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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 19:42
Gangaji et Bhavo - été 2000

Gangaji et Bhavo - été 2000

 

 

 

Vous mourez en ce moment même. Tout ce que vous pensez être est en train de mourir maintenant. Vous-même, en tant que corps individuel, en tant que monde, en tant qu'expérience, vous mourez en ce moment.

 

Plusieurs morts surviennent tous les jours. Il y a la mort de chaque moment, et la mort tous les soirs quand le sommeil vous prend. Il y a mort quand une relation se termine ou quand un enfant quitte la maison.

 

Cependant la mort dont je veux vous parler est la mort physique. Dans notre culture, cette mort est généralement celle qu'on évite le plus, ce qu'on nie le plus. Nous sommes tellement terrifiés par elle, tellement effrayés de n'être rien.

 

Bhavo est mort. Il est parti tranquillement dans son sommeil, alors que trois amis étaient auprès de lui et que j'étais en route pour aller le voir. Cela a été si précieux, un tel cadeau d'être avec lui les semaines avant qu'il meure et ce matin-là d'accompagner son corps dans la mort. Ce n'était pas là une théorie sur la mort, c'était vraiment d'être dans la chambre avec la mort. La mort qui s'approche, qui s'approche clairement, et puis la mort là, présente, s'emparant de l'énergie de vie. C'était d'être avec un corps quand rien n'y est fait pour l'embellir, quand il a la pâleur de la mort. Juste la vérité crue de la mort de la forme. Accepter d'être en présence de la mort nue, non déguisée, révèle l'absolue, l'indéniable beauté et la présence de ce qui est éternellement vivant. Bhavo a donc disparu, ce que nous connaissions de la forme de Bhavo n'est plus. Son corps a été incinéré et maintenant il est réduit en cendres ; il a disparu. Nous aurons tous des souvenirs de Bhavo, des souvenirs de sa charmante personnalité, de ses sautes d'humeur, de toutes les dimensions de ce qu'était Bhavo.

 

La présence qui animait sa forme est exactement la même présence qui anime votre forme, qui anime toute forme. S'éveiller à soi-même en tant que cette présence, c'est accepter d'affronter la mort dans toutes les formes, y compris ce que vous appelez votre propre forme. Il a laissé un cadeau immense à ceux d'entre nous qui ont accepté de l'accompagner dans ses souffrances physiques jusqu'à la fin. Il y avait quelque chose de très précieux dans sa mort, parce qu'il savait qu'elle approchait. Il ne niait pas la mort. Cela ne veut pas dire qu'il ne combattait pas la maladie ; il s'est battu, faisant tout ce que lui et ses médecins pensaient possible. Il ne s'agit pas de ne pas combattre la maladie. Il s'agit de savoir que vous combattez la maladie tout en sachant que la mort viendra à son heure. Et d'avoir la capacité, comme Bhavo l'a eue, de faire face à sa propre fin. Quand il a entendu les mots : « Nous avons perdu la bataille, le combat est terminé », le lendemain matin il était mort.

 

Plusieurs personnes viennent à la recherche spirituelle pour obtenir quelque chose, mais la vraie réalisation spirituelle est atteinte par l'abandon conscient de tout. Que signifie de tout perdre ? Dans la mort, nous perdons tout : nos familles, nos amoureux, notre histoire, notre passé, notre futur. En acceptant de tout perdre consciemment, la vérité de soi-même est révélée.

 

Heureusement, Bhavo n'a pas eu à attendre que la maladie s'empare de son corps pour affronter cette perte. Ainsi il a pu mourir libre, il a pu mourir en paix, perdant quelque chose de très précieux, mais gagnant plus encore que tout ce qui puisse être perdu.

 

Il m'a semblé que ceux d'entre nous qui étaient avec lui ce jour-là, avec son cadavre couleur de cendres, ont ressenti une inconcevable, une incompréhensible joie d'être. Bhavo, dans sa mort, a été un cadeau pour nous. En vérité, il avait été un cadeau pour nous longtemps avant, parce qu'il avait fait face à la mort bien avant que la mort physique ne vienne. Sa vie comme sa mort ont été finalement, relativement et absolument le même cadeau.

 

Nous allons tous mourir un jour ; il n'y a pas de naissance sans mort. Cependant, en ce moment même vous avez l'occasion d'affronter la mort avant que votre corps ne meure, de reconnaître votre amour pour le corps, votre attachement à la forme physique et de laisser cet attachement mourir. C'est le fait de s'identifier à tort à la forme physique qui doit mourir. Et, à travers cette mort, vous vous éveillez à la vérité de ce que vous êtes véritablement. Si vous acceptez de vous arrêter un seul instant et de mourir à cet attachement, il est possible qu'il vous reste au moins un peu de temps pour découvrir ce à quoi ressemble la vie quand on a fait face à la mort. Alors vous pourrez passer le reste de votre vie à partager votre découverte avec les autres. Il y a une telle faim, une telle soif du nectar qui vient de cette reconnaissance.

