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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:38

 

 

 

Quand on se trouve devant une crise radicale, quand la vieille façon d'être dans le monde, d'interagir avec autrui et avec la nature ne fonctionne plus, quand la survie est menacée par des problèmes apparemment insurmontables, soit une forme de vie particulière ou une espèce mourra, soit elle dépassera les limites qui lui sont imposées et fera un bond évolutif.

 

Les formes de vie de notre planète auraient tout d'abord évolué dans la mer. Alors qu'il n'y avait aucun animal sur la terre, la mer regorgeait déjà de vie. A un moment donné, une de ces créatures marines a du s'aventurer sur la terre. Elle a probablement au tout début rampé quelques centimètres puis, épuisée par l'énorme force gravitationnelle de la planète, a du retourner dans l'eau, où la force de gravité étant presque nulle, elle pouvait vivre plus facilement. Puis, après d'incalculables tentatives, elle s'est adaptée à la vie sur terre, a développé des pattes à la place des nageoires et des poumons, à la place des branchies. Une espèce ne s'aventure pas dans un milieu si étranger et ne subit pas une telle transformation évolutive à moins qu'une situation critique ne la force à le faire.

Peut-être une grande partie de la mer fut-elle coupée du reste et vit-elle son niveau baisser au fil des millenaires, forçant les poissons à quitter leur milieu et à évoluer ailleurs.

 

 

C'est ce genre de défi auquel l'humanité est confrontée actuellement : l'humanité doit réagir à une situation critique qui menace sa survie même. Le dysfonctionnement de l'esprit (ego), déjà reconnu il y a plus de 2 500 ans par les anciens sages et maintenant amplifié par la science et la technologie, menace pour la première fois la survie de la planète tout entière. Jusqu'à récemment, la transformation de la conscience humaine, également mentionnée par les anciens sages, n'était rien d'autre qu'une possibilité, concrétisée ça et là chez quelques rares personnes, indépendamment de leur culture ou de leur confession religieuse. Un tel avènement de la conscience humaine ne se produisait pas parce que ce n'était pas impératif.

 

Une portion significative de la population terrestre reconnaîtra bientôt, si ce n'est déjà fait, que l'humanité se trouve devant un choix brutal: évoluer ou mourir.

 

Un pourcentage encore relativement faible mais constamment croissant de l'humanité est en train de faire sauter les vieilles structures de l'ego et d'entrer dans une nouvelle dimension de la conscience.

 

Ce qui émerge en ce moment, ce n'est pas un nouveau système de croyances, une nouvelle religion, mythologie ou idéologie spirituelle, puisque nous arrivons au bout non seulement des mythologies, mais également des idéologies et des systèmes de croyances. Le changement se situe au-delà du contenu du mental, au-delà de nos pensées. En fait, au coeur de la nouvelle conscience se trouve la transcendance de la pensée, l'habileté nouvellement trouvée de s'élever au-dessus de la pensée et de réaliser une dimension en soi infiniment plus vaste que la pensée. Le sens de votre identité ne vient alors plus de l'incessant flot de pensées que vous preniez pour vous dans l'état de l'ancienne conscience.

 

Quelle libération de réaliser que la « voix dans ma tête» n'est pas ce que je suis ! Mais alors, qui suis-je? Je suis celui qui voit ceci. Je suis celui qui est là avant la pensée. Je suis la présence dans laquelle la pensée, l'émotion ou la perception se produisent.

 

L'ego n'est rien d'autre qu'une identification à la forme, principalement aux formes-pensées. Si le diable est un tant soit peu une réalité (pas une réalité dans l'absolu, mais quelque chose d'apparente), cette définition lui convient bien aussi : complète identification à la forme, qu'il s'agisse de formes physiques, de formes-pensées, de formes émotionnelles. Cette identification se traduit par une inconscience totale de mon lien avec le Tout, avec tout autre être et avec la Source.

 

Cet oubli, c'est le péché originel, la souffrance, l'illusion. Quand cette illusion de division sous-tend et gouverne tout ce que je pense, dis et fais, quelle sorte de monde puis-je créer ? Pour trouver la réponse à cette question, il suffit d'observer la façon dont les humains agissent les uns envers les autres, de lire un livre d'histoire ou de simplement regarder les nouvelles à la télévision le soir.

 

Si les structures du mental humain restent telles qu'elles sont, nous finirons toujours par fondamentalement recréer le même monde, les mêmes démons, le même dysfonctionnement.

 

Un nouveau paradis et une nouvelle Terre  

Pour le titre de cet ouvrage, je me suis inspiré d'une prophétie de la Bible qui semble plus appropriée maintenant qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire de l'humanité. Cette prophétie, qui se retrouve aussi bien dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament, parle de l'effondrement de l'ordre mondial existant et de l'émergence d'un « nouveau paradis et d'une nouvelle terre.». II faut comprendre ici que le paradis n'est pas un lieu à proprement parler, mais le royaume intérieur de la conscience. Tel est le sens ésotérique de ce terme. C'est également le sens des enseignements de Jésus. Quant à la Terre, elle est la manifestation extérieure de ce paradis intérieur.

 

La conscience humaine collective et la vie sur notre planète sont intrinsèquement liées. Le « nouveau paradis », c'est l'avènement d'un état de conscience humaine transformée, la « nouvelle Terre» en étant le reflet dans le monde physique. Etant donné que la vie et la conscience humaines font intrinsèquement un avec la vie de la planète, et à mesure que l'ancienne conscience se dissout, il est certain que, parallèlement, des bouleversements géographiques et climatiques se produisent à bien des endroits de la planète, bouleversements auxquels nous assistons déjà.

 

 

Eckhart Tolle - Nouvelle Terre - page 17 à 20

 

 

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:30

 

 

Le professeur Ramachandran, une autorité dans le domaine des neurosciences, est connu pour avoir développé une thérapie destinée à soulager la souffrance liée à la perte d’un membre. Le chercheur est actuellement professeur à l’Université de San Diego en Californie. Ses compétences se conjuguent avec un art de la vulgarisation qui donne accès à des notions complexes de neurosciences.

 

 

Chaque neurone établit entre 1000 et 10 000 connexions avec d’autres neurones, ce qui fait que le nombre de combinaisons d’activité cérébrale excède le nombre de particules élémentaires dans l’univers, une complexité incroyable !

 

 

Les « neurones miroirs » de type moteur, situés dans les lobes frontaux sont impliqués dans les processus d’émulation et d’imitation, c'est-à-dire que le cerveau, pour imiter un comportement, s’active et observe la situation en adoptant le point de vue de l’autre. Cette compétence acquise par le cerveau a permis une évolution de l’humanité très rapide, beaucoup plus rapide que l’évolution Darwinienne, où l’évolution se développait sur plusieurs milliers ou millions d’années.  

