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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 10:08

 

 

Le couple comme générateur d'énergie lumineuse, voilà une vision qui remet au centre de nos vies la quête spirituelle. Fabrice Palmer nous dit : la quête amoureuse et la quête spirituelle, c'est la même chose. Et le couple est comme un accélérateur de particules.

 

Celles et ceux qui a un moment donné ont fait l'expérience du célibat après une vie de couple, comprendront sûrement cela, car la puissance que l'on pouvait dégager au sein du couple, se trouve ralentie lorsque l'on est seul(e).

 

Et par ailleurs, il n'est pas inutile de prendre un temps de recul pour faire le point de là où l'on en est.
 

Cinq plans vont être sollicités dans le couple, il faudra trouver une harmonisation physique, intellectuelle, émotionnelle, sexuelle et spirituelle.

 

Maîtrisons nous suffisamment ces cinq plans ?

 

Quel est le plan qui nous a fait entrer en relation avec quelqu'un?

 

Avions-nous réellement une attraction profonde?

 

C'est en purifiant nos structures et en remettant le sacré au coeur de chacune de nos actions que nous pourrons exprimer ce qu'est réellement l'amour.

 

 

 

MT

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 02:44

 

 

Merci pour ce langage authentique, cette vulnérabilité qui vient toucher au coeur, cet enseignement partagé dans l'intime, au plus profond de l'expérience.

Instant rare, dans ce monde de clichés et de paroles toutes faites.

Ouverture d'un chemin qui invite à retrouver sa propre authenticité, à descendre en soi pour être et livrer sa vérité.

Merci pour tout cet amour offert en partage  et cette vibration qui laisse sa trace délicate.

 

MT

 

 

 

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 18:10
Illustration Christian Schloe

Illustration Christian Schloe

 

 

La chasse aux sorcières n'est pas qu'une anecdote historique.

 

Elle marque un tournant dans la structure de la société, qui est passée d'une activité païenne, ancrée dans les forces de vie et où le tissu social s'organisait autour d'une certaine transmission, à une nouvelle société dominée par le patriarcat et la diabolisation des connaissances, de la sexualité, des dons, des soins et de la connexion directe au divin.

Tout ce qui permettait d'avoir accès au savoir, à la liberté, à la spiritualité authentique, a été mis sous contrôle par l'Eglise et les hommes, pour ne laisser aux femmes qu'une image salie, directement issue des projections et des peurs portées par les hommes de l’époque.

 

Lors de cet holocauste qui dura plus de 300 ans, évalué à peut-être 9 millions de morts, 85 % étaient des femmes qui ont été exécutées par des méthodes de la plus haute violence. Noyades, enfermements, suspension dans des cages, bûchers, pieux plantés dans le cœur, pendaisons et tortures les plus infâmes pour les faire avouer des crimes suggérés par un manuel (1) commandé de toute pièce par un pape, dont le nom, Innocent, ne met qu’en lumière le décalage entre les velléités d’une institution et ses actions de défoulement et de projections les plus noires.

 

A partir de là, c’est toute la société qui a changé, le rôle de la femme, la spiritualité, le lien à la terre, la liberté, la connaissance, ont été transférés sous contrôle masculin et attribués à des instances de pouvoir qui ont fait en sorte de pervertir toute la mémoire de ce passé, en changeant la signification des rituels, en enterrant la vivacité du savoir, en retirant aux femmes leur pouvoir matériel autant que spirituel (leurs pratiques, que l’on peut qualifier de chamaniques, sont aujourd’hui beaucoup détenues par des hommes), en diabolisant (c’est-à-dire en divisant) (2), en mettant la compétition au cœur des échanges, en contrôlant les corps et la sexualité, en imposant la science au détriment de l’intuition (et en s’appuyant comme le précise ce documentaire « sur les méthodes de l’inquisition, pour extraire de la terre l’équivalent de ce que l’on obtenait des femmes sous la torture », c’est-à-dire la force et la contrainte), et finalement en transformant la lumière en ombre.

