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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:43

 




La paternité de cette prière, qui orne le cabinet de bien des médecins et chirurgiens-dentistes juifs, n'est pas unanimement attribuée au « sage de Fostat », encore qu'elle soit rédigée dans son style. Fred Rosner (in la Médecine tirée du Mishneh Torah), par exemple, estime qu'elle ne peut être antérieure à 1783.

 

 

 

 

La prière médicale attribuée à Moïse Maïmonide

 

 


« Mon Dieu, remplis mon âme d'amour pour l'Art et pour toutes les créatures. N'admets pas que la soif du gain et la recherche de la gloire m'influencent dans l'exercice de mon Art, car les ennemis de la vérité et de l'amour des hommes pourraient facilement m'abuser et m'éloigner du noble devoir de faire du bien à tes enfants. Soutiens la force de mon cœur pour qu'il soit toujours prêt à servir le pauvre et le riche, l'ami et l'ennemi, le bon et le mauvais.

Fais que je ne voie que l'homme dans celui qui souffre. Fais que mon esprit reste clair auprès du lit du malade et qu'il ne soit distrait par aucune chose étrangère afin qu'il ait présent tout ce que l'expérience et la science lui ont enseigné, car grandes et sublimes sont les recherches scientifiques qui ont pour but de conserver la santé et la vie de toutes les créatures.

Fais que mes malades aient confiance en moi et mon Art pour qu'ils suivent mes conseils et mes prescriptions. Éloigne de leur lit les charlatans, l'armée des parents aux mille conseils, et les gardes qui savent toujours tout: car c'est une engeance dangereuse qui, par vanité, fait échouer les meilleures intentions de l'Art et conduit souvent les créatures à la mort. Si les ignorants me blâment et me raillent, fais que l'amour de mon Art, comme une cuirasse, me rende invulnérable, pour que je puisse persévérer dans le vrai, sans égard au prestige, au renom et à l'âge de mes ennemis. Prête-moi, mon Dieu, l'indulgence et la patience auprès des malades entêtés et grossiers.

Fais que je sois modéré en tout, mais insatiable dans mon amour de la science. Éloigne de moi l'idée que je peux tout. Donne-moi la force, la volonté et l'occasion d'élargir de plus en plus mes connaissances. Je peux aujourd'hui découvrir dans mon savoir des choses que je ne soupçonnais pas hier, car l'Art est grand mais l'esprit de l'homme pénètre toujours plus avant.»

 

 

 

PRIRE_maimonide--2-.jpg

 

 

 

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:37

  LES TRUCS DE LA NATURO

 

Simples et bon marché,

des habitudes à adopter et à ne plus oublier…

 

 

Vous avez une baignoire, 5 minutes devant vous et vous voulez vous tonifier pour la journée?

 

Alors commencez votre journée avec un « bain de siège ».

 

 

A faire :

 

·Préparez une grande serviette, éventuellement un gant de crin, de l’huile essentielle d’épinette noire ;

 

·Remplissez votre baignoire d’eau froide à 1/3 (de telle sorte que l’eau arrive dans le pli de l’aine quand nous serez assis) ;

 

·Prenez une grande respiration … et entrez dans la baignoire ; si c’est trop dur, vous pouvez laisser vos jambes en dehors de l’eau, puis les plonger après ; ne bloquez pas votre respiration ;

 

·Comptez jusqu’à 20, restez au maximum 1 minute en fonction de votre terrain (qui aura été défini lors d’une consultation avec un naturopathe) ;

 

·Sortez, séchez-vous, frictionnez-vous les reins, le ventre et les jambes ;

 

·Appliquez quelques gouttes d’huile essentielle d’épinette noire sur la région des lombaires, pour stimuler les surrénales ; une chaleur se dégage rapidement de l’organisme.

 

 

A ne pas faire :

 

L’eau ne doit pas monter trop haut sur les reins

Eviter :

- au moment des règles

- en période de trop grande fatigue, en cas de sous-vitalité

- en cas de trop grande frilosité

 

 

Autres indications :

  

- hémorroïdes

- leucorrhées

- fièvre

- resserre les tissus

- décongestionne le petit bassin

 

 

 

 

 En route pour une journée pleine d’entrain !

 

 

 

 

  

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:21

Les trois techniques incontournables pour retrouver l’équilibre

 

 

La naturopathie utilise une dizaine de techniques  pour optimiser ses résultats : plantes (aromathérapie, phytothérapie), alimentation, exercice physique, psychologie, réflexologie, culture respiratoire, hydrothérapie, techniques manuelles, actinologie, magnétologie...

 

Parmi toutes ces techniques, trois ont été nommées «  techniques majeures », c’est à dire incontournables : alimentation, exercice physique, psychologie. Elles figurent dans tout programme d'hygiène vitale et furent adoptées en 1985 par la FENAHMAN (1).

 

 

Pourquoi ces trois techniques?

 

Tentons d'y répondre en faisant une sorte d'inventaire -partiel- des fonctions ou des organes touchés par ces trois techniques afin de montrer qu'elles parviennent à modifier en profondeur toutes les fonctions vitales et cela sur tous les plans de notre organisme : physique, énergétique et mental.

Pourquoi ces trois techniques ? A cette question on pourrait déjà simplement répondre :

 

- l'alimentation pour nourrir son corps

- l'exercice physique pour habiter son corps

- la psychologie pour accepter son corps

 

Ces trois techniques peuvent de plus être superposées avec les trois pôles énergétiques que Rudolf  STEINER a établi (2) :

 

- l'alimentation pour le pôle métabolique

- l'exercice physique pour le pôle rythmique

- la psychologie pour le pôle neuro-sensoriel

 

 

L'alimentation : Nourrir son corps

 

Faisons en premier lieu référence et hommage à Hippocrate : "Que l'aliment soit ton premier remède". En effet, il s'agit là de ne pas considérer l'aliment uniquement dans sa dimension épicurienne, mais dans sa valeur thérapeutique.

 

L'alimentation va jouer un rôle sur 3 niveaux :

 

- énergie physique,

- énergie éthérique

- harmonisation de la personnalité

 

1- L'énergie physique :

 

- c'est la première énergie concrète que notre corps va recevoir pour fonctionner, agir, sentir, penser; il va y puiser les substrats que sont les acides aminés, les acides gras, le glucose, c'est à  dire les briques;

- de la qualité des aliments ou de leur choix dépendra la quantité ou la biodisponibilité de micro-éléments indispensables à la réalisation des fonctions vitales (enzymes, vitamines, oligo-éléments, minéraux, tous catalyseurs essentiels);

- c'est la nourriture qui va déterminer la qualité de nos humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels), c'est à dire la qualité de notre métabolisme et préserver ainsi l'homéostasie (équilibre entre toutes les fonctions);

- la qualité et la quantité d'aliments vont conditionner tous les processus de digestion, de sécrétion, d'assimilation, d'élimination :

- par exemple, une carence en aliment cru peut entraîner un surmenage des enzymes digestives par manque d'enzymes alimentaires

- un manque de fibres ralentira le transit intestinal et ne permettra pas à l'intestin de drainer les toxines biliaires ou les lipides excédentaires

- les excès alimentaires vont provoquer des surcharges, un ralentissement du métabolisme, un encrassement des émonctoires

- les associations alimentaires jouent un rôle au niveau de la capacité digestive, pouvant entraîner une perte d'énergie supplémentaire

 

Ces exemples montrent qu'une mauvaise gestion de l'alimentation aura pour conséquences tout un ensemble de pathologies comme prise de poids, constipation, surmenage digestif, diabète, cholestérol, chute immunitaire, fatigue rénale, problèmes cardio-vasculaires,... et cela jusqu'au stade lésionnel.

En effet, en sollicitant nos organes, nos glandes, notre système nerveux d'une certaine façon, chacun d'entre eux apporte une réponse spécifique, pouvant aller un jour jusqu'à l'anarchie ou la panne.

Ainsi de l'alimentation dépend un équilibre important qui concerne toutes les grandes organisations de notre organisme, tant au niveau de l'énergie, de l'immunité, du métabolisme que du système hormonal.

 

 

2- L'énergie éthérique

 

Le corps reçoit aussi de la nourriture une énergie plus subtile : sa force vibratoire, contenue dans les particules éthériques et qui à la première bouchée sont déjà capables de procurer une sensation de réconfort, avant même que la nourriture soit digérée.

 

Ces énergies vont donc nourrir le corps éthérique de l'être humain qui est porteur de vitalité et responsable de toute une chaîne de fonctions :

- assimilation, élimination, croissance, entretien, forces formatrices (pour l'éther chimique)

- forces de reproduction (pour l'éther vital),

- système nerveux, glandulaire, circulatoire (pour l'éther lumière)

- mémoire (pour l'éther réflecteur)

 

 

3 - Rôle d'harmonisant

 

On peut en effet affirmer que faire un repas harmonieux, conscient, mesuré, c'est déjà en retirer un bénéfice psychique. C'est comme se lever du bon pied,  ou comme être en règle avec soi : la suite de la journée n'en est que meilleure !

 

 

L'EXERCICE PHYSIQUE :

Habiter son corps, par le souffle et par le mouvement

 

1 - Par le souffle

 

- l'exercice physique accroît l'amplitude de la respiration et respirer, c'est faire entrer la vie, l'oxygène, c'est à dire participer à la ventilation de tout l'organisme et l'oxygénation des cellules;

- respirer, c'est permettre une meilleure combustion : comme l'air avive la flamme,  une respiration entraînera une meilleure digestion et un meilleur métabolisme;

- respirer c'est augmenter l'élasticité du diaphragme, assouplir toute la zone du plexus et se mettre en relation avec les centres nerveux sensibles aux émotions;

- on sait aussi que la respiration agit sur de multiples fonctions :

*sur l'appareil cardiaque

qu'elle est la clé de la circulation sanguine (en particulier la circulation de retour)

*qu'elle améliore l'appareil lymphatique

*qu'elle favorise le transit intestinal et la digestion, par le pompage des viscères

le souffle est par ailleurs le chef d'orchestre qui va harmoniser le pôle métabolique (viscéral) et le pôle neuro-sensoriel (mental), c'est à dire le corps et l'esprit, c’est ainsi qu’il servira d'interface entre le bas et le haut; le souffle devient ainsi la frontière sensible entre la santé et la pathologie.

Un souffle bien placé et libre permettra de freiner :

-les maladies de sclérose, de froid, pour le pôle neuro-sensoriel (tendance trop cérébrale)

-les maladies inflammatoires ou d'anarchie cellulaire pour le pôle métabolique (tendance trop "épicurienne")

 

Savoir contrôler sa respiration, l'amplifier ou la freiner suivant les circonstances, permet une transformation physique, énergétique et psychique et d'un meilleur souffle dépendra donc l'amélioration de toutes les fonctions qui y sont liées.

 

 

2 - Par le mouvement

 

Le mouvement est comme le souffle synonyme de vie.

- il va amener du sang, de la chaleur, des minéraux;

- il va renforcer la musculature, développer la souplesse, l'équilibre;

- il va accélérer le recyclage des humeurs, en luttant contre les difficultés de transport des nutriments dans l'organisme, puisque la sédentarité constitue un barrage :

-par exemple l'exercice physique peut multiplier par 10 l'accélération des liquides : la lymphe mettra 3 heures à être recyclée au lieu de 20 heures;

-un effort physique intense va entraîner une combustion des réserves énergétiques et des déchets accumulés dans les tissus, une oxygénation plus intense et donc une meilleure oxydation au niveau cellulaire (les déchets sont dégradés par oxydation), ainsi les toxines incrustées dans les tissus seront dégradées sur place; le mouvement va donc aider les émonctoires dans leur fonction éliminatrice ;

- il va aussi opérer une déconnexion cortico-diencéphalique (le cerveau est « débranché »), un défoulement, un lâcher-prise des tensions et il sera à ce titre un facteur anti-stress;

 

 

3 - Rôle d'harmonisant

 

- le mouvement va permettre d'entrer en contact avec son corps, de le vivre plus intensément, plus en profondeur ou plus librement, de connaître et de dépasser ses limites, de se créer un nouveau schéma corporel;

- il peut parfois aider à se construire une nouvelle silhouette ou de nouveaux volumes;

- il sera dans bien des cas à l'origine de nouveaux contacts humains capables de nous faire évoluer dans la relation à l'autre;

- il peut aussi relier l'être humain à l'esthétique,  à la beauté et dans ce cas il devient un pont jeté entre soi et l'art ou la beauté;

- mais il sera surtout harmonisant par le plaisir, la gratification qu'il procure et par son aspect ludique;

 

 

LA PSYCHOLOGIE :

Accepter son corps physique et émotionnel

 

L'alimentation ne peut pas tout résoudre car il n'y a probablement pas de régime parfait face à un individu unique, pas plus qu'il n'y a une nourriture idéale ou parfaitement pure (surtout à notre époque, où nos assiettes se remplissent d’aliments de plus en plus toxiques).

Aussi la psychologie est-elle une technique essentielle, car on ne peut plus ignorer l'importance des maladies psycho-somatiques.

 

Cette technique intervient pleinement en cure de désintoxication et en cure de revitalisation à la fois comme une dérivation et comme un travail de fond. Elle va permettre un déconditionnement à la douleur, au conflit et un reconditionnement vers une acceptation, une restructuration positive de la vie. Cette technique, bien que s'appliquant au psychisme, va aussi agir sur les plans physique et énergétique et jouer bien sûr un rôle d'harmonisant.

 

 

1 - Le plan physique

 

La psychologie permet de s'attaquer à la cause de tout problème, qui peut bien évidemment avoir des conséquences sur :

- l'alimentation : on peut mal se nourrir pour des raisons purement psychiques (anorexie, boulimie,...)

- l'énergie : ruminer, être angoissé, affronter de graves problèmes engendre des tensions, et signifie une perte d'énergie pour l'organisme

- la santé : parce que vivre en conflit avec soi-même ou les autres sans parvenir à trouver une solution acceptable risque de provoquer un bouleversement si profond que l'organisme peut aller dans le sens de l'auto-destruction (on sait par exemple que la plupart des cancers ont pour origine une cause émotionnelle : conflit, divorce, deuil,...)

 

Ainsi, réorganiser son mental, c'est réorganiser toute une énergie, qui va circuler plus librement grâce aux barrages levés. Cette énergie va dynamiser les cellules, les faire rayonner et fonctionner dans le sens de la construction, de la régénérescence.