Ici, ce processus d’imitation permet de copier rapidement des comportements qui sont intégrés immédiatement par les observateurs, mais aussi par leurs descendants, créant la civilisation et la culture dans laquelle nous baignons.

 

 

Parallèlement à ces neurones miroirs moteurs, il existe des neurones miroirs sensoriels, qui s’activent lorsque nous sommes touchés, ou lorsque nous regardons d’autres personnes qui sont touchées.

 

 

Ces neurones participent au processus d’empathie et tout ce qui nous sépare de l’autre, ce n’est que notre peau. Sans notre peau, nous pourrions éprouver tout ce que l’autre ressent…

Une conclusion scientifique qui rejoint les traditions orientalistes ou celles des peuples premiers : tout est interconnecté, nous ne sommes pas séparés.

 

 

Une réactualisation de ce principe par les neurosciences est porteuse d’espoir.

Certes, nous sommes tous interconnectés dans notre responsabilité d’humain, dans nos relations, dans nos sociétés, dans notre lien à la terre, dans nos actions, nos intentions, nos implications, etc.

 

Mais chaque nouvelle ouverture de conscience, chaque nouveau point de vue basé sur l’amour, l’empathie, le respect, l’acceptation, l’accueil, est un point de vue qui « dialogue » dans l’invisible avec des milliers d’autres neurones. Chaque nouvelle idée, chaque intention juste pour l’évolution de notre humanité informe les neurones de milliers d’êtres humains…

Cela rejoint la théorie du centième singe : à partir du moment où un certain nombre d’individus adoptent un nouveau comportement, un plus grand nombre va l’adopter aussi, par mimétisme.

 

Patrice van Eersel rappelait dans un article : « Une mutation autocontrôlée de l’être humain est neuronalement possible. Cette mutation doit se dérouler à la fois sur les plans individuel et collectif, car nos cerveaux sont fondamentalement bâtis pour être reliés à d’autres cerveaux. »

 

Nous ne sommes pas seuls dans notre coin à cogiter ou à nous transformer, nous « dialoguons » en permanence avec le monde et la plasticité de notre cerveau offre tous les possibles...

 

 

A chacun de nous, donc, d’émettre par nos pensées, nos intentions, nos attitudes, notre conscience, les informations qui inaugureront les changements que nous voulons voir dans ce monde.

MT
 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 13:12
Le corps perdu - Marie Lise Labonté

 

 

 

 

Quand avais-je perdu mon corps ? Je n’aurais pas su le dire exactement, certainement au même moment où je m’étais perdue. Au moment où je m’étais éloignée de ma réelle identité, à la recherche de qui j’étais dans l’autre. J’avais alors cédé mon corps aux autres pour être aimée, pour être reconnue et pour être acceptée.

 

 

 

Mon corps appartenait à ma mère, qui reconnaissait en moi son double : forme, taille, tout y était. (…) Il appartenait aussi à mes oncles qui me tapotaient les fesses et qui passaient des commentaires sur mes rondeurs. Il appartenait à l’école (…) Il appartenait aux religieuses (…) Il appartenait au miroir et à l’image qu’il me renvoyait. Il appartenait à la mode hippy et à ses drogues. Il appartenait aux cours de danse où il était « placé ». Il appartenait à mes amoureux qui l’aimaient mince, vénusien ou sexy. (…)

 

 

 

Et puis un jour, il a appartenu aux médecins, à ceux qui me soignaient.

Plus je vieillissais, plus mon corps réel disparaissait, tout comme mon identité. Mon corps s’éloignait, il se perdait dans l’autre, dans le miroir, dans la mode, dans la société et jusqu’à disparaître dans la maladie. Ce corps qui avait jadis répondu aux critères sociaux de la beauté, répondait maintenant aux critères de la maladie socialement acceptable.

 

 

Je perdais mon corps dans ce cercle vicieux de la fausse identité. 

 

 

Marie Lise Labonté, Au cœur de notre corps, Les Editions de l’Homme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:37

 

 

Bonjour mon corps,

 

 

C’est à toi que je veux dire aujourd’hui, combien je te remercie de m’avoir accompagné depuis si longtemps sur les multiples chemins de ma vie. Je ne t’ai pas toujours accordé l’intérêt, l’affection ou simplement le respect que tu mérites. Souvent, je t’ai même ignoré, maltraité, matraqué de regards indifférents, de silences pleins de doutes, de reproches violents.

 

 

Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi. Et aujourd’hui, au mitan de ma vie, je te découvre un peu, avec des cicatrices secrètes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et avec tes possibles.

 

 

Je me surprends à t’aimer, avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon.

 

 

J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs sur ta peau par exemple, de t’offrir du Mozart, de te donner les rires du soleil, ou de t’introduire aux rêves des étoiles.

 

 

Mon corps, aujourd’hui je veux te dire que je te suis fidèle. Non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.

 

 

Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps, que tu prenais soin de moi, que tu étais vigilant et étonnamment présent dans tous les actes de ma vie.

 

 

Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, grandir en toi ? Combien de maladies m’as-tu évitées ? Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie ? Combien d’abandons as-tu acceptés pour me laisser entrer dans le plaisir ?

 

 

Bien sûr, il m’arrive parfois de te partager et même de te laisser aimer par les autres, par une que je connais et qui t’enlèverait bien si je la laissais faire…

 

 

Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus…

 

 

Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune et quoiqu’il arrive, nous vieillirons ensemble.

 

 

 

Jacques SALOME

 

 

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:51

 

Voici en photos les résultats photographiés des intentions par la prière sur l'eau, à la sortie des robinets au Japon :

 

 

http://la.caravane.des.sources.over-blog.com/article-resultat-de-la-priere-pour-le-japon-le-31-mars-2011-72325603.html

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 22:19

 

 

« Je marchais dans ma tête, maintenant je marche sur la terre et je marche dans le ciel ».

 

 

 

 

 
 
 
 
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 22:11

 

 

 

 

Brene Brown étudie les relations humaines - notre capacité à éprouver de l'empathie, un sentiment d'appartenance, de l'amour.

 

Sa démarche authentique explique comment, à partir d’une méthodologie à caractère scientifique – basée sur une forme de rationalité, sur le contrôle et la prévoyance d’un phénomène- elle en arrive aux conclusions que la meilleure façon de vivre est d’accepter sa vulnérabilité… et d’arrêter de contrôler et prévoir.

 

Si notre  vulnérabilité est au cœur de la honte et de la peur, elle est aussi la source de notre joie, de la créativité, du sentiment d’appartenance et de l’amour.

 

Et la richesse relationnelle ne tient qu’à la capacité de se montrer totalement, de se montrer vulnérable.

