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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 20:14
Délivrance - Dialogues avec l'ange

 

« Je vous annonce qu’il y aura Délivrance, lorsque l’Unique Lumière aura percé les ténèbres les plus profondes. Nous tous y travaillons. Avec joie et gratitude. Gratitude ! De rêveurs, vous deviendrez éveilleurs. Vous devez arriver à ce point que quiconque vous regarde s’éveille. »

 

 

Dialogues avec l'ange

 

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 13:12

 

 

Je vous ai présenté Stéphane Pêtre ici, avec un premier article sur le rire masqué du PN.

Voici un autre article, qui met bien en lumière ce mécanisme qui consiste à briser les liens cognitifs dans une relation, non seulement parce que la personne perverse narcissique a la nécessité de mettre à distance sa faculté à réfléchir, mais aussi pour noyer chez autrui la possibilité de le démasquer. C'est ce que Paul-Claude Racamier appelle "l'escroquerie de la pensée". Il parle aussi de "détournement de l'intelligence".

Une phrase très importante dans ce qui va suivre : "la proie n'est plus à même de pouvoir remonter à la source de son malaise".

 

MT

*****

 

Le pervers narcissique briseur de liens cognitifs - Stéphane Pêtre

 

 

Pourquoi le pervers narcissique est-il un briseur de liens cognitifs ?

 

 

Dans le traitement concernant le rire du PN, nous avons pu saisir pourquoi un humain atteint de troubles narcissiques devait déployer toute son énergie de vie à masquer son vrai visage : celui d'une personnalité profondément haineuse et envieuse de ce qu'il ne possède pas en lui : la vie.

 

 

Il est donc logique qu'il devienne au fur et à mesure de sa folle course vers son zénith, un redoutable briseur de liens afin qu'on ne puisse le démasquer. Observons le processus.

 

 

Lorsqu'une proie enviable et donc gavée de vie est en vue, le PN séduit afin de rendre celle-ci rapidement dépendante de lui, puis le processus de destruction s'entame.

 

 

Mais, afin que sa victime ne puisse jamais être à même de remonter à la source du mal, le PN doit brouiller les pistes et donc briser tous les liens cognitifs que sa proie pourrait tenter de faire afin de tenter de comprendre l'origine de son mal-être. Alternance de compliments/critiques, communication paradoxale, disqualification, isolement, confinement, matraquage (collage), autant de moyens qui permettent au PN de disperser aux quatre vents les indices dissimulant son mode relationnel destructeur et ses intentions profondes.

 

 

Au fil des semaines et des mois, la proie n'est plus à même de pouvoir remonter à la source de son malaise. Son autonomie a été détruite. Pire, le voilà même à s'employer à défendre le scénario crée par son bourreau.

 

 

Lorsque, par un coup de semonce de la vie, notre proie réussit à sortir de l'emprise cognitive d'un PN, son stress post-traumatique psychique est équivalant à un attentat ou à un vécu de guerre tant son amygdale a surchauffé.

 

 

Il est donc normal que les liens cognitifs soient longs à se refaire afin que la victime puisse rassembler toutes les pièces du puzzle médiatique dans le but de comprendre dans quel piège elle était en train de s'étouffer par manque d'oxygène. Alors abasourdie, elle commencera à se rendre compte que tous les événements se produisant autour d'elle étaient liés et provenaient de la même intention : celle de l'asservir, de la dominer, de l'utiliser et de la tuer.

 

 

Ps : le célèbre personnage servant à illustrer ce traitement de fond est un pervers narcissique de retrait, ayant sa vie professionnelle durant, porté des masques pour divertir autrui et ayant abusé sexuellement de sa fille entre l'âge de 5 et 19 ans.

 

 

 

Stéphane Pêtre

 

 

 

 

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 12:38

Stéphane Pêtre écrit beaucoup d'articles, qu'il nomme "traitement de fond", pour décoder les comportements de pouvoir et de perversion qui régissent nos psychés et notre société.

Il sait parfaitement décortiquer les mécanismes de la perversion narcissique et montrer leurs impacts dans la crise actuelle, qui est bien plus qu'une crise sanitaire (et qui n'est d'ailleurs peut-être même pas une crise sanitaire).

J'ai souvent exposé ici mes points de vue, recherches et expériences concernant la perversion narcissique et ses dégâts, et il me parait capital, comme cet auteur, de montrer à quel point ce que vous subissons de la part des autorités relève des mêmes mécanismes.

