Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 17:57
Sea-Reine - Michèle Théron

 

 

Ma Reine
Couronnée de coquillages
Bénie par l’océan
Auréolée de ta lumière
Qui nage et plonge
Dans les eaux de mon cœur

Tu me fais voyager
En dehors des eaux troubles
Tu m’invites aux origines
Vers la source pure
Où tout commença.

MT
©

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 12:09
The Embrace - Egon Schiele

The Embrace - Egon Schiele

 

 

 

Dès le matin, se faire crucifier par le chagrin. Les bras en croix, recevoir ton corps en perdition qui suinte ses gouttes salées pendant que, collés à mon dos, les draps absorbent ma détresse. Elle coule à la vitesse d’une pierre pesante, elle s’enfonce comme un pieu qui tranche le matin en lames grises. Le corps s’électrise, devient ce lieu où rien n’est au repos, où chaque cellule recrache sa mémoire séquestrée. Les miroirs se retournent, ils affichent les images que nous avions occultées, les vérités jusque-là invisibles, les ombres que nous avons fuies ventre à terre. Où nous fallait-il courir, si vite et si loin, pour ne pas nous regarder, pour ne pas nous faire face et oser la rencontre, silencieux, immobiles et pleins, oser les tremblements, la foudre, les guerres salutaires, celles qui laissent au champ de bataille les fantômes assassins. Ces spectres-là volent nos vies, défigurent l’amour avec tant d’assiduité que les rêves s’effacent.

Nos rêves rêvaient-ils seulement ensemble ? Dans les mondes obscurs, les parallèles finissent probablement par se toucher un jour, mais si loin, si loin après l’éclat des désirs consumés par la vie. D’autres vies et d’autres mondes parlent peut-être de nous, de ce chemin qu’il nous fallait traverser main dans la main, sans pouvoir nous rejoindre vraiment. L’infinitésimal nous sépare, comme la dernière goutte d’une savante alchimie, à moins que ce ne soit le contraire. Tout nous séparait et l’infinitésimal nous lia éperdument, masquant nos différences, tenant hors d’atteinte nos flous et nos à-peu-près. L’amour n’est qu’un hasard sauvage qui nous tient au bord d’un gouffre vertigineux. Tout peut basculer, se retourner avec la vitesse d’un éclair, sombrer dans l’envers des choses. Le tain du miroir est épais, il cache en lui l’imperfection et l’impermanence, il séquestre les illusions que le temps largue comme un poison qui défait nos vies. La vérité est pourtant toute proche, invisible à nos yeux d’enfants, intolérable à nos cœurs imparfaits qui battent pour un demain qu’ils ignorent.  

 

Dans des temps lointains, me souviendrais-je que je t’ai aimé, que j’ai porté en moi ton amour et ton cœur qui battait largement, que j’ai enfilé chaque matin cette étoffe fine dont tu couvrais mes épaules, que j’ai bu tes mots qui coulaient pour moi comme une onde claire, que j’ai passé à mes doigts tout tes serments et que, dès lors que la nuit venait, tes bras devenaient un havre tranquille où s’assoupir était possible ? Demain m’effraie, je l’imagine parfois comme un éther lourd qui s’incruste dans la mémoire, recouvre l’or de nos vies, efface les souvenirs et les images qui nous tenaient debout, beaux et lumineux, dans un amour que nous cherchions désespérément. Nous le voulions grand, suffisamment large et entier pour panser les blessures oubliées, suffisamment inconscient pour couvrir le tumulte qui grondait. Nos âmes vulnérables s’effilochent sans le savoir dans la pesanteur des jours. Les enfers attendent. Ils veillent à défaire ce qui n’est pas fertile, à reprendre les serments chuchotés trop bas. Que reste-t-il lorsque tout craque, lorsque le ciment se fendille et autorise la crue. Cette déferlante ramène des limons saumâtres qui rongent la langue, laissent dans la bouche ce goût amer que rien ne défait.

 

Mais je connais ta peau. Quand ma joue l’effleure, je pourrais rester là longtemps, immobile, ne plus rien sentir de l’appel du dehors, ne plus rien attendre, sinon ce chemin offert, m’enfoncer dans l’appel qu’elle me lance. Je connais son grain qui parle d’une douceur inconnue à toi-même.

