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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 13:42

 

 

 

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  Illustration Tomasz Alen

 

 

 

Je me suis toujours interrogée sur cette journée « de la Femme ».

S’il n’y a pas de journée de l’Homme, mais une journée de la Femme, c’est qu’il doit y avoir une raison… comme si avec une journée, on rattrapait toutes les limites et les manquements instaurés par quelques siècles de machisme, comme si on rendait moins visibles et moins criantes les violences que les hommes continuent à perpétuer envers les femmes et comme si cela rachetait la conduite ou redorait l’image d’une société restée aveugle sur la parité et la reconnaissance des femmes.

 

Or la réalité mondiale de la femme reste dramatique.

 

Une Française sur dix est victime de violences conjugales, selon le ministère des droits des femmes. En Europe, un tiers des femmes sondées ont été victimes de violences physiques ou sexuelles depuis l'âge de 15 ans, selon une enquête conduite par l'Union européenne et dévoilée mercredi 5 mars.

 

50 000 femmes meurent de par le monde des suites d’avortement clandestin, annonce une affiche de Médecins du monde.

 

Le viol reste encore une « arme de destruction massive » en situation de guerre, comme en Syrie (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/04/syrie-le-viol-arme-de-destruction-massive_4377603_3218.html)

 

Dans certains pays, on a même inventé le terme de « fémicide » pour qualifier ces meurtres à l’encontre des femmes, uniquement parce que ce sont des femmes, un peu partout dans le monde (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/femicide-meurtre-d-une-femme-parce-87130) ou comme ici en République Dominicaine (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/07/16/en-republique-dominicaine-une-epidemie-de-meurtres-de-femmes_1734109_3222.html).

 

Au Brésil on estime à 5000 le nombre de femmes qui meurent chaque année (http://www.rfi.fr/ameriques/20130927-bresil-50-000-meurtres-femmes-dix-ans/).

 

Sans parler des femmes vitriolées, mariées de force, répudiées, voilées, pour sauvegarder un orgueil masculin obsolète. Voir le dossier de Clés : http://www.cles.com/enquetes/article/journee-internationale-des-droits-des-femmes?utm_medium=email&utm_campaign=Journ%C3%A9e+internationale+des+droits+des+...&utm_source=YMLP+CLES&utm_term=UNE

 

 

Sans parler des femmes dont le parcours professionnel est une gageure, comme le montre ce reportage sur des femmes qui voulaient être avocates :

http://www.telerama.fr/idees/elle-etaient-avocates-confiantes-et-ambitieuses-en-2001-que-sont-elles-devenues,109573.php

   

Devant toutes ces horreurs, alors oui, une « Journée Internationale de la Femme » n’est pas du luxe et est sûrement nécessaire, mais une seule journée ne suffit pas au regard de tout ce qui doit encore être transformé.  

 

Le féminin est manquant, maltraité, diminué, violenté dans bien des pays ou sociétés mais il l’est aussi à l’intérieur de nous-mêmes.

 

Si nous sommes démuni(e)s face aux violences extérieures faites aux femmes, nous pouvons par contre travailler à l’expression de notre propre féminin, qui demande encore à être clarifié et manifesté.

 

Faisons de cette journée une occasion pour lui laisser plus d’espace, plus de force et d’ancrage dans nos vies, commençons à le rendre vivant dans nos corps, nos cœurs et notre psyché.

 

Pour la journée de la Femme, je souhaite qu’en chacune se fête la Déesse, mère de l’Amour et de la Beauté, qu’en chacun, l’espace s’ouvre assez pour que le masculin ose accueillir la part féminine de lui-même, afin de le reconnaître et l’honorer chez la femme, et qu’ainsi tous deux puissent danser la Vie avec Joie, un peu plus chaque jour.

 

 

MT

 

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 20:52

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 Aujourd'hui commence le Carême,

 avec le mercredi des Cendres :

 "Tu es poussière

 et tu retourneras

 à la poussière..."

