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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 23:06
Je suis celle qui - Anne-Marie Teyssier

Illustration : sculpture de Prescilla-Mary Maisani, Chrysalide

 

 

 

"Je suis celle qui dans la généalogie de ma famille vient réparer toutes les blessures de non respect de la femme, dans ce qui est le plus intime d’elle-même, mais aussi dans ce qui touche sa créativité féminine.
Aujourd’hui la femme apprend à être complète. Je suis sur le chemin de la réunification. La fin d’une lignée de femmes souffrantes et abusées est maintenant posée.
Je viens de terminer cette répétition du féminin blessé depuis des générations, celle de nombreuses femmes qui ont vécu dans la recherche de pouvoir sur l’homme ou dans l’abnégation d’elle-même par apport à l’homme!
Maintenant je pose mon besoin d’être moi-même entièrement, de trouver à l’intérieur de moi la force d’unification essentielle à mon âme.
J’ouvre un espace de réparation et je libère le blocage de poursuite généalogique qui s’était transmis, sans désir conscient de ma part.
J’ai été malgré moi celle qui manifestait la fureur des femmes de ma généalogie contre les hommes et les lois injustes qu’ils leur faisaient subir! Je dépose tous ressentiments des femmes de mon arbre généalogique, afin que la vie puisse renaître sur un bourgeon sain et greffé sur un porteur sain.
Oui, je suis celle qui est venue donner un nouveau souffle à mon arbre, car il allait mourir, étouffé par la haine des femmes pour les hommes.
Alors je suis à ma place: celle qui réunifie par l’Amour et la compréhension le masculin et le féminin, celle qui ouvre des portes aux femmes pour qu’elles ne tombent pas dans les pièges de leurs parties sombres et destructrices qui les entraînent à l’asphyxie d’elle-même, à la mort, à la coupure de leur forces de vie, de leur créativité."

 

 

Anne Marie Teyssier

 

 

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 01:25
J'écris de chez les moches - Virginie Despentes

 

 

 

 

J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n'échangerais ma place contre aucune autre parce qu'être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n'importe quelle autre affaire.

 

Je trouve ça formidable qu'il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d'autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d'autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l'école. Formidable qu'il y en ait de très douces, d'autres épanouies dans leur féminité, qu'il y en ait de jeunes, très belles, d'autres coquettes et rayonnantes. Franchement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu'elles sont conviennent. C'est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n'écrirais pas ce que j'écris si j'étais belle, belle à changer l'attitude de tous les hommes que je croise.

 

C'est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j'ai parlé hier et que je recommence aujourd'hui. Quand j'étais au RMI, je ne ressentais aucune honte d'être exclue, juste de la colère. C'est la même en tant que femme : je ne ressens pas la moindre honte de ne pas être une super bonne meuf. En revanche, je suis verte de rage qu'en tant que fille qui intéresse peu les hommes, on cherche sans cesse à me faire savoir que je ne devrais même pas être là. On a toujours existé. Même s'il n'était pas question de nous dans les romans d'hommes, qui n'imaginent que des femmes avec qui ils voudraient coucher. On a toujours existé, on n'a jamais parlé. Même aujourd'hui que les femmes publient beaucoup de romans, on rencontre rarement de personnages féminins aux physiques ingrats ou médiocres, inaptes à aimer les hommes ou à s'en faire aimer.

 

Au contraire, les héroïnes contemporaines aiment les hommes, les rencontrent facilement, couchent avec eux en deux chapitres, elles jouissent en quatre lignes et elle aiment toutes le sexe. La figure de la looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle. Exactement comme la figure du looser social, économique ou politique. Je préfère ceux qui n'y arrivent pas pour la bonne et simple raison que je n'y arrive pas très bien, moi-même. Et que dans l'ensemble, l'humour et l'inventivité se situent plutôt de notre côté. Quand on n'a pas ce qu'il faut pour se la péter, on est souvent plus créatifs. Je suis plutôt King Kong que Kate Moss, comme fille. Je suis ce genre de femme qu'on n'épouse pas, avec qui on ne fait pas d'enfant, je parle de ma place de femme toujours trop tout ce qu'elle est, trop agressive, trop bruyante, trop grosse, trop brutale, trop hirsute, trop virile, me dit-on.

