « oui », un « oui » inconditionnel à la vie, à l’instant, à l’autre, à soi. Quand nous sommes dans ce « oui », nous pouvons être enseignés sur l’intime des choses. Nous sommes enseignés de toutes façons, dès lors que nous sommes en contact avec nous-mêmes ou avec les autres.

Et les enseignements les plus puissants sont certainement l’amour, la naissance et la mort, car ils vont toucher profondément notre structure, notre intime. La naissance d’un enfant, l’amour, la confrontation à la mort, sont des expériences fortes parce qu’il y a une grande pression émotionnelle et elles sont parfois si fortes que l’événement pourra être vécu de façon transpersonnelle, c’est à dire que notre personnalité, notre ego s’effacent momentanément –momentanément seulement…- sous l’impact de notre ressenti et cela va permettre la découverte d’un intime jusque-là inconnu.

 

Par exemple, quand on tombe amoureux, notre structure, notre Moi, vont s’effondrer sous l’effet de la fusion, laissant comme une brèche où va s’engouffrer cet intime pour créer généralement un … certain remue-ménage voire des changements chaotiques ou révolutionnaires.

 

C’est Francesco Alberoni qui dit que « eros est une force révolutionnaire » (1) parce qu’il provoque un état naissant, une sorte de révolution et que l’on ne fait pas souvent la révolution dans une vie. Cet état naissant va amener des changements d’une autre nature, débouchant sur un nouveau système opérant une discontinuité, une rupture structurelle et fonctionnelle dans notre vie. L’irruption de l’intime dans nos vies provoque parfois ce type de changements. A partir de là, nous pouvons justement nous interroger sur notre résistance à l’intime. Cette résistance n’est-elle pas une protection, une sécurité pour ne pas être envahi par le hasard, par quelque chose qui pourrait faire irruption dans notre vie et nous en faire perdre le contrôle ?

 

Pour être touché, il est nécessaire d’être présent au monde, d’être un minimum empathique avec lui, pour être au cœur de ce qui se passe. Cette présence et cette attention passent par une qualité de la conscience qui va s’appuyer sur plusieurs choses :

 

les sens : car c’est avec nos sens que nous éprouvons le réel, que nous éprouvons le présent ; ouvrir ces sens est le premier moyen d’être en contact avec l’intime : le toucher, l’odorat, la vue, l’ouïe, le goût. En affinant nos sensations, nous nous rapprochons de l’intime des choses et des êtres.

 

le féminin en soi : ce féminin qui accueille, qui prend, accepte, enveloppe, c’est lui qui est capable de nous rendre disponibles à l’intérieur, à la profondeur en nous et à l’intime qui est à l’extérieur de nous. Sans cette capacité d’accueillir, comment toucher et accueillir notre profondeur ? Le féminin est aussi la part en nous capable de nous initier aux choses, donc de nous rendre plus présents, plus réceptifs. Souvent l’homme est plus frileux par rapport à l’intime et à son expression. Si on admet que la femme est plus apte, par sa nature, à être en contact avec l’intime, il lui faut néanmoins se réapproprier cette relation à elle-même. Et dans ce cas seulement, elle peut être l’initiatrice pour l’homme, celle qui lui permettra d’avoir accès à son intime. Alors les « essences fondamentales » homme/femme peuvent se partager, se transmettre pour être initiatrices l’une pour l’autre, quand cet intime n’est pas renié, qu’il est pleinement accepté et exploré en permanence.

 

Cette qualité de la conscience va s’appuyer aussi sur un troisième élément : 

Une « individualité » apparente : tous les êtres, tous les corps se ressemblent, tous les amours, toutes les morts, toutes les vies se ressemblent… vus de l’extérieur. Mais c’est à travers l’intime que chacun apporte une sensibilité particulière, un ressenti qui

n’appartient qu’à lui, ou du moins qu’il traduit de façon unique. L’intime est ce qui va rendre unique l’expérience. Sinon, nous aurions le sentiment de vivre des moments identiques, avec des personnes qui se ressemblent. Néanmoins, au bout de l’intime, dans la vérité profonde de notre être, nous sommes tous très certainement dans une sorte d’unité où tout se ressemble, dans un intime archétypal et abyssal… que nous aurions tous en commun.

 

 

Intime et profondeur

 

L’intime est souvent ce qui est caché, secret. Un peu comme l’inconscient et comme les émotions, il a longtemps été refoulé, car s’approcher de l’intime, c’est d’abord accepter d’approcher sa souffrance, cette souffrance qui contient aussi notre profondeur. L’intime est probablement ce qu’il y a de plus vaste, de plus profond, de plus méconnu en nous. Il contient notre essence, la substance qui nous anime. Il peut apparaître aussi comme ce qu’il y a d’inaliénable en nous, quand on parle de « conviction intime », de « foi » par exemple, et, dans sa profondeur extrême, c’est le secret de notre corps, c’est le secret de notre âme. Et là, nous rejoignons la notion de sacré qui est contenue dans l’intime de chacun.