Les individus (et les institutions qu'ils dirigent) nous oppressent avec les mêmes outils mis en place dans la psyché d'une personne perverse narcissique, à savoir, la manipulation, la déliaison, la disqualification, l'inversion du réel, l'effort pour rendre l'autre fou, la projection négative et la destruction de la lumière et des richesses de l'autre.

Ce n'est pas un sujet "à la mode", c'est à prendre très au sérieux, car la perversion narcissique est une structure psychique qui pour se défendre tente de tuer psychiquement autrui.

Cette structure est considérée comme une psychose "froide", car non décompensée, c'est à dire en apparence asymptomatique, car la personne a revêtu le masque de la normalité qui dans bien des cas ne permet pas de la détecter comme pathologique. Toute la pathologie consiste à faire porter à autrui la folie qui l'habite.

Paul-Claude Racamier parle de "coucou", cet oiseau qui fait couver ses oeufs dans un nid qui n'est pas le sien.

Comme nous y invite Stéphane Pêtre, je vous invite donc à regarder la situation actuelle avec le filtre de cette compréhension.

 

MT

 

****

 

 

Le rire (masqué) du pervers narcissique - Stéphane Pêtre

 

Perversion narcissique =  autonomie et valeur propre détruite durant l'enfance.


Un humain atteint de troubles de perversions narcissiques doit en permanence lutter contre une fabuleuse régression qui couve dans l'obscurité de sa personnalité, une personnalité fracassée durant son enfance. Cette fabuleuse et monstrueuse régression porte un nom : psychose.

 

 

Un pervers narcissique (PN) doit donc mettre TOUT son carburant de vie à alimenter une protection qui lui évitera de chuter dans ce trou noir où plus rien n'existe.

 


Psychose = réalité détruite, si jamais un PN n'a plus de carburant.

 

Cette protection est majoritairement un surinvestissement dans l'image de soi, afin que autrui ne puisse pas déceler le mécanisme de survie de défense psychique qui dévore en silence un PN.

 


Le PN doit donc en permanence porter un MAS.QUE social afin de dissimuler la terreur absolue qui le consume.

 

 

MAIS.

 

 

Autrui n'ayant pas, ou dans une moindre mesure, à se protéger d'une telle régression psychique, autrui reste une menace pour un PN. En effet, tant que autrui n'est pas dominé ou contrôlé par un PN, autrui risque à tout moment de découvrir la hideuse vérité et donc de faire tomber le mas.que du PN.

 

 

Pour se faire, le PN doit absolument détruire autrui pour lui enlever toute capacité à se rendre compte de la supercherie. Nous assistons alors à un meurtre psychique silencieux, long (ou brutal) mais réel. Nous ne reviendrons pas ici sur les nombreuses stratégies d'emprise utilisées par le PN pour phagocyter sa proie, maintes fois répétées dans multiples traitements de fond.

 

 

Au final, autrui sera contraint, une fois disqualifié, hypnotisé et aliéné, de lui aussi porter un mas.que social, à l'image du PN. C'est ainsi que le PN aura réussi à faire payer ses souffrances d'enfant sur autrui. C'est assistant à ce sublime spectacle que le PN pourra jouir, jouir, jouir ! Et rire, rire, rire ! Jouir de faire vivre à autrui ce qu'il a lui même vécu enfant, et rire de voir cet abruti d'autrui exhorter les autres autrui à porter un mas.que, voir à se vanter lui-même d'en porter un par soucis de citoyenneté.

 

 

Malheur, si autrui savait. Si autrui savait que le PN au final tue, car une fois son carburant épuisé (et il finit toujours un jour par s'épuiser), le PN entame sa chute fatale vers son abîme psychotique, entraînant avec lui tout ces objets dominés. C'est à dire autrui.

 

 

Ps : le célèbre personnage servant à illustrer ce traitement de fond est un pervers narcissique de retrait, ayant sa vie professionnelle durant, porté des masques pour divertir autrui.

 

 

Stéphane Pêtre

 

 

 

 

Stéphane Pêtre est l'auteur de l'ouvrage "Le Père conscient, un héros alchimique".

Le rire (masqué) du pervers narcissique - Stéphane Pêtre
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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 21:29

 

Voici un extrait de l'ouvrage de Sandrine Bureau "A nos forts intérieurs", dans lequel elle expose ses réflexions et son expérience par rapport au monde dit "spirituel" et ses dérives ou abus de langage.