 

MT © 2009

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:24
Une aube rouge

 

 

Une aube rouge s’avançait comme un fleuve

Charriant les rêves tourmentés

Que la nuit laissait tomber

Comme une pluie harassante

 

Le ciel s’embrasait

La terre encore froide dormait

Recouvrant d’un voile tremblant

Toutes les morts venues me visiter

 

Elles secouaient encore mon corps

Le mettaient en pièces et en larmes

 

Tant de choses jetées en offrande dans ce fleuve

Tant d’adieux irrémédiables brûlés au feu de la vie

 

Les mains jointes et fébriles

J’attendais les bénédictions

Au premier rayon de lumière

Que le matin offrirait.

 

 

MT ©

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:38
Arcturus

 

 

Toi, femme gardienne qui vient des étoiles, tu brilles de ta lumière rouge, de ton feu qui éclaire et réchauffe.

Tu gardes au chaud les rêves, comme on garde des braises qui ne doivent pas mourir.

Et les Ourses sont tes sœurs stellaires qui t’escortent et gardent en sécurité l’entrée de ta caverne, afin que dans tes nuits les plus sombres, tu puisses voyager vers les étoiles.

 

MT

 

 

 

 

 

Arcturus est une étoile rouge, la plus brillante de la constellation du Bouvier.

Le nom Arcturus vient du grec ancien Ἀρκτοῦρος / Arktoûros qui signifie « le gardien des ours » en raison de sa proximité avec la Grande Ourse et la Petite Ourse.

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT chamanisme
commenter cet article
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 19:40

 

Notre divine nature offre ses présents chaque jour.
 

D'innombrables petites créatures viennent communier avec les fleurs et les espaces de la nature.
 

Regarde !
 

Vois !
 

Respire et fais-le entrer dans ton coeur !

 

MT

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:23
Tes yeux s'ouvriront

 

 

Et puis un jour tes yeux s’ouvriront

Par-delà les voiles embrumés

Le regard décillé à tout jamais

Tu pénétreras les puits d’amour

Et boiras à la source intarissable

Qui fera de toi un être d’eau et de feu.

 

 

 

MT©

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:47
J'infuserais ton coeur

 

 

Dans les nuits les plus noires

Comme une orchidée posée sur ta couronne

 

Je serais là

 

Plongeant des plus hautes sphères

Portant avec moi des secrets

Comme des baumes doux et brûlants

 

Et j’infuserais lentement ton cœur

Pour souhaiter le voir refleurir un jour.

 

 

 

 

MT ©

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 17:31
Un feu couve en silence

 

Un feu couve en silence. Un feu couve sous la braise, dense, ronde, serrée autour d'un point incandescent qui palpite aussi fort que le cœur, tambour lourd qui résonne dans les plis de la chair en sommeil. Un feu couve et attend son heure, comme un volcan endormi, avec son magma qui bouillonne, gronde, se soulève avec la force d'une marée aux vagues rondes, épaisses, luisantes et rougeoyantes.

 

 

Un feu couve en moi, profond comme la nuit, brûlant comme les soleils d'été. Il tourbillonne dans une spirale chaude qui remue mon ventre, cuit mes entrailles, éclate mes cellules en répandant leur miel, doré, sucré, suave, dont j'étale la douceur à l'envers de ma peau tremblante, palpitante, alors qu'elle transpire encore de la terreur de demain et du chagrin d'hier. Un feu couve, prêt à tout brûler, prêt à tout saccager de ce qui est ancien, il crépite pour faire fondre mes remparts, dissoudre mes os, faire de moi juste un étendard qui flottera au vent, claquant bruyamment dans le ciel avec la régularité du battement de mes veines. J'entends pulser, claquer la toile au tissage épais, aux fils croisés comme des doigts entremêlés, je l'entends, comme un claquement de langue, sonore, sec, qui résonne avec son écho qui traîne et rebondit derrière comme les ricochets des cailloux lancés sur l'eau, je l'entends comme un claquement de doigts qui bat la mesure, qui swingue avec le rythme de la vie, lancinant et insistant.