 

La question que l’on pourrait se poser, c’est si notre profondeur n’est pas la mesure de notre spiritualité. Plus nous contactons notre profondeur, plus nous sommes aussi capables de nous élever. Comment toucher la verticalité, sans profondeur ? Cette profondeur serait le socle sur lequel va s’appuyer la colonne vertébrale de notre spiritualité. Il y a au départ comme un intime originel, « le cœur de toute chose » qu’il faut découvrir, à partir d’un intime que l’on contacte au quotidien, au travers de notre vécu relationnel et de nos expériences. Et nous sommes le lieu privilégié d’expérimentation pour explorer l’intime des choses.

Si l’intime est quelque chose qu’il faut s’efforcer de mettre au jour, d’extirper de nos profondeurs, il y aura toujours une part de l’intime non traduisible par le langage, parce qu’il est de l’ordre de l’éprouvé profond, à un niveau cellulaire, presque vibratoire, donc indicible.

Cet indicible là, n’est pas communicable, non parce qu’on ne le veut pas, ou parce qu’on n’est pas en contact avec soi, mais au contraire parce que l’on est touché par la profondeur des choses, réellement, et que les mots ne peuvent pas toujours rendre compte de cette réalité-là, qui est peut-être à la fois unique et archétypale.

 

 

L’intimité

 

Si nous pouvons qualifier l’intime d’un mouvement entre soi et soi, l’intimité serait la résultante de plusieurs mouvements autour de l’intime.

L’intimité entre deux personnes, c’est d’abord une double présence, avec la reconnaissance de soi et de l’autre. C’est un mouvement entre soi et soi, soi et l’autre, l’autre et soi. La qualité de cette intimité, voire sa présence, est dépendante du bon fonctionnement de ces mouvements. Et l’absence d’intimité est un blocage dans l’un de ces mouvements.

 

Si l’intimité commence dans ce mouvement de reconnaissance, d’ouverture, il s’arrête (ou perd de la qualité) dès que l’on commence à nier l’intime, le sien ou celui de l’autre. Et là, plusieurs cas de figures s’offrent à nous.

 

- Je suis en contact ou non avec mon intime

 

- Je livre ou non mon intime

 

- J’accueille ou non celui de l’autre

 

- je respecte ou non l’intime de l’autre

 

Le même processus se met en place pour l’autre.

 

Que se passe-t-il dans la relation intime ? A quel moment l’intimité va perdre de sa qualité ? Dans l’exemple que nous avions pris tout à l’heure, lorsque l’on tombe amoureux, le processus va se faire en deux étapes :

 

1) J’ouvre toutes mes structures, je m’offre à l’autre.

 

2) Mais rapidement, ne suis rattrapé par mes failles et celles de l’autre.

 

Et là, lorsque nos limites nous rattrapent, lorsque nos failles émergent à nouveau, l’intime est durement éprouvé, c’est à ce moment-là, le plus souvent, que l’on renie notre intime ou celui de l’autre, que l’on referme les portes pour ne plus toucher ou ne plus livrer notre intérieur, notre profondeur, notre vulnérabilité. En effet, cette intimité, avec le partage de l’intime de chacun, provoque une vulnérabilité et l’émergence de nos failles, de nos limites, de nos manques.

L’intime est à la fois notre force (notre profondeur) et notre talon d’Achille (notre vulnérabilité).

Et pourtant, pour offrir son intime, on ne peut pas faire l’économie de se montrer vulnérable et d’assumer cette vulnérabilité sans la vivre comme une faiblesse.

 

 

L’intimité : un carrefour de plusieurs processus

 

L’intimité est la conjonction de plusieurs processus. Pour qu’il y ait intimité, il faut qu’il y ait :

 

Présence : à soi, à son intime, à son histoire, à ses émotions (si nous sommes coupés, ce sera difficile)

 

Reconnaissance : c’est non seulement une présence, mais c’est d’abord la capacité à reconnaître ; il faut parfois réapprendre, retravailler cette capacité de reconnaissance à laquelle nous avions renoncé pour ne pas souffrir.

 

Profondeur : dans la notion de caché, secret, inconscient, notre côté inaliénable

Vulnérabilité : être en contact avec cette part de nous-mêmes, c’est se voir, se montrer et s’accepter comme vulnérable, fragile, c’est se mettre à nu.

 

Unité : s’il n’y a pas de refoulement, de coupure, alors se dégage une unité en nous-mêmes, une appropriation de notre humanité tout entière.

 

Partage authentique : L’intimité suppose une ouverture. Elle est basée sur une communication profonde, authentique, quand on se présente sans masque, qu’on ne reste pas à la superficie des choses. c’est un mouvement vers soi, l’autre, qui peut se faire aussi par le biais de la création (l’art ou l’écriture,…). Pour partager sa création, pour écrire, peindre, interpréter de la musique, il est nécessaire d’être au plus près de soi, de son intime.