 

 Se souvenir de l'impermanence

 de la matière divine

 qui nous constitue

 est le premier pas

 sur le chemin de la découverte

 de la Vie Eternelle que nous sommes...

 

 Carême : 40 jours avant Pâques,

 fête mobile qui a lieu

 le 1er dimanche qui suit

 la pleine lune qui suit

 l'équinoxe de printemps...

 Préparation alchimique

 de notre dimension humaine

 à l'intégration de notre dimension divine...

 

 Carême : 40 jours,

 10 jours consacrés à chaque élément,

 de la terre au feu,

 du plus dense au plus subtil…

Temps où nous sommes invités

 à vivre une restriction choisie

 concernant quelque chose

 qui nous fait plaisir habituellement

 au niveau de la nourriture.

 

 Conscientiser ce que nous absorbons,

 découvrir qu’au-delà de tout aliment,

 nous sommes affamés de goûter

 l’indicible présence

 de la Vie que nous sommes…

 

Carême : une occasion de se souvenir que

 toute limitation consciemment choisie

 est au service du sciage des barreaux de la prison

 dans laquelle je crois être libre

 lorsque je m’abandonne à mes habitudes inconscientes…

 

Carême : 40 jours au désert

 pour faire face à notre dualité intérieure,

 oser entrer dans l’espace désert

 de tout concept, de toute croyance,

 de toute vision d’ennemi,

 pour se redécouvrir

 Arche d’Alliance vivante

 en notre divine humanité…

 

Carême : temps pour se préparer

 à mourir à la vision de qui nous croyons être

 et renaître à ce que nous sommes en vérité…

 

Que la Grâce accompagne vos pas

 pour ce temps à venir :

 qu’elle éclaire votre esprit,

 apaise votre cœur

 et bénisse votre corps…

 

Isabelle Padovani – www.communification.eu

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 15:46

 

 

 

Après ce portrait de femme,Thérèse Clerc, (http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-insoumise-a-nu-therese-clerc-122800913.html) comment ne pas avoir envie de réfléchir à ce projet des Babayagas, ces maisons de retraites conçues pour accueillir et accompagner la vieillesse de façon radicale ?

 

 

Il y a depuis longtemps suffisamment de problèmes avérés quant aux maisons de retraite (« mouroirs », voire lieux de maltraitance, avec perte d’autonomie, perte de sens et d’humanité), pour ne pas s’interroger sur « comment mourir » aujourd’hui.

 

 

 

La société n’étant pas vraiment impliquée dans ce genre de réflexion, il apparait, comme pour beaucoup de problèmes de société, que les citoyens seront les mieux placés pour créer, organiser les projets qui les concernent.

 

 

 

Le projet a bien failli ne pas voir le jour, le Conseil Général de Seine St Denis ayant tout d’abord considéré qu’il était « discriminant » car constitué que de femmes…

 

Lorsque l’on sait que les femmes restent une population fréquemment victime de discrimination et à grande vulnérabilité, cela ne manque pas « d’humour » !

 

Par ailleurs cela ne tient pas compte du fait que parmi les 17 millions de vieillards attendus dans le futur, les femmes restent plus nombreuses au vu d’une espérance de vie plus longue (même si cette espérance a tendance à diminuer pour s’aligner sur celle des hommes).

 

 

 

La maison des Babayagas est un projet innovant qui oblige à réfléchir et à changer les mentalités. Les adhérentes, les pouvoirs publics, l’administration, et chacun d’entre nous, sommes invités à s’interroger sur la vieillesse, si mal représentée aujourd’hui et si lourde à porter souvent pour les familles ou les individus isolés.