 

 

Le feu allume tout ce qui est sec en moi, il unit dans une même flamme ce qui était séparé, flottant, abandonné. C'est la foudre qui a jeté la première étincelle, comme une brûlure imposée à ma peau, comme une blessure offerte à mon cœur qui sait enfin saigner, s'épancher et battre, qui gonfle tel une éponge trop lourde prête à éclater.

 

 

Le feu appelle l'air, le vent, la brise, il appelle le baiser qui mélange les souffles, il implore pour pénétrer la chair, il gémit pour pouvoir travailler et consumer ce qu'il y a encore à consumer. Il ordonne, il soumet, il mate en maître intransigeant et impitoyable la matière qui fond comme une glaise qui sera bonne à pétrir. Inutile de résister, au risque qu'il ne se fasse plus violent encore, de peur qu'il ne soit plus carnassier, plus dévorant, plus gourmand.

 

Mais céder au feu n'est pas la fin de l'incandescence. Céder au feu, c'est nourrir le prochain feu, c'est préparer la prochaine étincelle, comme une foudre sans fin qui pleut sur le cœur, c'est laisser tomber les étoiles en pluie serrée et glacée, petits couteaux dorés qui tailladent la peau, la percent de milles trous creusés méthodiquement, pour amener encore et encore plus près du néant, là, tout au bord, là où les pieds ne veulent pas aller, là où quelque chose résiste, accroché par un fil invisible qui s'enroule autour des chevilles comme un liseron envahissant, grimpant sur les jambes pour immobiliser le corps.

 

 

Céder au feu, c'est préparer les prochaines larmes, les prochaines descentes dans l'ombre, c'est entrer dans la lumière pour sortir par le tunnel de la nuit. C'est se laisser irradier par le rouge qui consume pour être bientôt dissout dans des ténèbres de tourmaline.

 

 

Alors parfois, le corps résiste. Il résiste à demain, au chagrin, à la brûlure programmée qui attend son heure, à cette incandescence qui submergera comme une nouvelle marée où il faudra couler, se dissoudre, se noyer, sans être sûr de ressusciter. Il résiste au plaisir de la fusion, pour fuir le goût de cendres dans la bouche, quand le feu s'est éteint, quand le froid est revenu, quand le tonnerre s'éloigne tel une onde imperceptible et que le silence prend à nouveau toute la place.

 

 

C'est alors que vient l'envie de fuir ces quelques secondes où la mort se répand dans la gorge avec son goût de métal, avec cette acidité et cette âcreté écœurantes qui remplissent les veines et glacent le sang. Vient l'urgence de refuser d'être ce gisant laissé sur la grève, vidé de son feu, vidé de sa lumière, même si elle est passée si violemment, transperçant chaque parcelle de peau.

 

 

Puis vient encore et encore cette nécessité de différer au delà du possible cet instant flottant où plus rien ne bouge, où tout semble consumé, en attente des prochaines braises qui rallumeront le prochain feu pour sentir à nouveau la vie qui pulse aussi doucement que le ventre d'un nouveau-né. Feux allumés, éteints, puis allumés sans cesse, comme des témoins qui passent d'heures en heures, pour dilater la vie, la tendre entre ciel et terre jusqu'à la dernière étoile, improbable, incertaine, inaccessible.

 

 

Alors parfois, il est urgent de résister encore, de rester debout et immobile avec ce feu qui gronde en silence, qui brûle sans consumer, qui remue sans rien faire basculer. Résister pour mieux écouter, pour mieux sentir dans les plis de l'âme et dans les plis de la chair, à quel instant tout va céder, à quel moment les flammes vont jaillir, dans cette fraction de seconde où tout chavire, où le corps ne peut plus rien, sinon se laisser emporter et consumer dans le feu qui l'habitait.

 

 

Un feu couve sous les braises ardentes prêtes à s'éteindre quand le cœur est gris, quand le corps souffre trop, quand les yeux ferment leurs volets de bois lourds.