 

 

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:47

 

 

 

 

 

"Tel homme s’éveille, le matin, dans son lit. A peine levé, il est déjà de nouveau endormi ; en se livrant à tous les automatismes , s'habiller, sortir, marcher, aller à son travail, s'agiter selon la  règle quotidienne, manger, bavarder, lire un journal – car c’est en général le corps seul qui se charge de tout cela –, ce faisant il dort . 
 

 

 

Pour s’éveiller il faudrait qu’il pensât : toute cette agitation est hors de moi. Il lui faudrait un acte de réflexion. Mais si cet acte déclenche en  lui de nouveaux automatismes, ceux de la mémoire, du raisonnement , sa voix pourra continuer à prétendre qu’il réfléchit toujours; mais il s’est encore endormi. Il peut ainsi passer des journées entières sans s’éveiller un seul instant.  
 

  

 

Songe seulement à cela au milieu d'une foule, et tu te verras environné d'un peuple de somnambules . 
 

L'homme passe, non pas, comme on dit, un tiers de sa vie, mais presque toute sa vie à dormir de ce vrai sommeil de l'esprit. Et ce sommeil, qui est l‘inertie de la conscience a beau jeu de prendre  l’homme dans ses pièges : car celui-ci, naturellement et presque irrémédiablement paresseux, voudrait bien s'éveiller certes, mais comme l'effort lui répugne, il voudrait; et, naïvement il croit la chose possible, que cet effort une fois accompli le plaçât dans un état de  veille définitif ou au moins de quelque longue durée; voulant se reposer dans son éveil, il s'endort. 
 

 

Et le seul acte immédiat que tu puisses accomplir, c'est t'éveiller, c’est prendre conscience de toi-même. Jette alors un regard sur ce que tu crois avoir fait depuis le commencement de cette journée , c'est peut-être la première fois que tu t'éveille vraiment; et c'est seulement en cet instant que tu as conscience  de tout ce que tu as fait, comme un automate sans pensée. Pour la plupart, les hommes ne s’éveillent même jamais à ce point qu'ils se rendent compte d'avoir dormi.  
 

 

Maintenant, accepte si tu veux cette existence de somnambule. Tu pourras te comporter dans la vie en oisif, en ouvrier, en paysan, en marchand, en diplomate, en artiste, en philosophe , sans t'éveiller jamais que de temps en temps, juste ce qu'il faut pour jouir ou souffrir de la façon dont tu dors ; ce serait même peut-être plus commode, sans rien changer à ton apparence, de ne pas t'éveiller du tout..... 
 

 

Mais si tu as choisi d'être , tu t’es engagé sur un rude chemin, montant sans cesse et réclamant un effort de tout instant.  
 

 

Tu t'éveilles; et  immédiatement tu dois t'éveiller à nouveau. 
 

 

Tu t'éveilles de ton éveil. Ton éveil  premier apparait comme un éveil à ton éveil second. 
 

 

Par cette marche réflexive , la conscience passe perpétuellement à l'acte. 
 

 

Au lieu que les autres hommes, pour le plus grand nombre, ne font que s'éveiller, s'endormir, s’éveiller, s’endormir, monter un échelon de conscience pour le redescendre aussitôt, ne s’élevant jamais au-dessus de cette ligne zigzagante, tu te trouves et te retrouves là selon une trajectoire indéfinie d'éveils toujours nouveaux.   
 

 

 

Ta réflexion sur cet éveil perpétuel vers la plus haute conscience possible constituera la science des sciences. Je l’appelle métaphysique. 
 

 

Mais toute science des sciences qu’elle est, n’oublie pas qu’elle ne sera jamais que l'itinéraire tracé d'avance, et à grands traits, d’une progression réelle ; si tu l’oublies, si tu crois avoir achevé de t’éveiller parce tu as établi d’avance les conditions de ton éveil perpétuel, à ce moment de nouveau tu t’endors, tu t’endors dans la Mort spirituelle". 
 

 

 

René Daumal

 



 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:12

 

 

 

 

Il y a des textes qui vous arrivent comme une bénédiction, comme une main venant sécher les larmes, comme un baume venant enrober le cœur, comme la chandelle venant éclairer la nuit.

 

Mickael Brown a les mots justes et clairvoyants pour montrer la route, le chemin qui s’ouvre devant soi, pour donner du sens au ressenti intime et ce que la conscience, à peine éclose, entrevoit de l’expérience.

 

Oui, il y a cette sensation si pointue d’être trahi par le travail intérieur accompli, par tant d’efforts qui n’empêchent pas la réactivation des ombres, comme les vagues d’une marrée incessante venant envahir la plage du présent. Mais voilà le mot libérateur : c’est une grâce, c’est l’offrande faite par la vie qui vient nous chercher sur l’essentiel qui se présente aujourd’hui à nous comme un défi.

 

Se montrer, et s’engager.

 

Des paroles réconfortantes qui mettent du sens sur le vécu et sauvent du désespoir.

 

 

 

Vous pouvez actuellement ressentir de l’incertitude, surtout dans les moments de calme avant de vous endormir, ou juste après vous être réveillés. Vous pouvez ressentir cette incertitude comme une densité dans votre corps, un enchevêtrement de vos pensées ou une pesanteur dans votre cœur. Si vous arrivez à ne pas gérer ce mal-être émergeant en prenant un verre de vin tous les soirs ou en vous distrayant par l’absorption du drame de quelqu’un d’autre, il se peut que vous vous sentiez de temps à autre quelque peu déséquilibrés.

 

 

Parfois, dans les moments sombres, il se peut que vous ressentiez que tout votre travail intérieur vous a trahi. Ces sentiments de désespoir que vous pensiez résolus reviennent comme si votre dévouement envers le nettoyage émotionnel n'avait rien accompli. Il y a aussi les choix auxquels vous êtes maintenant appelés à vous confronter; de grands choix comme ceux de vous "montrer" et de vous "engager". De plus, il y a des moments de confusion mentale extrême, des moments où vous préféreriez partir en courant vers l'obscurité du passé qui vous est familière plutôt que de faire face et relever le défi de cet instant se déroulant devant vous.

 

 

Ne désespérez pas.

 

 

Si telle est votre expérience actuelle, vous êtes bénis. Ceci est la grâce qui embrasse une blessure cachée dans votre cœur. C'est l'univers qui vous accorde une attention particulière parce que vous avez travaillé si durement pour reconquérir votre sens de l'authenticité. Vous n'êtes pas dans l'échec, vous êtes entrain de réussir.

 

 

Ces sombres murmures du passé sont les échos provenant du cœur d'une blessure qui vous a si longtemps troublée, fait douter et mis dans l'impossibilité de déclarer: "Ça y est ! Je suis maintenant Ici. Je vais maintenant placer toutes les fibres de mon attention sur cette l'expérience de vie. Je suis disponible ". Cette inquiétude, c'est l'odeur et le goût ressentis lorsque l'on se retrouve au fond du puits.