 

Ce sont pourtant mes qualités viriles qui font de moi autre chose qu'un cas social parmi les autres. Tout ce que j'aime de ma vie, tout ce qui m'a sauvée, je le dois à ma virilité. C'est donc ici en tant que femme inapte à attirer l'attention masculine, à satisfaire le désir masculin, et à me satisfaire d'une place à l'ombre que j'écris. C'est ici que j'écris, en tant que femme non séduisante, mais ambitieuse, attirée par l'argent que je gagne moi-même, attirée par le pouvoir, de faire et de refuser, attirée par la ville plutôt que par l'intérieur, toujours excitée par les expériences et incapable de me satisfaire du récit qu'on m'en fera. Je m'en tape de mettre la gaule à des hommes qui ne me font pas rêver. Il ne m'est jamais paru flagrant que les filles séduisantes s'éclataient tant que ça. Je me suis toujours sentie moche, je m'en accommode d'autant mieux que ça m'a sauvée d'une vie de merde à me coltiner des mecs gentils qui ne m'auraient jamais emmenée plus loin que la ligne bleue des Vosges. Je suis contente de moi, comme ça, plus désirante que désirable.

 

 

— Virginie Despentes, King Kong Théorie

 

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 21:46

 

Journée de la femme? Parlons-en...

 

Avec humour... c'est peut-être mieux, sur un sujet qui peut encore fâcher ...

 

"Cette vidéo peut contenir du second degré"....

 

 

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 20:28

 

 

"Sois douce, sois douce avec toi"...

 

Je ne sais pas encore ce que vaut le film, mais la petite phrase... elle tombe à pic pour la journée des femmes non?

 

Alors, sois douce, respecte cet espace qui est ta vraie nature et entoure toi de personnes qui te permettent d'être qui tu es, douce...

 

 

MT

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 22:30

Petit à petit je t’invite à vivre.

A faire ce que tu veux.

Au moment où tu le veux.

T’allonger à plus d’heures.

Te lever à l’aube.

Te coucher l’après-midi.

Manger ce qui te plait à l’heure qui te plait.

Tout à coup, te mettre à genoux, parce qu’une grâce inconnue te traverse.

Tu es là, recroquevillé à terre, des larmes sortant de tes yeux, les mains jointes.

Je te laisse pleurer sur quelque chose qui n’a pas de nom.

Peut-être une dévotion, une reddition, un amen qui te traverse et qui te prend au dépourvu.

 

Je croyais te connaitre depuis si longtemps, j’ignore pourtant tout de toi.

Tu m’es un si familier inconnu.

Tu es pesant, encombrant, lourd, plein comme une barque trop chargée

Tu es sans consistance, fin comme un cocon qui laisse tout passer, comme une corde qui vibre au moindre souffle.

Je te déteste et je t’aime, prise entre tes excès, tes extrêmes, tes variations, tes impermanences qui se gonflent et dégonflent au rythme de la vie.

Je ne sais pas toujours si tu es là pour moi.

Si je suis là pour toi.

 

C’est une histoire d’amour contrariée.

Je t’écoute, je t’oublie.

Tu me parles, je te trahis.

Je te parle, tu me trahis

Tu laisses dans ma chair de longues cicatrices, comme des coups de poignards

 

A chaque instant tu te métamorphoses.

Tu pleures, puis tu rages, puis tu souris, puis une joie indéfinie pointe de je ne sais où, accompagnée d’une chanson que tu fredonnes.

Tu contiens, en si peu de temps, si peu d’espace, tant d’émotions différentes qui se renient les unes les autres.

 

Mais petit à petit je te laisse vivre

J’apprends le compagnonnage.

C’est toi mon maître et je ne suis encore que le disciple.

 

Louve

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 17:46
Illustration Alexa Meade Peinture sur corps vivant

Illustration Alexa Meade Peinture sur corps vivant

 

 

S'asseoir avec l'inconfort est un grand honneur car tous les mystères de l'univers se trouvent en son sein.
 

Lorsque vous vous asseyez avec l'inconfort, vous rencontrez également son meilleur ami - l'impulsion d'échapper à ce malaise...
 

Y a-t-il assez de place en vous pour l'inconfort et l'envie d'échapper à l'inconfort ?
 

Bien sûr ! Vous êtes assez vaste et assez spacieux pour contenir quoi que ce soit.

 

Il s'agit de la vraie méditation : ne plus résister à l'inconfort et essayer de s'échapper vers le confort futur, mais découvrir le

Confort Inconditionnel toujours présent que vous êtes, le calme parfait au milieu de la tempête.