 

Climat particulier :. Le climat particulier vient de la confiance (et un rien la fait partir !) Vivre vraiment l’intimité, c’est reconnaître ce qui est essentiel à l’autre et à soi bien sûr, partager ce que l’on a de plus caché, de plus précieux, et cela ne se livre que dans un certain climat. Ce climat existe parce qu’il y a reconnaissance, partage et peut-être un peu de cette part de magie qui nous échappe… 

 

Dans son aboutissement, dans sa dimension la plus noble, l’intimité correspond à deux personnes qui se connaissent « par cœur », qui communiquent avec l’intelligence du cœur.

C’est intimement lié à l’intelligence émotionnelle, cela échappe au mental, au mieux, nous sommes dans un partenariat avec toutes nos instances psychiques, physiques et émotionnelles.

Car l’intime, c’est notre cœur, le cœur de nous-mêmes. Et « On ne voit bien qu’avec le cœur » disait St Exupéry…

En abordant le sujet de l’intime, nous sommes obligés de descendre au niveau du cœur, au niveau de ce cerveau-là, car c’en est un aussi, en lien très étroit avec notre cerveau principal.

 

Le réseau semi-autonome de neurones qui constitue le "petit cerveau du cœur" est profondément interconnecté avec le cerveau proprement dit. Les deux organes s’influencent mutuellement à chaque instant.

 

En effet, le système neuronal du cœur émet des champs magnétiques 5000 fois plus puissants que le cerveau, « commande » au cerveau, dans le sens où il existe plus d’ordres qui partent du cœur vers le cerveau que l’inverse, et si c’est le cœur qui prend la décision de quelque chose, si c’est lui qui gouverne nos actions, il y a une clarté mentale qui se manifeste aussitôt, (c’est ce qu’on appelle la cohérence cardiaque).

 

Alors, si être en contact avec l’intime, c’était vraiment être en contact avec notre cœur, le cœur de notre être, cela voudrait dire que c’est par lui que nous pouvons être au cœur de notre potentiel, au cœur de notre transformation et de notre existence.

 

 

 

Michèle Théron

 

 (1) Le choc amoureux, Francesco Alberoni, Ed Ramsay Pocket

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 14:18





Parfois les contes pour enfants sont de belles paraboles

pour les adultes que nous sommes…

 

 

Suivons pas à pas, l’histoire des enfants du Monde de Narnia. Chaque personnage, chaque situation, nous invite à savoir qui nous sommes, d’où nous venons et à sentir où notre légende nous appelle.

 

 

 

C’est l’histoire de quatre enfants réfugiés dans le château d’un vieux professeur pour échapper aux bombardements de la dernière guerre. Leur père est à la guerre et leur mère les a envoyés là pour les protéger. Un jour qu’ils jouent à cache-cache, Lucy, la plus jeune, trouve un passage secret au fond d’une armoire emplie de manteaux de fourrures. Tous sont sceptiques lorsqu’elle raconte sa découverte. Les deux aînés se confient au vieux professeur, inquiets que leur sœur puisse sans cesse penser à cette armoire. Contre toute attente, il ne les dissuade en rien et leur demande même ce qui les empêche de croire Lucy. Une nouvelle occasion les fera entrer dans l’armoire magique, d’où ils s’évaderont pour un temps dans un monde fantastique où des aventures incroyables les attendent.

 

 

Leur histoire et leur cheminement dans ce monde magique sont jalonnés de symboles qui peuvent nous éclairer à bien des niveaux.

Tout d’abord, les quatre enfants peuvent facilement représenter 4 aspects d’une même personne :

-          Lucy, la plus jeune, a toujours son âme d’enfant. Elle est encore en lien avec son imaginaire, avec le monde des esprits. C’est elle qui va se cacher dans l’armoire magique et qui entre la première dans l’autre monde, par « innocence ». Elle y introduit symboliquement ses frères et sœur. Comme par hasard, elle se nomme Lucy, dont la racine vient de Luz, qui signifie lumière.

-          Edmund, le plus jeune garçon, brun, ténébreux, est celui qui souffre le plus de l’absence de son père parti à la guerre. Mais personne ne semble s’occuper vraiment de sa souffrance, on lui demande de grandir, d’obéir, de se conformer aux attentes du monde adulte. Il représente notre enfant intérieur oublié, maltraité, abandonné, mal aimé. Le fait même qu’il souffre et se sente abandonné, sera à l’origine de sa trahison. En effet, pour être reconnu, il « pactise » avec la Sorcière Blanche, adulte manipulateur qui l’appâte en lui promettant un pouvoir qu’elle ne lui donnera pas.

