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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 21:36
Ton regard est celui qui décide

 

 

Ton regard est celui qui décide

Il trouve ce que ton âme cherche

Et la lumière s’infiltre dans l’instant

Pour t’offrir les mystères de l’amour.

 

MT©

 

 

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 21:39
Si quelqu’un t’arrache un jour à cette terre

 

 

Si quelqu’un t’arrache un jour à cette terre
Qui se souviendra de celui qui t’a planté
Qui se souviendra de celle qui t’a arrosé
Qui se souviendra des matins et des nuits
Traversés par nos vies entremêlées

 

Qui se souviendra des amours mortes
Que j’ai laissées à tes pieds
Enterrées avec mes larmes brûlantes
Comme des secrets déchirés
Que toi seul pouvait accueillir

 

Si quelqu’un t’arrache un jour à cette terre
Quelle trace restera-t-il de ton long voyage
Sillonnant plusieurs pays et villes
Pour offrir ici ta verticale majesté
Et le soutien si puissant de ta présence

 

Si quelqu’un t’arrache un jour à cette terre
Qui sait quelle part de moi sera arrachée
Jetée en terre ou par le feu consumée
Et quelle blessure viendra chercher ma sève
Cette sève qui coule aussi en toi.

 

Si quelqu’un t’arrache un jour à cette terre
Qui sait quels invisibles liens seront perdus
Dans les éthers dilués du vent
Qui gardera et emportera avec lui
Nos chuchotements inaudibles.

 

MT ©

 

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 12:27
J'avais des ailes

 

 

J’avais des ailes
Comme des papillons accrochés aux épaules
Comme des nuages poussés par le vent

J’avais des ailes
Comme des soies mouvantes dans la nuit
Comme des voiles flottant entre les mondes

J’avais des ailes
Petites et larges vagues mauves
Qui roulaient dans l’océan des possibles

J’avais des ailes
Avant de chuter, avant de perdre l’Amour
Avant de perdre le fil qui lie toute chose.


 

MT ©

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 22:47
Au petit matin

 

 

Au petit matin

Dans le jardin endormi

Traînent encore des anges

Qui ont manqué le train du ciel

 

 

Ils s’attardent près des arbres

Leur dessinent une robe légère

Toute crochetée de brume

Pour le grand bal de l’invisible.
 

 

 

MT ©

 

 

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 15:34
Au milieu du chaos

 

 

Au milieu du chaos,

Tu peux toujours te tourner vers la beauté
Et laisser ton cœur s'en remplir
C'est un baume pour oindre tes blessures
Elles se fermeront petit à petit
Et auront le parfum des roses.

 

 

MT ©

 

 

 

 

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:49
Tu es comme l'arbre

 

 

Tu es comme l’arbre

 

Lorsqu’il a été profondément blessé
Amputé de ses pousses et branches naissantes
Par des mains sans tendresse
Il pleure du plus profond de sa sève

 

Mais tu verras bientôt que tes larmes
Donnent aussi des pépites d’or
Des petits soleils qui éclairent chaque matin.

 

 

 

MT©

 

 

 

 

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 19:44
Le coeur de la lumière

 

 

Et le coeur de la lumière
Filtrera jusqu'à ton coeur...

 

 

MT ©

 

 

 

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 17:57
Sea-Reine - Michèle Théron

 

 

Ma Reine
Couronnée de coquillages
Bénie par l’océan
Auréolée de ta lumière
Qui nage et plonge
Dans les eaux de mon cœur

Tu me fais voyager
En dehors des eaux troubles
Tu m’invites aux origines
Vers la source pure
Où tout commença.