 

 

 

Dans cette nouvelle société, ce nouveau monde dont beaucoup d’entre nous rêvent, et dont certains portent le rêve jusqu’à l’action, l’entraide sera une composante déterminante. Comment ne pas être touché par la vocation des Babayagas dont l’engagement est de veiller les unes sur les autres ? Peut-être n’est-ce pas un hasard que cela soit né au cœur des femmes, elles qui, par leur féminin, ont la capacité à prendre soin. Il reste à espérer que cela ouvre une voie pour inspirer des hommes qui auront aussi à cœur de s’entraider dans la vieillesse.

 

 

 

Tous ceux qui ont approché la vieillesse, de leurs parents, de proches, et particulièrement au sein d’institutions comme les hôpitaux ou les maisons de retraite savent combien l’humanité est mise à rude épreuve, comment le décalage entre le faire et l’être est parfois violent, et comment les limites d’un système peuvent frôler l’incompétence source de maltraitance et d’incompréhension.

 

 

 

Difficile de garder en mémoire les images de certains reportages montrant « des vieux » au regard vide, mis hors circuit et infantilisés par un environnement et des savoir-faire inadaptés.

 

 

 

En imaginant des maisons autogérées n’est-ce pas déjà se donner l’espoir de continuer à prendre sa vie en main, de rester debout et conscient face à la mort inéluctable, de s’autoriser à être accompagné avec respect et entouré avec douceur ?  

 

 

 

La vieillesse et la mort sont des étapes intenses dans le chemin des êtres humains, mais leur accompagnement est rarement à la hauteur des besoins et de la dignité des personnes qui les traversent.

 

 

 

Si parler d’amour pour accueillir un enfant au monde est devenu habituel, parler d’amour pour accueillir les êtres quittant leur vie reste rare.

 

 

 

Pourtant pour vieillir sainement, il ne suffit pas de mettre à disposition des murs, des réfectoires, des médicaments, et quelques activités passe-temps.

 

 

 

La dignité est étroitement liée à la connaissance des enjeux humains et spirituels dans ce dernier passage et à la qualité du regard porté, à partir d’un endroit en soi qui n’est rien d’autre que le cœur.

 

 

 

Regarder au cœur de l’être, en enveloppant d’un même mouvement l’histoire de la personne de l’enfant à l’adulte, sans jamais le réduire au vieillard, est le garant de son intégrité.

 

 

 

Qui suis-je dans cette dernière étape du chemin ? Comment est mon propre regard sur la vie que j’ai menée et les années, les mois, les jours qui restent ?

 

 

 

Qui es-tu, toi qui vieillis et t’en vas vers la mort, barque lourde chargée d’une histoire longue et riche, et barque si légère et si frêle, déjà dépouillée de ses fardeaux par le temps qui galope vers toi  ?

 

 

 

 

 

 

 

MT

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:21

 

 

La vidéo n'étant plus accessible par ce blog, veuillez juste cliquer sur "watch on vimeo" pour la visionner.

 

 

 

 

 

 

Voici un beau portrait de femme, celui de Thérèse Clerc, à la beauté et la force intactes, « ce que le temps a magnifié » à l’heure de ses 84 ans au moment de ces images.

 

 

Thérèse Clerc a un long parcours de combat féministe derrière elle, qui a abouti, entre autres, à la création d’une maison des femmes puis d’une maison de retraite d’un autre genre à Montreuil, les Babayagas (http://www.lamaisondesbabayagas.fr/index.htm ), un lieu autogéré par les personnes qui y vivent, pour vieillir dans la solidarité et la citoyenneté.

 

 

« L’utopie des Babayagas, c’est dire : la vieillesse peut ne pas être un naufrage, alors qu’on est à quelques encablures de la mort »….

 

 

Dans ce visage souriant et vivant, nous pouvons sentir tout le chemin de mise au monde d’elle-même qu’elle a effectué en partie aidée par l’époque et le mouvement de mai 68 qui apporta un nouveau regard sur la femme, le couple, la vie et la société, et où de nouvelles libertés furent expérimentées, en particulier avec le corps.