-          Susan, la fille aînée, douce, belle et protectrice, est raisonnable. Elle écoute ses peurs, au risque dans un premier temps de ne pas adhérer à ce monde étranger et fantastique. Elle est notre partie féminine.

-          Peter, le fils aîné, est déjà un adulte, il est responsable de la fratrie, et à ce titre entretient avec ses frère et sœurs une relation de protecteur, souvent sévère avec son frère Edmund, ce qui les éloigne l’un de l’autre. Il a un peu quitté le monde de l’enfance et peut symboliser à lui seul l’adulte en devenir que nous sommes. Son caractère responsable en fait quelqu’un de courageux. C’est lui d’ailleurs qui est appelé à devenir roi. Il a aussi un petit côté « sauveur », puisqu’il prend en charge la fratrie, à la place des parents absents, et il est aussi notre partie masculine, celle qui agit au dehors.

 

 

Une fois dans le monde de Narnia, va se jouer pour les quatre enfants une histoire qui est probablement la nôtre dans bien des cas.

 

Lucy, la première à pénétrer Narnia, est émerveillée et rencontre un faune avec qui elle se lie d’amitié, bien qu’il soit aux ordres de la Sorcière Blanche.

 

Edmund, l’enfant qui souffre, tombe quant à lui directement sur la Sorcière Blanche en personne, comme si de toutes façons il ne pouvait pas avoir accès aux autres créatures de ce monde magique. Elle le séduit en le réchauffant, en lui offrant boisson chaude et loukoums et en lui faisant miroiter le fait que n’ayant pas d’enfant, elle pourrait faire de lui l’héritier de son royaume. Il se trouve donc amené à être du côté de la sorcière, pour avoir désiré des loukoums, (des sucreries, c’est-à-dire de l’amour). Elle lui a promis de devenir roi s’il lui amenait ses frère et soeurs. Il déchante vite. Il se retrouve prisonnier, mais cela ne l’empêche pas de continuer à aider la sorcière et de lui donner des indices qui vont l’aider à maintenir son pouvoir. Edmund est attaché, ligoté avec de lourdes chaînes, dans un monde où il a froid. Au lieu de recevoir une montagne de loukoums comme promis, il n’a qu’un quignon de pain infâme.

 

 

Comme Edmund, lorsque nous sommes dans la souffrance, nous sommes souvent dans la confusion. Nous ne savons pas dans quel camp nous sommes, nous ne savons pas où se trouve notre intérêt réel et dans bien des cas, nous « vendons » notre âme pour un peu d’amour, un peu de reconnaissance, un peu d’attention, quelques « friandises » sans valeur. Et même une fois « prisonnier », victime donc, nous continuons à servir nos ennemis, nos bourreaux, c’est à dire, nous continuons à fonctionner selon d’anciennes croyances ou d’anciens schémas, même s’ils ne nous aident plus. Nous donnons aux autres les moyens de garder leur pouvoir sur nous et nous les laissons exercer leur autorité et leur emprise.

 

 

De leur côté, les autres frère et sœurs qui tentaient de revoir le faune, trouvent sa maison dévastée par la police de la Sorcière Blanche. Ils sont alors abordés par un castor, qui les informe que leur arrivée dans le monde de Narnia est le début de la prophétie. Ils sont attendus pour délivrer le royaume de Narnia, plongé depuis 100 ans dans la malédiction et dont le maître, Aslan, a été délogé par la Sorcière Blanche. Ils se sentent étrangers à ce combat, ce n’est pas leur guerre, disent-ils. D’ailleurs, s’ils sont ici, c’est que leur mère voulait justement les éloigner de la guerre. Les enfants sont dans ce château-refuge pour échapper à la souffrance de la guerre.

 

 

Depuis quand avons-nous chassé notre maître intérieur, celui du royaume dont nous sommes l’enfant-roi ? Depuis que, sous l’emprise de nos souffrances, nous avons cessé de faire confiance à la vie et nous avons passé un contrat de « sur-vie », afin d’obtenir des compensations qui ne seront qu’illusions. Quelle que soit la stratégie choisie, rebelles ou soumis, nous sommes reclus dans des mondes refuges, des châteaux devenus imprenables qui anesthésient la souffrance et nous coupent de la magie de la vie.

Mais la vie finit toujours par nous envoyer un événement fort, suffisamment signifiant pour bousculer ce que nous avons figé.

 

 

A partir du moment où leur frère est prisonnier, ils ne peuvent plus reculer, ils sont obligés de s’engager, d’aider Aslan à reconquérir son royaume, en échange de sa protection pour les aider à délivrer Edmund.

 

 

Quand notre enfant intérieur, trop souffrant, est retenu en arrière, prisonnier du passé, nous ne pouvons de toutes façons plus avancer dans notre vie, nous sommes « contraints » à nous mettre en marche, à aller vers notre éveil (ou alors à renforcer notre armure protectrice). Comme dans l’histoire, notre enfant intérieur est prisonnier d’un monde de glace, symbole de mort, où tout est figé. Au lieu de l’abondance promise, nous sommes en fait affamés, réduits à l’esclavage, aliénés par notre souffrance et entravés dans notre liberté.