 

 

JEFF

 

 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:35
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:50
Illustration Kerry Darling - The daughter of Gaïa

Illustration Kerry Darling - The daughter of Gaïa

 

 

Rien ne peut te 'rendre' heureux(se). C'est la pire des nouvelles et pourtant la meilleure !
 

Le bonheur le plus grand est identique à la joie naturelle d'être en vie.
 

Cette joie ne vient pas de quelque chose en dehors de toi.
Elle ne dépend pas de circonstances extérieures . Tu peux être un mendiant au bord de la route et être submergé par la joie de l'existence.

 

Tu peux être un leader mondial, avec toutes les richesses du monde à ta disposition et être cependant profondément déconnecté de cette joie cosmique. Tu ne peux atteindre la joie, mais tu peux t'en souvenir.
 

Tu peux respirer et célébrer ta respiration. Tu peux sentir la brise matinale sur ton visage et la ressentir comme une caresse de Dieu.
Tu peux remarquer une vague de peur, de peine ou de douleur dans ton corps et l'embrasser comme un nouveau-né, l'aimer comme un nouveau-né, la laisser monter comme un nouveau-né.

 

Rien ne peut te rendre heureux jusqu'à ce que tout te rende heureux, te rappelle le Bien-aimé, tout soit Dieu - ta soif de Dieu, ton oubli de Dieu, ta déconnexion de Dieu - et même que le mot Dieu se dissolve dans un après-midi des plus ordinaires.
 

Tous les deux, le croyant et l'athéiste, sont du même sang.
 

Quand chaque jour est le dernier jour, tu es heureux sans cause, joyeux même dans ta peine.
 

Et le mental ne comprendra jamais, et le coeur n'en aura jamais besoin.

 

 

JEFF

 

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 22:51
Martha Graham Dance Compagny

Martha Graham Dance Compagny

 

 

 

Au temps où saint Nicolas parcourait le monde en jeune aventureux affamé de découvertes, son chemin le conduisit un jour au bord d'un vaste fleuve aux vagues éblouies par le soleil de midi. Là était un passeur qui sonnait de la trompe à la proue de sa barque. Tandis que Nicolas, parmi les voyageurs, se hâtait vers le ponton de planches, il aperçut à l'écart de l'embarcadère un pauvre diable en guenilles agenouillé devant une hutte de branches. Le visage de cet homme et ses mains offertes à la brise émurent son coeur simple. Il le désigna aux gens qui l'entouraient, demanda si quelqu'un le connaissait. On lui répondit :

 

- C'est un sage infini, ses prières font des miracles. Va donc le saluer. Chance pour toi s'il te bénit !

 

- Vraiment ? dit Nicolas.

 

Ses yeux s'illuminèrent. Il avait soif d'apprendre, et d'aimer plus encore. Il abandonna son sac parmi ses compagnons, s'approcha du bonhomme qui semblait converser amicalement avec la lumière du jour. Il perçut bientôt les paroles de sa prière. Alors il s'arrêta au bord de l'eau qui baignait les galets, et restant là planté, grandement étonné : " Hélas, se dit-il, ce miséreux que l'on prend pour un saint n'est en vérité qu'un fou de plus sur cette terre ! " Il s'accroupit à son côté. L'autre ne parut même pas s'apercevoir de sa présence. Sans cesse il répétait, la figure contente comme s'il voyait Dieu devant lui dans l'air bleu :

 

- Seigneur, ne m'aide pas ! Ne m'aide pas, Seigneur !

 

- Que fais-tu donc, l'ami ? demanda Nicolas.

 

L'homme tourna vers lui la tête et répondit dans un grand sourire édenté :

 

- Ne vois-tu pas ? Je prie Dieu.

 

- Pauvre homme, murmura Nicolas, la mine apitoyée, ce n'est pas ainsi que l'on prie.

 

Et l'index dressé droit :

- Seigneur, assiste-moi, donne-moi aujourd'hui le pain qu'il faut pour vivre. Voilà les termes justes.

L'homme le regarda, surpris, reconnaissant.

 

- Je sais si peu, ami ! Oh, merci de m'instruire. " Seigneur, assiste-moi ", c'est là ce qu'il faut dire ? Sois béni, je ne l'oublierai pas.