 

Cela fait longtemps que moi aussi j'ai observé certains discours illusoires et déconnectés de la réalité intérieure des gens, qui se retrouvent "sur la touche", faute d'être accueillis dans leur souffrance et leur vérité du moment. Cela vaut pour des "guides" et tout autant pour les adeptes, les gens qui s'avance vers ce chemin spirituel et qui profèrent des sentences comme des mantras, complètement déconnectés de la dimension du coeur. J'ai moi-même reçu ces paroles somme toute violentes, où l'ami(e) thérapeute ou qui se sent éveillé(e) spirituellement saute la case "accueil" pour sermonner et asséner des conclusions sans appel sur ce qui est vécu et traversé.

 

Le chemin spirituel ne peut pas faire l'économie de la réalité, même illusoire, de ce que traverse l'autre. Surtout si le concept de base est : "l'autre est moi-même".... Là on nage en pleine révélation que le chemin proposé n'a pas forcément été confronté aux ombres et souffrances de celui/celle qui parle.

 

Et le chemin spirituel ne peut pas faire l'économie du discernement, la conscience est en effet celle qui voit tout et accueille tout.

 

MT

 

 

 

"Il est temps d'ouvrir les yeux et d'oser prendre conscience de l'abus et de la manipulation sous couvert d'amour et de postures dites spirituelles."

 

 

Sandrine Bureau

 

 

 

 

A nos forts intérieurs - Sandrine Bureau

 

"Les tout premiers jugements négatifs portés par des adultes sur des enfants peuvent constituer des traumas selon leur sensibilité et le milieu dans lequel ils évoluent.


Souvent ces jugements induisent un sentiment de ne pas être à la hauteur, de décevoir, de mal faire.


Bien sûr si cela est entretenu tout au long de la vie, ce qui est souvent le cas, même adulte les jugements seront vus comme traumatisants, blessants.
Donc soit l'adulte va se sacrifier, se plier en deux pour que surtout l'autre ne puisse pas le juger méchamment, soit il va dire « ne juge pas ce n'est pas spirituel ».


Le jugement va devenir le bouc émissaire, main dans la main avec l'ego.
Pourtant, ce n’est pas le jugement le problème.
Ce qui est à voir c'est si les sentiments de dévalorisation, d'injustice, ont pu s'exprimer et être entendus ou à contrario brimés.
Enfant, nous pensons que l'adulte ne peut qu'avoir raison et donc l’enfant ne peut que se sentir blessé et fautif face au jugement d'un adulte.
Certains enseignements spirituels prônent avec force le dogme du non-jugement. Mais ils ne s’aperçoivent même pas qu'en disant ça, eux-mêmes jugent le jugement et se voilent la face sur leurs propres peurs face au jugement.


C'est une illusion de libération.


Cela permet de combler un temps les failles, les chocs, les railleries. C’est un enfant qui a grandi blessé et qui tente comme il peut d’évacuer ses traumas. Cela mène à la confusion, et pour des êtres fragiles, cela mène souvent à l'oubli de soi, au déni des souffrances qu'un autre peut lui faire subir, au présent comme au passé. Si une personne entend à longueur de journée « tu ne dois pas juger », si quelqu'un arrive en face de lui et l'agresse, verbalement ou physiquement, cette personne restera anéantie car dans l'incapacité de répondre, sous prétexte de non jugement.


Pourtant, parfois, le jugement est vital. Oser juger, oser se juger comme victime, oser juger l'autre comme m'ayant fait du mal peut être une question de survie. Tout simplement car il y a reconnaissance de sa vérité, des faits, de ce qu'il s'est passé, des blessures.


Sous le couvercle du non-jugement, il y a donc un déni de souffrance qui va s'installer. Pire encore, la culpabilité peut pointer son nez. Si cette personne se surprend à juger l'autre (ce qui peut être très sain dans certains cas), alors elle culpabilise, pensant qu'elle n'a rien compris et qu’elle n’est pas assez spirituelle ou « éveillée ».