 

 

Pour aller délivrer cet enfant intérieur, nous recevons de l’aide. A partir du moment où nous entrons dans le monde de Narnia (le monde l’éveil), la prophétie se met en place, chacun est informé de l’arrivée de ces enfants (le castor les attendait) et tous veillent sur eux et attendent leur venue. Comme dans « L’Alchimiste » de Paolo Coelho, quand nous allons vers notre Légende personnelle, tout l’univers conspire à sa réalisation.

 

 

Les trois enfants restés libres vont donc rencontrer plusieurs personnages sur leur route.

 

 

Le personnage du père Noël, qui distribue des cadeaux, symbolise ce que la vie nous donne : chacun de nous est pourvu sur sa route, aucun n’est démuni, nous recevons des présents qui vont nous aider. Une épée et un bouclier pour Peter le courageux, qui devra donc affronter de près l’ennemi. Un arc et des flèches pour Susan (« aies confiance en ta flèche et elle atteindra sa cible », lui dit le vieil homme), un extrait de la fleur de feu qui guérit les blessures et une dague pour Lucie, dont l’innocence lui permet d’être dans l’amour, la compassion, le désir de guérir. Le vieil homme leur dit : « Ce sont des outils, à utiliser à bon escient. » Comprendre ici que tous nos outils, nos savoir-faire, nos talents, nous sont donnés pour être utilisés à de nobles fins, et non pour notre satisfaction personnelle, notre ego.

 

Ils vont être guidés aussi par deux castors qui vont les initier aux secrets du monde de Narnia. Dans ce nouveau monde à délivrer, à construire, ce sont des animaux qui symbolisent justement la construction. D’autres êtres ou animaux se trouvent sur leur chemin, symbolisant tour à tour, nos guides, nos anges gardiens, les rencontres que nous faisons dans la vie et qui nous aident à progresser. Cela nous montre aussi que nous devons nous associer aux forces de la terre, nous ne pouvons pas compter que sur notre pouvoir d'humain.

 

 

Ce qui est à reconquérir, c’est le royaume de Narnia, pour le compte d’Aslan, le roi lion, symbole de la loi, loi de l’univers ou loi divine. Mais dans cette reconquête, il s’agit en même temps, et surtout, de la reconquête de notre pouvoir intérieur.

 

 

Pour y parvenir, la fratrie devra se retrouver au complet, car la prophétie dit qu’ils seront quatre pour sauver Narnia. C’est à dire que les différentes parties de nous-mêmes devront être à nouveau réconciliées, pour que notre Légende s’accomplisse. Notre être unifié nous permet de transformer profondément les choses… et le monde.

 

 

Pour cela, Edmund doit être libéré. Mais la Sorcière Blanche exige son sang, car tout être qui a trahi lui appartient à jamais, contractuellement. Par amour pour cet enfant, Aslan, le roi lion, conclue un nouveau pacte avec elle. En secret, sans le dire à ses troupes, il s’offre en sacrifice. Il se rend donc sur l’autel des sacrifices où la sorcière Blanche le tue en lui plantant un poignard dans le cœur. Les deux sœurs, Susan et Lucy, pleurent sa mort. Peter se retrouve seul à la tête des troupes pour mener le combat. C’est à ce moment qu’il décide aussi vraiment de faire de ce combat son propre combat, aidé en cela par toutes les troupes qui sont désormais avec lui « jusqu’à la mort ».

 

 

A un moment donné, dans notre vie aussi, nous nous retrouvons seuls devant nos responsabilités, pour affronter nos peurs, mener notre combat et délivrer notre enfant intérieur. Nous sommes seuls pour dire « oui, j’y vais, oui, j’avance, oui, je vais me battre ». En menant ce combat, nous nous apercevons aussi qu’il s’inscrit dans un combat plus large, plus haut, où notre ego n’est pas le seul bénéficiaire (Peter, s’il se battait pour retrouver son frère, se bat désormais pour le royaume d’Aslan et incarne le roi qu’on attendait de lui). Cette ouverture au-delà de notre ego, est le garant de la réussite de ce combat, car c’est seulement dans ce cas là que nous trouvons sur notre route des aides qui nous guident et nous soutiennent vers notre vérité.

 

 

Par ailleurs, cela nous apprend aussi que la trahison d’Edmund a un coût.

En effet, avoir délaissé notre pouvoir, avoir assujetti notre âme pour obtenir un amour souvent frelaté, avoir trahi notre être profond, nous a mis dans des situations lourdes de conséquences. Edmond est dépendant des autres pour retrouver sa liberté.