 

 

« Je me suis offerte en cadeau à moi-même et ce cadeau s’appelle la liberté, ou plutôt libération ».

 

 

Quelle belle phrase pour nous inviter, chacun, chacune, à être notre propre cadeau et oser cette mise à nu et cette insoumission qui permet un chemin au neuf, au vivant et à la création.

 

 

 

 

MT  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:52

 

 

Il n’est pas trop tard pour revenir sur ce que 2014 inaugure.

 

Arouna nous explique ici, à travers son expérience, sa connaissance et son intuition, confirmée par l’astrologie, le sens de ce qui se termina en 2013 – année très lourde de nettoyage et de deuils, symboliques ou réels-, et de ce que 2014 introduit dans nos vies pour un cycle de 10 années.

 

Nous sommes invités à mourir, à laisser partir l’inutile pour faire de la place à l’amour et à nous engager dans la relation qui sera « le test de réalité de toute notre spiritualité ».

 

MT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:24

 

 

Voici un hommage à un homme en chemin trop tôt disparu.

 

Doha Khan animait des séminaires ; passionné d’alpinisme il avait participé à des expéditions en Inde, au Népal, en Équateur et au Pérou, et en avait prévu d’autres pour cette année afin d’accompagner des personnes au cœur du changement.

 

En 1985, il avait mené une étude en Himalaya sur les comportements humains en situations difficiles avant d’accompagner quelques années plus tard, toujours en Himalaya, deux voyages initiatiques au Garwhal sur le thème Des Sources du Gange aux ressources de l’humain. L’expérience en haute montagne est un miroir puissant et un accélérateur d’apprentissage exceptionnel. Elle offre l’opportunité de toucher ce qu’il y a de plus fort dans l’art d’être humain. (Source Himalayan Frontiers : http://www.himalayanfrontiers.fr/himalayan-frontiers-equipe.php)

 

Il est l’auteur de l’ouvrage « Danse avec l’ombre », récit initiatique paru aux éditions Marcel Broquet.

 

Quoi de plus approprié que ce texte écrit autour de « l’art de mourir », où Doha affirmait : « Il nous est demandé, à chacun, de mourir pour renaître, quel que soit la nature du chemin emprunté ».

 

Chaque disparition nous parle de l’unique qui s’est manifesté sur cette terre, du feu incarné par chacun et de façon unique et non reproductible. Notre spécificité, toute fragile et illusoire qu’elle soit, est l’expression d’un moment unique sur cette terre au cœur de l’humanité.

 

De quoi nous inviter à aimer tout ce que nous rencontrons, la force d’un regard, la beauté d’un geste, le chant des mots, la qualité de la présence, et à honorer la Vie dans toutes les extraordinaires manifestations qu’elle nous offre.

 

 

MT

 

 

 

 

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L’art de mourir

 

Notre vie ne sera en fin de compte que la somme des choix que vous aurez faits. Car notre vie n’est qu’une longue suite de choix; nous passons notre temps à choisir, à décider de faire ou de ne pas faire, à hésiter, à reculer, à nous jeter à l’eau, à remettre à demain, à essayer d’oublier, à foncer dans le tas, à prendre sur nous, etc. Et au bout du compte, c’est bien la somme de ces choix, de ces directions que nous avons prises aux différents carrefours de notre vie qui font que nous aurons eu telle ou telle histoire.

 

Car nous sommes, et vous êtes, sans doute beaucoup plus libres que vous ne le croyez. Vous pensez peut-être qu’on ne choisit pas, que tout est écrit, que la société ou les événements choisissent pour vous. Sûrement pas. Un gardien de square, un président de la République, un clochard sous un pont, un PDG de multinationale, un bon vendeur, un mauvais vendeur, un journaliste, une mère de famille ont tous un point commun : depuis leur naissance, ils ont eu 24 heures dans chacune de leurs journées. Mais ils ne les ont sans doute pas utilisées de la même façon.