Dans le monde spirituel, certains mots sont tabous : je pense par exemple aux mots victime, bourreau et sauveur. Il y a une sorte d'enfermement des comportements dans ces cases. Combien de fois ai-je entendu « il n'y a personne à aider car tout le monde est déjà guéri » donc subtilement cela laisse place à une indifférence face à l'autre sinon on est taxé de « sauveur ». Si on juge quelqu'un en osant dire « là je suis victime car l'autre se comporte mal avec moi, svp entendez moi », alors on devient à la fois victime et bourreau de par le jugement...


Plutôt que de recevoir avec empathie la personne qui souffre, là dans l'instant, on lui dit qu'elle n'a pas à se faire passer pour une victime car elle est « créatrice » de ses expériences... Encore une fois, c'est très subtil mais tout cela n'est que jugement recouvert de spiritualité bien pensante amenant l'individu à ne plus oser quoi que ce soit de peur d'être catalogué dans une de ces cases et donc ne pas être « spirituellement correct ». Pourtant si l'on regarde bien, que fait l'enseignant spirituel ? S'il « enseigne » c'est bien qu'il pense que d'autres ont besoin de lui, de son aide (même s'il fait passer ça sous couvert d'une communication depuis l'Unité...), qui plus est en se faisant payer...


L'enseignant spirituel se targuant de ce concept de non-jugement va éveiller chez certains une forme d’ admiration.
On peut vite idéaliser cette personne en pensant « enfin quelqu’un qui ne va pas me faire de mal car lui au moins ne juge pas ».
Quelle belle farce ! Un être humain juge, choisit, préfère, aime, déteste, etc etc. Même ceux qui se prétendent éveillés.
C’est impossible autrement. Et lorsque l'on est jugé par quelqu'un qui soit disant ne juge pas, le choc est encore plus brutal. C’est alors porte ouverte soit à la désillusion finale, mais qui est souvent reniée par peur inconsciente de voir s'effondrer des pans entiers de la fortification interne, soit porte ouverte au fanatisme.


J'ai vraiment été perturbée de voir qu'il existe un fanatisme spirituel tout autant qu'un fanatisme religieux. Je n'y avais pas pensé tellement cela me paraissait improbable. Mais si, le gourou intouchable, vénéré, défendu bec et ongles par ses disciples existe bel et bien. Certains ont des sortes de gardes rapprochées. Ces gens ne peuvent supporter que l'on remette en cause le discours « sacré » du « Maître à penser ».


Comme exposé plus tôt, cela renvoie bien sûr à la notion d'idéalisation, de non-remise en question d'un discours.
L'esprit critique est totalement mis de côté, comme une aliénation, et si une personne ose émettre un avis un peu différent de celui qui est prôné, elle peut vite se faire exclure du mouvement... Je l'ai vécu et j'en ai été profondément choquée. Les notions de jugement ainsi que celles de pardon sont liées à la responsabilité.


Certains êtres humains ont cette faculté de regarder beaucoup en eux, de s'intérioriser, d'essayer de se comprendre. C’est une qualité indéniable, mais elle a ses limites. Hélas, certains mouvements spirituels mettent en avant un côté « créateur » de tout, ayant pour dogme le fameux « tout vient de soi ».


Dans l'absolu, encore une fois, ce n'est pas faux mais cela peut être vite repris par une personnalité dominante qui se sert de ces phrases pour manipuler autrui... Et là commence la dérive. Des personnes ayant déjà tendance à ne jamais voir la faute à l'extérieur mais toujours en elles vont se reconnaître dans ce côté « créateur».

Ainsi, si l'autre me fait du mal, c'est moi qui l'ai cherché, je suis responsable de ce qui m'arrive, j'attire à moi ce dont j'ai besoin pour évoluer, etc... Et pendant ce temps-là, l'autre se frotte les mains, baignant dans son allégresse et son irresponsabilité.


Ces aspects-là sont très insidieux et il faut une grande volonté pour oser voir cela, mais c'est éclairer les zones sombres, mettre le spot dessus pour qu'elles ne puissent plus agir dans notre dos, sournoisement.


Il y a aussi une nuance très importante à apporter. Souvent, lorsqu'une personne ose parler de ce qu'elle a subi, ose mettre des mots, raconter des faits, cela peut être pris pour un jugement alors que ses paroles peuvent être posées de manière très neutre, comme un état des lieux.
Une exposition de faits, d’événements, n'est pas un jugement mais bien plutôt un éclairage de la réalité. Et cela est parfaitement sain et guérisseur."