MT
©

 

 

 

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 12:09
The Embrace - Egon Schiele

The Embrace - Egon Schiele

 

 

 

Dès le matin, se faire crucifier par le chagrin. Les bras en croix, recevoir ton corps en perdition qui suinte ses gouttes salées pendant que, collés à mon dos, les draps absorbent ma détresse. Elle coule à la vitesse d’une pierre pesante, elle s’enfonce comme un pieu qui tranche le matin en lames grises. Le corps s’électrise, devient ce lieu où rien n’est au repos, où chaque cellule recrache sa mémoire séquestrée. Les miroirs se retournent, ils affichent les images que nous avions occultées, les vérités jusque-là invisibles, les ombres que nous avons fuies ventre à terre. Où nous fallait-il courir, si vite et si loin, pour ne pas nous regarder, pour ne pas nous faire face et oser la rencontre, silencieux, immobiles et pleins, oser les tremblements, la foudre, les guerres salutaires, celles qui laissent au champ de bataille les fantômes assassins. Ces spectres-là volent nos vies, défigurent l’amour avec tant d’assiduité que les rêves s’effacent.

Nos rêves rêvaient-ils seulement ensemble ? Dans les mondes obscurs, les parallèles finissent probablement par se toucher un jour, mais si loin, si loin après l’éclat des désirs consumés par la vie. D’autres vies et d’autres mondes parlent peut-être de nous, de ce chemin qu’il nous fallait traverser main dans la main, sans pouvoir nous rejoindre vraiment. L’infinitésimal nous sépare, comme la dernière goutte d’une savante alchimie, à moins que ce ne soit le contraire. Tout nous séparait et l’infinitésimal nous lia éperdument, masquant nos différences, tenant hors d’atteinte nos flous et nos à-peu-près. L’amour n’est qu’un hasard sauvage qui nous tient au bord d’un gouffre vertigineux. Tout peut basculer, se retourner avec la vitesse d’un éclair, sombrer dans l’envers des choses. Le tain du miroir est épais, il cache en lui l’imperfection et l’impermanence, il séquestre les illusions que le temps largue comme un poison qui défait nos vies. La vérité est pourtant toute proche, invisible à nos yeux d’enfants, intolérable à nos cœurs imparfaits qui battent pour un demain qu’ils ignorent.  

 

Dans des temps lointains, me souviendrais-je que je t’ai aimé, que j’ai porté en moi ton amour et ton cœur qui battait largement, que j’ai enfilé chaque matin cette étoffe fine dont tu couvrais mes épaules, que j’ai bu tes mots qui coulaient pour moi comme une onde claire, que j’ai passé à mes doigts tout tes serments et que, dès lors que la nuit venait, tes bras devenaient un havre tranquille où s’assoupir était possible ? Demain m’effraie, je l’imagine parfois comme un éther lourd qui s’incruste dans la mémoire, recouvre l’or de nos vies, efface les souvenirs et les images qui nous tenaient debout, beaux et lumineux, dans un amour que nous cherchions désespérément. Nous le voulions grand, suffisamment large et entier pour panser les blessures oubliées, suffisamment inconscient pour couvrir le tumulte qui grondait. Nos âmes vulnérables s’effilochent sans le savoir dans la pesanteur des jours. Les enfers attendent. Ils veillent à défaire ce qui n’est pas fertile, à reprendre les serments chuchotés trop bas. Que reste-t-il lorsque tout craque, lorsque le ciment se fendille et autorise la crue. Cette déferlante ramène des limons saumâtres qui rongent la langue, laissent dans la bouche ce goût amer que rien ne défait.

 

Mais je connais ta peau. Quand ma joue l’effleure, je pourrais rester là longtemps, immobile, ne plus rien sentir de l’appel du dehors, ne plus rien attendre, sinon ce chemin offert, m’enfoncer dans l’appel qu’elle me lance. Je connais son grain qui parle d’une douceur inconnue à toi-même.

 

MT © 2009

 

 

 

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:24
Une aube rouge

 

 

Une aube rouge s’avançait comme un fleuve

Charriant les rêves tourmentés

Que la nuit laissait tomber

Comme une pluie harassante

 

Le ciel s’embrasait

La terre encore froide dormait

Recouvrant d’un voile tremblant

Toutes les morts venues me visiter

 

Elles secouaient encore mon corps

Le mettaient en pièces et en larmes

 

Tant de choses jetées en offrande dans ce fleuve

Tant d’adieux irrémédiables brûlés au feu de la vie

 

Les mains jointes et fébriles

J’attendais les bénédictions

Au premier rayon de lumière

Que le matin offrirait.