 

Nous sommes tous confrontés à de nombreux et successifs passages de la vie à la mort. Par contre, nous n’avons jamais appris à les vivre sereinement, jusqu’au jour où la vie nous lance le défi de regarder autrement ce qui nous arrive. Et là est tout le cadeau !

 

Qu’il s’agisse de la fin d’une relation, d’un projet, d’une occupation professionnelle, d’une position sociale, d’un lieu de vie, d’une passion, d’une maladie ou le départ d’un proche, la démarche est la même : détachement, présence et deuil.

 

Et si mourir ne consistait en rien d’autre que de mourir aux illusions, de mourir à nos illusions ! Nous ne sommes rien, juste des êtres humains, des hommes et des femmes, présents à d’autres, dans le nettoyage de nos blessures, trop souvent embarqués dans la toute puissance que nous concédons encore à l'ego.

 

Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous embarqués, vous et moi, sur le chemin de l’évolution, sur le chemin de notre évolution. La naissance est le signe que le voyage est en route. Mais la naissance n’est pas un signe que nous sommes vivants.

 

Ce constat est le point de départ de tout chemin. Il nous est demandé, à chacun, de mourir pour renaître, quelque soit la nature du chemin emprunté. 

 

Et tant que cette renaissance n’a pas eu lieu, nous appartenons à la famille des personnes qui se démènent, inconscientes, dans la jungle !

 

Sortir de ce rêve illusoire fait du même coup disparaître la mort. Et l’on sait que dans un parcours, rien ne compte hors de ce qui s’accomplit intérieurement !

 

Ce face à face avec notre propre mort nous détache du personnage qui a besoin d’être reconnu, admiré, apprécié. En d’autres termes la mort de l'ego.  

 

Le sage sait que la mort lui enseigne qu’il est de passage dans la vie des autres.  Apprenons à sentir pour faire face à notre propre départ qui viendra un jour ! 

 

Apprenons à mourir avant de mourir et découvrons l’importance de ce qui ne meurt jamais ! Apprenons à lâcher prise totalement, pour vivre dans le présent et renaître à chaque instant. 

 

Pourquoi, alors, encore aller chercher des recettes à l'extérieur ? A force de vouloir briller au soleil dans ce que nous croyons être, nous contribuons à la superficialité et à la fermeture de ce qui est essentiel, notre coeur. La mort fait partie de la vie. Pourquoi, alors, séparer les deux ? 

 

Nous ne faisons que passer ! Pourquoi ne pas décider, aujourd’hui, de redevenir libre pour le temps qu’il nous reste ?

 

Et si la mission principale de tout individu ne consistait en rien d’autre que de rencontrer ! Rencontrer l’autre, c’est accepter de se construire mais aussi accepter de construire l’autre !

 

Je me souviens avoir été sensible à un propos tenu par Albert Jacquard, lors d’une émission diffusée en 2005 à Radio Canada « Et si finalement, l’essentiel d’une vie ne consiste pas à raisonner en terme de temps de vie passé mais en nombre de rencontres successives … ».

 

 

Doha Khan

 

 

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:45

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 23:15

 

 

Voici ce que Peter Vereecke nous propose de sa nouvelle vision à « 180° ».

Après avoir « collé » à la vision classique de la société et de l’univers, sa quête, ses recherches et ses explorations lui permettent aujourd’hui de dire que nous sommes dans une sorte de mensonge, certains diront « illusion », et qu’il est temps de regarder derrière les apparences afin de retrouver notre vraie nature, notre puissance et ne plus être assujettis à une vision matérialiste et réductrice.

Un discours qui se veut pacifiste, en quête d’unité, sans nier la dualité dans laquelle nous sommes. Une invitation à sortir de la compétition, de la bataille, de l’illusion pour retrouver que tout est interconnecté et que même si nous sommes « au cinéma », en train de regarder « La Grande Illusion », nous devons prendre part à l’aventure pour sortir de cette matrice limitante…

Et la meilleure façon, enfin, une des façons, est de guérir nos blessures afin de ne plus être prisonniers de nos ombres, de nos dépendances, de nos attachements, de nos illusions.