Comme lui, nous sommes dépendants, enchaînés à des êtres ou des situations dont il faudra nous détacher avec l’aide d’autres personnes. Il faudra parfois du temps, de l’énergie, du travail, des efforts, pour se sortir de ces situations et payer cette « dette » que nous avons envers nous-mêmes. Il nous faudra affronter nos démons intérieurs (l’armée de la sorcière Blanche), faire preuve de courage (se servir de son épée –de nos outils- pour se battre face à des ennemis redoutables), au risque de souffrir à nouveau (blessures corporelles de la lutte armée qui symbolisent les blessures de l’âme qui sont à nouveau mises à nu). Cela signifie aussi ne plus avoir peur de la souffrance ni des conflits : il faut désormais affronter les autres, (sortir du château protégé), au risque de les blesser à notre tour, mais il en va de notre survie. Pour survivre, il nous faut faire confiance à notre pouvoir intérieur. Pas notre pouvoir sur l’autre, juste notre pouvoir intérieur qui nous permet d’être à nouveau le prince ou le roi de notre royaume.

 

 

Au matin, alors que les combats ont commencé, Lucy et Susan ont la surprise d’entendre l’autel des sacrifices se briser. Aslan réapparaît, vivant et leur dit : « La sorcière Blanche n’a pas compris le sens du sacrifice. Lorsqu’un innocent se sacrifie pour un coupable, alors la magie se brise et la mort fait demi-tour ».

 

 

Ils retournent ensemble sur le champ de bataille. Peter est aux prises avec la Sorcière Blanche. Son frère Edmund, qui ne manque pas non plus de courage, vient à son secours et tente de s’interposer. La Sorcière le blesse grièvement. Peter se jette alors de toutes ses forces dans le combat. Quand Peter voit son frère Edmund blessé au combat, cela décuple ses forces. Il passe par des émotions de rage et de colère, mais la colère est justement une énergie de survie qui permet de se mettre en mouvement et de rassembler toutes nos forces, si elle est bien comprise et bien orientée.

 

 

Comme lui, il nous faut aussi retrouver le courage de sauver cet enfant qui souffre à l’intérieur de nous et peut-être accepter de laisser passer la colère pour sentir à quel point nous ne voulons pas qu’il continue à souffrir, à être blessé. Il y a toujours un temps où il faut arriver à dire « ça suffit » et mettre toutes ses forces dans la bataille pour retrouver son honneur et donc l’estime de soi.

 

 

Peter est blessé par la Sorcière, mais Aslan donne le dernier assaut et finit par terrasser la Sorcière Blanche. De son souffle chaud il redonne vie aux êtres que la Sorcière avait pétrifiés et gelés dans la mort. Quant à Edmund, qui se meurt de sa blessure, il est sauvé par Lucy qui lui donne une goutte de son élixir magique. L’émerveillement, la compassion et la fraîcheur de cette enfant, sauvent Edmund, l’enfant qui souffrait mais qui avait fini par se sacrifier pour son frère aîné. Les quatre enfants sont sains et saufs, réunis et heureux d’être ensemble. Le roi Aslan les couronne à la tête du royaume lors d’une cérémonie et s’en va calmement.

 

 

Les enfants ont grandi, ce sont presque des adultes, qui chevauchent dans la forêt de Narnia, jusqu’au moment où, passant à l’endroit même où ils étaient entrés quelque temps –quelques années ?- auparavant, ils sont intrigués par les lieux qui leur rappellent « quelque chose ». Ils laissent leur monture, instinctivement ils refont le chemin à l’envers, leurs pas les mènent vers le château, ils s’enfoncent à travers les arbres, puis à travers les manteaux de fourrures, retraversent l’armoire et, se bousculant, atterrissent tous les quatre dans la pièce qui les avait vu disparaître. Ils ont l’âge du début de l’histoire et nous pouvons aussi comprendre quelque chose de cela. Lors de leur voyage dans ce monde fantastique, ils ont connu des retrouvailles intenses avec des valeurs nobles, avec leur courage, avec leur volonté de vaincre et leur pouvoir intérieur, ils ont été aidés et guidés. Ces retrouvailles les ont fait grandir. Le monde magique de Narnia, est un espace d’initiation qui les a gardés le temps qu’il fallait pour qu’ils soient plus grands et plus forts, jusqu’au moment pour eux de revenir dans la « vraie vie ».

 

 

 

Nous aussi, d’une façon ou d’une autre, nous sommes protégés le temps qu’il faut, même dans nos errances, même dans nos mondes refuges, en attendant d’être assez forts pour grandir et assumer notre vie.