 

Pour mourir de cette façon, il faut d'abord découvrir le mécanisme de la résistance. Par exemple, quelle est la pensée sur laquelle repose la croyance que « je ne peux pas affronter la mort tout de suite? » La résistance à faire face à la mort vient de la pensée effrayante qui dit « je n'existerai plus. » Je comprends cette peur.

 

Plusieurs l'ont dit, et je le dis moi aussi: « Vous êtes l'existence même. » Je ne vous demande pas de croire ce que je dis, mais je vous encourage à vraiment faire face à la peur de ne pas exister, à plonger dans l'idée inconcevable que vous puissiez ne pas exister.

 

Généralement, nous nions cette possibilité, mais de l'explorer véritablement, de se demander «qui ou qu'est-ce qui n'existera pas?», voilà ce qu'est la recherche de soi (Self-Inquiry).

 

On peut dire que vous êtes la Conscience Rayonnante, que vous êtes la Lumière, la Vérité, Dieu ou la Beauté. Cependant, il vous faut vous reconnaître vous-même comme tel, pour vous-même.

 

Êtes-vous le corps ? Je sais que le corps est de toute évidence imprégné de vous, je ne dis donc pas que vous êtes séparé de votre corps.

 

Êtes-vous prêt à accepter de mourir dès maintenant, d'être mort à la personne que vous étiez, d'être mort à celle que vous pensez être et à celle que vous pensez devenir?

 

Maintenant, que reste-t-il?

 

 

Gangaji - juillet 2002

 

 

 

 

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 23:44

 

 

Une belle invitation à mettre un regard clair sur chacun de nos mots, de nos actions, sur la façon dont nous donnons le pouvoir aux autres, ce que nous cautionnons ou pas...

 

MT

 

 

http://www.pravaha.be/anais-theyskens/

 

 

 

 

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 12:39

 

 

 

 

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"Pas seulement profiter de la vie, mais j'ai un devoir envers cette vie... " M.K.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 20:45

 

 

"Eloge de la faiblesse", "Petit traité de l'abandon", "Vivre sans pourquoi", "Le métier d'homme", entre autres, les livres d'Alexandre Jollien nous invitent à plus de légèreté, plus de dépouillement, plus de lien, de joie, de paix et d'amour, ce qui est "un travail quotidien" dit-il.

 

J'aime lorsqu'il précise que c'est un travail "millimètre par millimètre", soulignant ainsi qu'il n'y a pas de recette magique et rapide, que c'est une attention de tous les instants et pas une échappatoire vers un ailleurs.

 

Par son handicap de naissance, le corps se retrouve au centre de la plupart de ses écrits et réflexions et lorsque la journaliste lui demande : « pourquoi ce retour au corps toujours ? », il répond : « Ce n’est pas le mental qui va soigner les blessures intimes, mais au contraire un mode de vie très incarné, il n’y a aucun concept qui peut soigner les blessures affectives ».

 

Qu’est-ce qu’une vie « sans pourquoi » ? Pour ce philosophe qui admet qu’on « a peu de prise sur la vie », c’est « cesser d’être boulonné à l’après, à l’objectif, au faire, au paraître, mais essayer d’avoir un temps de pure gratuité pour se retaper spirituellement, physiquement. »

 

Une invitation à être dans l’ici et maintenant en laissant de coté la tête qui vient trop souvent disqualifier le réel.

 

MT

 

 

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 18:16

 

 

 

 

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Ezio Bosso est un pianiste, compositeur et chef d’orchestre de réputation internationale. Il a appris à lire les notes avant les mots, jouait de la musique déjà à 4 ans et était soliste à 16 ans.

 

En 2011 il a subi une intervention pour l’ablation d’une néoplasie au cerveau, à la suite de laquelle s’est déclenchée une maladie auto-immune qui lui a fait perdre le langage et ses capacités musicales. Il a dû tout réapprendre.

 

Ezio Bosso dit de son expérience : « A un certain point, j’avais tout perdu, le langage, la musique : je me la rappelais, mais je ne la comprenais pas. Je jouais et je pleurais, pendant des mois je n’ai rien pu faire. La musique ne faisait pas partie de ma vie, elle était lointaine, je ne réussissais pas à la saisir. J’ai ainsi découvert que je pouvais en faire moins. Cela n’as pas été mauvais. Cela a été différent, cela a été une autre expérience. J’ai appris que la musique est une partie de moi, mais n’est pas moi. Au mieux, je suis au service de la musique ».