 

 

Elles rougeoient, clignotent comme les phares qui pulsent au-dessus des vagues dans une nuit épaisse et peuvent tout à coup s'immoler, laisser le froid les fendre comme un sabre mortel. Elles se figent alors dans le froid pour se vêtir d'un noir à faire peur, le noir de l'oubli, celui de l'enfer.

 

 

Mais quand le feu est là, je sais qu'il vient allumer les fenêtres de l'âme.

 

 

MT © 2006

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 17:04
Par-delà ton esprit

 

 

Par-delà ton esprit s’élève l’arbre

Qui peu à peu a grandi

A la source de ton amour ;

Enraciné dans tes adorations

Autant que dans tes larmes

Il est la verticale palpitante

Qui te garde vivant et sécure

Au cœur de toute chose.

 

 

MT

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 19:52
Tu peux déployer tes ailes

 

 

Dans la nuit

Tu peux encore déployer tes ailes

Les ouvrir pour sentir le vent frôler ton corps

Les étendre pour abriter ce qui cherche refuge

Les déplier pour t’envoler avec l’aigle

Et en dansant avec lui transformer ton regard

Qui dans chaque nuit

Verra toujours poindre l’aube et la lumière.

 

 

MT ©

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:09
L'instant qui passe
 
 
La lumière donne forme à la beauté.
 
Elle éclaire le manifesté, la vie qui se déploie. 
 
Elle invite le regard à s'arrêter.
 
Et dans l'instant qui passe, fugace, je suis une.
 
Une  avec la lumière, avec la fleur, avec la beauté qui m'appelle, avant de retourner à mes ombres.
 
 
MT
 
 
 
 
 
Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:40

 

 

Un jour tu seras épousée

Pénétrée

Vibrante

 

Un jour tu seras épousé

Pénétrant

Vertical

 

Toi et lui

Toi et elle

Unis dans l’intime des retrouvailles

Dans la complétude de deux corps

Ou dans l’unité d’un seul

Le cœur tintant comme une cloche

Pour fêter les épousailles

 

Et tu chanteras pour le chœur céleste

Heureuse, heureux d’avoir retrouvé

La légitimité de ton couple intérieur.

 

 

MT

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Mes citations inspirantes NUIT
commenter cet article
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 01:15
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Artisanat argile et pierres
Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT
commenter cet article
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 23:08
2017

 

 

Je crois que mes vœux pour 2017 seront beaucoup moins poétiques que les années précédentes ( 2013*, 2014*, 2015*, ). Descente dans la matière oblige…, comme si ce n’était pas l’heure de sublimer les messages par un langage allégorique ou poétique qui risquerait d’être éthéré…

 

2016 a mis beaucoup d’entre nous le nez dans notre glu, nos ombres, nos émotions non digérées et a fait se lever des voiles pour entrapercevoir quelques vérités pas toujours bonnes à voir, mais aussi des vérités qui petit à petit vont nous ramener sur notre chemin, le chemin de notre âme.

 

Dans ma vie personnelle comme dans beaucoup d’histoires que j’ai écoutées et observées dans mon entourage, je vois que de grosses valises cabossées, éventrées, d’où débordaient de vieux oripeaux, ont été déposées. Pour certains un gros tri de leur contenu a été fait. Il peut rester encore pas mal de choses en suspens, mais le délestage a commencé.

 

Dans les relations de couple ou amicales, même épuration, avec beaucoup de ruptures et la fin de relations toxiques.
 

Nous laissons derrière nous les personnes parasites, la maltraitance, qu’elle soit verbale, psychique, relationnelle, le non-respect, la trahison, la malhonnêteté, -jusqu’à la spoliation-, les fausses histoires, les cœurs vides, les faux-semblants, les demi-teintes, la tiédeur, le devoir, les obligations, les attachements excessifs, le non-discernement, le manque d’éthique, le désamour.

 

Pour cela nous rendons aux autres ce qui leur appartient afin de ne plus être leur bouc-émissaire, de ne plus recevoir les projections, les jugements, la colère ou la hargne qui ne nous sont pas destinés. A chacun de rendre (symboliquement !) la souffrance reçue, sans faire payer le prix à autrui, et en dernier ressors accueillir cette souffrance en soi-même pour s’approcher encore plus près de sa blessure originelle.