 

Sandrine Bureau

 

 

 

 

 

Sur son site "les yeux grands ouverts", vous trouverez des témoignages et des articles concernant ce sujet

 

 

Vous pouvez contacter l'auteur via son site pour commander le livre, ou  le trouver sur les sites de vente en ligne ou sur le site de l'éditeur :

 

https://librairie.nombre7.fr/hippocrate/1597-a-nos-forts-interieurs-9782381530789.html?search_query=a+nos+forts&results=66

 

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 00:19

Ah ! mais voila qu'elle tombe bien cette petite vidéo !
Une part de moi rageait depuis longtemps devant la face exclusivement lumineuse que internet ou divers réseaux ont tendance à nous présenter.
En effet, il n'y que des gens parfaits, éveillés,  avec des paroles ou des citations exemplaires, qui vous parlent d'amour inconditionnel, qui vous font la leçon sur la loi d'attraction, mais qui ne vous parlent jamais de toutes ces abominations : les mauvaises pensées, la colère, le découragement, et je ne vous parle même pas de la maladie, état d'arriération ultime de ceux qui ont "beaucoup de choses à comprendre", mais que la vie dans sa grande mansuétude, leur offre afin que leur tête de dur à cuir intègre ce qu'elle n'arrive pas à comprendre...
Alors évidemment, on ne parle pas de cette ombre, de cette oeuvre au noir,  tout cela doit rester invisible, personne ne s'aventure à en parler, en parler c'est révéler à la face du monde que l'on s'est égaré par rapport au chemin de l'éveil... bon pas grave me direz-vous, vous aurez le droit de revenir dans une autre vie..., en gros, vous redoublerez la classe... Il y a les bons, et les mauvais élèves.
Donc, surtout ne pas parler de la pluie, des nuages, des orages et des pieds enfoncés dans la gadoue qui donnent l'impression de peser une tonne ...
Comme ça m'arrive souvent d'avoir les pieds dans la gadoue..., je me disais, ah bin tiens, t'as pas l'air bien maligne comme fille à toujours remettre les pieds dans la gadoue, c'est quand même idiot de remettre autant de fois les pieds dans ces espaces si peu confortables, n'est-ce pas, et alors voilà que j'invite tout un tas de jugements et de sermons, genre petite pluie acide qui transforme le ciel gris, en ciel gris-noir-foncé.

Mais en fait c'est juste l'envers du décors, la matière qui se travaille, l'énergie qui nous traverse parfois à notre corps défendant et d'autant plus visible et perceptible que notre conscience est ouverte et regarde ce qu'il se passe, tout ce qu'il se passe.  Impossible à pousser sous le tapis.
Et j'aime bien sûr quand Isabelle Padovani rappelle qu'il y a des jours où l'on peut accueillir cela, et des jours où l'on ne peut pas... Double peine...
L'endroit et l'envers, l'ombre et la lumière, le visible et l'invisible, nous retrouvons ici la perspective des polarités avec lesquelles nous apprenons à exister, à nous accepter, pour être au calme, même quand la vie nous chahute.

Nous voici invités à accueillir le jeu de la vie dans ses multiples aspects qui ne sont pas forcément conformes à nos idéaux et nous voici aussi invités à mettre fin aux idoles. Derrière la lumière de chacun, il y a des jours gris ! 

 

MT

 

 


 

 

 

 

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 18:55
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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 16:16

 

Les blessures du silence est un livre sur un sujet grave, qui se lit comme un polar.

 

Quand on commence, on ne le lâche plus. J'ai dû le finir en une soirée et le lendemain.

 

On avance chapitre par chapitre avec le récit vu sous l'angle des différents personnages, dont celui du policier qui enquête pour comprendre la disparition de l'héroïne et cherche à la retrouver.

 

La vérité avance masquée, comme la réalité des personnes qui se retrouvent prises dans des relations toxiques. Le bourreau apparait comme la personne merveilleuse, ses failles sont invisibles aux yeux de tous les témoins, amis, familles, alors que la personne qui est entrain de se faner, de s'étioler, porte au visage ses failles, parfois en pleine lumière, parfois secrètes, (suffisamment quelque fois pour apparaître comme étant LE problème), elle porte toute la souffrance, la sienne, plus celle de celui/celle qui ne veut pas porter la sienne et la projette sur l'autre, devenu exutoire, poubelle, fourre-tout de cette folie psychique qui ne peut ni se concevoir, ni s'approcher.

