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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:55



Voici un interview de Ma Suryananda Lakshmi, où elle nous explique son parcours, sa rencontre avec l'Inde et Sri Aurobindo (à distance mais de façon si vivante pour elle), les liens qu'elle a ensuite fait avec le christianisme et comment elle a mené ensemble une vie de famille, une pratique intérieure et l'écriture.


 
 
"Tu n’attends pas le jour.
Tu ne crains pas la nuit.
Tu vis, silencieux, sur la terre d’amour.
Plus rien ne peut changer pour toi.
Tu es Cela que tout contient,
Sereinement,
Et dans ton voyage immobile,
Tu possèdes l’immensité. "
 
 
 
Ma Suryananda lakshmi 1
 
 
 
 
 


Ma Suryananda Lakshmi2
 
 
 
 
 
Ma Suryananda Lakshmi 3
 
 
 
 
 
Ma Suryananda Lakshmi 4
 
 
 
 
Ma Suryananda Lakshmi 5
 
 
 
 
 
Ma Suryananda Lakshmi 6
 
 
 
 
Ma Suryananda Lakshmi 7 fin.
 
 
 
Quelques aspects d’une sadhana
Ma Suryanada Lakshmi A. Michel
 





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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:51




Dans notre trop grande facilité à s'habituer à être vivant, le pire serait de perdre notre profondeur et notre intensité...














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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 13:36
 

C'est le printemps, l'heure du drainage et des rangements...


Les paroles de Christiane Singer, qui nous parle de notre encombrement et nous invite à faire de l'ordre, sont tout à fait de saison dans cette vidéo... où le son est en décalage avec l'image, mais l'essentiel est là : la présence de Christiane Singer et sa voix passionnée.










 
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 20:17
 
 
 
Arouna Lipschitz nous offre ici, pour comprendre le passage que représente 2012, le regard de la Voie de l’Amoureux, cet enseignement qu’elle a développé autour de la relation à l’autre.
 
 
« Ce qui va caractériser le changement d’humanité, c’est la compétence de la joie ».
 

2012 est une année de « retournement », qui marque la fin d’un cycle où l’on va vérifier dans la matière, à l’image du pendu dans le Tarot, l’envers de ce que l’on a toujours cru ou vécu.
 

Notre enjeu ne se situe plus à notre seul niveau individuel, mais au niveau de la relation à l’autre, jusque dans l’intime et donc dans notre capacité à la jouissance, « dans notre compétence à aimer et être aimé jusque dans la chair ».
 
 
 
 
 
 








 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 20:39


Voici une histoire un peu comme dans les contes de fées.
La petite fée, c'est Hannah qui, à 5 ans, a été choquée de voir un clochard manger dans une poubelle.

Heureusement qu'il y a encore des enfants pour être choqués par une telle vision, banalisée dans nos grandes villes....

Donc Hannah commence à en parler à sa classe et de fil en aiguille, la voici qui parle dans plusieurs villes du Canada au nom de sa fondation.

200 000 sans abris au Canada...

Combien en France, combien dans chacun de nos pays respectifs, dans ces pays dits "civilisés", combien de par le monde? Dans ce monde qui nous fait croire qu'il avance vers le progrès.

Aimer peut redonner à un homme le goût de vivre. Pourquoi l'avions-nous oublié?

Voici le coeur d'une enfant qui nous montre le chemin....

Un coeur avec un "petit trou"...

Se pourrait-il que cela soit comme un virus, capable de contaminer le monde et de percer la carapace de nos coeurs...

MT


http://www.nfb.ca/film/histoire_dhannah



 
 
 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 19:20

 


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Sous la voûte des cieux

Nos trajectoires ressemblent à des étoiles filantes

Dont les fils d’or tissent un immense filet.

 

Que pourrions-nous capturer dans ces mailles d’or

Mélangées à l’éphémère de nos vies

Alors qu’elles parlent et rêvent d’éternité ?

 

Le son d’une cloche douce

Pourrait-il nous mettre et nous garder au centre des mondes

Ceux du visible et de l’invisible

Pour jeter l’ancre de notre étoile en Terre ?

 

Voici une année entière qui vient

Des jours nouveaux comme des espaces à conquérir

Pour écouter les bruits de la Terre

Et les sons de notre terre intérieure.

 

Je fais le souhait que chacun d’entre nous

Puisse s’approcher du tintement intime de la Vie

Et puisse vibrer la chanson de son cœur.