 

 

Ceux qui vous entourent en ce moment peuvent ne pas ressentir l'intensité de ce moment comme vous le faites. Beaucoup sont passés maîtres à se cacher à eux-mêmes ces secousses intérieures sous des formes de distractions et d'automédications communément acceptées. Ils pourront dire de manière défensive : "Qu'est-ce que tu racontes? Tout se passe à merveille. Je me sens bien." Bénissez-les tandis qu'ils se cachent dans le cocon de sommeil qu'ils se sont soigneusement concoctés. Le sommeil est nécessaire pour ceux qui ont encore besoin de repos.

 

 

Peu importe ce que pensent les autres. Vous réalisez rapidement que vous ne pouvez plus parler du déroulement de votre expérience avec n'importe qui. L'histoire que vous avez racontée aux autres sans relâche encore et encore, n'est pas une solution et ne détient pas de réponses. C'est juste une histoire, elle n'est même pas si intéressante que ça. C'est le moment, maintenant, avec une précision cruciale, de réaliser qu'il n'y a plus personne à qui demander, raconter quelque chose ou poser des questions. Il n'y a personne qui peut savoir les choses pour vous.

 

 

Cette obscurité que vous sentez refaire surface est la résonance d'une causalité, qui une fois intégrée, transforme votre attention de : 'se pencher sur le monde extérieur' vers 'la capacité d'embrasser l'intérieur'. Ce moment est l'approche du "saut de la foi". C'est pourquoi cette expérience qui se déroule est si difficile, parce qu'elle est l'ultime défi.

 

 

Aucune discussion ni aucun débat ne peuvent vous libérer de l'extérieur pour vous ramener à l'intérieur. Certains diront "Je vis déjà de cette manière, je suis déjà en paix avec moi-même." Ne faites pas attention à ce que les autres disent à propos de leur expérience. Ne comparez pas la vôtre à celle de quelqu'un d'autre. Quand il s'agit de notre lutte intérieure pour l'authenticité, nous les humains sommes les maîtres de l'auto-illusion. Le fait est que ce que les autres traversent n'a plus d'importance; ce qui importe seulement est la manière dont vous rendez hommage à l'expérience de votre impressionnant déploiement. Le moment où vous vivez maintenant : c'est là que se trouve l'épreuve de vérité; la manière dont vous répondez ou réagissez dans le moment présent, c'est ici que votre véritable spiritualité se révèle.

 

 

Si le moment est sombre, ressentez-le et honorez-le; lâchez-prise dans son essence. Permettez-lui d'être. Cette ancienne obscurité refait maintenant surface afin d'être bénie par votre attention compatissante. Elle cherche à être aimée par vous afin qu'elle aussi puisse évoluer. Cependant, tout au long de cette rencontre, n'oubliez pas de régulièrement semer une profonde prière qui diffusera l'intention que vous avez pour vous-même et donc pour le monde.

 

 

Ne vous cachez pas de ce qui est. Ne vous cachez plus jamais de rien.

 

 

Rappelez-vous, à un moment donné vous allez être invité à agir. Oui, vous savez que vous devez sortir de votre lieu d'apparente sécurité et faire un choix. Il y a quelque chose qui vient vers vous que vous ne pourrez pas fuir. Vous pouvez le ressentir; c'est tangible. Si vous tentez de fuir, vous courrez aveuglément dans les complications. L'émergence de votre appréhension est due au fait que vous avez un choix à faire et que vous devez également vous engager.

 

 

Depuis si longtemps vous avez évité de vous engager totalement dans votre expérience humaine. Ce verre de vin, cette cigarette, ce comprimé, cette télécommande TV, cette tentative continuelle à "tasser les choses au fond"… vous avez vécu de cette manière aussi loin que vous pouvez vous en souvenir. Pourtant, la résonance d' "attendre de voir ce qui se passe avant de faire le pas" n'est plus supportable. Il n'y a rien d'authentique dans une telle attitude. C'est cela que vous ressentez en ce moment; tout ce qui est inauthentique par rapport à votre attitude actuelle.

 

 

C'est ce dont il s'agit en cette année, en ce mois, en ce moment, en ce changement actuel de perception : l'authenticité - qui se révèle. Personne ne peut vous dire ce que l' "authenticité" signifie pour vous, en vous, ou ce que cette résonance manifeste lorsqu'elle s'exprime pleinement à travers vous. Vous seul pouvez découvrir cela en agissant, non pas en pensant ou en discutant.

 

 

Il n'y a plus personne à qui demander "que faire?" Il n'y a jamais eu personne. Telle est la grande illusion de laquelle vous êtes entrain de vous éveiller. Cette prise de conscience est l'obscurité qui cherche maintenant à vous envelopper tard dans la nuit ou tôt le matin. Cette prise de conscience est l'enseignant venant de l'intérieur pour révéler les failles. En vous laissant aller dans ses bras, vous vous relèverez dans les vôtres. C'est exactement ce qui va se passer. C'est cela le baiser de la grâce.

 

 

"One way or another

I’m going to find you,

I’m going to get you, get you, get you, get you..." Blondie

D'une manière ou d'une autre je te trouverai….

 

"Il ne s'agit pas de se sentir mieux - il s'agit de mieux savoir sentir."

 

 

Michael Brown ©

 

 

 

Autres liens : 

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-mickael-brown-intimite-et-sexualite-62898813.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-personne-ne-va-nous-sauver-de-nous-memes-mickael-brown-71753160.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-aimer-c-est-evoluer-62500652.html

 

 

 

 

  

 

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Published by Michèle Théron lejour-et-lanuit.over-blog.com - dans Transformation
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:46

 

 

 

Nous sommes chacun doté de la capacité d'être responsable de la qualité de notre expérience. Toutefois, tant que nous ne ressentirons pas consciemment l'impact de notre conscience compatissante, notre peur non intégrée, notre colère,  notre douleur et notre tristesse continueront à fonctionner comme la source causale inconsciente de notre désharmonie extérieure, de notre mal-être, de nos maladies et de nos illusions.

 

 

En continuant à réprimer et à endormir notre état émotionnel non intégré - au lieu de nous permettre d'être émotionnellement portés et stimulés par quelqu'un ou quelque chose – nous demeurons une espèce inauthentique, déséquilibrée dans son intégrité et souffrant du manque de capacité émotionnelle pour réaliser intimement une prise de conscience de ce que nous sommes ou ce que Dieu est pour nous. C'est seulement en développant notre aptitude à ressentir les choses que nous pourront être libérés de cette délicate situation.  

 

 

REPROCHER AUX AUTRES

LA QUALITE DE NOTRE EXPERIENCE DE VIE EST FUTILE.