 

« En Europe, l’ordre du monde avait été renversé ».

 

Nous sommes toujours prisonniers de ce retournement majeur qui s’effectua au temps de l’inquisition et la perversion (3) gouverne le monde, en divisant, contrôlant, muselant le vivant et nous commençons difficilement et lentement à sortir de cette nuit imposée dans une violence inouïe.

 

Si les hommes doivent sortir de la compétition et pacifier les mémoires de violence et de crimes dont ils sont porteurs, les femmes doivent sortir de la soumission dans laquelle ces événements les ont asservies et de la culpabilité qu’on leur a fait porter tant au niveau de leur pouvoir que de leur sexualité. En leur faisant porter la responsabilité de tout ce qui « ne va pas », elles ont appris au fil des siècles à compenser les erreurs, les manques, les immaturités, les humiliations, pour faire marcher le monde des hommes, mais au détriment de leur monde à elles, et sans avoir bien sûr retiré aucun avantage, sinon celui de continuer à être diabolisées.

 

« Le diable était descendu sur terre et les femmes conduisaient ces démons ».

 

Chaque femme porte en elle la mémoire de ces exécutions infligées à ses ancêtres et chaque femme sait intimement le coût du silence imposé et connaît dans sa chair le prix d’avoir renoncé, sous la torture ou par la mort, à son essence et à son pouvoir.

 

De cette amnésie, elle se réveille petit à petit et retrouve le chemin de la sororité et panse ses blessures.

 

Le chemin des retrouvailles n’est pas terminé, l’empreinte des mémoires et le carcan sociétal peuvent être puissants et il se peut même, que dans cette vie-ci, certaines fassent l’expérience de rencontres, de relations qui viennent réactiver un passé à guérir. Dénonciation, torture, enfermement, reniement d’une activité de guérisseuse, mort violente dans une autre vie, tout cela peut trouver écho dans la maltraitance relationnelle, la maladie, l’interruption forcée d’une activité, l’abandon d’une voie spirituelle, l’isolement, les pertes financières, la perte de ses capacités dont le bénéfice revient à autrui avec un sentiment de dépossession.

Parfois un tableau se dessine qui montre tout ce à quoi les femmes durent renoncer par le passé, tout ce qui fut spolié, détourné, volé, usurpé.

Les cœurs transpercés de lances gardent la mémoire de la blessure ultime qui leur a été faite : celle d’être atteinte au plus profond d’elles-mêmes, dans leur capacité à aimer, à donner et à vibrer.

 

Il est temps que les malédictions prennent fin, que chaque femme puisse reconnecter à son essence sans avoir peur. Dans certains pays, cela est encore très difficile et la mort, la lapidation, la défiguration à l’acide, sont au bout de l’expérience pour simplement avoir été une femme.

Dans nos pays occidentaux, le chemin devient plus aisé, même s’il ne faut pas nier la dure réalité des violences encore faites aux femmes qui payent sans cesse le prix de leur liberté, car en voulant être libres elles réveillent les peurs et les frustrations des hommes. Le temps des bouc-émissaires est toujours présent et il est si facile de jeter au bûcher, même symbolique, une partie de l’humanité pour ne pas voir ses peurs et ses ombres.

 

Comme aucun monument n’a été élevé à la mémoire des sorcières décimées pendant si longtemps, peut-être qu’en tant que femmes, nous pouvons, à l’intérieur de nous-mêmes, faire un autel symbolique de guérison et honorer toutes ces femmes qui d’une façon ou d’une autre vivent à travers nous et que nous portons en nous.

Si « l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs », faisons en sorte petit à petit de réécrire l’histoire, de remettre les choses dans le bon ordre, de réécrire l’histoire de la femme, de redéfinir ses contours, de lui ôter ses oripeaux civilisés trop étroits pour elle, afin de retrouver sa liberté, sa connexion et sa sauvagerie.