 

 

2 - Le plan psychique

 

Un travail sur soi va permettre :

- un lâcher-prise, c'est à dire "se confier", "s'en remettre" à quelqu'un;

de mieux gérer la dualité qui habite le corps;

- d'apprendre à mieux se connaître, savoir où sont ses limites, ses manques, ses désirs et les accepter pour les transcender et réveiller ce qui dort en soi;

- de dénouer les blocages psychiques pour dénouer les blocages physiques gardés en mémoire dans l'organisme;

 

Intégrer la dimension psychique, parce que l'esprit a un pourvoir sur la matière : les jours de grand bonheur en témoignent, car tout le corps rayonne, quelque soit la nourriture absorbée (un repas non "conforme" n'aura pas de fâcheuse conséquences s'il est pris dans une ambiance conviviale et de bonheur).

 

 

3 - Rôle d'harmonisant

 

La psychologie comme outil de transformation aura un rôle d'harmonisant de la personnalité, car une écoute de soi permet d'harmoniser ses comportements, de se sentir cohérent à l'intérieur de soi et qu'être conscient offre toujours de beaux moments et une dimension supérieure à la vie.

 

Ces techniques, alimentation, exercice physique, psychologie, permettent à elles trois de prendre en compte les trois dimensions principales de l'être humain : physique, énergétique et psychique,  jouant chacune à leur manière en totalité ou en partie sur ces plans et régulant tout un flot de fonctions vitales ou d'organes. Ainsi portent-elles bien leur nom de « techniques majeures », car si elles englobent si bien les subtiles dimensions de l’être humain, comment ne pas les concevoir comme essentielles, indispensables à notre équilibre ?

 

Aujourd’hui, cet équilibre est chaque jour menacé, remis en cause, par les conditions de vie difficiles, les tensions sociales, la pollution, une hygiène de vie dénaturée. Notre pauvre corps essaie de « surfer » au milieu de ces intempéries, mais la lutte est rude. Et pour lui garantir un minimum d’équilibre, il faut pouvoir lui offrir une stratégie complète, qui le respecte, l’intègre dans sa globalité et ne le réduise pas à un morceau de viande ou à une juxtaposition d’organes en souffrance.

 

Nous sommes cette globalité corps/énergie/âme et pour nous bien porter, encore faut-il en prendre conscience. Que souhaitons-nous offrir à nous-même ? C’est la question qu’il faut nous poser pour entrevoir les bonnes réponses et se diriger vers de bonnes techniques.

 

Ces trois techniques essentielles, parce que donnant du sens à notre existence, ont chacune une importance capitale, mais l'une sans l'autre peut se révéler impuissante. Ce n'est que la synergie des trois qui est capable de générer une transformation vers un mieux-être, comme une recette alchimique qui saura transformer notre plomb en or.

 

Michèle THÉRON

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

 

(1) Fédération Française de Naturopathie, fenahman@free.fr

(2) Pôles énergétiques aux fonctions différentes établis par Rudolf Steiner, « père » de l’anthroposophie :  métabolique (ou viscéral, qui gère les échanges nutritifs), rythmique (ou cardiaque, qui gère le souffle et les échanges gazeux), neuro-sensoriel (ou psychique, qui gère la force nerveuse)

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 13:54

 

Un processus bio-physique au service de l’étude du vivant

 

 

Méthode d’analyse globale, ses champs d’application sont immenses. En évaluant la qualité interne de toute substance vivante, elle intéresse directement notre santé et notre alimentation et nous interroge sur notre rapport au réel.

 

 

A partir d’indications données par Rudolf STEINER, E. PFEIFFER, un chimiste allemand, met au point au début du siècle, cette méthode d’analyse globale qui sera ensuite utilisée dans les domaines médicaux et agro-alimentaires. Au départ empirique, la méthode va devenir une technique de laboratoire statistiquement vérifiée, grâce aux travaux des Docteurs Alla et Oleg SELAWRY. Entre 1950 et 1975, ces médecins recueillirent plus de 600 000 plaques, où furent testées différentes substances.

 

Les cristallisations sensibles ou « thésigraphies » sont obtenues en mélangeant des solutions de sel à des substances organiques. Le chlorure de cuivre est le sel qui s’est révélé le plus efficace pour l’observation de ce processus. Mise en présence de la substance à tester (substance végétale, minérale ou sanguine) et déposée sur une plaque de verre, la solution s’évapore et dessine ensuite ce qu’on appelle des images de cristallisation.

 

Cette méthode s’applique à tout produit animal ou végétal pour connaître sa valeur nutritive, son pouvoir thérapeutique, son degré de contamination, etc.

Elle s’applique aussi à l’homme, à l’animal, par prélèvement de leur sang pour obtenir un bilan de santé (par exemple connaître l’état de tout un cheptel animal à partir d’un seul individu). Elle permet alors d’évaluer le terrain, ses faiblesses, de dépister précocement des cancers, de faire des suivis thérapeutiques réguliers.

 

 

Comment ça marche ?

 

Le test de cristallisation sensible est une opération délicate, faite dans des conditions d’expérimentation précises.

Il se pratique dans une cabine isolée des champs magnétiques ou vibratoires et des courants telluriques, dans laquelle on maintient une température et une hygrométrie constantes. Les plaques de verre sur lesquelles sont déposées les solutions sont laissées toute la nuit (environ 18 à 24 heures). (voir …)

Entre le substrat, l’eau et le sel de cuivre, tout se passe comme si l’information du substrat était extraite par le réseau de molécules d’eau et s’imprimait dans les aiguilles du sel de cuivre qui sert de révélateur.

 

Un premier examen est fait à l’œil nu, sorte de bilan morphologique : rétraction, vitalité des striations, trame, amplitude du rayonnement, localisation du « centre » (excentré) de la cristallisation, signes ou figures visibles, étude des zones. L’examen se poursuit à la loupe éclairante et enfin au microscope. Il se passe une quinzaine de jours entre l’examen et le diagnostic final, ce qui en fait un test biologique peu industriel, car l’interprétation est longue.

 

Le test permet de rendre compte de l’équilibre ou du déséquilibre des systèmes énergétiques d’un organisme vivant c’est à dire de sa vitalité. Toute modification dynamique de l’organisme va transformer l’image. Pour le test appliqué à l’être humain, la pathologie qui va déterminer cette modification énergétique sera soit au niveau :

de l’organe (pathologie organique)

de la fonction de l’organe (pathologie fonctionnelle)

du métal lié à cet organe ou sa fonction (excès ou carence)

 

 

Un test qualitatif

 

A structures chimiques équivalentes des substances testées, les sels de chlorure de cuivre s’organisent ou non à partir d’un centre, selon que la substance est naturelle ou artificielle. Les substances de synthèse n’induisent pas une organisation spécifique des sels (par exemple la vitamine C de synthèse donne un ensemble de petites étoiles non reliées, tandis que l’acerola produit une image arborescente). Par contre, les substances végétales, animales ou humaines organisent les sels de chlorure en une image de cristallisation tripartite. C’est ainsi qu’on a pu déduire que la composition chimique de la substance n’était pas responsable de l’organisation de l’image cristalline. Le chlorure de cuivre se comporte plutôt comme s’il matérialisait le champ énergétique commun aux êtres vivants.

 

Ce processus sert de test qualitatif, permettant d’analyser des substances diverses (sang, sève, teinture mère, poudre séchée,…), non pas basé sur l’analyse quantitative des composants chimiques, mais sur la qualité de l’énergie de vie qui anime toute substance. Entre deux extraits de pomme (de même variété) on ne testera pas la quantité de vitamines, mais on pourra connaître la valeur en quelque sorte « énergétique » des deux échantillons. (Voir figures 1 et 2)

 

 

Une cartographie codée

 

Le volume des informations contenues dans chaque image cristalline est considérable. Il est décodable à partir de référentiels expérimentés et confrontés à la clinique (pour les bilans de santé par exemple) ou à la biochimie (pour les denrées agro-alimentaires par exemple). Notamment des expériences in vitro ont permis d’accélérer l’altération de divers extraits biologiques -en jouant sur divers paramètres : chaleur, congélation, échauffement, acidification, oxydation- et ainsi anticiper et vérifier les processus d’altérations naturelles. Ceux-ci vont tous dans le même sens : le catabolisme.

 

Les modifications de l’image cristalline accompagnent ce processus de catabolisme et suivent alors une involution en correspondance avec la dégradation cellulaire ou métabolique. Cela se traduit par une série de figures en formes de vacuoles, puis ailerons, rosettes et enfin croix (voir figure n°3). Ces figures sont observables par exemple sur le végétal ou le lait. Au fur et à mesure de leur stockage et de leur dégradation, à chaque échantillonnage successif, on voit alors s’installer ces figures, toujours de la vacuole vers la croix.

 

Pour les bilans sanguins, la cristallisation s’organise autour de formes qui renvoient aux grands systèmes de notre organisme : systèmes pulmonaire, cardiaque, gastrique, hépatique, intestinal, génital et rénal (voir figure n°4). Un sujet équilibré se verra pourvu d’une texture cristalline qui rayonne harmonieusement, autour d’un centre unique, toujours excentré. La croissance des cristaux est régulière, sans vacuoles, sans éléments cristallin surajouté ; les stries sont régulières et homogènes. Une lecture qui évoque de façon surprenante l’interprétation iridologique, où l’on observe la trame de l’iris, ses vacuoles, les éléments surajoutés, où il existe une cartographie des organes et où chaque détail est interprété en rapport avec les grands systèmes de l’organisme.

 

 

Echec à la philosophie matérialiste

 

Cette lecture fait appel à des paramètres totalement différents de ceux employés par l’analyse scientifique qui les qualifierait de « subjectifs ». Le monde scientifique d’aujourd’hui a opté pour une philosophie matérialiste, basée sur l’étude de la matière observée dans des conditions où elle n’est plus « vivante ». Il étudie la structure des organismes dans son aspect quantitatif (microbiologie, chimie, biochimie : y a-t-il des vitamines ? oui/non ; y a-t-il des bactéries ? oui/non …) et délaisse l’aspect qualitatif qui est en fait la clef de la connaissance du vivant. Jean-Pierre Garel, biologiste au CNRS, qualifie la biologie moléculaire de « monstre mécaniciste et réductionniste », parce que trop axée sur une recherche linéaire. Il précise : « Trois de ces rameaux vigoureux (génétique moléculaire, virologie moléculaire et immunologie moléculaire) sont aujourd’hui directement défiés par le SIDA. Pour en triompher faut-il changer le SIDA, les patients ou les concepts ? ». Mais les concepts ont la vie dure…

 

Néanmoins, aujourd’hui, les normes officielles sont insuffisantes pour rendre compte de la qualité d’une chose aussi complexe qu’un organisme vivant, que ce soit un aliment consommé ou l’organisme humain. Elles ne sont pas adaptées à un domaine aussi fluctuant que celui des êtres vivants et des processus de vie, toujours en mouvement.

La conséquence de cette vision froide et matérialiste a abouti à des techniques (agricoles entre autres) destructrices pour nous-mêmes et notre environnement. L’agriculture et l’élevage ont pour rôle de nourrir, de maintenir le vivant en bonne santé, de préparer la nature de demain à partir du patrimoine existant en l’amenant vers un niveau d’évolution supérieur en complexité. Au lieu de cela, nous sommes arrivés à une production quantitative démesurée dont nous devons payer le prix par l’abandon de la qualité même du vivant. L’argument,  souvent taxé de passéiste ou obsolète par les détracteurs du « bio », trouve néanmoins ici sa raison d’être à travers l’expérimentation.

 

 

Une hiérarchisation des agricultures

 

Toutes les images de cristallisation des produits de l’agriculture intensive traduisent par leur texture, leur structure et leur évolution dans le temps : un affaiblissement des processus végétatifs, une stagnation ou un abaissement du niveau d’évolution et des capacités de régénération réduites. Elles mettent ainsi en évidence que l’agriculture dominante est une pratique non pas d’ « élevage », mais bien une « exploitation », un esclavage de la terre et de ses richesses. Au même titre que l’Homme s’est permis d’exploiter l’Homme en le réduisant à l’esclavage, sans se soucier de sa valeur, l’agriculture exploite la terre, sans éthique et sans aucune notion des lois qui régissent la nature. Nous entendons par « lois », le système complexe de réactions en chaîne que l’Homme ne peut connaître ni maîtriser dans son ensemble.

 

L’observation des produits issus des trois agricultures (intensive, biologique, biodynamique) permet en effet de hiérarchiser la structure des cristallisations, selon des critères qui nous informent de la qualité de ces modes de production.

Les produits issus de l’agriculture dominante donnent des images de type « racine » dans laquelle prédomine un aspect physique et éphémère.

Les produits de l’agriculture biologique donnent des images de type « feuille », dans laquelle prédomine l’intensité des processus végétatifs.

Avec les produits de l’agriculture biodynamique, les images de type « fleur » montrent les structures les plus évoluées, tout en gardant des textures révélatrices de processus végétatifs intenses.

 

Nous pouvons voir à travers ces trois types d’image, la même dynamique qu’un processus de maturation, de la racine (la partie la plus « grossière ») à la fleur (la partie la plus subtile).

Ces images viennent traduire à leur manière des phénomènes énergétiques subtils et nous interrogent sans cesse. Comment nous nourrissons-nous ? Quelle est la valeur de ce que nous laissons pénétrer dans notre corps ? Quel est le taux vibratoire de nos aliments, de notre organisme ? Comment appréhendons-nous le réel ? Sommes-nous entiers et debout sur nos deux jambes ? Car si nous sommes condamnés à ne manger que ce que nous donne l’agriculture intensive, ne sommes-nous pas amputés de quelque chose de vital pour notre survie ?

 

 

Le féminin oublié

 

La progression des images de cristallisations sensibles, d’une forme de type racine (pour l’agriculture intensive) jusqu’à une forme de type fleur (pour l’agriculture biodynamique), est à mettre en parallèle avec un processus qui s’inscrit dans une polarité. Dans notre monde manifesté, la vie ne peut circuler qu’entre deux pôles opposés : mâle et femelle, (+) et (-), yang et yin, deux polarités qui créent la matière, l’énergie, la vie.

Pour assurer la survie du groupe, le principe masculin, guerrier, agressif, compétitif, s’est mis en place dès l’origine de la civilisation. Puis, de nécessaire, ce principe est devenu un outil de pouvoir. Le patriarcat dominant a imposé ses outils de survie : l’intellect, l’analyse, la science, la technologie. L’intellect sépare, pour pouvoir désigner et connaître. Dans sa forme déviante, il sépare pour asservir, l’espace et les consciences. Il a « oublié », dans sa volonté de domination, de maîtrise, qu’il existait des valeurs féminines. S’il ne les a pas oubliées, il les a subordonnées.