 

Ils s'embrassèrent, contents l'un de l'autre, puis Nicolas courut à la barque où le passeur déjà levait la passerelle. Vers le milieu du fleuve le voyageur se retourna pour un dernier regard à son frère d'un instant. Il le vit qui gesticulait sur la berge et criait des paroles trop éraillées et lointaines pour qu'il puisse les comprendre. Il fit un geste d'impuissance, et aussitôt resta la bouche bée, autant époustouflé que si le ciel venait devant lui se fendre.

 

Il se frotta les yeux, les rouvrit et vit en vérité ce qu'il ne pouvait croire. L'homme en guenilles s'avançait sur l'eau claire, trottant comme sur un chemin terrestre. Son pied aérien effleurait à peine la crête des vagues. Il eut tôt fait de rattraper le bateau qui allait lourdement au travers du courant.

 

- Hé, l'ami, cria-t-il, comment m'as-tu dit qu'il fallait prier Notre Père ? Je ne m'en souviens plus, pauvre sot que je suis !

 

Dans la lumière de miracle qui lui venait dessus, " mon Dieu, pensa Nicolas, tremblant comme la voile au vent, un homme capable de cheminer ainsi sur l'eau sans se mouiller un poil est assurément plus proche de Toi que je ne le serai jamais".

Il répondit :

 

- Ne change rien, mon frère ! " Seigneur, ne m'aide pas ", c'est la prière juste ! La paix sur toi !

 

L'autre lui fit un signe d'amitié, s'assit parmi les brins de soleil qui illuminaient le fleuve et s'en revint, ramant de ses deux mains ouvertes, vers la rive tranquille en chantant sa prière au ciel, à pleine voix. "

 

 

Henri Gougaud, L'arbre d'amour et de sagesse

 

 

 

 

 

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 15:11
Cupidon - L'amour est aveugle

 

 

Et voilà comment le bazar a commencé dans les relations amoureuses... merci Cupidon !

 

Bonne St Valentin à tous les amoureux aveuglés ;-)

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 22:05
Retrouvailles - Guy Corneau

 

 

Amour, mon bel amour, voici quelques offrandes
Ma vie au grand complet gaspillée pour des sous

 

Avec la peur en prime, avec la peur au ventre
Qui nous courbe l'échine, qui nous met à genoux

 

J'ai erré si longtemps avant de comprendre
Que sans toi je n'étais qu'un pauvre pou

 

Oh ! Un pou bien portant avec son importance
Qui écrivait des livres et qu'on aimait partout

 

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

 

J'ai perdu mon combat, tu gagnes, souveraine
Enferme donc ma haine au fond de tes cachots

 

Garde-moi prisonnier, lave-moi de mes peines
Pour le mal que j'ai fait, lève l'impôt

 

De pleurer chaque jour, ému jusqu'à comprendre
Et de pleurer d'amour devant ce qui est beau

Je veux vivre à tes pieds, n'ai plus rien à atteindre
Nulle part où aller, tout est de trop

 

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

 

Je chante pour ceux-là qui n'ont pas pris la chance
D'être eux-mêmes ici-bas, eux-mêmes malgré tout

 

Je chante pour ceux-là dont j'envie l'existence
Ils mangent dans ta main, ils te servent à genoux

 

Ils suivent le chemin de leur maîtresse tendre
Et ils ont le courage de leurs goûts

 

Vivre à côté de soi, vivre à côté de l'âme
C'est renoncer à soi, c'est renoncer à tout

 

Si longtemps loin de toi, longtemps loin de moi-même
Mon bel amour caché au beau centre de tout

 

Mon bel amour trahi au centre de moi-même
Je te retrouve enfin... à bout de maux.


 

Guy Corneau, 1989

 

 

 

 

 

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 18:04
La Goutte d'eau toute puissante - Gitta Mallasz

 

 

 

 

La guerre ne se décide pas sur le champ de bataille, dans le désert où se déroulent les conséquences inévitables d’un autre champ de bataille, invisible à l’œil de l’homme.

 

Et c’est celui-là qui importe :
 

Là, chacun de mes sourires confiants, mine les projets de la haine meurtrière.
 

Là, chacune de mes pensées constructives diminue les forces destructrices.
 

Là, chacune de mes demandes pour la paix atténue les feux de la guerre.
 

Là, par contre, chaque émotion négative ouvre grand la porte à l’envahisseur
 

Nous qui vivons aujourd’hui, nous n’assistons pas par hasard à cette guerre dans le désert ; Non, chacun de nous est le guerrier responsable du grand équilibre historique.
 