 

 

MT ©

 

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:38
Arcturus

 

 

Toi, femme gardienne qui vient des étoiles, tu brilles de ta lumière rouge, de ton feu qui éclaire et réchauffe.

Tu gardes au chaud les rêves, comme on garde des braises qui ne doivent pas mourir.

Et les Ourses sont tes sœurs stellaires qui t’escortent et gardent en sécurité l’entrée de ta caverne, afin que dans tes nuits les plus sombres, tu puisses voyager vers les étoiles.

 

MT

 

 

 

 

 

Arcturus est une étoile rouge, la plus brillante de la constellation du Bouvier.

Le nom Arcturus vient du grec ancien Ἀρκτοῦρος / Arktoûros qui signifie « le gardien des ours » en raison de sa proximité avec la Grande Ourse et la Petite Ourse.

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 19:40

 

Notre divine nature offre ses présents chaque jour.
 

D'innombrables petites créatures viennent communier avec les fleurs et les espaces de la nature.
 

Regarde !
 

Vois !
 

Respire et fais-le entrer dans ton coeur !

 

MT

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:23
Tes yeux s'ouvriront

 

 

Et puis un jour tes yeux s’ouvriront

Par-delà les voiles embrumés

Le regard décillé à tout jamais

Tu pénétreras les puits d’amour

Et boiras à la source intarissable

Qui fera de toi un être d’eau et de feu.

 

 

 

MT©

 

 

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:47
J'infuserais ton coeur

 

 

Dans les nuits les plus noires

Comme une orchidée posée sur ta couronne

 

Je serais là

 

Plongeant des plus hautes sphères

Portant avec moi des secrets

Comme des baumes doux et brûlants

 

Et j’infuserais lentement ton cœur

Pour souhaiter le voir refleurir un jour.

 

 

 

 

MT ©

 

 

 

 

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 17:31
Un feu couve en silence

 

Un feu couve en silence. Un feu couve sous la braise, dense, ronde, serrée autour d'un point incandescent qui palpite aussi fort que le cœur, tambour lourd qui résonne dans les plis de la chair en sommeil. Un feu couve et attend son heure, comme un volcan endormi, avec son magma qui bouillonne, gronde, se soulève avec la force d'une marée aux vagues rondes, épaisses, luisantes et rougeoyantes.

 

 

Un feu couve en moi, profond comme la nuit, brûlant comme les soleils d'été. Il tourbillonne dans une spirale chaude qui remue mon ventre, cuit mes entrailles, éclate mes cellules en répandant leur miel, doré, sucré, suave, dont j'étale la douceur à l'envers de ma peau tremblante, palpitante, alors qu'elle transpire encore de la terreur de demain et du chagrin d'hier. Un feu couve, prêt à tout brûler, prêt à tout saccager de ce qui est ancien, il crépite pour faire fondre mes remparts, dissoudre mes os, faire de moi juste un étendard qui flottera au vent, claquant bruyamment dans le ciel avec la régularité du battement de mes veines. J'entends pulser, claquer la toile au tissage épais, aux fils croisés comme des doigts entremêlés, je l'entends, comme un claquement de langue, sonore, sec, qui résonne avec son écho qui traîne et rebondit derrière comme les ricochets des cailloux lancés sur l'eau, je l'entends comme un claquement de doigts qui bat la mesure, qui swingue avec le rythme de la vie, lancinant et insistant.

 

 

Le feu allume tout ce qui est sec en moi, il unit dans une même flamme ce qui était séparé, flottant, abandonné. C'est la foudre qui a jeté la première étincelle, comme une brûlure imposée à ma peau, comme une blessure offerte à mon cœur qui sait enfin saigner, s'épancher et battre, qui gonfle tel une éponge trop lourde prête à éclater.

