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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:47

 

 

 

 

 

"Tel homme s’éveille, le matin, dans son lit. A peine levé, il est déjà de nouveau endormi ; en se livrant à tous les automatismes , s'habiller, sortir, marcher, aller à son travail, s'agiter selon la  règle quotidienne, manger, bavarder, lire un journal – car c’est en général le corps seul qui se charge de tout cela –, ce faisant il dort . 
 

 

 

Pour s’éveiller il faudrait qu’il pensât : toute cette agitation est hors de moi. Il lui faudrait un acte de réflexion. Mais si cet acte déclenche en  lui de nouveaux automatismes, ceux de la mémoire, du raisonnement , sa voix pourra continuer à prétendre qu’il réfléchit toujours; mais il s’est encore endormi. Il peut ainsi passer des journées entières sans s’éveiller un seul instant.  
 

  

 

Songe seulement à cela au milieu d'une foule, et tu te verras environné d'un peuple de somnambules . 
 

L'homme passe, non pas, comme on dit, un tiers de sa vie, mais presque toute sa vie à dormir de ce vrai sommeil de l'esprit. Et ce sommeil, qui est l‘inertie de la conscience a beau jeu de prendre  l’homme dans ses pièges : car celui-ci, naturellement et presque irrémédiablement paresseux, voudrait bien s'éveiller certes, mais comme l'effort lui répugne, il voudrait; et, naïvement il croit la chose possible, que cet effort une fois accompli le plaçât dans un état de  veille définitif ou au moins de quelque longue durée; voulant se reposer dans son éveil, il s'endort. 
 

 

Et le seul acte immédiat que tu puisses accomplir, c'est t'éveiller, c’est prendre conscience de toi-même. Jette alors un regard sur ce que tu crois avoir fait depuis le commencement de cette journée , c'est peut-être la première fois que tu t'éveille vraiment; et c'est seulement en cet instant que tu as conscience  de tout ce que tu as fait, comme un automate sans pensée. Pour la plupart, les hommes ne s’éveillent même jamais à ce point qu'ils se rendent compte d'avoir dormi.  
 

 

Maintenant, accepte si tu veux cette existence de somnambule. Tu pourras te comporter dans la vie en oisif, en ouvrier, en paysan, en marchand, en diplomate, en artiste, en philosophe , sans t'éveiller jamais que de temps en temps, juste ce qu'il faut pour jouir ou souffrir de la façon dont tu dors ; ce serait même peut-être plus commode, sans rien changer à ton apparence, de ne pas t'éveiller du tout..... 
 

 

Mais si tu as choisi d'être , tu t’es engagé sur un rude chemin, montant sans cesse et réclamant un effort de tout instant.  
 

 

Tu t'éveilles; et  immédiatement tu dois t'éveiller à nouveau. 
 

 

Tu t'éveilles de ton éveil. Ton éveil  premier apparait comme un éveil à ton éveil second. 
 

 

Par cette marche réflexive , la conscience passe perpétuellement à l'acte. 
 

 

Au lieu que les autres hommes, pour le plus grand nombre, ne font que s'éveiller, s'endormir, s’éveiller, s’endormir, monter un échelon de conscience pour le redescendre aussitôt, ne s’élevant jamais au-dessus de cette ligne zigzagante, tu te trouves et te retrouves là selon une trajectoire indéfinie d'éveils toujours nouveaux.   
 

 

 

Ta réflexion sur cet éveil perpétuel vers la plus haute conscience possible constituera la science des sciences. Je l’appelle métaphysique. 
 

 

Mais toute science des sciences qu’elle est, n’oublie pas qu’elle ne sera jamais que l'itinéraire tracé d'avance, et à grands traits, d’une progression réelle ; si tu l’oublies, si tu crois avoir achevé de t’éveiller parce tu as établi d’avance les conditions de ton éveil perpétuel, à ce moment de nouveau tu t’endors, tu t’endors dans la Mort spirituelle". 
 

 

 

René Daumal

 



 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 23:12

 

 

 

 

Il y a des textes qui vous arrivent comme une bénédiction, comme une main venant sécher les larmes, comme un baume venant enrober le cœur, comme la chandelle venant éclairer la nuit.

 

Mickael Brown a les mots justes et clairvoyants pour montrer la route, le chemin qui s’ouvre devant soi, pour donner du sens au ressenti intime et ce que la conscience, à peine éclose, entrevoit de l’expérience.