 

Pourtant, nous l’avons dit, la vie ne circule qu’entre deux pôles. Deux pôles réunis dans la symbolique d’un arbre. Ses racines, dures, profondes se nourrissent des minéraux de la terre pour construire le tronc puissant, noir, dressé, manifesté, yang. Puis les ramures s’arrondissent, se fragilisent, jusqu’aux feuilles qui préparent au féminin. Enfin, légères, douces, fragiles, subtiles, embaumantes, offertes au soleil, les fleurs, quintessence du principe féminin. Les fleurs qui nourrissent les abeilles et les papillons, permettent la reproduction et participent à la respiration profonde de la nature. Les fleurs qui, par leur parfum, nous font toucher au plus subtil de la matière.

Comment ne pas voir dans ce processus un tout indissociable ? Or notre société ne vit qu’avec sa polarité masculine. Comment ne pas s’alarmer du fait qu’elle néglige tout ce qui découle de ces phénomènes subtils ?

 

 

Changer notre rapport au réel

 

Les scandales de toutes sortes sont là pour nous montrer vers quels déséquilibres notre société « amputée » nous entraîne. Et un test, comme celui des cristallisations sensibles, par les questions qu’il soulève, est là pour nous le rappeler aussi. Notre vision, notre appréhension du réel doivent changer et nous devons faire confiance à notre intuition. Oui, notre alimentation et notre environnement doivent être préservés, protégés, car c’est de la survie de notre espèce dont il s’agit aussi. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous-mêmes. Ces cristallisations sensibles nous montrent que notre rationalité n’a pas raison de tout, que notre mode de connaissance et notre appréhension du réel sont à revisiter.

 

Un symbole nous enseigne à propos de notre mode de connaissance dans les sciences actuelles. Dans l’évolution de l’humanité, le serpent représente l’accès à la connaissance. Il séduit l’Homme et l’entraîne à manger le fruit de l’ « Arbre de la connaissance ». A partir de ce moment, l’Homme est chassé du « paradis » (état de non connaissance). Il voit ses yeux s’ouvrir, aspect positif de la symbolique du serpent, car par la connaissance, il accède à l’autonomie. Mais l’orientation de nos facultés de connaissance sur des faits exclusivement matérialistes sont les conséquences négatives de l’influence du serpent. Car alors cette connaissance ne tient plus aucun compte des éléments subjectifs de l’expérience. Tout est alors analysé, pensé, selon des critères « objectifs » de mesure et l’Homme lui-même est intégré dans ce système en tant qu’outil.

 

Comme le dit Hans-Werner Schroeder (1) : « Même la médecine, la plus humaine de toutes les sciences, menace de dégénérer en une simple médecine d’appareillage dans laquelle les composantes humaines, intuition, compassion, expérience recueillie grâce à la rencontre avec le patient, n’auront quasiment plus aucun rôle à jouer. Telle est la toute dernière conséquence du mode de connaissance introduit par le serpent dans l’humanité ».

 

Pour faire de ce symbole un symbole positif, il nous faut admettre que nos facultés cognitives ne sont pas à mettre exclusivement au service du réel-objectif. Il faut que cette connaissance retrouve un lien avec des nouvelles forces spirituelles qui permettront à l’Homme de s’élever sans perdre pour autant son autonomie.

 

Ainsi toutes les approches du réel seront complémentaires au lieu de s’exclure, la science cessera d’être divisée entre « science exacte » et « science inexacte », et elle cessera peut-être de morceler l’être humain, qui a hâte de retrouver un peu de son unité.

 

Michèle Théron

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "Objectif Notre Santé"

 

 

 

(1) « Le serpent dans l’évolution de l’humanité » in Revue Weleda n°83

 

Désolée pour l'absence d'illustration normalement en lien avec cet article. Si je retrouve de quoi l'illustrer, je le ferais au fur et à mesure de mes trouvailles.

 

 

    cartographiecristallisations

 

 


Légende : formes typiques de cristallisations sensibles

 

1) forme pulmonaire

2) rosettes intestinales

3) rosettes gastriques

4) polygone cardiaque

5) figure hépatique

6) trigone rénal

7) formes génitales

 

 

 

Pour aller plus loin :

 

La théorie des signatures

Les cristallisations viennent parfois renforcer la théorie des signatures, chère à Paracelse. En effet, ce médecin du 16ème siècle s’intéressait déjà à la loi des semblables. Pour découvrir le lien de similitude entre un médicament donné et un certain état morbide, il observa toute ressemblance possible entre une plante avec une particularité de la maladie. Ainsi la chélidoine, au latex jaune semblable à de la bile fraîche, porte la signature du foie. Or des travaux menés avec les cristallisations sensibles ont permis d’établir une grande analogie entre l’image d’un extrait de chélidoine et l’image obtenue à partir d’un extrait de bile.

 

 

Un processus alchimique

Le processus dynamique de la cristallisation s’articule sur 2 phases. Une phase d’évaporation avec un intense échange énergétique de type YANG, qui est assimilable à la phase « SOLVE » ou « CHAOS » des alchimistes. Une phase de structuration où la plaque se couvre d’un filigrane cristallin organisé, qui est l’équivalent du processus alchimique de « COAGULE », à dominante YIN.

 

 

Bibliographie :

« Nouvelles lumières par la cristallographie », Jean-Pierre Garel in Le Lien - 1990

« Les cristallisation sensibles : une révélation ? » in 3ème Millénaire n°8 et 9 - 1988

« Les cristallisation sensibles, pour choisir avec conscience », Marie-Françoise TESSON in Bulletin AMKI n°2

« Le pouvoir formateur de la femme », Pierre C. Renard

« Valeurs féminines, le pouvoir demain », Mike Burke, Ed Village mondial

 

 

  

les cristallisations sensibles
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:27
En 1996, Maj. Britt Theorin, membre suedois du Comité Parlementaire européen des Affaires étrangères, a publié un rapport appelant à un accord international pour interdire l'utilisation du Programme HAARP, basé dans l'Alaska et dirigé par les EU, à cause de son danger potentiel.
Dans ce rapport (lien vers document pdf de 35 pages) vous pourrez entre autres références au programme Haarp, trouver cette phrase significative :
 
"considérant que la recherche militaire porte actuellement sur la manipulation de l'environnement à des fins militaires, et ce en dépit des conventions existantes; c'est le cas, par exemple, du système HAARP basé en Alaska," ...
 
 
Rapport de 35 pages sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère, par la Commision des Affaires Etrangères :
 
 
 
 
 
 
 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:09

Ce film représente plus d'un an de démarches entreprises par Initiative Citoyenne, d'actions en justice, de confrontations rigoureuses du discours officiel avec la réalité des faits... 

 
Dans cette vidéo de synthèse, vous pourrez découvrir ou redécouvrir la position de différents médecins sur le sujet, voir ou revoir des extraits de JT, des extraits des conférences de presse mais aussi la réaction de plusieurs citoyens interrogés au cours de différents microtrottoirs.

Fa ras-le bol généralisé, aux mensonges et à la manipulation, cela montre l'impérative nécessité de structures citoyennes de vigilance, viables et fonctionnelles.

 

 

 



 

 

  
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:06

 

Cet article, qui n'est pas récent, montre que partout dans le monde le même soucis se pose pour les compléments alimentaires, les préparations et les produits agricoles courants...

 

 

Le projet de loi canadien C-51 interdira la vente de 60% des produits de santé naturels - par Mike Adams - Mondialisation.ca, Le 21 mai 2008

 

Au Canada, un projet de loi mis de l'avant par l'industrie pharmaceutique vise à proscrire jusqu'à 60 % des produits de santé naturels actuellement vendus au pays, allant même jusqu'à criminaliser les parents qui donnent des plantes médicinales ou des suppléments à leurs enfants. Le projet de loi, connu sous le nom de Bill C-51 et présenté par le ministre canadien de la santé le 8 avril 2008, propose des changements radicaux à la Loi canadienne sur les aliments et drogues et qui pourraient avoir des conséquences dévastatrices sur l'industrie des produits de santé naturels.

 

Parmi les modifications proposées par le projet de loi on retrouve des modifications radicales aux définitions dont, entre autre, le remplacement dans le texte de loi du mot « drogue » par « produit thérapeutique, » donnant ainsi de plus grands pouvoirs au gouvernement canadien afin qu'il puisse réglementer la vente de toutes les plantes médicinales, les vitamines, les suppléments et autres produits semblables. Par cette simple modification linguistique, tout ce qui est «thérapeutique » devient automatiquement régi par la Loi sur les aliments et drogues. Ça pourrait même inclure l'eau embouteillée, les bleuets, les feuilles de pissenlit et la quasi-totalité des substances dérivées de plantes.

 

La loi modifie également la définition du mot « vendre » afin d'inclure à cette définition toute personne qui donne de tels produits thérapeutiques à quelqu'un d'autre. Ainsi, une mère qui donne des plantes médicinales à son enfant pourrait, en vertu des nouvelles définitions proposées, être arrêtée pour avoir fait la «vente » non permise et non autorisée de « substances thérapeutiques. » Vous pouvez en apprendre davantage au sujet de ces modifications proposées visant à restreindre les libertés sur le site anglais « Stopc51.com » : http://www.stopc51.com

 

De nouveaux pouvoirs d'exécution donnés au gouvernement canadien permettront de saisir votre maison ou votre entreprise

 

Par la même occasion, ce projet de loi C-51 qui rend illégal les plantes médicinales, les vitamines et les suppléments, accordera de nouveaux pouvoirs « d'exécution » alarmants aux délateurs des forces de l'ordre qui prétendent « protéger » le public contre les effets néfastes et non autorisés des « produits thérapeutiques » tels que, par exemple, les feuilles de pissenlit. Tel qu'il est expliqué sur le site anglais http://www.Educate-Yourself.orgwebsite ((http://educate-yourself.org/cn/canadian ...), le projet de loi C-51 permettra aux délateurs des forces de l'ordre du gouvernement canadien:

 

• de perquisitionner votre maison ou votre entreprise sans mandat;

• de saisir vos comptes bancaires;

• d'imposer des amendes allant jusqu'à 5 millions de dollars et une période d'emprisonnement allant jusqu'à 2 ans et ce, simplement pour avoir vendu des plantes médicinales;

• de confisquer votre propriété et de vous facturer les frais d'entreposage encourus pour stocker les produits qu'ils vous auront volés.

Le projet de loi C-51 criminaliserait même les simples herbes séchées qui se retrouvent dans votre cuisine et qui seraient susceptibles d'être utilisées dans un produit ayant des propriétés médicinales. Ce sera désormais considérée une «activité contrôlée, » et toute personne qui se livrera à de telles « activités contrôlées » sera arrêtée, condamnée à une amende voire même emprisonnée. Les autres « activités contrôlées » comprennent l'étiquetage des bouteilles, la récolte des plantes sur une ferme, la cueillette des herbes dans votre cour arrière, ou même des essais sur vous-même de produits à valeur médicinale! (Oui, pratiquement toutes les activités impliquant des plantes médicinales ou des suppléments seront criminalisées ...)

 

Mais il y a bien plus. Le projet de loi C-51 représente la « solution finales » du gouvernement canadien contre l'industrie des produits de santé naturels. C'est un effort désespéré qui vise à détruire cette industrie qui menace les bénéfices et la viabilité de la médecine conventionnelle.

 

La médecine naturelle fonctionne si bien parce qu'elle devient tellement utilisée, que les gouvernements canadien et américain ont décidé d'attaquer cette industrie en votant de nouvelles lois qui ont pour effet de criminaliser toute personne qui vend de tels produits. Ils ne peuvent tout simplement pas tolérer qu'il soit permis aux consommateurs d'avoir un accès simple et facile aux produits naturels. S'ils ne faisaient rien, cela représenterait finalement la destruction de l'exploitation criminelle de l'industrie pharmaceutique, son délabrement et la corruption qui l'entoure de même qu'à ceux qui exploitent de manière criminelle le gouvernement, afin qu'il tente de la protéger.


Article original en anglais, Canada's C-51 Law to Outlaw 60% of Natural Health Products, publié le 30 avril 2008. 

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info 


Note du traducteur :

Deux partis politiques sur la scène canadienne s'associent à ce mouvement visant à contrer l'adoption du projet de loi C-51, soit :

- le Parti Vert (français) : http://www.greenparty.ca/fr/releases/12.05.2008
- le Parti Action Canadienne (anglais) :
http://www.canadianactionparty.ca/cgi/page.cgi?aid=1070&_id=128&zine=show


 

Articles de Mike Adams publiés par Mondialisation.ca

 

 

Loi canadienne bill c 51

Parlement du Canada :

http://www2.parl.gc.ca/Sites/LOP/LegislativeSummaries/Bills_ls.asp?lang=F&ls=c51&source=library_prb&Parl=39&Ses=2

 

Le projet de loi canadien C-51 interdira la vente de 60% des produits de santé naturels par Mike Adams

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9040

 

Le projet de loi C 51 menace l’industrie des produits naturels et la santé canadienne, les Verts canadiens

http://greenparty.ca/fr/releases/12.05.2008

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:06

l'avis de l'ADSND sur la situation des compléments alimentaires :

  

  

DEFENSE DES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES
A l'attention de M. MAIGNAN

Monsieur,

Dans une mise en garde parue dans la Lettre du MILCT N°11, vous écrivez :

Attention ! Des associations vous désinforment sur les intentions de l'Union Européenne

Vous ne citez pas les associations concernées, ce qui est dommage, car cela rend difficile la vérification par vos lecteurs des informations que vous donnez. Vous auriez pu ainsi citer les principaux défenseurs de cette position au niveau français, l'ADSNB, Association de Défense des consommateurs de Suppléments Nutritionnels et Botaniques et l'UNACS, Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé qui regroupe plusieurs dizaines d'associations indépendantes de santé et a appelé à manifester contre la directive. En Angleterre l'ANH, Alliance for Natural Health, www.alliance-natural-health.org ,défend les mêmes positions et regroupe de très nombreux intervenants européens et mondiaux. Une telle mobilisation aurait dû vous amener à un débat plus ouvert et mieux argumenté que celui que vous tenez et qui, en voulant mettre fin à une désinformation, vous amène à présenter des informations erronées.

 
Selon vous :
"Plusieurs associations et personnes s'évertuent depuis des mois à faire dire au texte européen de juin 2002 sur les compléments alimentaires ce qu'il ne dit pas, notamment que des centaines de substances seraient interdites par Bruxelles au profit de l'industrie pharmaceutique."

  

Il aurait fallu écrire "La Directive Européenne 2002/46/CE publiée le 12/07/2002", alors que seule la date est citée. Vous omettez surtout de préciser que cette directive stipule :

 

Article 4
1. En ce qui concerne les vitamines et minéraux, sous réserve du paragraphe 6, seuls ceux énumérés à l'annexe I, sous les formes visées à l'annexe II, peuvent être utilisés dans la fabrication de compléments alimentaires.