 

Et comment ne pas remercier ici toutes les femmes qui ont déjà ouvert la voie sur ce chemin de retrouvailles et de guérison, et qui ont traversé leurs peurs, leurs inhibitions pour incarner ce qui autrefois pouvait les conduire au bûcher.

 

 

MT

 

 

(1) Malleus Maleficarum, le maillet des sorcières, manuel de l’art de brûler les sorcières écrit par deux Dominicains et commandé par le pape Innocent VIII

(2) Le Diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit »). Wikipédia

(3) perversion : mis à l’envers, détourné

 

Long métrage documentaire rendant hommage… aux sorcières. Celles d'hier, contre qui l'Église et l'État se sont acharnés, d'un commun accord; celles d'aujourd'hui, qui professent un retour à la connaissance de la déesse primitive, harmonie pacifique de toutes les formes de vie.

 

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 23:36

 

 

Un cheminement incroyable qui témoigne d'une force intérieure, d'une grande humanité et d'un pouvoir de compassion que Robert Savoie transmet aujourd'hui autour de lui.

 

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 21:23

 

Pendant longtemps, il y a eu mon corps et moi. Mon moi était composé d’histoires, d’envies, d’efforts, de désirs d'avenir Mon moi tentait de ne pas être le résultat de mon passé violent, mais la séparation qui s’était déjà produite entre mon corps et moi était un résultat assez important. Mon moi essayait toujours de devenir quelque chose, quelqu’un. Mon moi n'existait que pour essayer. Mon corps était souvent un obstacle.

 

0:49 Mon moi était une tête flottante Pendant des années, en fait je n'ai porté que des chapeaux. C’était un moyen de tenir ma tête accrochée. C’était un moyen de me localiser. Je m’inquiétais du fait qu’en ôtant mon chapeau je ne serais plus là. En fait j’avais un thérapeute qui une fois m’a dit, « Eve, tu viens ici depuis deux ans, et, pour être honnête, je ne me suis jamais aperçu que tu avais un corps. » Tout ce temps j’ai vécu en ville, parce que, pour être franche, j’avais peur des arbres. je n’ai jamais eu d’enfants parce que les têtes ne peuvent pas mettre au monde. En fait les bébés ne sortent pas de la bouche.

 

1:24 Puisque je n’avais pas de point de référence pour mon corps, j’ai commencé à questionner d’autres femmes à propos de leurs corps — plus particulièrement, de leurs vagins, parce que je pensais que le vagin était important. Ceci m’a amené à écrire “Les Monologues du Vagin” ce qui m’a amené à parler de vagins de manière obsessionnelle sans arrêt et partout où je le pouvais.. Je l’ai fait devant beaucoup d'étrangers. Un soir sur scène, je suis entrée dans mon vagin. Ce fut une expérience extatique. Ça m’a fait peur, ça m’a stimulée, je suis devenu une personne motivée, un vagin motivé.

 

2:01 J’ai commencé à voir mon corps comme un objet, quelque chose qui peut se déplacer très rapidement, comme quelque chose qui peut accomplir d’autres choses, beaucoup de choses, toutes à la fois. J’ai commencé à voir mon corps comme un iPad ou une voiture. Je le conduisais en lui demandant des choses. Je n’avais pas de limites. J’étais invincible. Il devait être conquis et maitrisé comme la Terre. Je n’y prêtais pas très attention ; non, je l’organisais et je le dirigeais. Je n’avais pas de patience avec mon corps; je l’ai forcé à se mettre en forme. J’étais avide. J’ai pris à mon corps plus que ce qu’il ne pouvait offrir. Si j’étais fatiguée, je buvais plus d’expressos. Si j’avais peur, j’allais dans plus d’endroits effrayants.

 

2:40 Oh, oui, bien sûr, il y a eu des moments où j’ai apprécié mon corps, comme un parent violent peut parfois avoir un moment de tendresse. Mon père était très gentil avec moi le jour de mon 16° anniversaire, par exemple. J’ai entendu des personnes chuchoter de temps en temps que je devrais aimer mon corps, j’ai donc appris à le faire. J’étais végétarienne, je ne buvais pas, je ne fumais pas. Mais tout ceci était juste une manière plus sophistiquée de manipuler mon corps — une autre dissociation, comme planter un potager sur une autoroute.