 

Un récit très bien construit pour aborder la problématique des personnes perverses narcissiques.

 

 

MT



 

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 19:54
Ici, maintenant, vivant - Jacques Higelin

 

 

Par les doigts de ma mère

Qui berçait son enfant

Par les doigts de mon père

Sur un clavier branlant

Par Toutatis

Par Jupiter

Par Bouddha, Vishnou

Par la Terre

Je suis ici, maintenant, vivant

 

D’une flèche tombée du ciel

Ou d’un clash céleste

D’un choc émotionnel

D’une chance manifeste

D’un baiser éphémère

Comme la caresse du vent

D’un esprit, d’un éclair

Emergeant du néant,

Je suis ici, maintenant, vivant

 

Comme un enfant assis

Sur le bord du trottoir

La tête entre les mains

Secoué par le cafard

Comme un paquebot coulé

Vomissant les épaves

Comme la bouche d’un volcan

Crachant ses flots de lave

Je suis là, aujourd’hui, vivant

 

Par le poing dans la gueule

Le baiser sur la bouche

Par la foi qui soulève

Et le doute qui me couche

Je suis là, maintenant

Fendu, tremblant, troublé

Comme un grand arbre foudroyé

Mais vivant

 

Par le tout premier cri

Et le dernier soupir

De celui qui va naître

De celle qui va mourir

Par la parole donnée

Par le geste reçu

Je suis là aujourd’hui

Orphelin, seul et nu

Mais je là vivant

Jusqu’à ce que mon esprit

Et mon corps

N’en puissent plus.

 

 

Jacques Higelin, 2008, « Flâner entre les intervalles »

 

 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:55

 

Un régal pour les yeux, lorsque l'on est trop souvent citadin.

 

Néanmoins, la ville offre aussi ses émerveillements...

 

Les oiseaux chantent en concert entre 4 et 5 heures du matin. Que disent-ils? Que fêtent-ils? Sinon l'annonce du jour nouveau et la Vie qui offre sa puissance sans cesse renouvelée. 

 

Les arbres fleurissent et leurs pétales jonchent les jardins ou l'asphalte qui prend des allures de fête.

 

Un chat trottine sur mon balcon, voyageur incognito traversant les espaces habités des humains, sans se soucier de "c'est chez moi" ou "c'est chez toi". Je l'interpelle pour le saluer. Il s'arrête, me regarde longuement, genre, t'es qui toi, et reprend sa route.

 

Dans les rues, la jeunesse fleurit, avec les robes légères, les épaules dénudées, les sandales qui réinvitent le féminin après les lourdes bottes de l'hiver, les rires sont plus hauts, les sourires plus larges. Nous sommes d'incroyables zanimaux à observer au fil des saisons.

 

Au loin la clameur des voix monte dans le soir, ça ressemble à l'été, ce n'est pourtant que le printemps, mais dans la ville plane une atmosphère de liberté, rendue par le soleil, la chaleur, les terrasses de café pleines de l'envie revenue de sortir, de profiter, et d'absorber jusqu'à plus soif ces rayons de soleil depuis si longtemps absents.

 

Le jour est plein, gonflé par l'abondance des sensations, il règne dans la ville un air de vacances... et vient l'envie de s'émerveiller du prochain jour, encore.

 

MT

 

 

 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 14:48

 

 

Je compte sur le printemps pour tout recommencer

Je compte sur les beaux jours pour me réinventer

Je compte sur le soleil pour me régénérer

Je compte sur les beaux jours pour ne plus rien regretter, pour pardonner

Pour me faire une nouvelle peau comme un lézard qui se balade sur le bitume, sur l’asphalte

Je compte sur le printemps pour me faire pardonner

Un coup de fil à donner, c’est reparti, c’est gagné

Je compte sur les feuilles, sur les fleurs, sur l’air doux, sur la peau

Pour que les choses repartent à zéro

Je suis un peu naïf, un peu plante verte, un peu animal, un peu con sans doute

Mais je compte sur tout ça c’est pas mal

Je compte sur les beaux jours pour repartir à zéro

Pour marcher avec un souffle nouveau

Je compte sur l’air doux sur ma peau

Je vis avec l’air du temps,

L’hiver je me plains tellement, ça en est gênant

L’automne je pleure, le printemps, l’été j’ai chaud

Je suis un crétin, un crétin d’humain

En phase avec la nature, avec les éléments

On dit que c’est quand il pleut qu’il faut dire qu’on est heureux, mais là !