Donc, je ne suis pas la victime impuissante des événements extérieurs, mais peut-être bien la goutte d’eau toute puissante qui décidera de la vie ou de son anéantissement.
 

Qui parmi nous est conscient de sa toute puissance ?
Là pourtant commence la responsabilité de l’Homme. »


 

 

 

Gitta Mallasz, Petits Dialogues d’hier et d’aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:40
Illustration De Es Schwertberger

Illustration De Es Schwertberger

 

 

L’homme debout comprend que l’état du monde est notre perception de l’énergie « monde ». Les temps actuels nous apprennent à devenir responsables de nos créations. Pollution et guerre nous rappellent systématiquement qu’il devient dangereux de nier les liens entre ce que l’on vibre et ce que l’on vit. Les relations de cause à effet crèvent les yeux, c’est pourquoi l’humanité est aveugle. Nous récoltons la tempête de panique engendrée par le vent d’arrogance de chacun. Tout le monde se croit du bon côté du manche. Personne pour revendiquer le rôle de l’enfoiré. Cette planète est habitée par des saints. C’est à se demander qui tient les fusils et qui consomme les eaux de Gaia.
 

 

L’homme debout sait que l’amour et la haine, tels que nous pouvons les vivre en ce monde relatif sont les deux faces d’une même pièce.

 

 

L’homme debout sait qu’il ne perçoit du monde que ce qui se trouve déjà en lui. Il ne perd pas de vue que c’est sa violence, sa peur et sa lâcheté qui s’expriment à l’extérieur car il nie entretenir ces vibrations à l’intérieur.

 

 

L’homme debout est décillé. Il se réveille de la stupeur dans laquelle il vit. L’homme debout sait qu’il ne sait rien. Il sent que le monde est infiniment plus complexe, subtil et profond que la version obsédante, parasitée, de ces petits médias aux doigts gourds, sûrs que l’on cédera à leur hypnose.

 

 

L’homme debout ne se réveille pas dans la peur et la honte qu’une poignée d’informateurs nous pousse à ressentir en faisant croire aux troupeaux qu’ils savent ce qui se passe dans le monde. À les écouter, ils auraient découvert l’objectivité, ils peuvent parler de ce qui est réel. Et cet énorme mensonge, n’atteint plus l’homme debout.

 

L’homme debout ne confond pas le décor (ce qui est « réel ») et ce qu’il vit (ses ressentis). Trois images dramatiques et nous voilà tous bêlants, sûrs de notre bon droit, énièmes croisés en quête de sang… l’homme debout a du discernement, il accepte que la vie soit en dialogue avec lui et lui montre qui il est.

 

 

L’homme debout a de la compassion et du respect pour la création de chacun. Il évite de s’appuyer sur la détresse des autres pour faire de lui un parangon de pureté, enragé de bons sentiments, ligoté dans son impuissance à rendre le monde heureux afin de justifier, jour après jour, sa peur de se voir lui-même ou pire de devoir s’aimer ainsi.

 

 

L’homme debout, enfin, accepte de voyager en solitaire. L’expérience intérieure n’est pas partageable, la voie est libre pour chacun. Il n’est pas de raccourci, pas de meilleure voie, la voie empruntée est précisément celle qu’il convient de parcourir. Nous serons un homme debout lorsque nous aurons cessé toute velléité de parcourir la voie d’un autre.

 

 

Franck Lopvet, Un homme debout

 

 

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 02:20
Illustration : Arcabas

Illustration : Arcabas

 

 

Demande, demande enfin !

Car nous attendons avec une impatience amoureuse de t’éveiller … de pouvoir donner à ta demande la réponse de lumière.

Elle seule peut pénétrer ta matérialité … afin qu’elle devienne sacrée.

 

Dialogues avec L'Ange

 

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 23:50
Soir délicieux - Henry David THOREAU

 

 

Soir délicieux, où le corps entier n'est plus qu'un sens, et par tous les pores absorbe le délice. Je vais et viens avec une étrange liberté dans la Nature, devenu partie d'elle-même. Tandis que je me promène le long de la rive pierreuse de l'étang, en manches de chemise malgré la fraîcheur, le ciel nuageux et le vent, et que je ne vois rien de spécial pour m'attirer, tous les éléments me sont étonnamment homogènes.



Henry David THOREAU

 

 

 

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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