 

3:11 A force de parler autant de mon vagin, plusieurs femmes ont commencé à me parler des leurs — leurs histoires de leurs corps. En fait, ces histoires m’ont obligée à voyager dans le monde, j’ai voyagé dans plus de 60 pays. J’ai entendu des milliers d’histoires. Et je dois vous dire, il y avait toujours ces moment où une femme partageait avec moi cet instant particulier où elle s’était séparée de son corps — en quittant son foyer. J’ai appris de femmes qui ont été agressées dans leurs lits, fouettées dans leurs burqas, laissées pour mortes dans des parkings, brûlées à l’acide dans leurs cuisines. Certaines femmes se sont tues et ont disparu. D’autres femmes sont devenues folles, des machines motivées comme moi.

 

3:53 Pendant mon voyage, j’ai fêté mes 40 ans et j’ai commencé à détester mon corps, ce qui en fait est un progrès, parce qu’au moins mon corps existait assez pour que je le déteste. Mon ventre – c’est mon ventre que je détestais. C’était la preuve que je n’étais pas à la hauteur, que j’étais vieille et pas géniale ni parfaite ou capable de cadrer avec le standard de femme en forme. Mon ventre était la preuve que j’avais échoué, qu’il m’avait laissée tomber, qu’il était brisé. Ma vie s'est mise à tourner autour de l'obsession de m'en débarrasser. En fait, c’est devenu tellement extrême que j’ai écrit une pièce dessus. Mais plus j’en parlais, plus mon corps devenait dépersonnalisé et fragmenté. Il est devenu divertissement ; il est devenu un nouveau genre de marchandise, quelque chose que je vendais.

 

4:39 Ensuite je me suis déplacée ailleurs. Je suis passée outre ce que je pensais connaitre. Je suis allée dans la République Démocratique du Congo. J’ai entendu des histoires qui ont fait voler en éclat toutes les autres histoires. J’ai entendu des histoires qui sont rentrées dans mon corps. J’ai entendu parler d'une petite fille qui n’arrêtait pas de se pisser dessus parce que tant de soldats adultes l’avaient pénétrée de force. J’ai entendu parler d’une femme de 80 ans à qui ont avait cassé et déboité les jambes pour les tordre au dessus de sa tète pendant que les soldats la violait. Il y a des milliers d’histoires comme celles-ci. Et plusieurs femmes avaient des trous dans leurs corps — des trous, des fistules — des viols de la guerre — des trous dans le tissu de leur âmes. Ces histoires ont saturé mes cellules et mes nerfs. Et pour être honnête, je n’ai plus dormi pendant trois ans.

5:35 Les histoires ont commencé à saigner ensembles. Le viol de la terre, le pillage des minéraux la destruction des vagins — aucune n’était plus séparée l’une de l’autre ou de moi. Des milices violaient des bébés de 6 mois pour que les pays lointains puissent accéder à l’or et au coltan pour leurs iPhone et leurs ordinateurs. Mon corps est devenu non seulement une machine motivée, mais il était maintenant responsable de la destruction des corps d’autres femmes dans son désir fou de créer plus de machines pour soutenir la vitesse et l’efficacité de ma machine.

 

6:12 Ensuite j’ai eu le cancer — ou bien j’ai découvert que j'avais le cancer. Il est arrivé comme un oiseau à toute vitesse qui s’écrase contre une vitre. Soudain, j’avais un corps, un corps piqué, touché et percé, un corps coupé et ouvert, un corps auquel l’on a retiré des organes qu'on a transportés et réarrangés et reconstruits, un corps scruté et intubé, un corps qui brûlait sous l’effet des substances chimiques. Le cancer a fait explosé le mur de ma déconnexion. Soudain j’ai compris que la crise de mon corps était la crise du monde, et ça ne se passait pas plus tard, ça se passait à ce moment-là.