 

 

La mentalité de la victime et du vainqueur est déni et illusion. Chevaucher le chaos terrestre et le drame extérieur humain est un nettoyage délibéré qui se déroule planétairement destiné à résoudre notre approche de la vie inauthentique, non consciente et programmée. Tout conflit extérieur qui déclenche en nous émotionnellement un état inconfortable, reflète notre état intérieurement tourmenté non intégré. Notre seul choix se trouve à présent entre s'engager de manière réactive dans le drame extérieur, ou de permettre à cette pièce de théâtre de nous faciliter la voie vers un éveil réceptif et compatissant envers notre désarroi intérieur, pour son intégration.  

 

 

 

LE MOMENT PRESENT EST PRECIEUX –

Y ENTRER CONSCIEMMENT EST UN PORTAIL

VERS L'AUTHENTICITE, L'INTEGRITE et L'INTIMITE

 

 

 

La conscience du moment présent est "d'être pleinement présent dans chaque moment qui se déroule tel qu'il est - sans interférence - sans le lier avec la résonance de la peur, de la colère et de la douleur découlant de notre passé non intégré". Ce n'est que lorsque nous sommes présents que nous sommes vulnérables à recevoir et donc capables de contenir, chaque rencontre se déroule comme une divine occasion ordonnée nous permettant d'explorer intimement les possibilités profondes de notre humanité. Pénétrer pleinement dans le moment exige une transformation comportementale - le passage d'une réactivité non-consciente à la responsabilité délibérée. Cette transformation n'est accomplie de manière authentique qu'en intégrant les signatures imprimées émotionnelles sous-jacentes qui nous distraient constamment d'être présents. Personne ne peut accomplir cela pour vous.  

 

 

 

CE MOMENT QUI SE DEROULE

DANS NOTRE EVOLUTION HUMAINE

N'EST PAS "LA FIN DES TEMPS"

C'EST L'INVITATION " DE CESSER DE VIVRE

DANS UN PARADIGME BASE SUR LE TEMPS"

AFIN QUE NOUS PUISSIONS REALISER LA PAIX.

 

 

 

Notre tâche ne consiste pas à «faire la paix sur terre". Une telle intention est née d'une perception illusoire. Notre tâche de notre évolution est d'accomplir notre aptitude à "réaliser la paix qui est déjà nôtre" tandis que nous sommes ici. Lorsque nous développons la capacité de vraiment réaliser la paix – nous rayonnons à travers notre expérience. La véritable paix se fait sentir. Nous ne connaissons la paix que lorsque nous nous sentons vraiment en paix. La paix n'est possible que par l'éveil réceptif au sentiment de résonance avec ce moment qui se déploie, et donc par la capacité d'y entrer pleinement. Si nous ne pouvons sentir la paix qui est déjà là, c'est parce que notre peur non intégrée, notre colère et notre douleur faussent la perception de notre ressenti.

 

 

Ce n'est qu'en intégrant consciemment la peur imprimée en nous, la colère et la douleur que nous réveillons la perception de nos ressentis et que nous nous ouvrons à la résonance paisible naturelle du cœur.

 

 

 

Michael Brown ©

 

 

 

Autres liens : 

 

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-mickael-brown-intimite-et-sexualite-62898813.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-le-baiser-de-la-grace-mickael-brown-71753770.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-aimer-c-est-evoluer-62500652.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 10:41

 

 

 

 

Voici deux vidéos de Dominique Aubier, qui correspondent à sa vision du futur déroulement de l'année 2011.

 

Nous sommes en avril.... cela peut paraître un peu tard pour "la bonne année" ... -qui d'ailleurs ne semble pas s'annoncer si bonne que cela-, mais c'est en tous cas très instructif d'écouter ses paroles prononcées en janvier, à la lumière de ce qui a déjà pris forme dans notre monde... 

 

La forme étant l'ultime point de la manifestation d'une causalité que nous avons peine à voir et à comprendre... 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 10:20

 

 

Voici une autre vidéo de Dominique Aubier, qui donne une lecture de la catastrophe du Japon, au travers de la connaissance kabbaliste.

 

Terre, eau, feu, air : 4 éléments se sont soulevés et ont manifesté leur réprobation au même moment, 4 éléments qui sont fondateurs de la réalité spatiale. Ils donnent aux événements la mesure de leur proportion : une proportion absolue qui constitue un véritable « hurlement planétaire ».

 

Que nous faut-il d'autre, pour déboucher nos oreilles?  

 

 

 

(…) « Un koan dit : « Que l’infini nous remue, et nous serons sa possession ». Faut-il que l’infini mesure, remue le monde à l’endroit du séisme japonais pour que nous prenions note de notre position à l’intérieur de sa puissance ? » (…)

 

 

(…) « Faut-il penser que le peuple japonais, le premier à avoir éprouvé l’expérience atomique et l’erreur nucléaire, n’en ai pas gardé le souvenir ? » (…)

 

 

(…) « Le nucléaire, c’est notre faute, c’est notre dépassement des normes du réel. (...)

 

 

(…) « L’expérience des choses est la forme définitive sous laquelle nous pouvons appréhender le réel, quand une expérience est vécue, tout est dit, et nous devons le savoir. Et dans ce cas là, l’expérience devient à elle seule un motif d’autorité, elle a l’autorité de vous faire connaître l’avenir, au titre du redoublement. » (…)

 

 

(…) « On ne peut pas prier Dieu de corriger ce qu’il a fait, tout est donné d’avance, la vérité est là, dans la nature, dans le réel, dans les choses, nous ne pouvons pas aller la chercher ailleurs, mais si elle est là, il faut savoir la voir. » (…)

 

 

(…) « La seule efficacité réelle qui nous soit offerte, c’est d’avoir conscience, d’avoir assez de savoir concret pour élucider les situations et les voir clairement à la lumière du plus haut discernement. » (…)

 

 

(…) Et si nous n’allons pas vers l’acte de conscience requis, alors, excusez moi, mais le drame sera encore plus terrible, vous n’avez qu’une solution, c’est d’aller au devant de la situation cérébrale, c’est d’essayer de voir clair dans ce qui devrait se produire de manière à ce que le malheur ne soit pas augmenté. Je vous le dit, il n’y a que l’acte de conscience qui compte, tout le reste n’est que frime, comédie et grabouilli… »

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 16:40

 

 

 

Voici une vidéo de Dominique Aubier, kabbaliste, qui parle ici des récents événements qui secouent la planète.

 

Voici enfin des propos qui résonnent en moi, alors que la cacophonie des média nous tire vers le bas et tente de nous anesthésier, à moins que ce ne soit de nous euthanasier…

 

Et je me trouve en résonance, quand je l’entends dire qu’elle a « le bourdon », comme si depuis le mois de février, quelque chose, comme une balle de flipper, venait cogner chaque coin de mon cerveau, me faisant remettre à plus tard l’écriture d’articles autour de cette actualité qui pourtant me tient à cœur et en éveil tous les jours, comme une urgence.