 

MT ©

 

 

 

 

 

Traduction :  

 

Puisse le son de cette cloche pénétrer profondément dans le cosmos

Même dans les endroits les plus sombres

Que les êtres vivants puissent l'entendre clairement

Pour que toute la souffrance en eux cesse

Que la compréhension vienne à leur coeur

Et qu’ils dépassent le chemin de la peine et de la mort

La porte universelle du dharma est déjà ouverte

On entend clairement le son de la marée naissante

Le miracle arrive

Un bel enfant apparaît dans le coeur d'un lotus

Une seule goutte de cette eau compatissante suffit

Pour rendre le printemps rafraîchissant à nos montagnes et à nos rivières

Ecoutant la cloche je sens les malheurs en moi se dissoudre

Mon esprit calme

Mon corps détendu

Un sourire est né sur mes lèvres

En suivant le son de la cloche

Mon souffle me ramène jusqu’à l'île sûre de l’attention

Dans les jardins de mon coeur la fleur de la paix fleurit joliment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 16:44

 

 

Les hémisphères droits, ces gens doués et qui l`ignorent

 

 

 

Ursula Gauthier reçoit la psychothérapeute Béatrice Millêtre, auteur du "Petit guide pour gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués". Suite à des travaux sur l`épilepsie, une découverte a permis de mettre en évidence que le cerveau est divisé en deux hémisphères. Souvent, les hémisphères droits, minoritaires, se sentent en décalage et ont parfois la sensation d`être fous. En fait, ils sont créatifs et très intuitifs mais l`ignorent. Souvent confus, ils ne prennent pas conscience de la complexité de leur raisonnement. Vous vous reconnaissez ? Quelques conseils.

 


  
 
 
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:49

 

Voici le temps de Noël, pris entre l’agitation et le ressourcement.

 

Devant les injonctions de la société pour être au top dans nos achats, nos festivités, notre look, il nous reste un espace intérieur.

 

C’est celui d’ailleurs auquel Noël est destiné, là où nous pouvons célébrer l’Etre que nous sommes, porteur d’une incroyable lumière, même quand elle est enfouie au plus profond, cachée sous les voiles de nos illusions et sous les gros pulls d’ombres que nous portons en croyant être au chaud.

 

Je souhaite à chacun d’entre vous, de se réchauffer à l’âtre de ceux qui vous sont chers et de pouvoir jour après jour, laisser tomber les voiles d’ombres pour mettre au jour plus de lumière.

 

Elle est là, indéfectible, au plus profond de l’hiver et la nature nous enseigne qu’après les plus longues nuits, l’aube pointe toujours et s’offre inconditionnellement.

 

Bon Noël en vos cœurs.

 

 

MT

 

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 07:55

 

 

https://www.onf.ca/film/cerveau_mystique#temp-share-panel

 

 

 



Documentaire qui explore les états de grâce vécus par les mystiques et les personnes en état de méditation. Une occasion d’accéder au cœur du chapitre le plus récent de la recherche scientifique portant sur ce phénomène. Des carmélites et des moines bouddhistes ont accepté de se prêter à l’expérience : le film présente les travaux exploratoires d’une équipe de l’Université de Montréal.











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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 21:26
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 18:29

 

 

 

Extrait d'une conférence du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, donnée au Domaine du Bonfin, Le 11 août 1985.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:58

 

 

 

L’après 28 octobre 2011, c’est la réunification à notre Essence Divine, à la Lumière en nous individualisée dans notre Essence. C’est-à-dire que nous allons retrouver notre potentiel divin créateur que nous avions oublié à cause de notre séparation d’avec la Source et donc d’avec notre Lumière.

 

 

Nous allons retrouver tous nos dons et compétences originelles. Mais c’est seulement en nous aimant complètement, en aimant totalement notre égo avec ses peurs et ses manques que nous pourrons nous réunifier à notre Essence Divine. C’est le processus de transmutation que nous avons entamé depuis notre séparation d’avec la Source. Le calendrier Maya n’est qu’un symbole du retour de la Lumière sur terre et en chacun afin de nous remplir d’amour, de nous apprendre à aimer notre séparation d’avec le Divin pour mieux le retrouver ce Divin en nous, individualisé sous la forme de notre Essence avec toutes les merveilles de création dans l’Amour qu’elle recèle.