 

6:56 Soudain mon cancer était un cancer qui était partout, le cancer de la cruauté, le cancer de l’avidité, le cancer qui rentre dans les personnes qui vivent près des usines chimiques – et en général elles sont pauvres — le cancer des poumons des mineurs, le cancer lié au stress de ne pas accomplir assez, le cancer des traumatismes cachés le cancer des poulets élevés en cages et des poissons des eaux polluées, le cancer de l’utérus des femmes violées, le cancer qui est partout à cause de notre négligence.

 

7:24 Dans son nouveau livre visionnaire, « New Self, New World » [un nouveau soi, un nouveau monde] l’écrivain Philip Shepherd dit, « Si vous êtes séparé de votre corps, vous êtes également séparé du corps du monde, qui ensuite parait être quelqu’un d’autre par rapport à vous ou séparé de vous, plutôt que le continuum du vivant auquel vous appartenez. » Avant le cancer, le monde était une autre chose. C’était comme si je vivais dans un bassin stagnant et le cancer avait dynamité le rocher qui me séparait d’une mer plus grande. Maintenant je nage dedans. Maintenant je suis couchée sur l’herbe et je m'y roule, j’adore la boue sur mes jambes et sur mes pieds. Maintenant je fais des pèlerinages quotidiens pour aller voir un saule pleureur particulier au bord de la Seine, et j’ai soif de champs verts dans le bush en dehors de Bukavu. Et quand il pleut très fort, je hurle et je cours en rond.

 

8:22 Je sais que tout est lié, et la cicatrice qui court le long de mon torse est la marque du tremblement de terre. Et je suis là avec les trois millions de personnes dans les rues de Port-au-Prince. Et le feu qui brûle en moi du troisième au sixième jour de la chimiothérapie est le feu qui brûle dans les forêts du monde. Je sais que l’abcès qui a grandi autour de ma blessure après l’opération, le demi-kilo de pus, c’est le Golf du Mexique contaminé, et j’avais en moi des pélicans mazoutés et des poissons morts qui flottaient. Et le cathéter qu’ils m’ont inséré sans utiliser les médicaments appropriés m’ont fait hurler tout comme la terre hurle lors des forages.

 

9:08 Pendant ma deuxième chimiothérapie, ma mère est tombée malade et je suis allée la voir. Et au nom de la connexion, la seule chose qu’elle a voulue avant de mourir a été d’être ramenée à la maison dans son bien aimé Golfe du Mexique. Nous l’avons donc ramenée à la maison, et je priais pour que le pétrole ne baigne pas sa plage avant qu’elle meure. Et grâce à Dieu ça n'a pas été le cas. Et elle est morte paisiblement dans son endroit préféré.

 

9:35 Quelques semaines plus tard, j’étais à La Nouvelle Orléans, et cette amie merveilleuse, spirituelle m’a dit qu’elle voulait faire quelque chose pour ma guérison. J’étais honorée. Je suis allé chez elle, c’était le matin, et le soleil du matin à New Orléans filtrait à travers les rideaux. Et mon amie était en train de préparer cette grosse cuvette, et j’ai dit, « Qu’est ce que c’est ? » Et elle m’a dit, «C’est pour toi. Les fleurs la rendent belle, et le miel la rend douce Et j’ai dit, « Mais à quoi sert l’eau ? » Et au nom de la connexion, elle m’a dit, « Oh, c’est le Golfe du Mexique. » Et j’ai dit, “Bien sûr que ça l’est. » Et les autres femmes sont arrivées et elles se sont assises en cercle, et Michaela a mouillé ma tète avec l’eau sacrée. Et elle a chanté – ce que je veux dire c’est que tous son corps chantait. Et les autres femmes chantaient et elles priaient pour moi et pour ma mère.