La comparaison entre la liste des minéraux autorisés (15) et ceux commercialisés au 12/07/2002 montre qu'il manque les 14 métaux suivants :
Soufre, Silicium pour les métaux importants en quantité et très importants pour la vie, et pour les métaux traces utiles, précédemment appelé oligo-éléments :
Argent, Bore, cobalt, étain, germanium, lithium, indium, nickel, Or, rubidium, vanadium.
Et un métal d'enrobage : titane sous forme de bioxyde de titane.

Ainsi votre information (point 3) selon laquelle la directive ne concernerait pas les oligo-éléments est inexacte puisque par exemple le sélénium est référencé, mais pas les autres oligo-éléments sus mentionnés.

La liste des formes chimiques (annexe II) de ces minéraux autorisées, qui va également s'imposer aux fabricants et distributeurs, est tout aussi restrictive, ce qui conduit selon une estimation de l'Alliance for Natural Health à éliminer 270 produits.

On peut ainsi citer le cas des orotates très appréciés en Europe et qui ont fait l'objet de poursuites en France (affaire suivie par Maître Isabelle Robard). Et bien, ces produits seront interdits à partir du 1er août 2005 par la Directive puisqu'ils ne figurent pas dans l'annexe II.

En ce qui concerne les vitamines, parfois seules celles d'origine chimique, donc pharmaceutique, sont autorisées. C'est ainsi qu'une seule des 8 formes naturelles de vitamine E sera bientôt autorisée alors que toutes les recherches récentes démontrent qu'il est préférable de prendre des compléments comprenant l'ensemble de ces formes.

Ces exemples vous donnent, j'espère, un aperçu significatif de votre incompréhension de la portée de ce texte.

Cette Directive 2002/46/CE constitue un véritable abus de droit et est rédigée de façon à permettre toutes les restrictions possibles lors des applications par la Commission, sans contrôle des producteurs ou des citoyens sur leur rédactions futures. C'est ainsi que les dosages des limites supérieures d'apport pourront être fixés de façon discrétionnaire et probablement à des niveaux très bas par la commission scientifique européenne dite compétente.

 

Il résulte de ces dispositions cumulées que, contrairement à ce que vous exposez dans votre point 5, ce sont bien des milliers de produits qui vont être retirés du marché ou reformulés pour un coût très élevé et être remplacés par des produits de bien moindre qualité.

 

Toutefois les associations conscientes de ces problèmes ne sont pas restées inactives. Un recours en révision a été déposé le 10/10/2003 par l'ANH, et a été jugé entièrement recevable par la juridiction Anglaise le 30/01/2004, qui devait d'abord juger de la valeur des moyens juridiques avancés. Le Juge a déclaré cette directive illégale vis à vis du droit Européen. La requête va donc être transmise à la Cour de Justice Européenne pour jugement sur le fond.

 

Vous écrivez ensuite en les présentant comme des informations erronées colportées par nos associations que :

1)-" Trois directives européennes sont en cours d'élaboration visant à interdire la vente libre de tous les compléments alimentaires ", selon ce qui est avancé par certains.
2)-" Des " directives sur les compléments alimentaires sont évoquées.
4)- Des projets de directives sur les enzymes et les acides gras sont mentionnés :


Or ces informations sont tout à fait exactes et les directives suivantes concernent les suppléments nutritionnels :

- Celle sur les médicaments, qui comporte une définition du médicament modifiée par un amendement de dernière minute, selon une phraséologie toute nouvelle. Cette définition du médicament permettra aux Etats de requalifier de façon discrétionnaire en médicament n'importe quel supplément nutritionnel. Là encore l'ANH et des représentants de l'UNACS sont intervenus efficacement à Strasbourg en décembre 2003 auprès des parlementaires lesquels ont exigé un arbitrage de la Commission Européenne pour lever l'ambiguïté du texte.

 

- Celle sur les plantes qui contrairement à ce que vous indiquez sont bien évidemment un des ingrédients d'une multitude de suppléments nutritionnels.

- Evolutions projetées de la directive 2002/46/CE puisque celle-ci stipule que :

(6) Il existe une grande variété de nutriments et d'autres ingrédients susceptibles d'entrer dans la composition des compléments alimentaires, et notamment, mais pas exclusivement, des vitamines, des minéraux, des acides aminés, des acides gras essentiels, des fibres et divers plantes et extraits végétaux.
(7) Dans un premier temps, la présente directive devrait comporter des dispositions spécifiques en ce qui concerne les vitamines et les minéraux utilisés comme ingrédients entrant dans la composition de compléments alimentaires.

Ainsi nous sommes bien fondés à indiquer le chiffre de trois directives en cours ou à revoir, qui vont avoir un impact important sur les suppléments nutritionnels.

 

Il est regrettable que vous utilisiez la tribune du MILCT pour faire croire à une absence complète de problème sur les directives européennes alors que la situation actuelle est extrêmement préoccupante et nécessite une mobilisation cohérente et permanente de tous les acteurs de santé alternatifs.
Nous vous demandons que vos prochains numéros diffusent à vos lecteurs une information plus objective sur la situation. Nous sommes bien évidemment à votre disposition pour répondre à vos questions.

Bien cordialement.

Le bureau de l'ADSNB

Sujets liés :

Bravo et un immense merci Messieurs les anglais ! Première victoire à Londres contre la directive sur les compléments alimentaires : http://gestionsante.free.fr/victoire_londres.htm

Une nouvelle directive européenne inacceptable sur les suppléments nutritionnels

Directive européenne sur les Produits Pharmaceutiques

Guerre Mondiale pour la Liberté de la Santé : Bilan au 14/06/2003

 

http://gestionsante.free.fr/milct.htm

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:05

 

A l’heure actuelle, circulent sur Internet des informations assez contradictoires quant à la législation future des compléments alimentaires.

 

D’un côté, des infos alarmantes qui annoncent l’interdiction proche des compléments alimentaires, de l’autre, des informations accusant de désinformation et suggérant que l’Union Européenne ne menace pas les compléments alimentaires et serait même un formidable levier pour modifier –dans un sens positif- la législation.

 

Je n’ai pas encore sillonné tout l’univers d’Internet pour me faire une idée de l’ampleur du sujet.

Dans un premier temps, je mets donc ici deux textes,

 

-         l’un en provenance du MILCT (Mouvement international pour le libre choix thérapeutique), accusant de désinformation ceux qui tirent la sonnette d’alarme,

-         l’autre, provenant de l’ADSNB (Association de Défense des Suppléments Nutritionnels et Botaniques) qui argumente en faveur du danger réel concernant les préparations.

 

Querelles de chapelle me direz-vous. Mais il y a rarement de fumée sans feu.

 

Essayons de tendre un peu nos antennes : lorsque l’on regarde la tendance de ce qui se passe à travers le monde, que voit-on ?

Les législations vont-elles vers plus d’ouverture ?

Vers plus de tolérance ?

Vers un encadrement éclairé des pratiques humaines ?

Vers un accès à plus de pratiques ou de remèdes ?

Non… partout où l’on regarde, surtout concernant les grands domaines agro-alimentaires, financiers, pharmaceutiques, etc., les nouvelles procédures visent toutes à réduire les libertés tant individuelles que collectives. Ne soyons donc pas dupes.

 

Derrière la législation concernant les compléments alimentaires, avant notre « sécurité », bien avant notre « santé », il existe en amont des choix économiques et financiers qui font prendre des décisions pas toujours compatibles avec le libre choix des êtres à disposer d’eux-mêmes et de leur santé. Nous avons tous reçus suffisamment de messages, directs, indirects ou subliminaux, pour comprendre que l’intérêt des laboratoires n’est pas celui des citoyens.

 

Et pour illustrer cela, je mets un autre article édité par Mondialisation.ca, site canadien, où il est question des mêmes menaces sur les compléments alimentaires qu’en Europe, à travers la loi canadienne « bill C-51 ».

 

De plus, il ne faut pas oublier une chose : les grandes privations de liberté fonctionnent toujours de la même façon.

On commence par faire admettre à l'opinion la nécessité d’aller vers le « progrès », d'être "protégé", on travaille sur les peurs, (peur des microbes, peur des plantes utilisée "par n'importe qui", peur de la liberté, peur de l'autonomie, peur de choisir.... enfin, ce n'est pas les peurs inexplorées en nous qui manquent...), et petit à petit, par une communication sans relâche, en exacerbant des faits divers et en martelant toujours les mêmes choses à la télé, on lime, on émousse tout sens critique vis-à-vis des lois proposées et surtout, -surtout-, on fait sortir du champs de vision les méthodes ou les outils qui serviraient respectueusement l’humanité..

 

Le résultat est là. Depuis des années nous assistons à la mise à mort de toutes les pratiques ancestrales, thérapeutiques ou agricoles, au profit de pratiques chimiques qui empoisonnent l’homme et sa planète. Les chiffres sont alarmants. Les constats désastreux et tristes à pleurer : nous sommes empoisonnés, tout comme les ours blancs de la banquise dans la graisse desquels on retrouve à peu près tous les polluants que l’Homme a fabriqués…

 

Mais en attendant, tout va bien, le législateur veille et nous pond des lois pour nous protéger des produits naturels…ouf…

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:05

Pour la MILCT, voici leur avis sur la situation des compléments alimentaires :

 

 

DEFENSE DES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES

  

Attention ! Des associations vous désinforment sur les intentions de l'Union européenne

Plusieurs associations et personnes s'évertuent depuis des mois à faire dire au texte européen de juin 2002 sur les compléments alimentaires ce qu'il ne dit pas, notamment que des centaines de substances seraient interdites par Bruxelles au profit de l'industrie pharmaceutique. Nous tenons à apporter un démenti total sur les points essentiels. Et, nous publierons dans le numéro 13 de "La Lettre du MILCT" un article juridique complet avec toutes les précisions nécessaires sur le sujet.

Dès à présent, voici les points essentiels de désinformation que nous tenons à soulever et à rectifier :

1) " Trois directives européennes sont en cours d'élaboration visant à interdire la vente libre de tous les compléments alimentaires ", selon ce qui est avancé par certains.

Faux : Divers textes sont en cours à Bruxelles n'ayant aucune incidence avec les compléments alimentaires : texte sur les plantes, texte sur les médicaments, texte sur les aliments enrichis. Et des confusions sont faites entre tous ces textes qui n'ont rien à voir les uns avec les autres et surtout rien à voir avec les compléments alimentaires.

2) " Des " directives sur les compléments alimentaires sont évoquées.

Faux : Une seule directive existe à ce jour, celle relative aux vitamines et minéraux.

3) Une directive sur les compléments alimentaires relative aux vitamines et oligo-éléments est mentionnée.

Faux : la seule et unique directive qui a été votée à Bruxelles concerne exclusivement les vitamines et les minéraux (et non pas les oligo-éléments !).

4) Des projets de directives sur les enzymes et les acides gras sont mentionnés :

Faux : Aucun projet n'est en cours à Bruxelles à ce sujet et ne le sera pas de si tôt.

5) Des centaines de substances sont évoquées comme devant être interdites à cause de Bruxelles.

Faux : Ceci est totalement infondé. La seule et unique directive votée sur les compléments alimentaires concerne exclusivement les vitamines et les minéraux. Ce qui signifie que toutes les autres substances peuvent être vendues selon le principe de la libre circulation des marchandises.

En conclusion : Il est extrêmement regrettable que des associations et personnes censées défendre les médecines non-conventionnelles véhiculent (certainement de bonne foi) de telles contrevérités qui ne peuvent que desservir tout le travail que nous faisons sans tapage au niveau français et européen. Une telle désinformation contribue à nous affaiblir notamment lorsque les commissaires à Bruxelles lisent de telles inepties.

En conséquence de tout cela, vous constaterez que non seulement les compléments alimentaires ne sont actuellement aucunement menacés par l'Union européenne mais qu'en plus l'Europe communautaire est un formidable levier pour contraindre la France à enfin tenir compte des compléments alimentaires ne bénéficiant pas actuellement de textes adaptés et aboutissant à un terrorisme juridictionnel qu'elle fait subir aux fabricants, distributeurs et même aux magasins de diététique. C'est pour cette raison que la France prépare une réforme en faveur des compléments alimentaires.

Nous vous tiendrons informés et reviendrons sur ce sujet dans notre numéro 13 de la "Lettre du MILCT".

Pierre-Yves Maignan
Président du M.I.L.C.T.

 

 

 

Et voir la réponse de l'ADSND par rapport à cette position :

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/pages/legislation-complements-alimentaires-3-4-4121364.html

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:03
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 22:31

  

La naturopathie, enseignement hérité des traditions et toujours actualisé, est une science et un art. C'est aussi une vision intelligente de l'être humain pour préserver sa santé, et par le biais du thérapeute, une relation d'aide sur le chemin de la vie.

 

La naturopathie est en fait un art ancestral, hérité de toutes les traditions, basée sur une connaissance empirique qui se nourrit des savoirs théoriques ou des découvertes actuelles.

La naturopathie, contrairement à la médecine allopathique, ne soigne pas les symptômes. Elles les utilisent pour la compréhension du terrain et de la maladie, mais elle ne cherche pas à les supprimer à tous prix. Parfois même, certaines de ses pratiques vont augmenter provisoirement les symptômes.

 

C'est un art et une science de l'hygiène vitale qui s'appliquent à la prévention ou à la guérison. La naturopathie applique et enseigne les grandes lois de la vie saine afin de conserver une parfaite santé et la meilleure qualité de vie possible.

On parle d'hygiène "vitale" parce qu'elle est basée sur le potentiel vital de chaque individu, propre à reconstituer ses réserves et à maintenir son homéostasie. L'homéostasie étant l'ensemble des paramètres physiologiques (et psychiques) qui permettent de préserver l'équilibre d'un organisme.

 

Le plus souvent, la naturopathie intervient en tant que prévention pour gérer la santé en dehors de l'état de pathologie. Elle a pour cela à sa disposition des grilles de lecture lui permettant de définir le terrain et les tendances d'un individu donné. La morphologie, l'iridologie, les diathèses renseignent, entre autres, le thérapeute.

 

A ce niveau d'intervention (hors pathologie), mais aussi face à des symptômes déclarés, c'est une pédagogie, une éducation de santé, un enseignement des meilleurs conseils pour que la santé reste à un niveau optimum. Elle intervient comme stimulateur de l'auto-guérison, ne soigne pas les symptômes mais corrige le terrain.

 

 

L'auto-guérison

 

Le concept d'auto-guérison est central dans la naturopathie. L'auto-guérison est un phénomène naturel lié à la "force vitale", notion commune à toutes les médecines traditionnelles. La force vitale est une énergie qui organise, gère, restaure le corps et ses fonctions et dont la manifestation est l'auto-guérison, que nous connaissons tous sous différentes formes : la cicatrisation, les ossifications, mais aussi la fièvre, les éruptions cutanées, la transpiration, les vomissements, les diarrhées, les écoulements, qui tous ont pour fonction d'assainir l'organisme de ses déchets. Cette auto-guérison se manifeste tout particulièrement pendant le sommeil, où le corps enfin au repos, peut se consacrer à sa "reconstruction".