 

Dominique Aubier nous met face au réel : il nous est demandé d’arrêter de « faire », et demandé au contraire de « voir ». De choisir entre la puissance d’événements cruels et violents, ou la puissance de voir.

 

Dans ce moment qui arrive, qui est compris entre le 8 mars et le 28 octobre 2011, soit 231 jours, « vous aurez à faire à la puissance de parler et vous ne pourrez pas la confondre avec celle qui doit s’en aller ».

 

Ce qui doit s’en aller, c’est le savoir sans fondements, c’est le savoir qui n’a pas accès à la connaissance, le « savoir qui bêle », et qui ne dit pas les choses parfaitement.

 

Malgré quelques passages retranscrits ci-après, je vous invite à écouter ses paroles, urgentes à entendre, urgentes à comprendre et à traduire en CONSCIENCE, la seule action nécessaire à poser pour transformer ce qui nous est montré.

 

 

 

 

« Moi j’ai le bourdon, quand on a le bourdon, ça veut dire qu’une idée générale va aux quatre coins de votre pensée en touchant toute la bibliothèque qui s’y trouve, et c’est exactement ce qui m’arrive. Je me suis dit, en regardant tous ces événements du 15 février au 18-20 mars, je me suis dit, il se passe des choses incroyables, il se produit le pire. Le drame du Japon, le soulèvement de Kadhafi contre son propre peuple, ce sont des anomalies énormes, alors comment puis-je les lire ? »

 

 

(…) Dans la kabbale nous savons que l’univers a été créé sur un modèle donné, nous connaissons les clés archétypales de ce modèle, ce modèle réfère et se reproduit dans toutes les unités qui existent dans nos événements et il n’y a pas de récit narratif au monde qui de quelque façon, ne soit pas tributaire de ce codage. (…)

 

 

(…) Le problème est que tout nous arrive dans une sorte d’explosion d’éléments complexes, intriqués entre eux, et si ils vous arrivent sous une forme symbolique, cela ne se voit pas d’emblée, il faut le savoir, mais la connaissance le sait.

Quand je regarde la révolution spasmodique qui parcourt et traverse le nord de l’Afrique et touche de plus en plus de pays arabes, il y a là une impulsion générale et la terre veut que nous le sachions, elle nous le montre de visu. (…)

 

 

 

(…) Derrière cet événement, le monde entier est compromis, la respiration de l’humanité risque d’être nucléarisée. (…)

 

 

 

(…) Il faut que vous ayez le cran de savoir que pour accepter la pensée réelle qui est celle de la puissance de l’hébreu, il faut payer son éco, et il faut payer de sa personne et ce n’est pas simplement un cadeau qu’on vous fait, c’est un effort que vous devez faire pour répondre à la sollicitation magnifique qui, elle, vous est offerte ».

 

www.dominique-aubier.com

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:45

 

 

 

 

 

1232421 jap-explo 

 

 

 

 

Je vous invite à regarder cette photo…

 

Oubliez ce que l’on vous dit… Les notions techniques, les évaluations, les chiffres, les mots qui cherchent à travestir le pire, les phrases en langue de bois qui détournent le réel au profit des profiteurs et de leur course effrénée vers l’insaisissable

Oubliez aussi qu’on ne vous dit pas tout et qu’on vous cache l’essentiel…

Faites-en une trame sur laquelle poser votre conscience.

 

 

Prenez juste le temps de regarder.

 

 

De regardez cette fumée noire qui s’échappe depuis plusieurs jours de l’endroit le plus blessé de la Terre, où deux cœurs nucléaires ont commencé à entrer en fusion, inaugurant ainsi une tragédie dont l’impact devrait occuper chaque seconde de notre esprit au lieu de nous anesthésier. Mais la radioactivité a deux sales vertus : elle est transparente et sans odeur. Juste ce qu’il faut pour nous croire à l’abris lorsque l’on sort de chez soi…

 

 

Alors que l’on cherche déjà à la faire passer pour une « actualité » d’hier, cette catastrophe va durer pendant très longtemps, elle va confisquer l’avenir de tout un peuple et hypothéquer celui de toute la planète. Elle n’est pourtant qu’un signal d’alarme.

 

 

Notre vision trop courte, nos idées confuses par un trop plein d’informations, la difficulté à se poser dans l’ici et maintenant, empêchent la pleine vision de ce qui se déploie pourtant sous nos yeux, d’heures en heures, depuis des jours. L’impensable est arrivé. Cela EST …

 

 

Il faut donc un peu de temps.

Ce temps que l’on nous confisque en nous entraînant d’une information vers une autre, d’un argument vers son contraire, sans jamais avoir le temps de réfléchir vraiment, sans jamais avoir le temps de sentir vraiment. Laissons donc un peu la tête. Et revenons au cœur.

 

Ouvrez le cœur.

 

Et sentez.

 

Ressentez ce désastre accompli par la main de l’Homme.

 

Ressentez vraiment.

 

Aucun discours ne sera plus efficace que ce ressenti profond, que cette blessure faite au cœur…

Elle vient nous chercher en profondeur, dans chacune de nos cellules, dans notre âme, dans notre passé, dans notre futur, pour sentir ce qu’il se passe vraiment.

 

 

D’où sommes-nous partis pour en arriver là ? Pour accepter la mise en place de technologies mortelles, sans aucun respect pour la vie et notre humanité ?

Nous avons failli quelque part.

 

 

A quel moment avons-nous cessé de ressentir ? A quel moment avons-nous cessé d’aimer ?

 

 

A quel moment n’avons-nous pas pris soin de nous et de tous les habitants de la planète ?

 

 

 

Pas forcément besoin de mots en réponse.

Juste le cœur qui doit s’ouvrir….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:10

 

 

Une femme à la parole haute et passionnée, qui redonne à l'Amour toute sa dimension.....

 

 

 

 

 

Interview sur Nouvelles Clés


On connaît sa plume -elle a publié une trentaine d’ouvrages -, on ne connaît pas la femme. Le dernier livre de Jacqueline Kelen,"Divine Blessure", donne le prétexte pour passer de l’autre côté du rideau. Quelle femme se cache derrière cette “guerrière de l’absolu” ?

 

Nouvelles Clés : Quelle petite fille étiez-vous ?