 

10:20 Et pendant que l’eau chaude du Golfe baignait ma tête je me suis rendu compte qu’elle contenait le meilleur et le pire qui est en nous. C’est l’avidité et l’imprudence qui nous ont amené à l’explosion du forage. Ce sont tous les mensonges qu’on nous a raconté avant et après. C’était le miel dans l’eau qui la rendait douce, c’était le pétrole qui la rendait malade. C’était ma tête qui était chauve et à l’aise sans chapeau désormais. C’était tout mon moi qui fondait sur les genoux de Michaela. C’était les larmes qui devenaient indiscernables de l’eau du Golfe qui tombaient de mes joues. J’étais enfin dans mon corps. C’était le chagrin qui avait mis tant de temps à venir. C’était trouver ma place et la lourde responsabilité qui accompagne la connexion. C’était la guerre incessante qui dévastait le Congo et l’indifférence du monde. C’était les femmes congolaises qui se lèvent maintenant. C’était ma mère qui s'en allait au moment même où je naissais. C’était la prise de conscience que j’avais frôlé la mort — tout comme la terre, notre mère, tient tout juste le coup, tout comme les 75 % de la planète survivent à peine, tout comme il existe une recette pour survivre.

 

11:47 Ce que j’ai appris c’est que ça a à voir avec l’attention et les ressources que chacun de nous mérite. C’était les amis qui nous soutiennent et une sœur qui nous adore. C’était les sages médecins et la médecine avancée et les chirurgiens qui savaient où mettre les mains. C’était les infirmières sous-payées et très affectueuses. C’était les guérisseurs magiques et les huiles aromatiques. C’était les personnes qui sont venues avec des formules magiques et des rituels. C’était avoir une vision du futur et se battre pour quelque chose, parce que cette bataille n’est pas la mienne. C’était des millions de prières. C’était des milliers d’alléluias et un million de om̐. C’était beaucoup de colère, un humour fou, beaucoup d’attention, indignation. C’était de l’énergie, de l’amour et de la joie. C’était toutes ces choses. C’était toutes ces choses. C’était toutes ces choses. dans l’eau, dans le monde, dans mon corps.

 

12:44 (Applaudissements)

 

 

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 20:25

 

 

Est-ce qu'elle sera toujours aussi douce la vie, est-ce que je vais sourire, est-ce que je vais rire autant qu'avant, et là je suis où, là bas je vais où, ailleurs je fais quoi, elle est où ma place;.. dans quel endroit du monde elle est ma place, comme je vais la trouver... ma place ?

 

 

 

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 20:21
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 13:55

 

 

Marilyn, si décalée, si hypersensible, enfermée dans ses rôles de séductrice ou de nunuche, continue à briller  au-delà de la mort, peut-être parce qu'elle nous parle de ce grand écart que nous faisons tous, entre notre image et notre essence... et que la lumière de sa beauté, ne parlait de rien d'autre que de sa lumière intérieure déguisée, dissimulée, non reconnue.

 

 

 

Nos premières blessures

 

 

Nos premières blessures nous ont conduit souvent à être "à côté de la plaque", à côté de notre essence et de notre vérité profonde. Nous avons galopé après des mirages, pour être aimés d'un amour illusoire qui blesse encore plus qu'il ne nourrit.

Chaque jour de regard conscient nous ramène petit à petit à nous-mêmes, comme des naufragés qui rejoignent leur rive, s'approchant à chaque vague, s'éloignant à chaque reflux, sans jamais perdre le désir de se déposer enfin.

C'est notre traversée de poussière de Lumière qui voyage au creux d'une barque chahutée par les flots de l'oubli de qui nous sommes.

 

MT

 

 

 

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:02

 

 

Evidemment, il faut remettre aussi la question dans le contexte, où à priori il n'y a aucune raison à ce moment là de gifler une fille..., mais la stupéfaction de ces garçons est touchante et leurs paroles inaugurent un avenir où de plus en plus d'hommes auront reçu l'éducation et la conscience pour ne plus jamais violenter une femme.