 

C'est donc sur ce principe naturel et évident, que repose la naturopathie.

Cette auto-guérison n'est possible que grâce à un apport énergétique correct, à une hygiène de vie adaptée et à un équilibre psychique minimum. Par erreur, nous confondons souvent l'énergie vitale qui charge nos "accus" nerveux et glandulaires, avec l'énergie physico-chimique qui résulte de la transformation des aliments par nos cellules. Lorsque nous manquons d'énergie, cette confusion nous incite à nous alimenter davantage, au lieu de nous ressourcer avec l'énergie naturelle qui se trouve dans la lumière, l'eau, l'air, le contact avec la terre.

 

Pour vivre en bonne santé, il nous faut répondre aux véritables besoins de notre corps : développer et renouveler notre propre matière par une alimentation adaptée, capter les énergies vitales pour entretenir nos fonctions organiques, et maintenir une harmonie entre notre milieu interne et le monde extérieur.

 

Chaque corps est différent, puisque fabriqué à partir de gènes différents, d'histoires différentes, d'habitus différents, et de potentiels différents.

La naturopathie apporte une réponse en adaptant ces règles de vie en fonction de chacun, en évitant les erreurs les plus graves, afin d'ouvrir un chemin de santé véritable.

 

 

La naturopathie holistique

 

Le concept de naturopathie holistique élargit l'art de la naturopathie à la notion d'holisme, terme qui vient du grec "holos" qui signifie tout, entier, global. La naturopathie considère alors l'Homme dans sa forme la plus globale et la plus entière possible en englobant un maximum de systèmes et de modèles de connaissance. Ces modèles vont agrandir la vision que l'on a de l'être humain, de sa santé et de sa maladie, qu'elle soit considérée comme physique ou psychique.

L'Homme est alors observé, entendu dans une réalité plurielle qui ne se limite pas au seul corps physique et à ses organes.

 

C'est en effet sur ces bases que l'on peut correctement appréhender l'Homme et sa santé. On ne peut en effet parler de symptômes, de maladie, voire de souffrance existentielle sans reconnecter l'Homme à sa dimension cosmique, c'est à dire en interrelation avec des systèmes internes et externes complexes.

 

 

La conscience de thérapeute

 

Pour guider le patient dans cet enseignement, pour être naturopathe, il faut, certes avoir intégré ces règles comme allant de soi, mais aussi comprendre l'être humain comme un tout indissociable. Il faut être capable de relier ces règles à sa propre vie, à sa propre façon de se comporter et de vivre.

 

La naturopathie est souvent perçue comme une technique restrictive, trop basée sur l'ascèse, qui supprime les plaisirs de la vie ! Le naturopathe doit parfois -pour le bien du patient- lui prescrire certaines attitudes restrictives, qui risquent de bouleverser ses repères et pas les moindres, puisqu'il s'agit de nourriture. La nourriture est une expérience ancienne, à laquelle s'associent bien d'autres expériences, vécues dès la petite enfance et tout au long de la vie. D'où une certaine déstabilisation…

Aussi est-il nécessaire d'avoir une approche de l'humain basée sur une écoute individuelle et non stéréotypée, pour accompagner l'Autre dans ce cheminement et cette découverte de lui-même. Car il s'agit à mon sens autant, sinon plus, d'un accompagnement que de l'application d'une technique "pure et dure".

 

Faire changer quelqu'un d'habitudes alimentaires est une chose improbable à priori, car ces habitudes sont ancrées depuis l'enfance, selon une culture, des croyances, des stéréotypes,… Faire cette demande à quelqu'un, c'est lui proposer un décentrement. Ce décentrement ne pourra se faire que si le patient se sent accompagné, soutenu et non jugé pour expérimenter une nouvelle façon de vivre.

Dans ce sens, la naturopathie ne devient pas un "message" ou une croyance à faire passer, mais la proposition d'une nouvelle expérience pour se prendre en charge, se responsabiliser et grandir.

 

 

La relation à l'autre au cœur de la thérapie

 

Avoir cette vision de ce "qu'exige" la naturopathie, c'est comprendre combien la tâche est ardue. C'est comprendre que ce qui est demandé au naturopathe, n'est pas l'application autoritaire d'un système, mais la mise en place d'un lien subtil dans la relation, et la synthèse d'un savoir-faire et d'un savoir-être.

Il me semble par ailleurs, que ce n'est pas la naturopathie qui "exige" quoi que ce soit de ce qui vient d'être dit, mais plutôt la relation d'aide qui sous-tend la technique.

 

C'est parce que quelqu'un vient avec une demande et que l'on tente d'y répondre, que se pose le problème de l'accompagnement. C'est la relation à l'autre qui me semble être au cœur de tout cela, la naturopathie devenant un support, un prétexte à ce qui se joue entre deux humains.

 

Il est important de comprendre cela, pour ne pas être dupe de l'enjeu et ne pas avoir une vision de sa technique erronée. La technique a certes des atouts, mais elle n'est pas toute puissante. Si on sacralise sa technique, comme l'a fait la médecine officielle, on perd l'essentiel de l'enjeu : l'humain.

Il faut donc être capable de "faire le deuil" de sa technique, de lui reconnaître ses limites, de ne pas la considérer comme supérieure à un autre système, mais de lui reconnaître sa place dans un tout. Nous revenons ici à la vision de base de la naturopathie : l'holisme. Il faut concevoir chaque système dans d'autres systèmes.

Mais si la technique s'efface, que reste-t-il? Le thérapeute, avec tout ce qu'il est, et tout ce qu'il n'est pas et la relation entre deux individus.

 

 

L'attente du patient

 

Cette relation entre deux individus est initiée par la demande thérapeutique, par la démarche que fait le patient en allant voir un thérapeute.

Il est relativement facile de deviner que derrière toute demande thérapeutique, se cache une demande non exprimée, inconsciente, non révélée pour le patient comme pour le thérapeute. Cette double demande est certainement d'autant plus forte lorsqu'un patient fait appel à une technique non conventionnelle comme la naturopathie.

 

Pourquoi ne va-t-il pas consulter la médecine officielle? S'il l'a fait, pourquoi vient-il voir un naturopathe "aussi" ou "à la place"? Dans ce choix, se cache des motivations avouées et non avouées. Dans la demande de surface qui est signifiée, se cache souvent une autre demande, inconnue et inconsciente, qu'il s'agit de découvrir ensemble ou à laquelle il s'agit peut être de répondre par l'écoute, l'accueil, le "savoir être".

 

Que vient chercher un patient? La guérison, certes. Il faut déjà noter ici la différence qu'il existe entre soigner et guérir : le thérapeute soigne et le patient désir la guérison !

Mais que représente la guérison dans son système de valeur, quelle énergie de vie veut-il réinvestir derrière le mot "guérison"?

C'est tout ce qu'il reste à découvrir dans cette relation d'aide.

 

 

 

Michèle THÉRON

Praticienne de Santé Naturopathe

 

Article paru dans "Objectif Notre Santé", "Recto-Verseau" 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 22:10

 

 

La naturopathie utilise une dizaine de techniques pour optimiser ses résultats : plantes (aromathérapie, phytothérapie), alimentation, exercice physique, psychologie, réflexologie, culture respiratoire, hydrothérapie, techniques manuelles, actinologie, magnétologie...

 

Parmi toutes ces techniques, trois ont été nommées «  techniques majeures », c’est à dire incontournables : alimentation, exercice physique, psychologie. Elles figurent dans tout programme d'hygiène vitale préconisé par un Praticien de Santé Naturopathe et furent adoptées en 1985 par la FENAHMAN [1]Ces trois techniques majeures sont comme les trois pieds d’un tabouret : retirez-en un, et l’équilibre est rompu. Mangez sain, faites du sport et cultivez des idées noires, ou bien faites du sport, soyez bien dans votre tête, et mangez n’importe quoi, vous n’aurez pas la santé. Enfin, mangez bien, pensez bien, et soyez sédentaire, vous n’aurez pas davantage la combinaison gagnante. Ainsi, ces trois approches sont incontournables et complémentaires afin de tendre vers un état de santé optimum.

 

Pourquoi ces trois techniques? Tentons d'y répondre en faisant une sorte d'inventaire -partiel- des fonctions ou des organes touchés par ces trois techniques afin de montrer qu'elles parviennent à modifier en profondeur toutes les fonctions vitales et cela sur tous les plans de notre organisme : physique, énergétique et mental.

 

L'alimentation : Nourrir son corps

Faisons en premier lieu référence et hommage à Hippocrate : "Que l'aliment soit ton premier remède". En effet, il s'agit là de ne pas considérer l'aliment uniquement dans sa dimension épicurienne, mais dans sa valeur thérapeutique. Il va alors jouer un rôle au niveau physique, énergétique et psychologique.

 

Au niveau physique :

  • L’alimentation est la première énergie concrète que notre corps reçoit pour fonctionner, agir, sentir, penser; il y puise les substrats que sont les acides aminés, les acides gras, le glucose, c'est à dire le « carburant »;
  • de la qualité des aliments dépend la quantité ou la biodisponibilité de micro-éléments indispensables à la réalisation des fonctions vitales (enzymes, vitamines, oligo-éléments, minéraux, tous catalyseurs essentiels);
  • la nourriture détermine la qualité de nos humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels), c'est à dire la qualité de notre métabolisme, préservant ainsi l'homéostasie (équilibre entre toutes les fonctions);
  • la qualité et la quantité d'aliments conditionnent tous les processus de digestion, de sécrétion, d'assimilation, d'élimination.

Par exemple, une carence en aliment cru peut entraîner un surmenage des enzymes digestives par manque d'enzymes alimentaires ; un manque de fibres ralentira le transit intestinal et ne permettra pas à l'intestin de drainer les toxines biliaires ou les lipides excédentaires ; les excès vont provoquer des surcharges, un ralentissement du métabolisme, un encrassement des émonctoires ; les associations alimentaires jouent un rôle au niveau de la capacité digestive, pouvant entraîner une perte d'énergie supplémentaire ;

 

Ces exemples montrent qu'une mauvaise gestion de l'alimentation aura pour conséquences un ensemble de pathologies comme prise de poids, constipation, surmenage digestif, diabète, cholestérol, chute immunitaire, fatigue rénale, problèmes cardio-vasculaires,... et cela jusqu'au stade lésionnel.

Au niveau énergétique :

 

Le corps reçoit de la nourriture une énergie plus subtile : sa force vibratoire, contenue dans les particules éthériques, qui, à la première bouchée, sont capables de procurer une sensation de réconfort, avant même que la nourriture soit digérée. Ces énergies nourrissent le corps éthérique de l'être humain qui est porteur de vitalité et responsable de toute une chaîne de fonctions, en amont du plan physique (assimilation, élimination, croissance, entretien, forces formatrices, forces de reproduction, systèmes nerveux, glandulaire, circulatoire, et mémoire).

 

Au niveau psychologique :

Faire un repas harmonieux, conscient, mesuré, c'est déjà en retirer un bénéfice psychique. C'est comme se lever du bon pied, ou comme être en règle avec soi : la suite de la journée n'en est que meilleure ! Mais plus précisément, une alimentation hypotoxique, riche en oméga 3, pauvre en sucres rapides, et complémentée en glucides complexes (céréales, légumineuses) soutient avantageusement les personnes qui ont des difficultés psychologiques, car le système nerveux s’en trouve nourri, au lieu d’être agressé par des substances toxiques ou acides.

 

Mais l’art de la nutrition en naturopathie ne se limitera pas au « bien manger ». Les diètes et les jeûnes constituent des outils indispensables, particulièrement en cure de désintoxination, où il faut réduire la charge nutritive pour permettre à l’organisme de se purifier. La nutrition tient compte aussi de l’équilibre acido-basique, dont les premières vulgarisations datent de 1925 grâce à Jacques Loeb [2]. Depuis, les naturopathes et les hygiénistes en ont fait un point majeur de leur enseignement, et certains médecins commencent à en parler aujourd’hui…

 

Les Drs Paul Carton - disciple d’Hippocrate-, Rouhet –éminent vitaliste-, Shelton -figure de l’hygiénisme nord-américain, maître du jeûne et des combinaisons alimentaires-, John Tilden –père de la notion de « toxémie »-, Oudinot -qui vulgarisa le végétarisme-, ou les frères Durville, furent les précurseurs des méthodes naturopathiques du début du siècle.

Herbert Shelton[3] fut un chef de file majeur dans la famille des naturopathes et des hygiénistes. Il rêvait de rassembler les grands naturopathes d’alors (Lust, Lindlhar, Mour, Mac Fadden), les hygiénistes puristes (Graham, Jennings, Trall) et les praticiens de médecines douces plus interventionnistes (Alcott, Jackson, Walter,…). Il créa en 1928 au Texas l’école de santé « Dr Shelton’s Health School ». En France, le Dr Paul Carton, Mono, puis Geoffroy et Durville représentèrent le système hygiéniste authentique, avant des contemporains comme Marchesseau[4], Passebecq, Désiré Mérien[5], P. Vivini, Mosseri ou Ventura. Mono[6] vanta dès le début du siècle le « lait d’amande », les aliments cuits à l’étouffée (la cuisson au papier qui porte encore son nom), et le végétalisme. N’oublions pas le Dr Kousmine, qui inspira bon nombre de contemporains.

La liste est longue des personnes qui façonnèrent cet art de l’hygiène avec une vision très holistique pour la plupart. N’en citer que quelques uns, c’est faire offense aux autres… aussi pour avoir un panorama de cette épopée, il sera bon de se reporter à l’ouvrage de Daniel Kieffer sur le sujet[7].

 

 

 

L'EXERCICE PHYSIQUE : Habiter son corps, par le mouvement

 

Au début du siècle, Edmond Desbonnet[8] créa une branche maîtresse de la médecine préventive avec la « gymnastique des organes » et la « discothérapie » vertébrale que développa plus tard le Dr De Sambucy, un des pères de l’ostéopathie. On commençait à redonner au corps sa place dans la quête de la santé.

Le mouvement, comme le souffle, c’est la vie. Il amène du sang, de la chaleur, des minéraux, renforce la musculature, développe la souplesse et l'équilibre, accélère le recyclage des humeurs en luttant contre les difficultés de transport des nutriments dans l'organisme, la sédentarité constituant un des principaux barrages.