 

 

Jacqueline Kelen : Je me retourne rarement sur le passé. Je n’ai, en particulier, aucune nostalgie ni de mon enfance ni de mon adolescence. Pour moi, l’existence commence à être intéressante à partir de trente ans. Avant, tout n’est qu’imitation et balbutiement. Je n’ai pas non plus l’esprit de famille, les liens du sang m’importent peu. Dès l’enfance, je me sentais une ascendance non terrestre, beaucoup plus précieuse. Mes parents me confortaient en disant : “cette petite ne nous ressemble pas, ce n’est pas nous qui l’avons faite” ! (Rires). J’étais une enfant solitaire et heureuse de l’être. Je lisais énormément. J’annotais et commentais mes Babar ! Il me semblait que j’avais déjà mille ans, que je venais de bien plus loin que du jour de ma naissance. Cette sensation m’étonnait. Je suis également née avec la grâce de la foi, cette confiance totale dans la bonté de Dieu. Par chance, la religion ne me l’a pas fait perdre et, malgré de nombreuses épreuves, je n’ai jamais douté de cet amour total venant de la divinité. J’avais une passion pour l’étude. C’est, du reste, le génie de la tradition hébraïque : les juifs interrogent inlassablement les textes, les commentant, car il en va de la liberté humaine. Il me semble que les catholiques devraient étudier et se cultiver davantage, au lieu de répéter des formules et de se contenter des réponses du catéchisme.

 

 

N. C. : Quelles relations aviez-vous avec vos semblables ?

 

 

J. K. : Grâce aux livres, j’ai très vite rencontré des personnages immenses comme Ulysse et Don Quichotte, des auteurs d’envergure tels Platon, Chrétien de Troyes, Dante ou Giordano Bruno. Je me suis dit : “Ma famille, ce sont les artistes et les philosophes, les grandes amoureuses, les personnages héroïques.” Ce sont eux mes contemporains. Mais cela a créé une coupure irréversible : je me sens souvent éloignée des gens de notre époque. Adolescente, en regardant les humains marcher dans la rue, je me faisais cette réflexion étrange : “Il y a peu d’êtres vivants”... Pour ma part, je vivais avec le Christ, mais aussi avec les chats, les fleurs, les rêves, les poètes. Je me suis très tôt sentie oiseau de passage, exilée en ce monde.

 

 

N. C. : Comment et quand est née votre attirance pour les mythes ?

 

 

J. K. : J’ai suivi une formation de lettres classiques qui m’a permis de rencontrer très tôt les mythes fondateurs de l’Occident. Mais le chemin s’est fait progressivement et l’étude des mythes s’est accompagnée de la lecture incessante et passionnée des mystiques - égyptiens, tibétains, chrétiens, soufis ou juifs,... Tous me nourrissaient et m’éblouissaient. Tous parlaient d’une même saveur de Dieu et convergeaient au sommet. J’étais attirée par cette pointe de la pyramide. Le langage des sages et des mystiques est universel dans sa diversité, contrairement au langage unique de la mondialisation qui réduit et appauvrit. À leur façon, les mythes sont inépuisables, éternellement jeunes, parce qu’ils sont reliés à la Source. Il en va ainsi de toute parole prophétique.

 

 

N. C. : Quels sont les premiers mythes que vous ayez rencontrés personnellement ?

 

 

J. K. : Je ne me destinais pas à l’écriture mais à l’enseignement. La vie en a décidé autrement. Deux sujets se sont imposés à moi, en songe : Salomé et Marie Madeleine. Je fus d’abord fascinée par les récits de David face à Goliath, de Judith et Holopherne ou encore de Salomé avec Jean Baptiste. Ce thème de la décapitation m’intriguait et me troublait, j’ai mis quelque temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rituel d’initiation, avec passage du seuil, soumission du mental, coupure irréversible... En travaillant sur ce sujet, je me suis retrouvée en plein mythe du Graal ainsi que dans la littérature alchimique : la tête coupée, caput mortuum (ou tête de corbeau), désigne en effet l’Œuvre au noir, première phase de l’œuvre alchimique... Pour me libérer de ces images, pour les éclairer aussi, je me suis mise à écrire, bien que ce projet soit resté inachevé.

 

 

N. C. : Vous avez écrit une trentaine d’ouvrages, dont certains sont traduits jusqu’au Japon ou en Corée. La femme, son mystère et sa vocation reviennent toujours...

 

 

J. K. : Mon second rendez-vous personnel avec les mythes s’est fait à travers le personnage de Marie Madeleine. Élevée dans la religion catholique, on me l’avait présentée comme une prostituée et une pécheresse repentie. Or, les poètes et les peintres la montraient comme une reine... Je ne comprenais pas où avait eu lieu la scission et j’ai cherché du côté des Évangiles apocryphes, très difficiles à trouver à l’époque, car interdits par l’Église de Rome. Dans ces lectures, j’ai rencontré une femme de lumière, éveilleuse, une femme qui avait part à la Connaissance spirituelle.

Dans les Évangiles officiels, Marie de Magdala garde le silence, mais dans les Évangiles secrets, elle transmet une parole prophétique, c’est-à-dire impérissable, toujours verdoyante, une parole qui fait danser les montagnes... Alors jeune éditeur, Marc de Smedt a eu un véritable coup de cœur pour mon manuscrit et l’a publié en 1982. Je lui en garde une immense gratitude. Marie Madeleine a le rôle difficile, sans cesse contesté, d’éveiller le cœur de l’homme et c’est, pour moi, la nature profonde de la femme. Inlassablement, celle-ci doit parler et témoigner dans sa chair de l’amour. De cet amour qui se rit du temps et de la dégradation, qui est connaissance et ouverture à l’infini.

 

 

N. C. : L’amour, celui qui “élargit l’espace de notre tente”, pour paraphraser Isaïe, est votre grand thème...

 

 

J. K. : C’est la question essentielle et la source de toutes choses !... Aujourd’hui, trop de femmes ne cherchent plus l’amour mais un homme dans leur vie. Aimer fait peur, c’est une expérience qui envahit tout l’être, le bouleverse, le déborde et le dépouille. Comme le disait Thérèse d’Avila : “L’amour est dur et inflexible comme l’enfer”... Ainsi, Marie Madeleine croit absolument et aime absolument. Il n’y a pas ici de demi-mesure. Elle aime Jésus jusqu’au bout, même lorsqu’il est bafoué, trahi, agonisant et défiguré sur la croix. Elle est fidèle à cet amour, follement fidèle. Comme elle, j’ai le sens de l’amour total, donné une fois pour toutes. Si l’amour vient du cœur, s’il est mieux qu’un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.

Mais prendre le risque de l’amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.

Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu’est l’amour. Quand on considère le code de le Fin’Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d’Amour persans, c’est toujours la Dame - une femme “sage et belle”, autant dire éveillée - qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.

La Dame est la manifestation d’un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.

Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l’amour humain est d’abord une union mystique des âmes et des esprits. Ensuite seulement, et comme de surcroît, l’union des corps peut s’accomplir, tels un cantique et une prière. En s’affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin’ Amor, né en pays d’Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l’amour est éternel ! Dans cet art d’aimer - qui n’est pas révolu - il y a toujours trois présences : l’homme, la femme et le mystère de l’amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu’à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l’amour. C’est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l’Amour en un monde qui le profane et le crucifie...