Voir, choisir et re-créer grâce à notre pouvoir de co-création.

 

MT

 

 

 

 

 

 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 23:51



J'espère que vous prendrez plaisir à écouter cette vidéo d'Isabelle Padovani, comme j'en ai pris moi-même.

Voici qu'elle pointe notre difficulté à être dans l'unité, à relier et à goûter ensemble les deux états que nous pourrions connaître et rencontrer, la présence de l'enfant-moi et la conscience océanique. Comment être la vague ET l'océan et non pas la vague OU l'océan. C'est toute notre difficulté, quand nous faisons le grand écart entre l'une et l'autre, ou lorsque l'une exclue l'autre.

Voici encore une belle démonstration de clarté, pour trouver les repères nécessaires quant aux parties de nous qui sont actives dans ce cheminement et décoder toutes les stratégies à l'oeuvre pour ne pas souffrir, même quand -et surtout quand- nous approchons de l'arrière plan.

 

Un exposé absolument capital pour comprendre les systèmes de protection mis en place devant la souffrance.

 

MT

 

 

 












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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 10:51

 

 

Noël approche.

 

Au-delà de la fête symbolique et de l’agitation commerciale qu’il représente, Noël nous parle aussi de saison, de rythme, de lien, de cadeaux du cœur, d’énergie profonde.

 

Au seuil de l’hiver, j’espère que vous vous êtes préparés doucement à l’hibernation, au passage des énergies sous terre, là où elles vont se transformer, s’alchimiser, se digérer, afin qu’au printemps le substrat de tout cela donne une nouvelle vie, un nouvel élan, un nouveau regard et une nouvelle lumière.

 

Quand l’ours part dans sa grotte, il n’a plus rien à faire, sinon s’en remettre à son horloge intérieure, s’abandonner au rythme de la saison, s’abandonner à « ne plus rien faire » et accepter ce temps de retraite qui le soustrait des activités du monde.

 

Je vous souhaite donc de ne pas trop vous agiter malgré l’effervescence à laquelle le sacro-saint Noël nous pousse, avec son lot d’obligations, de courses, de recherches de cadeaux, de menus et d’extraordinaire.

Et si l’extraordinaire pouvait se vivre dans l’ordinaire, juste par l’attention portée à notre présence ?

 

Présence aux autres, présence à nous-mêmes, afin de dilater notre lumière, qui épouse la lumière du monde qui elle aussi, bien qu’au plus bas dans sa partie visible, va se redéployer à partir de l’Equinoxe du 21 décembre.

 

Noël porte en lui la graine et en essence le fruit de tout le travail accompli dans l’année écoulée. Nous sommes dans la naissance (de l’enfant Jésus), dans le début de la manifestation de ce nouveau qui va émerger. Non seulement à la saison du printemps, mais aussi en 2014, nouvelle année d’un nouveau cycle.

 

Nous avons déjà tant laissé dernière nous ces dernières années, et particulièrement en 2013. Nous nous sommes délestés, épurés, éclairés, préparés pour ce nouveau cycle qui attend mais dont nous ne savons encore rien.

 

Nous avons seulement besoin d’accepter d’y aller lentement, au rythme pesé et déterminé du pas de l’ours regagnant sa grotte, confiant de se réveiller prochainement.

 

Nous sommes juste à l’endroit où le peu de lumière, le froid, la dépression, les pertes, les chagrins, peuvent nous faire douter de la vie et du renouveau.  

 

La confiance est ce qui doit nous tenir entier, debout, joyeux, pour traverser l’épreuve de la défaite, c’est-à-dire ce qui se défait, pour se re-faire autrement dans le futur.