Par exemple : l'exercice physique peut multiplier par 10 l'accélération des liquides, la lymphe mettra 3 heures à être recyclée au lieu de 20 heures; un effort physique intense va entraîner une combustion des réserves énergétiques et des déchets accumulés dans les tissus, une oxygénation plus intense et donc une meilleure oxydation au niveau cellulaire (les déchets sont dégradés par oxydation), ainsi les toxines incrustées dans les tissus seront dégradées sur place; le mouvement va donc aider les émonctoires dans leur fonction éliminatrice ; il va aussi opérer une déconnexion cortico-diencéphalique (le cortex est « débranché »), un défoulement, un lâcher-prise des tensions et sera à ce titre un facteur anti-stress.

 

LA PSYCHOLOGIE : Accepter son corps physique et émotionnel

 

L'alimentation ne peut pas tout résoudre car il n'y a pas de régime parfait face à un individu unique, et l’importance des maladies psychosomatiques n’est plus à démontrer. Cette technique, bien que s'appliquant au psychisme, va agir sur les plans physique et énergétique. Elle travaillera sur des blocages qui ont une incidence sur :

  • l'alimentation : on peut mal se nourrir pour des raisons purement psychiques (anorexie, boulimie, compulsions...) ;
  • l'énergie : ruminer, être angoissé, affronter de graves problèmes engendre des tensions, et signifie une perte d'énergie pour l'organisme ; cette énergie confisquée entrave la fonction de détoxination de l’organisme. En effet, l’énergie dont le cortex a besoin est dérivée de l’intérieur (système nerveux vagotonique qui gère les organes), vers extérieur (système nerveux central qui gère la volonté, les pensées, les muscles)
  • la santé : vivre en conflit avec soi-même ou les autres sans parvenir à trouver une solution acceptable provoque un bouleversement si profond que l'organisme peut aller dans le sens de l'auto-destruction (on sait par exemple que certains cancers ou maladies ont pour origine une cause émotionnelle : conflit, divorce, deuil,... vécus dans l’isolement).

Réorganiser la sphère psycho-émotionnelle, c'est réorienter toute l’énergie corporelle qui va circuler plus librement grâce aux barrages levés. Dénouer les blocages psychiques libère les blocages physiques gardés en mémoire dans l'organisme. Intégrer cette dimension psychique, c’est accepter que l’esprit a un pouvoir sur la matière, comme nous l’enseignent de plus en plus de techniques de développement personnel. Les jours de grand bonheur en témoignent : tout le corps rayonne, quelque soit la nourriture absorbée, quelque soit notre état de fatigue, nous pouvons nous transcender.

La sphère psycho-émotionnelle sera prise en charge par des techniques aussi différentes que la psychanalyse, la psychothérapie, la sophrologie ou la relaxation, certaines de ces techniques ayant un impact autant sur le psychisme que sur le corps

 

Ces trois techniques, alimentation, exercice physique, psychologie, jouent chacune à leur manière sur les plans les plus importants de l’être et régulent, en cohérence avec les besoins de l’être humain, tout un flot de fonctions vitales ou d'organes. Elles valident la primauté de l’hygiène sur l’interventionnisme. Aussi portent-elles bien leur nom de « techniques majeures », même si nous pouvons, pour parfaire notre approche, y adjoindre d’autres techniques qui viendront les renforcer, et qui répondront à un besoin plus spécifique de la personne.

 

Hydrothérapie

Ainsi l’hydrothérapie reste une technique très importante, elle était d’ailleurs majeure jusqu’en 85, car elle fait appel à des manœuvres très puissantes, mettant en mouvement les liquides de l’organisme qui est, rappelons le, composé à 70 % d’eau. C’est au début du 19è siècle que les précurseurs mirent au point et utilisèrent ces techniques comme les bains, lavements, douches, sudations. Vincent Prieznitz pratiquait une méthode sévère, avec des bains prolongés (2 h dans une baignoire…), des bains froids, ou des injections de 2 à 3 litres d’eau par lavement.

 

Sébastien Kneipp, prêtre médecin hygiéniste, dont le nom reste connu grâce à la marque de certains produits, adepte moins sévère de Prietznitz, fut lui-même guéri de la tuberculose par ces méthodes. Il marqua aussi l’hygiénisme par ses cures de jus de légumes et de marche nu-pied dans la rosée. Louis Kuhne[9] utilisait les sudations sèches, les bains de siège froids, les frictions. C’est lui qui parla du bain dérivatif, cette technique de drainage des toxines que France Guillain a remise au goût du jour avec succès.

 

Il y eut aussi le Dr Alexandre Salmanoff[10], médecin russe qui étudia les relations entre l’hydrothérapie et le système vasculaire et mit au point le « bain hyperthermique », un bain qui se prend à 41° environ et qui, outre le fait de faire transpirer et d’éliminer les toxines, a la particularité de développer les capillarités, c'est-à-dire de mettre en place des « voies secondaires », quand les principales (artères, vaisseaux) sont bouchées ou mal irriguées. De plus, en créant une fièvre artificielle, il est un bon recours en cas de grippe ou refroidissement, pour accélérer la guérison. Le Dr Georges Rouhet, éminent vitaliste, pionner de l’hydrothérapie froide, prenait quotidiennement un bain froid, même en hiver parmi les glaçons !

 

Les travaux de René Quinton sur l’eau de mer et ses analogies avec le sérum humain ont permis la fameuse cure de revitalisation cellulaire, grâce au « plasma de Quinton ».

Aujourd’hui, dans la pratique naturopathique, ces outils appliqués souvent moins sévèrement, sont complétés par des applications d’eau chaude ou froide, des pédiluves, des maniluves, la fameuse « douche écossaise », le sauna, le hammam, les enveloppements, les cures thermales et en interne par les lavages de sinus, douches rectales, lavements, ou l’irrigation colonique qui permet de désengorger le gros intestin de matières anciennes et de mucus qui l’encombrent.

 

TECHNIQUES RESPIRATOIRES

 

Les techniques respiratoires s’appuient sur l’art du souffle qui fut déjà bien développé par les écoles d’orient (Yoga, arts martiaux, Prânayâma, techniques de méditation Zen), ou d’occident avec des personnes comme Desbonnet, Ruffier, l’eurythmie (R. Steiner), la paneurythmie (Peter Deunov). Le Praticien de Santé Naturopathe tient compte, de surcroît, de la qualité de l’air respiré (oxygène, carbogène, ionisation, climatologie,…)

  • respirer, c'est faire entrer la vie. L'oxygène participe à l'oxygénation des cellules et permet une meilleure combustion : comme l'air avive la flamme, le souffle entraîne une meilleure digestion et un meilleur métabolisme ;
  • respirer augmente l'élasticité du diaphragme, assouplit la zone du plexus et met en relation avec les centres nerveux sensibles aux émotions ;
  • la respiration agit sur de multiples fonctions comme l'appareil cardiaque, elle est la clé de la circulation sanguine (en particulier la circulation de retour), améliore l'appareil lymphatique, favorise le transit intestinal et la digestion par le pompage des viscères ;

Savoir contrôler sa respiration, l'amplifier ou la freiner suivant les circonstances, permet une transformation physique, énergétique et psychique, le haut et le bas sont harmonisés, le souffle est la frontière sensible entre santé et symptômes et d'un meilleur souffle dépendra l'amélioration de toutes les fonctions qui y sont liées.

 

LA PHYTOTHERAPIE

 

Elle tient une grande place et comporte l’aromathérapie et la préparation des plantes sous diverses formes. Le Dr Henri Leclerc en fut le grand pionnier, puis le Dr Jean Valnet contribua à sa vulgarisation dans les années 60 et Pierre Franchomme la rénova.   

Les plantes sont utilisées pour un usage émonctoriel, revitalisant, nutritionnel, relaxant, immuno-modulant, mais leur pouvoir permet aussi d’agir à un niveau psychique, ce sera le cas par exemple pour la gemmothérapie ou les élixirs de Bach. Edouard Bach était médecin allopathe, homéopathe, bactériologiste, et ses travaux l’amenèrent à mettre au point une série de « remèdes de l’âme », corrigeant les troubles à leur racine psycho-spirituelle et permettant une harmonisation profonde et subtile. 

 

TECHNIQUES REFLEXES

 

Ce sont des techniques qui ont été extrêmement développées, et sous des formes très variées, comme le shiatsu, le Do-in, l’acupuncture sont ancestrales, et Georges Soulie de Morant introduisit l’acupuncture en Occident et ont été enrichies par d’autres, comme la podoréflexologie, l’auriculothérapie et la sympathicothérapie.

Déloger les toxines, désincruster les tissus, ouvrir les émonctoires, libérer le diencéphale ce qui permettra un lâcher prise au niveau du mental, et une relaxation offrant une réutilisation de l’énergie corporelle. 

La langue = le miroir de Heret, nutritionniste du siècle dernier, adepte du jeûne qui mis en évidence la relation entre l’état d’intoxication et l’aspect (enduitde la langue

Le nez sympathicothérapie, dont la découverte est attribuée à Pierre Bonnier dès 1895, bien que ses effets soient connus en Inde et en Chine, se dote d’une cartographie nasale dont la synthèse a été faite par D. Bobin ou des personnes comme Ludmila et Boris de Bardo.

Touche nasale provoque une exitation qui va fortement mobiliser l’énergie de la personne et va rééquilibrer le système sympathique

 

TECHNIQUES MANUELLES

 

L’ostéopathie (Still, Sutterland), la chiropraxie (Palmer), l’éthiopathie, la coordipathie (chiropraxie et respiration par Caldwell)

Les massages (suédois, chinois, sportif, californien,…

 

ACTINOLOGIE

 

C’est la connaissance des rayonnements avec l’héliothérapie en tête, l’étude de l’influence de la lune et des planètes (astrologie médicale), mais aussi des rayons ultra violets, infra rouges, ou encore des ondes sonores ou colorées.

 

MAGNETISME

Le magnétisme tient compte du magnétisme humain, de la géobiologie, de l’usage des aimants ou appareils à ondes régulées pulsées. Ce sont les frères Durville, qui, dans les années 50 révélèrent la science du magnétisme[11].

 

 

 

Aujourd’hui notre équilibre est chaque jour menacé par des conditions de vie difficiles, tensions sociales, pollution, hygiène de vie dénaturée. Notre corps essaie de « surfer » au milieu de ces intempéries, mais la lutte est rude. Pour lui garantir un minimum d’équilibre, il faut lui offrir une stratégie complète, qui le respecte, l’intègre dans sa globalité et ne le réduise pas à une juxtaposition d’organes en souffrance.

 

Nous sommes cette globalité corps/énergie/âme et pour nous bien porter, encore faut-il en prendre conscience. Que souhaitons-nous offrir à nous-même ? C’est la question qu’il faut nous poser pour entrevoir les bonnes réponses et se diriger vers de bonnes techniques.

 

Ces techniques, parce que donnant du sens à notre santé, ont chacune une importance capitale, mais l'une sans l'autre peut se révéler impuissante. Ce n'est que la synergie qui est capable de générer une transformation vers un mieux-être, comme une recette alchimique qui saura transformer notre plomb en or.

 

Michèle Théron

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "BIOCONTACT" 

 

 

 



[1] Fédération Française de Naturopathie, fenahman@free.fr

[2] Jacques Loeb, La théorie des phénomènes colloïdaux, Ed. Félix Alcan, 1925

[3] Shelton,

[4] Pierre Marchesseau, La médecine par les aliments, 1955

[5] Désiré Mérien, Les 5 clés de la revitalisation de l’organisme, Ed. Courrier du livre

[6] Mono, La guérison et la santé par les aliments, 1930

[7] Daniel Kieffer, Encyclopédie de la naturopathie, des pionniers aux naturopathes actuels, Ed. Jouvence, 624 p

[8] Pr Edmond Desbonnet, Comment on devient athlète, 1937

[9] Louis Kuhne, La nouvelle science de guérir, 1880

[10] Dr Salmanoff, Secrets et sagesse du corps, Table ronde, 1955

[11] Hector Durville, Théories et procédés du magnétisme, 1950






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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:53

 

Dans la dépendance, la qualité du lien ayant été abîmée, il faut rétablir un bon contact avec soi-même. Etre à l’écoute de ses besoins est le chemin à retrouver pour nourrir le corps et l’âme.

 

 

Lorsque l’on parle de dépendance, on évoque la plupart du temps une dépendance à « quelque chose » : tabac, alcool, sucre, alimentation, … Pourtant, difficile d’aborder le problème de la dépendance –des dépendances, car elles sont multiples- sans évoquer ce qui les relie probablement toutes à l’origine : une problématique du lien. Les problèmes de dépendance évoquent la dépendance affective et ses corollaires : l’insécurité, l’immaturité affective, une mauvaise estime de soi, un manque d’intimité avec soi-même et un décentrage par rapport à ses besoins profonds. A l’origine, on retrouve souvent une carence affective qui aura pour conséquence de saboter la confiance primitive dans la vie, ce fondement essentiel de notre force psychique.

 

De plus, on sait aujourd’hui que cette « force psychique » est dépendante de nos sécrétions hormonales, telles la dopamine et la sérotonine qui sont des euphorisants naturels. Cette sécrétion est commandée par des facteurs relationnels, comme le précise Boris Cyrulnik [1]: « (…) elle est ralentie chez le nourrisson privé de soins et de sources de plaisir ». D’autres expériences effectuées sur des singes confirment ces résultats, comme le souligne Arthur Janov [2] : « De fait, on a observé que les singes séparés très tôt de leurs parents avaient un taux de sérotonine extrêmement bas ». Et la sérotonine est un neuromédiateur fortement impliqué dans les troubles du comportement comme la boulimie, la dépression, l’insomnie. Une relation entre la consommation d’alcool et le taux de sérotonine cérébral a été démontrée, même chez des alcooliques non déprimés.

 

C’est dire l’importance de l’empreinte affective sur notre métabolisme.

Et le besoin affectif est un besoin primordial, même s’il est souvent considéré comme secondaire (voir encadré), sous tendu par des pulsions générant un état de tension. Cet état va mettre l’organisme en mouvement jusqu’à ce qu’il ait réduit la tension et retrouvé son unité. C’est à ce moment que peuvent intervenir des conduites qui seront qualifiées d’addictions, si elles mettent le sujet en dépendance, voire en danger pour lui même. C’est Boris Cyrulnik qui nous dit encore : « Nous sommes en danger sitôt placés dans un contexte dépourvu de sens à nos yeux ». [3] Et ce qui donne du sens aux événements que nous traversons, c’est la relation affective qui s’y joue, en écho à la relation affective nouée dans la prime enfance.

 

Il est rare de développer une addiction sans raison, même si, nous le verrons plus loin, nous pourrions classer certaines dépendances comme « exogènes », c’est à dire provoquées par des conditions extérieures. Mais même là, difficile d’attribuer exclusivement la responsabilité à des facteurs externes. Tout ce qui influence ou modifie nos comportements est conditionné par notre structure interne. Et cette structure interne s’est bâtie dès les premiers jours de notre vie (intra et extra utérine) grâce à la relation tissée entre l’enfant que nous étions et nos parents, et principalement notre mère.