Je compte sur les jours qui viennent, je laisse les clés, j’avance

Et vous aussi allez venez avec moi

 

 

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 08:58
Toute une vie pour sauver son âme - Jacques Higelin

Toute une vie pour sauver son âme

Pour lui faire enchanter la vie

Toute une vie pour déjouer les drames

De la peur, de la jalousie

 

Qu’est-ce qui rêve en toi

Qui te fait brûler la cervelle

Te fait hurler de joie

Te fait baiser le ciel

 

Qu’est-ce qui te fait frémir

A regarder les hirondelles

Qu’est-ce qui te fait sourire

En fouettant les vagues au soleil

 

C’est ton âme, bébé

Poussière d’étoile intemporelle

Cette petite étincelle

De la grande âme universelle

 

Toute une vie pour sauver son âme

Rien qu’une vie pour la faire danser

La sauver de tes états d’âme

Toute une vie pour la célébrer

 

Qu’est-ce qui te flanque la trouille

Qu’est-ce qui te fait douter

Les jours où tu dérouilles

Tu trembles de la tête aux pieds

 

Qu’est-ce qui te met en rage

Qui stagne et qui croupit

Que la peur retient en otage

Dans la prison des interdits

 

C’est ton âme, bébé,

Irrationnelle, exceptionnelle

Cette infinie parcelle

De grand big bang originel

 

Toute une vie pour sauver son âme

Rien qu’une vie pour la délivrer

Une seule vie pour allumer la flamme

Une flamme pour rallumer la vie

 

Qu’est-ce qui cogne en toi

Qui crie, qui pleure, qui tape du pied

Qu’est-ce qui veut s’échapper

Pour ne pas mourir étouffé

 

C’est ton âme, bébé

Ton âme tombée du ciel

Cette infinie parcelle

De la grande âme universelle

 

Toute une vie pour sauver son âme

Balancée entre larmes et magie

Mélodie, mélo, mélodrame

Qu’ai-je fait tout au long de ma vie ?

 

 

Jacques Higelin, recueil "Flâner entre les intervalles"

 

 

 

 

 

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 22:30
Tête en l'air - Jacques Higelin

 

Sur la terre des damnés, solitaire,

Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,

J'avais touché le fond de la misère

Et je crie, et je pleure, et je ris au pied d'une fleur des champs,

Égaré, insouciant dans l'âme du printemps, coeur battant,

Coeur serré par la colère, par l'éphémère beauté de la vie.

Sur la terre, face aux dieux, tête en l'air,

Amoureux d'une émotion légère comme un soleil radieux

Dans le ciel de ma fenêtre ouverte

Et je danse, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.

Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec

Me rend aveugle et sourd à la détresse,

À l'éphémère tristesse de la vie.

Sur la terre, face au ciel, tête en l'air, amoureux,

Y'a des allumettes au fond de tes yeux,

Des pianos à queue dans la boîte aux lettres,

Des pots de yaourt dans la vinaigrette

Et des oubliettes au fond de la cour...

Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle des cieux...

 

 

 

 

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 23:16

Edward Burne Jones

 

Nous avons tous besoin d'un certain niveau de sécurité. C'est un besoin essentiel partagé par tous les humains. Sans une dose minimale de sécurité il est bien difficile de déployer son potentiel, d'ouvrir ses ailes. Sans sécurité, chaque journée est consacrée à la survie et laisse bien peu de temps pour se préoccuper de son évolution personnelle.

 

En tant qu'homme, je trouve que l'une des plus belles missions qu'elle me donne est celle de la tenir dans mes bras. Chaque jour, silencieusement elle vient s'y blottir, s'adosser contre moi. Et le plus magnifique, c'est que je n'ai absolument rien à faire. Simplement être là pour l'accueillir - le cœur ouvert - sans aucune condition.

 

Qu'elle soit furie ou tempête, vague douce, brise caressante, elle sait qu'elle sera reçue, accueillie, qu'elle pourra déposer tout ce qui est là en elle sans que je ne prenne la fuite physiquement ou dans mes pensées. C'est ce qu'elle me demande en silence quand elle prend mes bras pour les refermer sur elle.