 

La nature est là, à l’œuvre. Chaque élément nous prépare les cadeaux dont nous avons besoin.

 

Demain est une œuvre collective, où toutes les parties de nous, toutes nos connaissances de cœur, tous les Hommes de bonne volonté, les règnes minéral, végétal et animal, la Terre et les étoiles, s’activent en secret à ce renouveau.

 

Que les réveillons, les rêv'eillons qui viennent fassent de nous des veilleurs attentifs, heureux d’être pris dans les cycles de la vie.

 

Je vous souhaite de garder votre confiance allumée comme une bougie dont on veille sur la flamme précieuse.

 

 

Bon Noël

 

 

MT

 

 

Regardez, tout est montré dans ce petit dessin animé ;-)  :

 


 

 

 

 

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:35

 

 

Après l’annonce de la mort tragique de Kate Barry, la fille de Jane Birkins, Rue89 diffuse en intégralité le film de Yamina Benguigui sur le centre qu’elle avait fondé et qui accueille en post-cure toxicomanes et alcooliques.

 

 

Un hommage touchant à cette femme qui avait mis toute son énergie à créer en France la méthode qui l'avait aidée et lui permettait d'être non dépendante depuis 9 ans au moment de ce projet.

 

C’est l’occasion d’entendre comment la souffrance est la part la plus intime de nous, celle que nous n’arrivons pas à formuler, tellement dissimulée qu’elle en devient invisible pour les proches.

 

La souffrance a des origines profondes, et notre normalité, ou la partie en nous bien-portante, l’adulte, le spectateur, l’ami, le voisin, le parent, sont parfois incapables d’appréhender cette part chez l’autre, aussi parce qu’elle peut être un reflet d’une souffrance en écho ou que l’on ne voit que la facette lumineuse de l’autre.

 

Lumière et ombre cohabitent, toujours. L’un n’exclue pas l’autre. Jane Birkins s’interroge : comment pouvait-elle être le témoin de tant de joie chez sa fille, sans même être au courant de ses paniques ?

 

Notre nature humaine est de nous ouvrir, pour libérer notre souffrance mais aussi d’avoir le courage de regarder la souffrance d’autrui sans juger, ni de ses ombres, ni de ses freins, ni de ses descentes dans ses abysses douloureuses.

 

 

MT

 


 

« D’abord j’avais l’impression que c’était une énorme tare,  j’avais pas forcément envie de dévoiler à quelqu’un à quel point je me sentais minable dans cette vie, à quel point j’étais incapable.


Si j’en parlais j’étais sûre que j’allais m’écrouler.


Qui serait capable d’entendre ce que j’avais à lui dire, qui serait capable de me remettre sur pieds, une fois que tous mes mots auraient dépassé ma bouche, qui serait capable de me ramasser, j’avais le sentiment que j’allais m’écrouler si j’en parlais, donc tu avances les dents fermées avec tout ça en toi. »

 


Kate

 

 

 

 

 

« Ce qui me terrifie c’est que demain je prends mon envol, à ce moment-là j’aurais le choix de vivre ou mourir, et c’est dur parce que ici j’ai appris que j’avais le droit de vivre. »

 

 

Samir

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/k6TQMuuTeYIKtD52KjI?start=3

 

http://www.rue89.com/2013/12/15/maison-kate-docu-centre-desintox-fille-jane-birkin-248335

 

 

 

 

 

 

 


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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 22:22

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Tu es fatigué, ami.

 Ton corps a mal du besoin de repos.

 Cède.

 

 

Tu as envie de t’effondrer depuis si longtemps.

 D’abandonner tes défenses.

 D’être transparent et authentique.

 

 

 Ton cynisme t’a protégé.

 Ta peur t’a bien servi.

 Tes rêves d’illumination ont été de beaux rêves.

 

 

Mais il n’est pas besoin de "te" maintenir plus longtemps.

 Rends-toi.

 Ou cesse simplement de prétendre que tu ne sais "comment".