 

Quant à son premier disque paru en 2015, intitulé « 12 chambres », il l’évoque de cette façon :

 

"Il est dit que la vie est composée de 12 chambres. 12 chambres où nous laisserons quelque chose de nous dont on se souviendra. 12 chambres dont nous nous souviendrons lorsque nous arrivons à la dernière. Personne ne peut se souvenir de la première salle où il était, mais il semble que cela arrive dans la dernière que nous atteindrons. Chambre, signifie arrêter, mais cela signifie aussi affirmation. J’ai dû marcher dans des pièces imaginaires, par nécessité. Parce que dans ma vie, j’ai des moments dans lesquels j’entre dans une chambre qui ne m’est pas très sympathique, pour le dire sincèrement.

C’est une pièce dans laquelle je me trouve coincé pendant de longues périodes, une chambre qui devient sombre, petite mais immense et impossible à suivre. Pendant les périodes où je suis là, j’ai des moments où il me semble qu’on ne sort jamais.

Mais elle m'a aussi offert quelque chose, m'a intrigué, elle m'a rappelé ma chance. Elle m'a fait jouer avec elle. Oui, parce que la chambre est aussi un poème. "

 

Comment ne pas être touché par cet artiste, par sa traversée de l’obscurité, quand il nous montre une telle lumière, à travers son sourire, à travers son obstination, à travers sa musique ! C’est un enseignement puissant d’être témoin de cette force de vie qui dépasse la personnalité et ne cesse de vouloir révéler notre nature la plus profonde et la plus haute aussi.

 

Merci pour ces existences qui éclairent notre chemin et les chambres où nous sommes parfois enfermés pour y découvrir une poésie encore inconnue de nous.

 

 

MT

 

 

 

http://www.huffingtonpost.it/2016/02/11/ezio-bosso-pianista-sanremo_n_9206706.html

 

 

Rain in your black Eyes

Version longue, musique à la minute 8

 

 

 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 23:51
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:50

 

 

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:04

 

 

 

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 00:13

 

 

4 minutes pour retrouver l'élan vers la vie....

 

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:52

Darius Rochebin reçoit Alexandre Jollien, écrivain et philosophe ainsi que Matthieu Ricard, moine bouddhiste

 

 

J'aime vraiment l'authenticité de ces deux personnes, ces maitres de sagesse qui savent insuffler à la fois profondeur et légèreté.

 

Des mots qui nourrissent, dans ces temps perturbés.

 

MT

 

 

 

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 13:31

 

 

S'ouvrir toujours plus au mystère de la vie, sortir de la rationalité, c'est sans doute cela qui affine nos expériences et notre regard sur elles....

 

 

MT

 

 

 

 

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 11:36
 
Pour commencer, aller voir le film "Demain", c'est le début pour changer nos croyances pessimistes.
 
Certes, la situation est loin d'être rose sur terre, mais il existe sur la planète une quantité impressionnante de gens extraordinaires, de projets en marche, de réflexion en mouvement, bref... de quoi créer un nouvel imaginaire.
 
Allons voir des films qui soutiennent ce nouvel imaginaire, et soutenons ceux qui ont le projet de faire de tels films...
 
MT

 

et hop, un petit PS en passant, quelques jours après avoir posté cette vidéo :

 

Demain est nominé pour les prochains Césars 2016 et le film vient de dépasser les 500 000 entrées depuis sa sortie le 2 décembre 2015.

 

Youpi

 

Cela montre que nous ne sommes pas seuls à rêver et à espérer un Demain inspiré et inspirant.

 

 

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 13:11

 

Comme moi aussi je sature de toutes les informations que je reçois (et après lesquelles je cours aussi ! ) et de toutes les petites voix à l'intérieur de moi qui exigent, par manque, culpabilité, honte, impuissance, d'être à l'affût de tout ce qui pourrait réduire mon inconfort, je partage cette vidéo de "Divine Copine" qui invite à revenir à soi, à l'amour, à la simplicité et la joie, et à reconnaître le Magnifique en Soi.

 

MT

 

 

www.divinecopine.com

 

 

 

 

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 23:28
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 23:43

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Matthieu Ricard, Alexandre Jollien et Christophe André

 

Trois belles paroles qui nous invitent à la sagesse, à la cohérence et au bonheur...

 

 

 

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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