 

 

N. C. : Vous dénoncez la façon dont le monde abîme l’amour, mais vous allez plus loin : dans votre dernier ouvrage, Divine Blessure, vous faites un éloge de la blessure qui rend vivant.

Le ton de votre livre est totalement à contre-courant de vos contemporains qui essaient, par tous les moyens, de se soustraire à la souffrance...

 

 

J. K. : Beaucoup d’auteurs ou de conférenciers parlent de réconcilier le masculin et le féminin. Les mythes me proposent autre chose, d’ordre vertical : l’union entre ma nature mortelle, humaine ; et ma nature immortelle, divine. Cette tâche qui nous est impartie ouvre une blessure en nous, nous rappelant une blessure ancienne, ontologique. Or, précisément, profondément, cette blessure est ce par quoi le fini peut s’ouvrir à l’infini. Aussi, je trouve beau de se sentir blessé, c’est-à-dire imparfait, en marche, empli de soif. Aujourd’hui, par crainte d’être accusés de dolorisme, nous refusons tout sens à la souffrance et toute valeur à l’épreuve. Nous voulons être indemnes, protégés de tout. Nous oublions que nous sommes mortels, limités. Vivre est un risque permanent et passionnant, une aventure pleine d’imprévus. Tous les héros des mythes naviguent sur des mers déchaînées, traversent des forêts peuplées de brigands et de monstres, découvrent des territoires inconnus, hostiles... La vie nous demande confiance, ardeur et humilité. Il n’y a pas de chemin de maturité sans épreuves. Celles-ci sont autant de portes, autant de rencontres qui nous forgent et nous enseignent. Pour moi, une “belle vie” ne consiste pas en une succession de bonheurs, de plaisirs ou de gratifications. C’est une vie remplie de toutes sortes d’expériences, de souffrances comme d’espérances, c’est une vie intense, entière. Avoir une “bonne vie”, c’est tout embrasser, ne rien rejeter, c’est avoir envie de tout bénir, de tout serrer sur son cœur...

 

 

N. C. : Votre vision de la vie est à la fois passionnée et apaisée. Êtes-vous détachée de toute peur ?

 

 

J. K. : Je m’interroge peu sur la peur, probablement parce que, depuis l’enfance et grâce à une vie solitaire, j’ai développé mes qualités de courage et de vaillance. Cela permet de faire face aux épreuves et je n’en ai pas été dépourvue ! Je n’ai en particulier pas peur de la mort. Je l’ai frôlée de très près à trente-cinq ans. Cette expérience m’a allégée, délivrée. Devenir vivant me paraît bien plus important ! La planète se dégrade, le bateau coule. S’il est nécessaire que certains hurlent pour attirer l’attention sur le drame qui s’annonce, il est pour moi plus important de s’interroger sur “que sauver ?”.

 

 

N. C. : Quels désirs vous animent, vous tiennent debout ?

 

 

J. K. : Je suis un être de désir, portée par le désir lui-même ! Nicolas Flamel parlait du “désir désiré”, qui est entièrement gratuit, sans objet, pure flamme. Notre époque est contradictoire : elle est partagée entre la satisfaction immédiate des désirs que nous propose la société de consommation et la méfiance à leur égard, dans le sillage d’un bouddhisme à l’occidentale. Aucune de ces deux attitudes ne me convient. Je me sens une femme qui brûle et qui est brûlée - par l’amour, par l’étude, par la beauté et la douleur, par les rencontres aussi... Il est important de ne pas passer à côté des grandes rencontres, de ne pas s’y dérober, qu’elles s’avèrent heureuses ou pas. Elles sont peu nombreuses sur le chemin. C’est la raison pour laquelle, en amitié, je fais souvent le premier pas. La rencontre exige attention et disponibilité, elle est une élection. La petite fille que j’étais adorait les surprises et aujourd’hui encore, j’aime l’inattendu, tout ce qui peut surgir et surprendre.

 

 

N. C. : Henri Gougaud, qui fréquente les contes depuis des dizaines d’années, avoue avoir des “contes amis” auxquels il reste toujours fidèle. Avez-vous des “mythes amis” ?

 

 

J. K. : Certains personnages, comme la reine de Saba ou Shéhérazade, me sont chers, mais il est un mythe celtique du Moyen Âge qui contient tout pour moi, c’est celui de Mélusine.

Il y est question de l’amour et de son lien au mystère, au secret, à la dignité, à la solitude. C’est l’un des rares mythes qui évoquent l’histoire conjugale. En effet, le mythe s’intéresse à la quête de soi, non aux formes sociales et temporelles.

Ainsi, une fois le héros réalisé, libre à lui d’être ermite, marié ou en communauté. De même, les notions de maternité et de paternité sont rarement évoquées. La femme-fée Mélusine illumine l’existence de son époux, Raymond de Lusignan. Elle lui a promis de le rendre heureux et prospère, riche et respecté de tous, mais le mariage repose sur un pacte : elle demande une journée pour elle seule, le samedi. Cette condition est judicieuse : l’amour n’est ni la confusion ni la promiscuité, et la vie conjugale doit respecter, et même révérer, le secret et la solitude de chacun des époux. Notre époque se déroule sous le signe de la collectivité, mais l’aventure de conscience, de la quête spirituelle, ne peut se vivre que sous le signe de la singularité.

Un jour, assailli par le doute, le seigneur Raymond de Lusignan rompt l’interdit du samedi et cherche à surprendre le secret de Mélusine. Un peu plus tard, il tiendra des propos insultants à son égard. Mélusine, qui veillait sur cette distance d’étrangeté, d’émerveillement entre eux, va déployer ses ailes et quitter Raymond pour toujours. Leurs adieux, inépuisables, me font toujours monter les larmes aux yeux. Ils ne se combattent pas l’un l’autre ni ne se déprécient, comme on a tendance à le faire lors d’une séparation, mais, au contraire, ils se chantent et se remercient pour tout ce qu’ils se sont apportés l’un à l’autre. Les êtres nobles se séparent sans renier l’amour, ils se quittent mais l’amour ne les quitte pas...

Je me demande : si certains personnages des mythes se haussent à ce niveau de relation, pourquoi nous, au XXIe siècle, n’en sommes-nous pas capables ? La réponse est terrible : nous n’en avons pas envie ! La perfection, le perfectionnement nous effraient. Au début du XVIIe siècle, John Done, le grand poète métaphysicien anglais, s’interrogeait : “Pourquoi ne meurt-on plus d’amour ?” C’est la question que je me pose.

Nous sommes mendiants de l’amour et en même temps, nous sommes si avares de signes de tendresse, de gestes affectueux. L’amour ne paraît plus essentiel aux mortels. C’est peut-être pour cela qu’ils restent mortels !

 


 

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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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