 

 

 Echoue.

 Sombre.

 L’immensité te tiendra.

 

 

 Seules les illusions peuvent disparaître.

 Plus profond le cœur se brise

 Plus il peut contenir d’amour.

 

 

 Ne me dis pas que tu n’es pas digne

 Ne me dis pas que tu n’es pas fait d’étoiles.

 

 

Jeff Foster

 

 

 

 


 


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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 20:14

 

 



Qui n'a pas été traversé de ces plaintes, de ces revendications sur le fait "d'avoir sa place", de "prendre sa place" ou que "quelqu'un prenait notre place"?

 

Voici tout d'abord une clarification entre certains rôles que l'on a ou que l'on a perdu, et la place de "qui nous sommes" et qui, elle, est inaliénable.

 

Ensuite, juste se souvenir que derrière cette souffrance de "ne pas avoir sa place" se cache un choix oublié, celui d'avoir opté pour une stratégie de repli à un moment donné, afin de ne plus être à un endroit qui faisait mal.

 

Une belle invitation à changer « la place » de notre regard sur la question…

 

 

 

MT




 

 


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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 23:53













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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 00:12

 

 

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Voici une vidéo sur Ananda Moyi, un documentaire tourné par Arnaud Desjardins en 1959.  

 

Ma Ananda Moyî était un maître spirituel, dont le nom signifie « pénétrée de Joie ».

 

Je me souviens comment, à la lecture du livre « En compagnie de Ma Ananda Moyî », il y a plus d’une dizaine d’années, j’avais été fascinée par les témoignages d’extases décrites par son disciple Bhaiji.

 

« Il y avait une lumière si brillante qui sortait de ce corps que tout l'espace environnant en était illuminé. Cette lumière semblait se répandre progressivement et envahir tout l'univers. Dans cet état, elle se couvrait d'un voile supplémentaire et se retirait longtemps dans un coin isolé de la maison.

Pendant cette période, son corps rayonnait d'un pouvoir divin tellement intense qu'elle pouvait d'un regard plonger les gens dans un état d'oubli d'eux-mêmes. Certains, en lui touchant le pied, tombaient inconscients. Les endroits sur lesquels elle s'allongeait ou s'asseyait devenaient presque brûlants. »

 

Mâ pouvait rester plusieurs jours sans rien manger ni boire, en extase, et cette lumière éblouissait ceux qui, un instant, y avaient accès.

 

 

Je me demandais comment était-il possible de répandre tant de lumière et aussi comment rester vivante en s’absentant aussi longtemps de son corps ?

 

 

« Son visage était empourpré d'une lumière douce, dégagée par un bonheur intérieur intense. Ses joues avaient un éclat céleste, et son front une sérénité, un calme divin. Il y avait suspension de toutes les activités physiques habituelles, et pourtant chacun des pores de sa peau irradiait une lumière peu ordinaire.

C'était un discours intérieur muet - L'éloquence du silence. Tous les assistants sentaient que Shrî Ma était en train de sombrer dans les profondeurs de la communion divine. Dix à douze heures s'écoulaient ainsi, puis on s'efforçait de la ramener sur le plan physique par des kîrtan ou autres, mais cela ne servait à rien.

Moi-même, je ne réussissais pas à la faire émerger de son état d'auto-absorption. Il n'y avait absolument aucune réponse quand je frottais énergiquement ses mains et ses pieds, ou même quand je les piquais avec des pointes acérées. La conscience réapparaissait chez elle en son temps, et cela ne dépendait d'aucun stimulus extérieur. »

 

 

La beauté et la nature de cette femme ont laissés en moi un profond mystère…


 

Dans ces passages filmés par Arnaud Desjardins, on peut voir dans son sourire cette Joie dont elle est porteuse et sa Présence, dans une simplicité apparente, mais qu’elle offre telle une bénédiction.

 

MT

 

 

 

 

 

 

 

 


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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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