 

 

Certains d’entre-nous sont en train de retrouver ces fruits, cette abondance qui grandit à l’intérieur d’eux. C’est ce potentiel d’abondance qui a mûri tous au cours de ces millions d’années en chacun de nous et dans notre Univers, qui est maintenant en train de porter ses fruits. Car pour recueillir l’abondance à l’extérieur, dans son propre environnement, il faut déjà avoir trouvé l’abondance en soi, c’est-à-dire s’être rempli d’amour pour tout ce qui est en nous, à la fois notre égo et notre Essence Divine.

Il faut avoir donné de la reconnaissance à notre égo car il n’est que la Lumière déguisée qui essaie de nous montrer le chemin de notre cœur par des émotions et des expériences qui, en nous ébranlant, nous montrent que nous avons encore besoin de faire un détour dans les méandres de l’égo afin de retrouver la Lumière en nous.

 

 

Il faut aimer ses expériences de vie et ses émotions que nous ressentons comme douloureuses car elles ne sont là que pour nous montrer à quel point nous nous sommes éloignés de notre Essence Divine. Et c’est en aimant cette expérience de la dualité, en lui donnant de la GRATITUDE, que nous faisons mûrir les fruits de l’abondance en nous et sur la Terre. Car tous ce que nous faisons à l’intérieur de nous, se répercute sur la Terre et dans la Totalité de l’Univers.

 

 

C’est avec cet amour pour notre séparation, avec cette gratitude envers les expériences qui en découlent, que nous créons, brique par brique, notre unité. C’est cela, l’après 28 octobre 2011, c’est avoir posé tellement de briques liées les unes autres par l’amour pour notre dualité, que nous avons reconstruit notre maison, et que nous pouvons enfin rentrer à la maison, la maison de l’Unité avec notre Essence Divine.

 

 

Certains humains ont pratiquement réalisé leur maison, ils sont en train de ramasser leurs fruits. Ce sont eux, ces guides terrestres qui aideront leurs frères et sœurs d’humanité à faire la même chose, car ces guides rayonnent d’amour et par cet amour, aident les autres humains à s’aimer dans le changement de paradigme de l’humanité.

C’est cela l’après 28 octobre 2011, c’est redécouvrir son potentiel d’abondance pour mieux le rayonner dans l’amour de l’humanité. Cette abondance retrouvée, cette unicité découle de l’instant présent car le mental n’est plus là pour évoquer le passé et prévoir le futur. C’est l’intemporalité.

 

Chacun y parviendra à son propre rythme.

 

 

 

 

http://conscience-unitaire.over-blog.com/article-l-apres-28-octobre-201-la-fin-du-calendrier-maya-86521889.html

 

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 11:33
 
 
Question difficile, parce que la réponse doit passer par les mots, par le langage réducteur que nous avons.
Gangaji tente d'y réponse dans cette vidéo sous-titrée en français, ce qui est à savourer, car il existe peu de traduction de ses interventions.
MT





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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 13:13

 

 

Voici un texte qui exprime avec justesse les enjeux auxquels nous sommes confrontés actuellement, à la fois pour se guérir profondément et pour aller vers l’Unité et l’Amour dont le monde a besoin. Ces enjeux nous demandent d’accompagner un long processus de transformation, de deuil et d’acceptation. Nous devons laisser derrière nous les croyances obsolètes, les comportements inutiles et duels, tout un monde dans lequel nous avons cru, vécu, si longtemps, de vie en vie, coupés du coeur.

Dans la tache qui nous incombe, nous avons besoin d’un vrai courage, car le sentier sur lequel nous marchons n’est pas tracé, c’est nous qui le traçons à chaque instant, à chaque fois que nous nous réconcilions avec la vie, et c’est nous qui devenons ainsi des passeurs afin que d’autres puissent emprunter le pont que nous aurons bâti entre ces deux mondes, celui à quitter, et celui que nous désirons ardemment et qui attend.

 

Il n’est pas loin. Il a juste besoin de notre foi, de notre présence et de notre total engagement dans la lumière du coeur .

 

 

 

 

 

Par le Passeur.

Le principe d’action et de réaction est ce qui a prévalu durant toute l’expérience de la vie sur Terre depuis bien longtemps. C’est probablement le comportement le mieux ancré en nous. Et c’est pourtant celui dont il est bienvenu de se séparer aujourd’hui si l’on veut accéder à l’harmonie que chacun ou presque appelle au plus profond de soi.