 

 

Un lien très subtil

 

A travers le cordon ombilical, le fœtus reçoit la nourriture de façon continue, avec des informations différentes en fonction des émotions de la mère et de ce qu’elle mange. Si la mère a une mauvaise régulation de sa glycémie, l’apport en sucre à travers le cordon ombilical sera perturbé. Lors de l’allaitement, et si allaitement il y a, le lien entre l’enfant et la mère est renforcé. C’est un lien fort, psychophysiologique, puisqu’il conditionne la sécrétion lactée de la mère. La montée de lait dépend de l’appel du nourrisson, elle se tarit lorsque celui-ci est rassasié. Il se crée une fusion entre l’enfant et sa nourrice, fusion qui sera empreinte elle aussi de toutes les émotions qui circulent à ce moment là.

 

C’est pourquoi nous construisons en grande partie notre corps sur le modèle de notre mère. Car à la question « que voit le bébé quand il regarde le visage de sa mère ? », Donald Winnicot, pédiatre et psychanalyste faisait cette réponse : « Généralement, ce qu’il voit, c’est lui-même.». Et « Selon que ce visage exprime l’amour, la tendresse, l’admiration ou la tristesse, l’angoisse, le rejet (…), l’enfant va investir différemment son corps et l’image de soi ». [4] Outre le fait que l’enfant « absorbe » les émotions qui lui sont ainsi transmises, intervient aussi la manière dont cette nourriture est donnée.

 

 

Une insécurité dans l’enfance

 

Longtemps, il a été question de fractionner les rations alimentaires en fonction d’un horaire stricte, ne tenant pas compte des besoins de l’enfant. Il en résultait une anxiété et une insécurité qui submergeaient le nourrisson livré à lui-même dans sa totale dépendance, puisque ne pouvant répondre seul à ses propres besoins. Ces attitudes, même si elles étaient le fruit d’une « mode », peuvent persister, et n’en relèvent pas moins d’une perte de bon sens ou d’une coupure avec l’instinct maternel et traduisent une problématique du lien. De la qualité de la structure du Moi de la mère, de son histoire, dépend la relation, le lien qui s’établira avec l’enfant.

 

Quelle est l’attitude de la mère face à un être dépendant et vulnérable comme son enfant ? Va-t-elle répondre à ses besoins, ou bien va-t-elle inconsciemment le frustrer, faisant ainsi écho à ses propres frustrations ? Plus tard, dans son éducation, l’enfant sera-t-il accompagné dans la réalisation de ses besoins et de son individualisation ou bien va-t-il servir à combler les besoins de ses parents ? La confirmation de sa propre existence par la validation de ses besoins réels est le début de l’autonomie.

 

Et on le verra, l’écoute des besoins est capitale dans l’autonomisation et une des réponses à la problématique de la dépendance. Mais déjà, il est important de comprendre que cette dépendance se met très tôt en place, et qu’elle symbolise une fusion avec une histoire qui reste incomprise et non résolue, qu’elle est liée à un sentiment d’insécurité qui cherche à être comblé, « annulé », par une substance ou une autre personne.

 

 

Une dépendance parfois exogène

 

Maintenant, il n’est pas exclu que certaines dépendances, comme celle du sucre par exemple, puissent être considérées comme « exogènes » au vu de l’industrie et des habitudes alimentaires modernes. En effet, l’appauvrissement de l’alimentation par le raffinage et l’ajout permanent de sucre dans des produits qui ne devraient pas en contenir, favorisent un phénomène de dépendance dont les effets sont de plus en plus menaçants pour la santé humaine.

 

Le sucre se retrouve en effet partout et même les personnes qui, au départ, ne sont pas des « becs sucrés », voient insidieusement leur consommation augmenter : sauces, mayonnaises, charcuteries, légumes surgelés préparés, plats salés préparés, bâtonnets de poissons, saumon fumé, compotes, médicaments,… il est difficile d’échapper à un ingrédient présent là où on ne l’attendait pas. Une mayonnaise « allégée » va parfois contenir 14 % de sucre ajoutés. Dans une cigarette, il peut y avoir jusqu’à 10 % de sucre. Et l’un des moyens de mesurer l’impact d’une drogue, même dite « douce », est l’augmentation de la glycémie dans le sang. Café, alcool, tabac, coca et sucre bien sûr, font augmenter le taux de sucre dans le sang, ce qui est à l’origine de cette sensation d’euphorie, de concentration, de bien-être, et de faim calmée. 

 

Le glucose est l’aliment de base de nos cellules et de notre cerveau. Consommer du sucre permet d’avoir une réponse rapide au niveau énergétique et crée un circuit « court ». La sensation de manque est vite comblée, mais disparaît vite aussi… Après le bien-être, c’est l’hypoglycémie, avec ses signaux de détresse qui appellent à consommer à nouveau du sucre : un vrai phénomène de drogue donc. Par ailleurs, ce type d’aliment ou de substance, crée un schéma où l’on va sans cesse chercher « à l’extérieur » les ressources qui nous seraient nécessaires, exactement comme lorsqu’on ne pouvait compter « que » sur maman.

 

En consommant sans cesse et toujours plus, nous sommes projetés à l’extérieur de nous-mêmes, décentrés, au point de ne plus pouvoir sentir que c’est notre propre métabolisme, notre rapport à la nourriture, à nous-mêmes et aux autres qui va pouvoir combler nos besoins. Dans ce type de dépendance, il suffira peut-être simplement d’une prise de conscience, d’un recadrage, de lire les étiquettes des produits, de mieux choisir ses aliments pour retrouver rapidement une stabilité. Avec une alimentation saine, complète, qui stabilise la glycémie, le corps va se trouver en sécurité et va pouvoir faire confiance à ses ressources « intérieures ».

 

 

Un accompagnement holistique

 

Quelque soit la dépendance, alcool, café, tabac, alimentation, une stratégie globale s’impose. Pour accompagner une personne en dépendance, la naturopathie pourra apporter des réponses, à condition de concevoir cet accompagnement de façon holistique, c’est à dire en prenant en compte différents plans, du plus subtil (spirituel) au plus dense (physique). Si une partie, une fonction, un plan de notre être est inhabité, déserté, alors il ne peut être nourri correctement.

Pour répondre à la souffrance d’une personne en dépendance, il est nécessaire de nourrir le corps et l’âme. Aussi, l’accompagnement se fera en informant, en harmonisant, en accueillant des plans qui sont en souffrance ou mal intégrés, en fonction des priorités.

 

Au plan spirituel :

Il sera question ici de retrouver un idéal, une confiance en la vie. Confiance large qui permet de donner un sens à sa vie, de se réconcilier avec l’idée que l’on est unique, et de se connecter à nouveau au ciel et à la terre. L’être humain, lorsqu’il comprend qu’il est un pont entre le ciel et la terre, retrouve aussi la place qu’il a dans ce monde.

 

Au plan social :

Il est question à ce niveau là de changer ses croyances et son rapport aux autres, car le sentiment d’estime de soi n’est pas seulement une qualification individuelle -« qui suis-je »-, mais un rapport aux autres : « qui je suis par rapport aux autres, que sont les autres par rapport à moi » [5]. Il faut donc à nouveau développer son sentiment d’appartenance, qui est un point d’appui pour construire un projet, pour extérioriser sa pulsion de vie et avoir le sentiment d’exister.

 

Au plan psychologique :

Tout d’abord, en fonction de la gravité des symptômes, il faudra engager la personne, si ce n’est déjà fait, à être suivie sur le plan psychologique et à travailler la problématique de sa dépendance. Mais parallèlement, on pourra la soutenir avec un travail destiné à reconstruire la sécurité, la confiance, l’estime de soi, le sentiment de valeur. L’estime de soi est capitale, on peut la considérer comme le système immunitaire du psychisme. Le sentiment de valeur est lié à la validation des besoins, à l’exploration des désirs et à l’accueil inconditionnel des émotions. C’est en accueillant les émotions autrefois refoulées que l’on peut à nouveau retrouver la trame de son histoire. Les émotions sont des agents de renseignement qui nous informent sur des besoins non satisfaits. Etre à leur écoute est donc le moyen le plus sûr de retrouver la confiance et le chemin vers soi. On encouragera et valorisera les prises de risque, parfois pour de toutes petites choses, car à chaque prise de risque, on lâche une peur, on accepte de rompre un attachement.

 

Parmi les techniques complémentaires, l’Olfactothérapie® permettra à la fois de contacter des émotions oubliées ou inaccessibles autrement, mais aussi, grâce à une odeur aimée que l’on pourra sentir en permanence, servir de « leurre » olfactif qui agira comme un substitut sensoriel et aidera au sevrage.  

On pourra aussi orienter la personne vers une autre technique, l’haptonomie, qui, en travaillant sur la mémoire du toucher affectif, rétablit en profondeur la sécurité de base.

 

Pour soutenir ce plan, on pourra donner de la griffonia simplicifolia, plante dont l’actif principal est un précurseur de sérotonine, ou du millepertuis si un état dépressif est présent. Pour renforcer l’autonomie par l’affirmation de soi, on pourra prendre en élixir floral « centaurée », « plumbago », ou « pommier sauvage » pour assainir ses perceptions et éliminer les idées polluantes et restrictives. Mais ici, il faudra tenir compte de l’histoire de chacun pour vraiment connaître les remèdes les mieux adaptés.

 

 

Au plan physique :

  • ·        Pour redonner au corps un sentiment de sécurité, il faut le nourrir correctement. Le cerveau étant l’organe le plus concerné dans la gestion de la dépendance, il conviendra donc de bien le nourrir avec des huiles exclusivement végétales, de première pression à froid, bio, et en particulier celles riches en oméga 3 comme l’huile de colza. Il conviendra de privilégier une alimentation hypotoxique, dépourvue d’excitants (qui sont généralement l’objet de la dépendance : alcool, café, sucre, tabac, coca…), mais capable de nourrir le corps en profondeur, avec l’introduction de légumineuses, de céréales complètes et d’oléagineux qui faisaient probablement défaut. La clé de voûte de cette nouvelle alimentation sera bien sûr la mastication, car elle seule va pouvoir déclencher le sentiment de satiété, remettre en contact avec le plaisir (paradoxalement absent) et donc, petit à petit, réinstaller un sentiment de sécurité. Alimentation saine, sommeil réparateur, oxygénation, répondent aux besoins vitaux de l’organisme et la sécurité commence par la satisfaction de ces besoins là. 
  • ·        Parallèlement, il est souhaitable de soutenir la fonction de désintoxication du foie, avec de la taurine par exemple, acide aminé soufré qui a l’avantage de fixer le magnésium (utile en cas de stress), et qui agit comme un neuromodulateur de certaines activités cérébrales.
  • ·        Il sera probablement utile de renforcer la flore intestinale, avec des pré et pro-biotiques, peut-être d’avoir recours à des irrigations coloniques, autant pour nettoyer l’intestin des toxiques accumulés que des vieilles mémoires qui ont laissé leur trace. Au quotidien, on pourra prendre de l’argile, 1 cuillérée à café dans un verre d’eau à laisser reposer toute la nuit et à boire le matin au lever.
  • ·        La chlorella, cette algue bleue à la très grande richesse nutritive, sera ici surtout utilisée pour son très haut pouvoir antitoxique.
  • ·        Pour favoriser la désaccoutumance à toutes les drogues, on prendra du kudzu, cette racine qui, consommée en cure, entraîne une diminution de la consommation d’alcool et de cigarettes. On a observé que l’alcool et la nicotine agissent sur les même récepteurs nerveux que les actifs de la plante.
  • ·        Si la dépendance est plutôt au sucre, il conviendra de soutenir la fonction rate/pancréas, avec du chrome qui favorise la tolérance au sucre (maintien d’un niveau normal de glucose sanguin) et qui intervient dans le métabolisme des lipides, et l’association de « Zn-Ni-Co » en oligo-éléments.
  • ·        Une activité physique quotidienne, ou au moins 3 fois par semaine sera un bouclier naturel contre le stress en évacuant les tensions, ces tensions qui poussent justement à consommer excessivement certains produits. De plus, une activité en plein air, à la lumière du jour, est importante pour informer la pinéale, glande régulatrice du rythme biologique et qui sécrète la mélatonine (dérivée de la sérotonine).
  • ·        Les bains dérivatifs, en remobilisant les fascias et les toxines qui y sont stockées, permettront d’assainir l’organisme. 
  • ·        Le massage pourra constituer un support privilégié pour retrouver un sentiment d’unité corporelle, réduire le stress et se réapproprier son ressenti.
  • ·        Des techniques comme l’acupuncture pourront aider au sevrage (auriculothérapie pour le tabac par exemple) et soutenir les organes dans leur fonction (assimilation, élimination). Pour la médecine chinoise, les organes ont aussi une fonction psychique, et soutenir le « rein » par exemple, permettra de réduire les peurs qui lui sont associées énergétiquement. Si un chagrin ancien subsiste, le poumon sera concerné puisqu’il gère la tristesse.

 

Bien entendu, l’aide de compléments alimentaires ou de biothérapies constitue une facilitation pour commencer un travail vis à vis de la dépendance, mais il est clair que l’hygiène alimentaire et l’hygiène de vie globale, qui seront peut-être plus longues à mettre en place, sont les garants d’une stabilité qui, une fois obtenue, sera acquise dans le long terme. La vie n’est pas linéaire, des rechutes sont toujours envisageables, elles sont aussi parfois riches d’enseignement et permettent de traverser une nouvelle étape vers l’autonomie. Et le moyen d’obtenir cette autonomie, c’est d’investir dans des stratégies physiques et psychiques qui s’inscrivent dans la durée et vont ancrer de nouveaux comportements au plus près de soi.

 

 

 

M T

Praticienne de Santé Naturopathe

Article paru dans "Biocontact"

 

 

Des besoins hiérarchisés

C’est le psychologue Abraham Maslow qui, dans les années 50, a mis en évidence l’importance des besoins humains et les a hiérarchisés sous forme d’une pyramide. Ce principe de hiérarchie suppose qu’un nouveau besoin (supérieur), n’émerge que lorsque le (ou les) besoin inférieur a été relativement satisfait. A la base se trouvent les besoins primaires et essentiels (tels la survie et la sécurité), et plus on s’élève, plus il s’agit de besoins qui émergent une fois que ceux du dessous sont assouvis. Ne demandez pas à un être humain d’être préoccupé par son accomplissement personnel s’il manque de sommeil, de nourriture, de boisson ou s’il est en danger… Ce sont des besoins considérés comme primaires, essentiels à la survie. Néanmoins, certains besoins, comme les besoins affectifs, bien que considérés comme « secondaires » sont tout aussi vitaux. En effet, un enfant privé d’affection ou séparé de sa mère est en danger et sa survie est même menacée. René Spitz a observé les enfants placés en institution, et a constaté que la mortalité et les maladies étaient plus importantes chez ces enfants, bien qu’ils recevaient des soins. Il a d’ailleurs nommé ce syndrome « l’hospitalisme ».