 

Cela signifie d’avoir fait un travail de cohérence interne, pour reconnaître la place de chacun dans ses relations et ne pas se tromper de personne ni de rôle.

Cela signifie que cela doit être intégré, pas seulement compris.

Cela signifie que l’enseignement de nos expériences est descendu dans notre structure, dans notre matière, dans notre façon d’être à l’écoute de soi et que nous avons suffisamment regardé nos schémas de fonctionnement, nos ombres pour ne pas les projeter à l’extérieur et en faire payer le prix aux autres.

 

Cette fin de cycle nous amène à tourner la page, sans plus se poser de question, sans plus traîner, sans plus tergiverser. Soit les gens nous font du bien, nous respectent, savent nous écouter, avoir de la tolérance, et sont capables de nous rejoindre dans ce que nous partageons avec eux, soit ces conditions ne sont pas réunies et alors nous risquons de subir la double peine : celle de recevoir cette violence injustifiée et de nous faire violence nous-mêmes si nous ne disons rien ou si nous ne changeons rien à la situation. Ce coût psychique est élevé, il plombe notre être et nous empêche d’avancer.

 

C’est en partie pourquoi, par choix ou par obligation, tant de relations sont parties de notre entourage. Elles seront remplacées, au fur et à mesure, par des relations qui nous conviennent.

Avant cela, la solitude peut être au rendez-vous. Ne la fuyons pas. C’est un temps nécessaire. Un temps de reconstruction, de retour sur soi, pour faire des bilans, pour honorer ce que vous avons perdu, pour honorer la force que vous avons eu de traverser les expériences, les épreuves, d'avoir frôlé la mort, pour honorer les personnes laissées derrière nous, elles nous ont montré, à leur façon, une partie du chemin.

 

La vie, ce sont des milliers de routes. Il est parfois difficile de savoir laquelle prendre. A chaque fois que quelqu’un ou quelque chose nous fait changer de direction, nous fait abandonner une voie, notre chemin se simplifie, l’horizon s’éclaircit. Quand nous en prenons conscience, nous pouvons remercier, pas forcément les mauvaises expériences en tant que telles, mais l’intelligence de la vie qui nous aide à aller vers l’essentiel.

 

Honorer ses pertes, c’est se mettre en résonance avec la saison de l’hiver, où les forces de vies semblent englouties, où la mort semble prendre le dessus. En nous aussi, nous pouvons sentir la mort, la mort de toutes ces parties qui appartiennent au passé, ces parts qui ne servent plus à rien, qui nous encombrent, tout ce que nous sommes obligés de laisser derrière nous et qui ne reviendra jamais comme l’enfance, la jeunesse, des étapes de vie, une personne disparue, tout ce que le temps emporte avec lui.

 

Cela demande du temps et de l’espace pour pleurer toutes ces pertes. Si on ne le fait pas, nous portons alors en nous de multiples deuils jamais aboutis, jamais soldés, jamais terminés, qui se reportent d’année en année, de relation en relation et qui contaminent notre vie.

 

En laissant derrière soi l’inutile nous allons donner plus de forces à nos valeurs profondes, peut-être même que de nouvelles valeurs mises en sommeil vont émerger.

 

Si nous disons adieu au mensonge, au parasitage, à l’irrespect, à la trahison, la maltraitance, au malheur, etc. alors nous allons pouvoir valider et accueillir l’authenticité, le partage, le respect, la fidélité à soi-même, la bienveillance, la délicatesse, la lumière, la chaleur, la vérité intérieure, la compréhension et l’accueil mutuel, tout ce qui nous nourrit réellement et nous permet d’être en accord profond avec notre vraie nature.

 

C'est le temps aussi pour glaner tous les cadeaux reçus, quelle que soit leur forme : nous avons été épaulé, soutenu, nous avons reçu un sourire, du temps, de la compréhension, des petits cadeaux imprévus, une invitation, des messages, des pensées, des fleurs, de la présence, tous ces souvenirs constituent notre cagnotte d'abondance qui garde notre coeur ouvert, rempli de gratitude.