 

Oui, il y a cette sensation si pointue d’être trahi par le travail intérieur accompli, par tant d’efforts qui n’empêchent pas la réactivation des ombres, comme les vagues d’une marrée incessante venant envahir la plage du présent. Mais voilà le mot libérateur : c’est une grâce, c’est l’offrande faite par la vie qui vient nous chercher sur l’essentiel qui se présente aujourd’hui à nous comme un défi.

 

Se montrer, et s’engager.

 

Des paroles réconfortantes qui mettent du sens sur le vécu et sauvent du désespoir.

 

 

 

Vous pouvez actuellement ressentir de l’incertitude, surtout dans les moments de calme avant de vous endormir, ou juste après vous être réveillés. Vous pouvez ressentir cette incertitude comme une densité dans votre corps, un enchevêtrement de vos pensées ou une pesanteur dans votre cœur. Si vous arrivez à ne pas gérer ce mal-être émergeant en prenant un verre de vin tous les soirs ou en vous distrayant par l’absorption du drame de quelqu’un d’autre, il se peut que vous vous sentiez de temps à autre quelque peu déséquilibrés.

 

 

Parfois, dans les moments sombres, il se peut que vous ressentiez que tout votre travail intérieur vous a trahi. Ces sentiments de désespoir que vous pensiez résolus reviennent comme si votre dévouement envers le nettoyage émotionnel n'avait rien accompli. Il y a aussi les choix auxquels vous êtes maintenant appelés à vous confronter; de grands choix comme ceux de vous "montrer" et de vous "engager". De plus, il y a des moments de confusion mentale extrême, des moments où vous préféreriez partir en courant vers l'obscurité du passé qui vous est familière plutôt que de faire face et relever le défi de cet instant se déroulant devant vous.

 

 

Ne désespérez pas.

 

 

Si telle est votre expérience actuelle, vous êtes bénis. Ceci est la grâce qui embrasse une blessure cachée dans votre cœur. C'est l'univers qui vous accorde une attention particulière parce que vous avez travaillé si durement pour reconquérir votre sens de l'authenticité. Vous n'êtes pas dans l'échec, vous êtes entrain de réussir.

 

 

Ces sombres murmures du passé sont les échos provenant du cœur d'une blessure qui vous a si longtemps troublée, fait douter et mis dans l'impossibilité de déclarer: "Ça y est ! Je suis maintenant Ici. Je vais maintenant placer toutes les fibres de mon attention sur cette l'expérience de vie. Je suis disponible ". Cette inquiétude, c'est l'odeur et le goût ressentis lorsque l'on se retrouve au fond du puits.

 

 

Ceux qui vous entourent en ce moment peuvent ne pas ressentir l'intensité de ce moment comme vous le faites. Beaucoup sont passés maîtres à se cacher à eux-mêmes ces secousses intérieures sous des formes de distractions et d'automédications communément acceptées. Ils pourront dire de manière défensive : "Qu'est-ce que tu racontes? Tout se passe à merveille. Je me sens bien." Bénissez-les tandis qu'ils se cachent dans le cocon de sommeil qu'ils se sont soigneusement concoctés. Le sommeil est nécessaire pour ceux qui ont encore besoin de repos.

 

 

Peu importe ce que pensent les autres. Vous réalisez rapidement que vous ne pouvez plus parler du déroulement de votre expérience avec n'importe qui. L'histoire que vous avez racontée aux autres sans relâche encore et encore, n'est pas une solution et ne détient pas de réponses. C'est juste une histoire, elle n'est même pas si intéressante que ça. C'est le moment, maintenant, avec une précision cruciale, de réaliser qu'il n'y a plus personne à qui demander, raconter quelque chose ou poser des questions. Il n'y a personne qui peut savoir les choses pour vous.

 

 

Cette obscurité que vous sentez refaire surface est la résonance d'une causalité, qui une fois intégrée, transforme votre attention de : 'se pencher sur le monde extérieur' vers 'la capacité d'embrasser l'intérieur'. Ce moment est l'approche du "saut de la foi". C'est pourquoi cette expérience qui se déroule est si difficile, parce qu'elle est l'ultime défi.