 

 

Le professeur qui les cherchait, entre à ce moment dans la pièce. Où étiez-vous donc passés ? Peter répond : « Si on vous le disait, vous ne nous croiriez pas ». « En êtes-vous sûrs ?» répond le professeur. Et lorsque Lucy, s’approche à nouveau de l’armoire pour tenter d’y entrer à nouveau, le professeur lui dit qu’on ne peut pas entrer dans le monde de Narnia à chaque fois qu’on le veut. Mais il faut être attentif, on ne sait jamais… Le vieux professeur, très discret tout au long de l’histoire, personnage énigmatique parce que toujours caché dans son lieu d’étude, incarne le savoir juste et cette sagesse que seules ont les personnes qui sont passées par l’expérience. Il ne se vante pas de son savoir. Il permet juste aux enfants de valider leur expérience, en leur suggérant que lui aussi a connu le même éblouissement de cette initiation.

 

 

En effet, les initiations qui nous sont données sont des moments extraordinaires, fugaces, qui ne sont pas permanents. L’éblouissement est violent, il touche toutes les parties de notre être. Ce n’est pas nous qui en décidons, mais des forces extérieures qui nous invitent le moment venu, quand il le faut, telle une prophétie inscrite longtemps à l’avance. Comme le monde de Narnia, un monde s’ouvre alors largement devant nous, pour livrer ses secrets et nous permettre de trouver de nouveaux symboles, de nouvelles aides qui nous accompagneront jusqu’à la prochaine étape de notre évolution.

 

Et ce monde n’a de cesse de nous voir enfin devenir le prince de notre royaume intérieur, maître de nous-même, au service d’un monde plus grand que nous, un monde qui attend sa délivrance.

 

 

Michèle Théron

2 janvier 2006

 

 

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 23:20

 

 

 




L'Amour et l'harmonie s'unissent,

s'enlaçant autour de nos âmes.

Tandis que nos branches se mêlent

et que nos racines se joignent .

 

William Blake

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:04
Le monde en ruine - Michèle Théron

 

 

 

Sur l’écran où bougent les images qui parlent du monde, s’avance dans les décombres un homme portant un nouveau-né au regard noir, déjà empli de colère. L’enfant muet de stupeur, anéanti sous le bruit des bombes, envoie pourtant son message. Ses mots résonnent d’une voix vibrante qui se perd dans les lendemains meurtris fermés à l’espoir.

Je l’ai entendu crier, lancer sa plainte, raconter son histoire déjà écrite au fond de ses yeux.

 

 

 

Je suis né dans un lit de ruines, avec des bruit de pas crissant dans les décombres, des voix criant le désespoir et la panique, sous un ciel encombré de lourdes fumées cachant un soleil illusoire. Des bottes lourdes martèlent le sol qui tremble et se dérobe, me laissant tel un esquif renversé. Dans le creux de mon oreille, à peine audible et pourtant terrifiant, le souffle d'une femme luttant pour moi, implorant le ciel pour pouvoir continuer à m'aimer, suppliant la mort pour qu'elle m'épargne et laisse vivre sa chair de femme en moi.

 

Son haleine était douce et acide, mélangée au sang qui coulait de ses blessures et vidait doucement le centre de sa vie. Elle murmurait mon nom, elle m'appelait comme un recours et tentait de laisser en moi la trace d'un dernier baiser fait d'amour et de tristesse. Mon nom résonnait tel un adieu, il s'épuisait entre ses lèvres bleuies, et bientôt, je n'ai plus rien entendu qu'un silence sonore comme une déflagration, empli de bruits enchevêtrés que les battements de mon cœur recouvraient.

 

Dehors était immense et incertain, comme une nuit laissée dans le jour qui ne pouvait plus poindre. Mon corps respirant à peine tanguait dans l'air épais qui flottait comme un étendard au-dessus du fracas jeté sur nos vies. Pendant une éternité, je suis resté loin du monde, oublié et perdu pour le regard des hommes, étrange vie humaine laissée là comme une graine grillée par le feu dans ce présent fracassé. Loin de tout, déjà ailleurs, j'étais ici et partout, m'accrochant aux âmes qui s'en allaient, revenant vers celles qui pleuraient bruyamment, courrant derrière celles qui s'enfuyaient en hurlant.

 

Un homme courrait, m'emportant dans ses bras crispés de désarroi. Je sentais l'odeur de sa sueur chaude et collante. Imbibée de peur, elle enveloppait le temps autour de moi, laissant pour toujours dans ma mémoire la trace âcre d'un parfum indélébile.

Comme couverture, je n'ai que des langes ensanglantés qui gardent en relique le sang de ma mère, laissé sur moi comme une offrande dans un dernier élan pour protéger ma chair.

Autour de moi, en guise de barreaux pour mon berceau, les pleurs des survivants, solides et froids comme des fusils dressés qui ne cessent d'épancher leur mitraille. Barreaux qui coupent et rythment mes heures et me protègent à jamais de l'amour du monde dessiné comme un mirage.

 

Pour toute comptine, les voix graves des hommes hurlant et réclamant leur vengeance promise comme un futur de réjouissances, où la haine remplacera le pardon et l'oubli dans les cœurs meurtris.