 

Dans ce passage qui ressemble au vide, où rien ne semble en action, faisons confiance au processus. La nature reprend toujours son cours après l’hiver et les tempêtes, et chaque printemps voit refleurir la vie et ses possibles. Il nous appartient de ne pas perdre espoir jusqu’au moment du grand retournement, cet instant où tout rebascule de la mort vers le vivant. Dans les passages de pertes, de déconstruction, nous n’avons pas beaucoup de pouvoir, sinon celui d’accepter et de lâcher prise.

 

Notre seule force est de continuer, même dans cette mise à nu de notre vulnérabilité, à croire avec une totale confiance en demain et ses forces de transformation.

 

Je vous souhaite de pouvoir descendre vos racines profondément dans la terre, pour fleurir bientôt au plus haut vers le ciel.

 

Que 2017 vous soit douce et vous transmette la force du 1, celle des commencements et du renouveau.

 

 

MT

 

 

Ne demande pas : "Qu'est-ce qui va se passer ensuite ?" Laisse cela être une surprise. Un arbre ne se demande pas ni ne prévoit où il devrait faire pousser la prochaine feuille ou faire apparaître le prochain fruit. Non, sa vie tout entière n'est qu'un déploiement. Sois l'arbre de vie qui se déploie tout simplement.

~ Mooji

 

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans NUIT Transformation
commenter cet article
24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 22:56
Noël

 

 

Chère lectrice, cher lecteur

 

Je ne sais pas si je dois te souhaiter un "Joyeux Noël".

 

Si je m'en tiens à l'étymologie du mot "noël", qui a grandement à voir avec la naissance, tu admettras que la naissance n’est pas simplement « joyeuse », mais qu’elle peut se faire avec une certaine peine, un certain effort, voire une certaine douleur.

 

Non que tout cela ne soit pas à accueillir avec Joie.

 

Mais le passage qui y mène n’en reste pas moins un passage parfois ardu, où il faudra à la fois ne rien lâcher de ce qui est essentiel, et abandonner bien des attachements illusoires, comme un vieux cordon ombilical ne servant plus à rien, une fois sa première fonction nourricière disparue.

 

Dans ce goulot étroit menant à toi, à ta naissance, à la naissance de toi agrandi, ta respiration se fera plus courte, ton corps sera sous pression, tes sens seront en éveil pour témoigner de chaque centimètre gagné et de chaque centimètre perdu, laissés derrière toi comme de vieilles peaux.

 

Laisse-toi pleurer, laisse-toi souffrir encore un instant dans ces derniers arrachements, laisse remonter des tréfonds de ton corps les traces des vieilles blessures, si profondes qu’elles en étaient devenues invisibles.

 

Laisse-toi mourir, de honte, de chagrin, d’abandon, de rage, de tout ce qui frémit sous ta peau et qui fait de toi une femme vivante et un homme vivant.

 

Laisse dire ceux qui te veulent lisse, anesthésié(e), bien-pensant, sans saveur, juste pour que eux n’aient pas mal et ne soient pas écorchés par tes soubresauts.

 

Laisse-les t’accuser de n’être pas assez, d’être trop, de ne pas être au bon endroit, à la bonne heure, l’important c’est que tu sois à ton heure, à ton bon-heur, les deux pieds sur le chemin qui mène à toi et à toi seul(e).

 

Ne t’accroche pas à ce et à ceux qui te quittent. La lumière ne tolère pas la tiédeur.

 

Laisse-les s’enfuir, laisse s’enfuir ce qui est déjà mort. Ce qui est vivant viendra à toi sans encombre.

 

Et là, oui, tu pourras te réjouir, tu pourras être au cœur d’une naissance joyeuse, assumée, une natividas où tu seras à la fois le parent et l’enfant. Parent bienveillant venant accueillir son enfant divin et enfant merveilleux venant initier un élan joyeux vers la Vie.

 

Et la Joie viendra que l’un et l’autre se seront pris dans les bras.

 

 

MT

 

 

Repost 0
Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation NUIT
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • Le blog de lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
  • Contact

  • lejour-et-lanuit.over-blog.com
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...

Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

Recherche