Mais que ce soit pour Maslow ou Carls Rogers, l’être humain est un être de transcendance et a besoin de s’accomplir, d’aller vers la croissance et l’épanouissement de son potentiel inné. Cette tendance ne peux s’exprimer que si l’individu prend conscience de ses vrais besoins, besoins auxquels il n’a accès que s’il a reçu un « regard positif inconditionnel » lui donnant le sentiment d’être aimé et respecté. Ce besoin inaliénable de transcendance est le besoin d’une vie signifiante (value-life) qui pousse l’être humain au-delà de ses limites habituelles.

 

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 Nous devons satisfaire nos premiers besoins avant de nous élever dans la hiérarchie des besoins.



[1] Boris Cyrulnik, in Psychologies n° 206

[2] Arthur Janov, in Le corps se souvient, Ed. du Rocher

[3] B. Cyrulnik in Médecines Douces, sept 94

[4] cité par E. M. Lipiansky in L’identité, Ed. Sciences Humaines

[5] Jean-François Gossiaux, in L’identité, Ed Sciences Humaines

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:45

 

Notre physiologie est sous dépendance de nos émotions. Nos symptômes traduisent le plus souvent une difficulté à intégrer les événements de la vie. Pour faire face au stress, une bonne hygiène de vie, qui inclut une clarification émotionnelle, est indispensable.

 

Dès notre naissance, la qualité de notre santé dépend de différentes fonctions physiologiques, dont la fonction alimentaire qui, à travers la digestion et l’excrétion, permet l’assimilation des nutriments utiles à la croissance et l’entretien de l’organisme. Mais il serait trop simple de penser que la totalité de ce que nous absorbons profite à notre corps. Le substrat de ce long processus dépend de la façon dont nous digérons et assimilons, c’est à dire que la qualité et la quantité des nutriments vraiment utilisés sont soumis à d’autres facteurs, à la fois physiologiques, chimiques, et psychologiques.

 

 

Une assimilation sous contrôle

 

L’état de notre psychisme va conditionner la réussite de ce processus de digestion. En effet, la digestion est sous dépendance du système nerveux, en particulier du système nerveux végétatif ou « autonome », système qui fonctionne sans notre volonté. Il est donc directement relié à notre inconscient. Ce système est lui-même fortement influencé par les émotions et le stress. De cette interaction peuvent naître des dysfonctionnements, des troubles psychosomatiques, des symptômes qui, au départ, n’auront pas pour cause majeure la biologie, mais auront une forte incidence sur elle. Car ne pas pouvoir s’adapter aux conditions de stress, c’est mettre en péril notre équilibre physiologique et psychique. Pour cela, il faut comprendre comment le stress sollicite notre organisme.

 

La réponse au stress se fait au niveau du système hormonal et nerveux, celui-ci étant composé du système volontaire et du système végétatif. Ce dernier est constitué de deux branches, ayant chacune des fonctions distinctes. L’orthosympathique (ou sympathique) est associé à la réponse au danger, au stress, à la dépense d’énergie. Le parasympathique est associé à la détente, la recharge organique, la récupération, la digestion. Le stress constitue un message qui met en jeu une fonction (dépense d’énergie) qui contrarie celle de la digestion (assimilation). En phase de stress aigu, le système sympathique va interrompre les sécrétions digestives, la motilité de l’estomac et de l’intestin est réduite, les muscles sont en constriction, certains sphincters sont fermés, empêchant la vidange gastrique ou provoquant la constipation.

 

Le stress carence l’organisme

De plus, pour faire face à toutes ces réactions chimiques, l’organisme consomme une grande quantité d’enzymes, de minéraux et l’oligo-éléments, confisquant et sacrifiant ainsi des substances nécessaires à d’autres fonctions. Le stress est un grand acidifiant et producteur de radicaux libres, qui eux aussi « coûtent » en réserves (vitamines C et E, polyphénols, cuivre, zinc, manganèse et sélénium) et peroxydent les lipides. Par voie de conséquence, les membranes cellulaires sont endommagées et n’assurent plus correctement leur fonction d’échange pour une bonne assimilation. La cellule nerveuse est essentiellement entourée de lipides et les réponses au stress n’en seront que plus difficiles encore, un bon équilibre nerveux nécessitant l’apport suffisant d’acides gras polyinsaturés. La muqueuse intestinale devient perméable et n’assure plus son rôle de barrière et de sélection.

C’est le début d’un cercle vicieux : l’organisme carencé va, au mieux, tenter de compenser en envoyant des ordres au cerveau pour recevoir plus de nutriments (donc plus de nourriture), il va s’affaiblir et être moins performant face au stress. Notons que les personnes les plus perméables au stress, et dont les manifestations neurovégétatives et endocriniennes sont les plus perturbatrices, sont celles qui expriment et extériorisent le moins leurs sentiments et émotions. On voit que non seulement le stress aura des répercutions différences d’une personne à l’autre, mais que la gestion des émotions est capitale pour l’équilibre digestif. Les symptômes liés au système digestif vont nous parler de notre difficulté à avaler, à assimiler les expériences de notre vie. « Cela m’est resté sur l’estomac »… Le langage populaire a très bien su mettre en mots le sens de nos souffrances.

 

Digérer le monde

Si nous suivons la progression du tube digestif, pour commencer regardons ce qui va se passer au niveau de la bouche. En état de stress, nous ne prenons plus le temps de mastiquer. Sans mastication, l’action de la ptyaline au niveau de la bouche ne peut se faire sur les amidons qui seront imparfaitement dégradés et fermenteront dans l’intestin. La plupart du temps, le stress nous fait avaler « n’importe quoi », une nourriture qui vient étouffer des émotions trop fortes ou inconscientes, le plus souvent à base de sucre, fournisseur d’énergie rapide et symbole des saveurs sucrées primales (liquide amniotique et lait maternel). En ne gardant pas assez longtemps les aliments en bouche, les informations subtiles ne peuvent parvenir au cerveau, qui à son tour ne peut analyser et envoyer les bons messages de digestion.

 

Au niveau de l’estomac, les ruminations, la non acceptation du monde extérieur, la nécessité de « digérer un événement », l’inquiétude, vont créer des troubles allant de l’aérophagie en passant par la hernie hiatale ou l’ulcère, où la sécrétion d’acide chlorhydrique ira jusqu’à attaquer la muqueuse. C’est la solution de l’organisme pour détruire ce qui est extérieur à nous, nourriture ou, symboliquement, événement trop lourd. N’oublions pas que le stress diminue la motricité du tube digestif alors que l’estomac doit malaxer les aliments. Ceux-ci vont donc stagner. L’estomac va tenter de les dissoudre avec une arme efficace : un suc digestif avec une acidité de pH 2.

 

Le stress diminue l’amplitude de la respiration. Le bol alimentaire est moins bien oxygéné, ce qui empêche l’oxydation des aliments, autre façon de débuter la dégradation. Le diaphragme, tendu et peu mobile, ne va plus masser les organes sécréteurs (pancréas, vésicule biliaire) qui seront de moins en moins stimulés mécaniquement.

 

D’un côté, la rate et le pancréas vont nous parler de notre rapport au passé, à la douceur, au plaisir , aux règles et aux normes. Le sucre, géré par ces organes, évoque le besoin de reconnaissance, la récompense lorsque, enfant, nous étions « sages » et « conformes ».

 

De l’autre côté, le foie et la vésicule biliaire, sont associés le plus souvent à une émotion comme la colère. Celle-ci va bloquer la fonction hépatique, provoquer des symptômes tels hémorroïdes, migraines, spasmes de la vésicule, engorgement de la veine porte et donc difficultés de circulation de retour. Les colères rentrées vont densifier l’énergie, risquant de créer kystes, boues ou calculs biliaires, cirrhoses, cancers. « Je me fais de la bile », traduit bien notre inquiétude qui va se loger à ce niveau-là. Le foie est un élément clé dans la réponse au stress. Le glycogène stocké dans le foie est libéré afin de produire rapidement de l’énergie, ainsi la glycémie peut devenir instable et entraîner des compulsions alimentaires pour compenser les sensations d’hypoglycémie. Déréglée, la fonction hépatique peut provoquer un désordre du métabolisme des lipides (triglycérides, cholestérol) ou du métabolisme des hormones métabolisées dans le foie, entraînant à son tour des troubles ovariens ou gynécologiques.

 

Trier le bon et le mauvais

Au niveau de l’intestin grêle, l’organisme va faire le tri entre l’assimilable et le non-assimilable. Est-ce que dans mon rapport à la vie, je sais garder ce qui est bon pour moi ? Est-ce que je sais faire des choix, trier, sélectionner ? Est-ce que j’accepte de laisser partir ce qui ne me nourrit pas ?

Et enfin, au niveau du colon, grand éboueur de notre organisme, va se conclure le processus d’assimilation. C’est ici que le non-assimilable est évacué. Mais ai-je assez conscience de ce que je ne peux pas assimiler, suis-je capable de lâcher, d’abandonner, d’être en sécurité ? Il faut pouvoir comprendre que ce qui sera lâché sera à nouveau remplacé si besoin, à condition d’avoir confiance. Si mes croyances s’opposent à cette confiance, s’il y a peur de manquer ou de se tromper, l’évacuation des matières et des expériences sera difficile, occasionnant des fermentations. C’est au niveau du colon que s’impriment de gros conflits manifestés par des pathologies comme la maladie de Crohn, la recto-colite hémorragique, l’inflammation des diverticules, etc. Le colon est l’endroit où les émotions non exprimées et non conscientes de l’enfance pouvaient se manifester. « Maman, j’ai mal au ventre », symbolisait tout ce que l’on vivait sans le comprendre.

 

L’impact du stress au niveau du gros intestin a un rôle majeur : il modifie considérablement la flore intestinale, cette flore dont les « bonnes » bactéries font aussi un merveilleux travail : digestion du lactose, meilleure assimilation des acides aminés essentiels, synthèse de nombreuses vitamines (K, B12, B9, H, B2, B5), inhibition de l’adhérence épithéliale de bactéries pathogènes, réduction de l’absorption de substances toxiques (ammoniac, amines et indoles), développement de la muqueuse intestinale, cette barrière naturelle entre notre intérieur et l’extérieur. 

 

A chaque niveau du tube digestif, le stress laisse son impact. A chacun d’être à l’écoute de ses symptômes, en lien direct avec les événements de sa vie, et de savoir au mieux diminuer l’impact du stress. Pour maintenir une assimilation optimum et être moins perméable au stress, quelques règles d’hygiène s’imposent.

 

-         La qualité de l’alimentation : biologique elle est plus riche en nutriments et exempte de produits toxiques (engrais, pesticides, etc.). Crue, elle va apporter des enzymes, indispensables au catabolisme, et économiser nos enzymes endogènes. Les aliments à index glycémique faible vont réguler la glycémie et permettre d’être plus stable face au stress, comme les « bonnes huiles » bio, de première pression à froid, source d’oméga 3 (colza). Tout ce qui entre dans notre corps nous construit, tant au niveau physiologique que psychique. Il a été démontré que le stress d’un animal est gardé en mémoire dans sa chair. Ainsi, nous pouvons hélas « manger du stress ».

 

-         La mastication : sans insalivation et sans broyage préalable des aliments, le corps n’a pas accès à la totalité des nutriments et nous mettons notre estomac en « détresse », nous ajoutons du stress au stress. Au lieu de prendre des compléments alimentaires, cherchons plutôt à obtenir une meilleure biodisponibilité de ce que nous avalons. La mastication entraîne la satiété qui est source de plaisir. Et le plaisir n’est-t-il pas une belle anti-dote au stress ?

 

-         Le stress entraîne une dystonie neuro-végétative que l’on pourra réguler par des oligo-éléments : manganèse-cobalt (Mn-Co), des biothérapies : glauconie D8 en lithothérapie , ficus carica, Bg, MG 1D en gemmothérapie pour agir sur la sphère nerveuse et gastrique. Ceci n’est qu’une trame à adapter en consultation avec un thérapeute.

 

-         Et bien sûr, mettons en place une hygiène comportementale, en trouvant le temps de pratiquer relaxation, respiration, méditation, sport de détente et en ayant un bon sommeil réparateur.

Enfin, pour cesser d’être en vigilance permanente, il est nécessaire de changer notre vision du monde. C’est le début d’un questionnement intérieur : quel est mon système d’assimilation, qu’est-ce que je sais assimiler ou pas, quelle est ma manière d’aimer ? Car aimer, c’est prendre, c’est assimiler la vie et les être humains en acceptant l’altérité.

 

 

MT

Article paru dans "Biocontact"

 

 

 

 

 La psychosomatique

 

Ce lien psychosomatique à mis du temps avant de voir le jour dans le monde de la santé. Pour arriver à cette évidence, il a d’abord fallu au 19e siècle les premières observations de François Magendie qui étudia la physiologie du système nerveux, puis de Harvey Cushing qui mis en évidence l’origine nerveuse de l’ulcère de l’estomac, et de René Leriche qui décela une cause nerveuse à l’origine de nombreuses lésions organiques, de désordres vasculaires, de la douleur et des spasmes, par simple irritation du système nerveux sympathique. Il faut bien sûr citer Walter Cannon, père de l’homéostasie, qui s’intéressa aux troubles fonctionnels déclenchés par la régulation du système nerveux face aux émotions, et Ivan Pavlov, qui très tôt consacra ses recherches aux fonctions digestives et à l’importance de la répétition des stimuli dans le comportement des individus.

Enfin, au 20e siècle, Hans Selye étudie les réactions de l’organisme face aux nuisances de la société moderne, Reilly révèle le syndrome d’irritation du système nerveux sympathique, établissant que toute irritation violente des fibres sympathiques pouvait entraîner une « explosion vasculaire », allant de la simple congestion aux hémorragies et conduisant à l’apparition de lésions graves de divers organes, l’intestin, le foie, les reins. Il démontre ainsi l’importance de l’innervation viscérale, et préconise, non pas de renforcer les défenses de l’organisme (déjà fortement mises à contribution par le système sympathique), mais au contraire de les interrompre transitoirement (hibernation artificielle). Il faut bien sûr évoquer Henri Laborit et ses travaux sur le système nerveux végétatif qui l’amèneront à dire que la pathologie est le résultat de la mise en jeu d’un système de défense face aux événements de notre existence. C’est ainsi que l’impact du stress sur la santé a pu être reconnu.

 

 

 

 

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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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