 

 

Les expériences menées jusque-là au ras du mental ne semblent pas nous y avoir préparé. Pourtant, aussi loin au premier regard que cela paraisse des attitudes humaines dominantes, l’époque nous ouvre grand les portes qui nous permettent de quitter cette pièce où il est écrit au fronton en lettres rouges « Expérimentation de la séparation et du principe d’action et de réaction ». Une autre salle au fronton doré duquel est inscrit « Retour à l’Unité » s’offre à notre choix d’y entrer ou non. Notre liberté est totale d’avancer ou de nous retourner pour en découdre encore un peu avec l’ancien monde.

 

 

J’ai lu il y a peu sur ce site la colère d’un être qui me disait que  » les seules lois de la vie sont la volonté et le travail et qu’à force d’aimer naïvement tout le monde, on se fait rouler, on passe en second, on laisse la main ». Je sais de quoi il parle, j’ai donné moi aussi de ce côté-là. Nous avons tous donné de ce côté-là. Et certains d’entre nous, parce qu’ils ont trop longtemps combattu et souffert, parce qu’ils ont mis genou à terre d’innombrables fois, en cette vie et en bien d’autres dont ils n’ont plus mémoire mais qui pèsent en leurs cellules, parce qu’à chaque défaillance, qu’à chaque chute, ils ont toujours du et on toujours su se relever, sont rompus désormais à cet exercice au point qu’ils en ont fait un principe fondamental de leur vie. Ils en sont tout simplement… épuisés.

 

 

Il est au-delà de toute importance et hautement salvateur que chacun de celles et de ceux qui se sentent encore profondément imprégnés de cette pulsion guerrière et de ce sentiment de rage qui les maintient dans le combat, sachent qu’il sont au-delà du monde des hommes reconnus pour ce qu’ils sont vraiment tout au fond d’eux, pour le chemin parcouru dans la douleur, sous l’acier vif et les blessures, pour le courage exemplaire dont ils ont fait preuve au sein des difficultés croissantes placées sur leur chemin. Bien des regards sont tournés vers notre Terre et vers les humains qui la peuplent depuis si longtemps. Nos guides d’ombre et de lumière, nos frères et sœurs d’autres plans de vie, qu’un jour nous avons quittés de notre plein gré pour vivre cette odyssée et évoluer comme jamais nous ne l’avions fait, nous accompagnent et nous ont toujours accompagné tout au long de la route qui pour nous fut aveugle, et dont les épreuves nous apparurent de ce fait souvent injustes et incompréhensibles.

 

 

Nous ne sommes pas seuls, nous ne l’avons jamais été. Rien de tout cela n’a été vain. Aucune épreuve n’a été inutile ou injuste, chacune d’elles a été le miroir de ce que nous avions à regarder en nous lorsqu’elle s’est présentée et s’est offerte comme une opportunité de dépasser ce que nous y avons vu alors. Elles se sont répétées tant que nous n’avons pas su évoluer au-delà de ce qu’elles nous signifiaient. Et parfois au cours de cet apprentissage, nous nous sommes un peu trompés ou un peu perdus, créant par là d’autres façons d’être à dépasser, d’autres énergies à polariser.

 

 

Le jeu a été loin, plus loin que nous ne l’avions pensé au départ, mais à présent toutes les pièces adverses sont prises et le Roi est coincé à l’angle de l’échiquier. Il nous faut prendre une grande respiration, poser les armes, mais sans oublier de déposer aussi les armures – ce qui est apparemment plus difficile -  et laisser tomber la tension, se souvenir que ce combat n’est pas la vie mais juste un jeu où nous avons parcouru les cases en tous sens. Simplement, les voiles qui nous enveloppèrent à notre arrivée dans la vie, ont refermé notre être sur son seul égo auquel il a fini par totalement s’identifier. Alors il n’est pas facile de ne plus entrer dans le jeu, de ne plus vouloir en découdre en pensant que sans cela on se fera broyer. Et pourtant, il va falloir savoir proclamer une bonne fois pour toutes « Echec et Mat ».