 

Au début j'avais beaucoup de mal à rester là. Tout ce qu'elle me disait m'interpellait et j'avais tendance à tout prendre personnel. Je cherchais des solutions au moindre problème soulevé et entrais en réaction dès que ses mots touchaient un point sensible, dès que ses émotions réveillaient les miennes.

 

Et puis, avec le temps, j'ai appris à rester là, même quand les émotions remontaient, même quand j'avais mal au cœur. Ça s'est fait par petits bonds successifs. Chaque fois que je m'autorisais à ressentir, à accueillir (à être au lieu de faire) ce qui voulait sortir, et bien je faisais un peu plus d'espace et de paix en moi.

 

La femme par sa beauté-qui-ouvre-le-cœur nous offre à nous les hommes le plus beau des cadeaux. Celui de pouvoir contacter celui que nous sommes réellement dans nos profondeurs, au-delà de nos écrans. C'est bien en restant dans son feu à elle que j'ai vraiment réussi à toucher le mien.

 

C'est seulement à partir de là, quand j'ai eu suffisamment nettoyé - fait de la place en moi - que j'ai été en mesure de l'accueillir sans condition dans mon cœur ouvert - cet écrin de velours - au creux de mes bras, pour un délicieux moment-à-deux, d'éternité-partagée.

 

 

~Jean-Philippe Ruette, Au Delà des Ecrans

 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 23:21
Le Chant Des Sirènes - Fréro Delavega

 

 

Petite ritournelle légère, quand les souvenirs s'en mêlent ...

 

 

 

Enfants des parcs, gamins des plages
Le vent menace les châteaux de sable façonnés de mes doigts
Le temps n'épargne personne hélas
Les années passent, l'écho s'évade sur la Dune du Pilat
Au gré des saisons, des photomatons,
Je m'abandonne à ces lueurs d'autrefois
Au gré des saisons, des décisions, je m'abandonne


 

Quand les souvenirs s'en mêlent, les larmes me viennent,
Et le chant des sirènes me replonge en hiver
Oh mélancolie cruelle, harmonie fluette, euphorie solitaire


Combien de farces, combien de frasques
Combien de traces, combien de masques
Avons-nous laissé là-bas
Poser les armes, prendre le large
Trouver le calme dans ce vacarme avant que je ne m'y noie

 


Quand les souvenirs s'en mêlent, les larmes me viennent,
Et le chant des sirènes me replonge en hiver
Oh mélancolie cruelle, harmonie fluette, euphorie solitaire

 

 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 19:28

Il n'y aura probablement pas de deuil "national" pour ce grand poète..., qui pourtant a su le rester en faisant bien plus que de la chansonnette, tout en parvenant à être populaire avec son côté rocker et rêveur...

280 œuvres créées... on rêverait d'un recueil qui les rassemblerait toutes...

 

 

 

Peut-être ce qui m'attire en toi, ...tire en toi

N'est rien que l'autre versant de moi, ...sang de moi

Où m'attendait la jouvencelle

Cachée derrière les portes, les portes du ciel.

 

Rien de tout ce qui m'inspire en toi, ... pire en toi

N'est plus doux que le grain de ta peau, de ta voix

 

Dont la magie providentielle

M'ensorcelle et m'escorte jusqu'aux portes du ciel.

 

D'où, d'où, d'où viens-tu,

O ma tendre merveille,

Mon amour absolu ?

Bercée par le flot des sortilèges

Et des rêves étoilés

Sous le grand manège enchanté.

 

Peut-être ce qui me relie à toi, ... lie à toi

N'est autre que ce cordon de soie, ...don de soi

Que tu m'enroules autour du coeur

 

 

Pour l'empêcher de courir se faire prendre ailleurs...

 

Et si tout ce que j'adore en toi, ...dort en moi

Je veux que tu le réveilles en moi, ...veille en toi...

Pour que de la terre au soleil

Des pluies de nos caresses

Naisse un bel arc-en-ciel.

 

D'où, d'où, d'où viens-tu,

O ma tendre merveille,

Mon amour absolu ?

Bercée par les sortilèges

Et les rêves étoilés

Sous le grand manège enchanté.

 

Peut-être ce qui m'attire en toi, ...tire en toi

N'est autre que le sourire en moi, ...rire en toi

Du petit esprit malicieux

Qui lance des étincelles

Dans le ciel de tes yeux.

 

 

 

 

 

Et une vraie complicité père-fille, dans un boeuf bien rythmé !

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  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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