 

MT

 

 

 

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 14:08

 

 

1967... ça semble hier et pourtant à lire ceci, on croit entendre parler de la préhistoire...

 

Interdiction faite aux femmes de courir le marathon? Quand on prend la mesure de cela, on voit combien la "liberté des femmes" est une notion bien récente, et on comprend que les mentalités peinent à changer en profondeur.

 

C'est tout les jours qu'en tant que femmes ou hommes, nous sommes invités à créer plus d'espace et d'autorisation à l'intérieur de nous et ainsi modifier les notions d'égalité, de parité, de respect et de potentialités.

 

MT

 

 

 

 

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:53

 

 

Une démonstration qui donne de l'espoir...

 

Je vous souhaite de toujours retrouver l'harmonie et l'intégrité de votre cadre de vie...

 

 

 

 

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 21:24

 

 

Corps en mouvement

Corps émouvants

 

 

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:31

 

Sur un plongeoir, à 10 mètre de l'eau... que ferez-vous?

 

Le grand saut dans le vide, comme le grand saut dans la vie, vient réveiller en nous des peurs... à ausculter, à reconnaître, à affronter, ou pas, suivant le moment et nos capacités de dépassement...

 

MT

 

 

 

 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 14:49

 

Un reportage pour oser parler de la mort, faire en sorte que les vivants mourants ne soient plus des poids, mais puissent rester dans leur humanité et dignité jusqu'au bout.

 

 

"Le plus important c'est de laisser vivre à chacun ce qu'il a à vivre comme il l'entend, c'est à dire dans l'occultation, dans la clairvoyance, dans la lucidité, dans l'oublie, dans le déni, qu'importe, chacun selon ses angoisses, ses convictions, ses croyances, mais d'offrir à chacun la possibilité de pouvoir vivre ce qu'il a à vivre dans un cadre et dans un contexte où il est humain jusqu'au bout, vivant jusqu'au bout, écouté jusqu'au bout, et en capacité d'être entendu et de pouvoir parler jusqu'au bout. "

 

Damien Le Guay, philosophe et écrivain

 

Faire en sorte de mourir vivant...

 

 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 23:06
Je suis celle qui - Anne-Marie Teyssier

Illustration : sculpture de Prescilla-Mary Maisani, Chrysalide

 

 

 

"Je suis celle qui dans la généalogie de ma famille vient réparer toutes les blessures de non respect de la femme, dans ce qui est le plus intime d’elle-même, mais aussi dans ce qui touche sa créativité féminine.
Aujourd’hui la femme apprend à être complète. Je suis sur le chemin de la réunification. La fin d’une lignée de femmes souffrantes et abusées est maintenant posée.
Je viens de terminer cette répétition du féminin blessé depuis des générations, celle de nombreuses femmes qui ont vécu dans la recherche de pouvoir sur l’homme ou dans l’abnégation d’elle-même par apport à l’homme!
Maintenant je pose mon besoin d’être moi-même entièrement, de trouver à l’intérieur de moi la force d’unification essentielle à mon âme.
J’ouvre un espace de réparation et je libère le blocage de poursuite généalogique qui s’était transmis, sans désir conscient de ma part.
J’ai été malgré moi celle qui manifestait la fureur des femmes de ma généalogie contre les hommes et les lois injustes qu’ils leur faisaient subir! Je dépose tous ressentiments des femmes de mon arbre généalogique, afin que la vie puisse renaître sur un bourgeon sain et greffé sur un porteur sain.
Oui, je suis celle qui est venue donner un nouveau souffle à mon arbre, car il allait mourir, étouffé par la haine des femmes pour les hommes.
Alors je suis à ma place: celle qui réunifie par l’Amour et la compréhension le masculin et le féminin, celle qui ouvre des portes aux femmes pour qu’elles ne tombent pas dans les pièges de leurs parties sombres et destructrices qui les entraînent à l’asphyxie d’elle-même, à la mort, à la coupure de leur forces de vie, de leur créativité."

 

 

Anne Marie Teyssier

 

 

 

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  • : Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...

Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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