Pour apprendre à marcher, le chaos des ruines, les murs en morceaux des maisons qui tardent à s'élever à nouveau vers le ciel, les arbres brûlés couchés sur le sol, l'horizon découpé de lignes brisées et les routes qui vont toutes vers des tombes fraîches où les morts ne se reposent pas mais continuent à gémir.

 

Pour jouer, des objets qui parlent de la guerre, des balles perdues enfouies dans la poussière qui roulent sous les pieds, des fusils en bois sculptés patiemment comme des talismans, puis de vrais fusils qui feront de moi un homme.

 

Pour grandir, les années promises confisquées par l'enfance kidnappée, par les blessures qui ne cicatrisent jamais, par la peur qui mange le futur, par l'oubli de soi et de la beauté du monde. Dans une valise, quelques morceaux de trésors, papiers jaunis, photos déchirées, reliques poussiéreuses, bagage léger qui parle avec lourdeur d'un passé révolu, d'un autrefois plein et joyeux où la vie avait un sens, où les rires circulaient dans les rues, où les fenêtres s'ouvraient largement sur les collines verdoyantes à la terre odorante.

 

Mais aujourd'hui, pour penser le monde, autour de moi à perte de vue, la misère et la désolation érigées en vérités inébranlables, les maisons béantes avec leurs murs qui crient encore, la terre sèche et aride où rien ne pousse, sauf le désir pâle de richesses que les rêves emportent au-delà des frontières. Devant moi, les hommes qui façonnent le monde à l'image de leurs souffrances, qui couvent leur vengeance en planifiant demain comme un champ de bataille où tout sera détruit et à refaire sans cesse.

 

Pour bâtir demain, le souvenir de la mort qui frappait avec ses yeux d'aveugle, la mort qui ne m'a pas quitté, en compagne fidèle et rancunière, la mort, cette voleuse d'âme qui regarde les vivants droit dans les yeux, avec cette violence doucereuse qui enjôle, fascine, séduit les hommes qui en feront leur maîtresse éternelle. Mais qu'il est difficile d'afficher cette maîtresse exigeante, à la robe noire et vaste qui cache si bien les mensonges inconscients enfouis dans mon cœur ! Alors pour la haïr avec hypocrisie, je l'ai travestie du visage d'hommes et de femmes inconnus pour mieux donner sens à l'inacceptable.

 

J'ai grandi dans une ville de ruines, où flottait, presque écœurant, le parfum de ma mère emportée par la mort. La douceur était à jamais partie avec elle, ne restait plus que la violence poussant sur les chemins comme la mauvaise herbe.

 

Ce monde ne m'a pas vu naître. Moi, debout au milieu des ruines, je l'ai vu en pleine lumière, avec son chaos comme une onde dépassant les frontières, avec son vacarme et ses guerres pillant les vies des faibles au profit des puissants, avec ses années décharnées s'écoulant comme des plaies, avec ses heures ravagées où rien ne pouvait plus fleurir à l'intérieur des cœurs malades.

 

Ce monde ne m'a pas vu naître. Occupé à jouir du pouvoir, il ne s'est pas penché sur mon berceau, là où dormaient les promesses de paix pour demain.

Incapable d'être un enfant empli du bonheur de vivre, je suis un adulte malade de mon enfance assassinée, errant dans les ruines de mon âme, m'accrochant à la violence héritée comme une évidence et une fatalité.

Je suis né dans un lit de ruines, convaincu de mourir dans un lit de ruines plus vaste encore, tant la douceur depuis longtemps ne m'a plus visité.

 

A quand remonte la dernière fois où j'ai senti le parfum d'une rose?

  

Depuis quand n'ai-je pas contemplé le soleil pénétrant doucement le sable de l'horizon?

 

Je ne me souviens pas avoir senti le vent caresser mes joues.

 

Je n'ai jamais pris le temps de laisser mes pieds écraser la rosée dans les heures fraîches du jour.

 

Je n'ai jamais marché lentement sur un chemin, l'âme ensoleillée par le bonheur d'être en paix.

 

Comment pourrais-je alors abandonner la violence et la souffrance, plantées en moi comme des certitudes inamovibles, et m’approcher d’un ailleurs inconnu ?

  

Et d'où viendrait cette douceur rédemptrice, avec son visage de femme plus forte que la mort, pour m'ouvrir ses bras et dissoudre les ténèbres?

 

 

 

Dans le soir qui étalait ses ailes sur le monde, l’enfant au regard noir me scrutait dans la nuit silencieuse. La lune brillait de sa lumière douce versée sur la terre comme un leurre masquant les passions. Dans l’ombre des arbres, les yeux de l’enfant perçaient sans relâche les ténèbres de leur éclat sombre, avides de trouver l’étincelle qui guérirait les hommes.

 

Dehors, chuchotant entre eux, les arbres parlaient d’amour . ©

.

 

M.T.

 

 

 

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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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