 

 

Le feu appelle l'air, le vent, la brise, il appelle le baiser qui mélange les souffles, il implore pour pénétrer la chair, il gémit pour pouvoir travailler et consumer ce qu'il y a encore à consumer. Il ordonne, il soumet, il mate en maître intransigeant et impitoyable la matière qui fond comme une glaise qui sera bonne à pétrir. Inutile de résister, au risque qu'il ne se fasse plus violent encore, de peur qu'il ne soit plus carnassier, plus dévorant, plus gourmand.

 

Mais céder au feu n'est pas la fin de l'incandescence. Céder au feu, c'est nourrir le prochain feu, c'est préparer la prochaine étincelle, comme une foudre sans fin qui pleut sur le cœur, c'est laisser tomber les étoiles en pluie serrée et glacée, petits couteaux dorés qui tailladent la peau, la percent de milles trous creusés méthodiquement, pour amener encore et encore plus près du néant, là, tout au bord, là où les pieds ne veulent pas aller, là où quelque chose résiste, accroché par un fil invisible qui s'enroule autour des chevilles comme un liseron envahissant, grimpant sur les jambes pour immobiliser le corps.

 

 

Céder au feu, c'est préparer les prochaines larmes, les prochaines descentes dans l'ombre, c'est entrer dans la lumière pour sortir par le tunnel de la nuit. C'est se laisser irradier par le rouge qui consume pour être bientôt dissout dans des ténèbres de tourmaline.

 

 

Alors parfois, le corps résiste. Il résiste à demain, au chagrin, à la brûlure programmée qui attend son heure, à cette incandescence qui submergera comme une nouvelle marée où il faudra couler, se dissoudre, se noyer, sans être sûr de ressusciter. Il résiste au plaisir de la fusion, pour fuir le goût de cendres dans la bouche, quand le feu s'est éteint, quand le froid est revenu, quand le tonnerre s'éloigne tel une onde imperceptible et que le silence prend à nouveau toute la place.

 

 

C'est alors que vient l'envie de fuir ces quelques secondes où la mort se répand dans la gorge avec son goût de métal, avec cette acidité et cette âcreté écœurantes qui remplissent les veines et glacent le sang. Vient l'urgence de refuser d'être ce gisant laissé sur la grève, vidé de son feu, vidé de sa lumière, même si elle est passée si violemment, transperçant chaque parcelle de peau.

 

 

Puis vient encore et encore cette nécessité de différer au delà du possible cet instant flottant où plus rien ne bouge, où tout semble consumé, en attente des prochaines braises qui rallumeront le prochain feu pour sentir à nouveau la vie qui pulse aussi doucement que le ventre d'un nouveau-né. Feux allumés, éteints, puis allumés sans cesse, comme des témoins qui passent d'heures en heures, pour dilater la vie, la tendre entre ciel et terre jusqu'à la dernière étoile, improbable, incertaine, inaccessible.

 

 

Alors parfois, il est urgent de résister encore, de rester debout et immobile avec ce feu qui gronde en silence, qui brûle sans consumer, qui remue sans rien faire basculer. Résister pour mieux écouter, pour mieux sentir dans les plis de l'âme et dans les plis de la chair, à quel instant tout va céder, à quel moment les flammes vont jaillir, dans cette fraction de seconde où tout chavire, où le corps ne peut plus rien, sinon se laisser emporter et consumer dans le feu qui l'habitait.

 

 

Un feu couve sous les braises ardentes prêtes à s'éteindre quand le cœur est gris, quand le corps souffre trop, quand les yeux ferment leurs volets de bois lourds.

 

 

Elles rougeoient, clignotent comme les phares qui pulsent au-dessus des vagues dans une nuit épaisse et peuvent tout à coup s'immoler, laisser le froid les fendre comme un sabre mortel. Elles se figent alors dans le froid pour se vêtir d'un noir à faire peur, le noir de l'oubli, celui de l'enfer.

 

 

Mais quand le feu est là, je sais qu'il vient allumer les fenêtres de l'âme.

 

 

MT © 2006

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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