Un lieu où pourraient se cotoyer le jour et la nuit, les univers différents de la pensée logique, rationnelle, structurée à partir des informations émanant de toute part, et de la pensée vagabonde, inattendue, celle qui erre la nuit, mais aussi le jour, dans l'envers des choses, à la recherche de l'impalpable, de l'insaisissable, de la beauté et de la magie. Michèle Théron
/https%3A%2F%2Fen-quete-du-bonheur.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2015%2F11%2Fdependance-affective-1024x576.jpg)
Sentiment d'abandon et dépendance affective, quel lien ?
En grandissant, afin d'apaiser la douleur de l'abandon, notre petit enfant, encore blessé, apeuré peut nous amener à développer des attitudes diverses, mais qui répondent souvent à 2 schémas...
https://en-quete-du-bonheur.fr/sentiment-dabandon-dependance-affective-lien/
Un témoignage et un article qui reviennent sur les conséquences des blessures de l'enfance, en particulier les blessures d'abandon qui, à l'âge adulte, peuvent nous entraîner dans des relations toxiques.
Même si à l'origine il y a une blessure pour les deux partenaires, celui qui exprime sa blessure par la fuite, la maltraitance, la froideur, la non implication relationnelle, la mise en dépendance (en sachant parfaitement créer des situations d'attente : manquer les rendez-vous, ne pas être à l'heure, ne pas vous prévenir des changements, vous mettre en concurrence avec d'autres membres de sa famille ou d'autres personnes auxquelles il va accorder ses bontés, son temps, ses talents, etc.) va être celui qui a le contrôle sur la relation et l'autre partenaire, qui lui, va être en souffrance.
Dans l'article il est dit que les deux sont en souffrance. Je mets une nuance et fait une différence entre "être en souffrance" et "sentir la souffrance" ou souffrir. Des traumatismes anciens laissent les personnes en souffrance, ce qui veut dire que la souffrance est inscrite et qu'elle met en mouvement la psyché de façon inconsciente, dans des mécanismes de protection. Mais il est possible de ne pas ressentir la souffrance, particulièrement pour les personnes qui ont annulé leur ressenti émotionnel et deviennent ainsi anesthésiés.
Et généralement, dans ces relations toxiques, un des partenaires est émotionnellement "compétent" et l'autre non. Ce qui donne d'un côté une personne très émotionnelle, de l'autre quelqu'un de froid, qui ne ressent rien mais qui se nourrit de l'émotionnel de l'autre (ce qui lui permet de faire l'économie d'aller contacter son propre émotionnel et de souffrir). Evidemment, pour la personne émotionnelle, dans un premier temps, elle ne détecte pas que l'autre est à ce point annulé. Ainsi commence le jeu du chat et de la souris, qui peut devenir un véritable enfer. Pour être maltraité, il faut un maltraitant, pour être abusé, il faut un abuseur, pour être abandonné, il faut un abandonneur, etc. Deux facettes d'une même pièce, mais un côté qui fait plus "bobo" que l'autre.
Mais ce qui est important de comprendre, c'est que nul ne mérite de la maltraitance, qu'elle soit verbale, psychologique, physique, et qu'il faut tourner des talons dès qu'une personne vous parle mal, vous manque de respect, fait passer ses frustrations sur vous en jouant les matadors.
Tourner des talons le plus tôt possible devrait être le conseil indispensable à donner à toute personne qui décrit ce type de situation. Malgré cela, ce n'est pas si facile à faire, pour la simple raison que l'enseignement se fait... par l'expérience... Néanmoins le plus tôt est le mieux, en partant avec la certitude que cela ne s'appelle pas de l'amour et qu'il faudra se tourner vers sa blessure originelle pour en prendre soin. Mais tant que l'on reste sous emprise, cette blessure s'agrandit et ne peut jamais guérir.
Mais au fond de soi, la petite voix intérieure sait que quelque chose cloche.
Il faut donc écouter...
Ding Dong.... ;-)
MT