 

 

Le quotidien, les difficultés à payer le loyer ou tout simplement à trouver de quoi se nourrir et nourrir sa famille ou la soigner sont le lot indéniable de beaucoup d’êtres en ce monde. Tout cela peut paraître injuste et insoutenable et du point de vue de l’humain ça l’est. Mais qui a créé tout cela ? Qui a laissé ce monde en arriver où il est ? Qui d’autre que l’humain et lui seul, faisant usage de son plein libre-arbitre, a laissé cela se nouer ? Qui songe à sa responsabilité quand celui qui meurt de faim, de manque de soins ou sous les bombes, est affamé, délaissé ou tué par le pays qui est le sien ? Qui va élire et réélire au fil des vies ceux-là même qui derrière leurs masques font en sorte que rien de cela ne change et même que cela empire ? Qui croit toujours qu’il est impossible de changer le monde ? Qui est assez esclave de la volonté d’autrui pour croire que ces indignités sont une fatalité ? Qui peut imaginer que la petite minorité qui prend les décisions n’est pas en mesure de stopper tout cela si la volonté y était ?

 

 

Les opportunités de renverser la tendance ont été nombreuses, certains ont sincèrement espéré y parvenir puis se sont laissés capter par le système ou dépasser ou effacer d’une manière ou d’une autre. Il aurait simplement fallu qu’il y ait derrière eux une volonté réelle des peuples à les soutenir. Mais a-t-elle été souvent là cette volonté ? A-t-elle été là en-dehors des grandes crises survenues quand l’intenable faisait trop souffrir ? Les populations des pays riches se sont profondément endormies pendant que celles des pays pauvres encaissaient toujours plus de fléaux. L’individualisme et le matérialisme, ces mamelles nourricières de l’égo, ont conduit l’être à s’éloigner de plus en plus de l’empathie qui est naturellement la sienne. Tout est devenu combat et les regards se sont fait impitoyables, les égos se sont affrontés dans les petites et les grandes choses de la vie et tout fut envisagé à travers la croyance qu’agir et réagir était le moteur de l’existence. Alors que l’existence vraie, c’est ‘l’êtreté’. La capacité de placer le Soi au centre de son être et de le le laisser rayonner. Ca ne signifie pas qu’il n’y a plus d’action, mais ça veut dire que celle-ci naît de la capacité à être et plus de la capacité à agir et à réagir aux actions d’autrui. Ainsi se dissout l’action du Moi, de l’égo, dont la voix s’amenuise au loin.

 

 

Là où rayonne le Soi, la conscience supérieure de l’être, celle qui est détachée des souffrances du Moi, l’action se fait sans effort apparent, elle s’inscrit dans un mouvement aussi naturel que celui des feuilles dansant dans la brise. Au quotidien, cela s’apparente au tapis rouge que déroule l’Univers devant nos pas, comme si tout soudain devenait simple, comme s’il suffisait d’émettre un souhait pour que celui-ci, s’il est juste, se réalise.

 

 

La colère qui fait replonger l’être en éveil dans le combat, est celle de celui qui n’a pas voulu reconnaître qu’il avait d’abord en lui quelque chose à guérir. Sans cette démarche de guérison, rien de stable et de juste ne peut se faire.

 

 

Comme déjà détaillé dans L’Eveil, l’ego fait tout pour que l’être n’entame jamais cette guérison, car il serait démasqué dans son imposture, il y perdrait son pouvoir et se sentirait en danger. Sa tactique première est donc de miser sur le plus sûr : le mental. On ne peut pas mentaliser le processus d’éveil sans se fourvoyer sur le but qu’on pense devoir atteindre. Cette quête dans l’incarnation est l’abandon de tout contrôle, l’humble acceptation de se fondre dans les flux de la vie avec confiance, sans chercher à les contrôler et d’y trouver ainsi l’harmonie.

 

 

Lorsqu’on tente de suivre un mode de vie que l’on pense conscient mais que l’on a intégré uniquement par le mental, on ne peut atteindre ce but et donc rien ne fonctionne comme prévu, les difficultés de la vie restent les mêmes, les épreuves sont toujours là. Soit on replonge alors dans la colère et la lutte parce que l’on croit s’être leurré et on en conserve une certaine amertume, soit l’on s’offre à l’égo qui revêt pour le coup sa panoplie d’être spirituel, mais qui demeure encore l’égo. C’est par le cœur qu’il faut assimiler cela. Ca ne s’apprend pas, ça ne se donne pas, ça se trouve lorsqu’on abandonne le désir de contrôle, non par dépit ou par désespoir, mais par humilité (voir l’Eveil en Soi 2).

 

 

Le fait de reconnaître qu’on a à guérir bien des souffrances, de s’ouvrir à l’éventualité que ce corps émotionnel si lourd n’affecte que le Moi en tout être, que ce Moi n’est qu’une petite part de ce que nous sommes et qu’il a pris toute la place au détriment de l’être sacré qui est en nous, est le préalable indispensable à tout le processus d’éveil qui conduit à trouver l’harmonie dans la vie quotidienne, au lieu des sempiternelles luttes et les blessures qui sont leur lot. C’est ce qui explique que rien ne fonctionne comme prévu si l’on n’est pas passé par là. C’était autrefois un long chemin, mais dans les temps accélérés que nous vivons, la conscience expérimente et intègre à une vitesse jamais vue jusque-là.

 

Le courage que cela demande n’est plus celui du coureur du fond, mais plutôt celui de qui doit faire un pas dans le vide avec assez de foi pour y trouver le pont qu’il ne peut voir avant de l’avoir fait. C’est bien cela, la foi.

 

Fraternellement,

© Le Passeur – 20 Juillet 2011 – http://www.urantia-gaia.info > Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de respecter l’intégralité du texte et de citer la source

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 10:43

 

 

J’ai perdu ma mère à 4 ans. Je ne conserve d’elle qu’un souvenir très flou. Je la vois dans un halo, une sorte de clair-obscur, des bribes d’images sans contour ni réalité. Son visage m’échappe. Son sein, en revanche, m’apparaît encore clairement. Chez nous, dans le désert algérien, les enfants sont allaités longtemps. Lorsque je suis devenu orphelin, il y a eu beaucoup de sollicitude autour de moi. J’ai ce souvenir d’une femme qui se penche vers moi pour me consoler, la sensation de ses deux gros seins et du trouble qui m’a saisi. Pas un trouble érotique, non, mais la conscience d’avoir perdu ce qui était associé à cette poitrine : la protection, la chaleur maternelle.

 

Ma fille, Sophie, me dit parfois que mes angoisses sont peut-être liées à cette perte. Ce qui est certain, c’est que la quête du féminin m’a toujours accompagné. Je ne parle pas seulement du désir charnel, mais du besoin de l’amitié, de l’affection des femmes.

 

 

En 2002, j’ai fait campagne pour la présidentielle avec ce slogan : « Le féminin au cœur du changement. » Je crois à la nécessité d’en finir avec cette exaltation du masculin, entendu comme la volonté de puissance, l’agressivité, la domination. Je me sens profondément blessé par la subordination universelle de la femme. Combien d’hommes sont capables de s’assumer sans celles qu’ils jugent leurs inférieures ? Combien de filles n’ont pas accès à l’éducation ? Combien d’épouses sont encore opprimées ou battues ? Je suis déconcerté que tant de vies puissent naître de cette rencontre violente entre le masculin et le féminin. Les familles, les sociétés qui en résultent, ne peuvent que connaître un profond déséquilibre. Dans la nature, les deux sexes sont indispensables à la création. Le féminin l’est peut-être même davantage.

 

 

Pardonnez-moi cette évocation, mais lorsque j’étais éleveur, il y avait dans mon troupeau un bouc pour trente bêtes. Une fois qu’il avait fait son office, il pouvait disparaître sans que cela affecte nullement la vie des petits qui, en revanche, n’auraient pas survécu sans leur mère. J’ai toujours été un peu jaloux de cet état de fait. Comment, devant le miracle de la procréation, ne pas se sentir… un peu surnuméraire ? J’aurais tellement aimé vivre cette expérience fantastique de porter un enfant. C’est sans doute cette jalousie fondamentale qui engendre la violence chez tant d’hommes. Leur peur, fantasmée, de ne pas être indispensables. Même dans les pays les plus égalitaires, il nous faut corriger l’injustice et l’arbitraire, rééquilibrer le désir de conquête par l’instinct de protection de la vie. Je ne dis pas que l’un est masculin et l’autre féminin.

 

 

Je crois à la présence de ces deux forces en chacun de nous. Je suis tout aussi révolté par ces discours qui mutilent les hommes en leur interdisant de pleurer, que par ceux qui prétendent réduire la féminité à la seule maternité. Il nous faut retrouver le sens de notre complémentarité. Entre nous, et en chacun de nous.

 

 

 

PS : Merci à Laurence Lemoine, Psychologies Magazine.

 

 

 

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post%2F2011%2F07%2F19%2FJe-suis-jaloux-des-femmes

 

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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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