 

 

Aucune discussion ni aucun débat ne peuvent vous libérer de l'extérieur pour vous ramener à l'intérieur. Certains diront "Je vis déjà de cette manière, je suis déjà en paix avec moi-même." Ne faites pas attention à ce que les autres disent à propos de leur expérience. Ne comparez pas la vôtre à celle de quelqu'un d'autre. Quand il s'agit de notre lutte intérieure pour l'authenticité, nous les humains sommes les maîtres de l'auto-illusion. Le fait est que ce que les autres traversent n'a plus d'importance; ce qui importe seulement est la manière dont vous rendez hommage à l'expérience de votre impressionnant déploiement. Le moment où vous vivez maintenant : c'est là que se trouve l'épreuve de vérité; la manière dont vous répondez ou réagissez dans le moment présent, c'est ici que votre véritable spiritualité se révèle.

 

 

Si le moment est sombre, ressentez-le et honorez-le; lâchez-prise dans son essence. Permettez-lui d'être. Cette ancienne obscurité refait maintenant surface afin d'être bénie par votre attention compatissante. Elle cherche à être aimée par vous afin qu'elle aussi puisse évoluer. Cependant, tout au long de cette rencontre, n'oubliez pas de régulièrement semer une profonde prière qui diffusera l'intention que vous avez pour vous-même et donc pour le monde.

 

 

Ne vous cachez pas de ce qui est. Ne vous cachez plus jamais de rien.

 

 

Rappelez-vous, à un moment donné vous allez être invité à agir. Oui, vous savez que vous devez sortir de votre lieu d'apparente sécurité et faire un choix. Il y a quelque chose qui vient vers vous que vous ne pourrez pas fuir. Vous pouvez le ressentir; c'est tangible. Si vous tentez de fuir, vous courrez aveuglément dans les complications. L'émergence de votre appréhension est due au fait que vous avez un choix à faire et que vous devez également vous engager.

 

 

Depuis si longtemps vous avez évité de vous engager totalement dans votre expérience humaine. Ce verre de vin, cette cigarette, ce comprimé, cette télécommande TV, cette tentative continuelle à "tasser les choses au fond"… vous avez vécu de cette manière aussi loin que vous pouvez vous en souvenir. Pourtant, la résonance d' "attendre de voir ce qui se passe avant de faire le pas" n'est plus supportable. Il n'y a rien d'authentique dans une telle attitude. C'est cela que vous ressentez en ce moment; tout ce qui est inauthentique par rapport à votre attitude actuelle.

 

 

C'est ce dont il s'agit en cette année, en ce mois, en ce moment, en ce changement actuel de perception : l'authenticité - qui se révèle. Personne ne peut vous dire ce que l' "authenticité" signifie pour vous, en vous, ou ce que cette résonance manifeste lorsqu'elle s'exprime pleinement à travers vous. Vous seul pouvez découvrir cela en agissant, non pas en pensant ou en discutant.

 

 

Il n'y a plus personne à qui demander "que faire?" Il n'y a jamais eu personne. Telle est la grande illusion de laquelle vous êtes entrain de vous éveiller. Cette prise de conscience est l'obscurité qui cherche maintenant à vous envelopper tard dans la nuit ou tôt le matin. Cette prise de conscience est l'enseignant venant de l'intérieur pour révéler les failles. En vous laissant aller dans ses bras, vous vous relèverez dans les vôtres. C'est exactement ce qui va se passer. C'est cela le baiser de la grâce.

 

 

"One way or another

I’m going to find you,

I’m going to get you, get you, get you, get you..." Blondie

D'une manière ou d'une autre je te trouverai….

 

"Il ne s'agit pas de se sentir mieux - il s'agit de mieux savoir sentir."

 

 

Michael Brown ©

 

 

 

Autres liens : 

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-mickael-brown-intimite-et-sexualite-62898813.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-personne-ne-va-nous-sauver-de-nous-memes-mickael-brown-71753160.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-aimer-c-est-evoluer-62500652.html

 

 

 

 

  

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:46

 

 

 

Nous sommes chacun doté de la capacité d'être responsable de la qualité de notre expérience. Toutefois, tant que nous ne ressentirons pas consciemment l'impact de notre conscience compatissante, notre peur non intégrée, notre colère,  notre douleur et notre tristesse continueront à fonctionner comme la source causale inconsciente de notre désharmonie extérieure, de notre mal-être, de nos maladies et de nos illusions.

 

 

En continuant à réprimer et à endormir notre état émotionnel non intégré - au lieu de nous permettre d'être émotionnellement portés et stimulés par quelqu'un ou quelque chose – nous demeurons une espèce inauthentique, déséquilibrée dans son intégrité et souffrant du manque de capacité émotionnelle pour réaliser intimement une prise de conscience de ce que nous sommes ou ce que Dieu est pour nous. C'est seulement en développant notre aptitude à ressentir les choses que nous pourront être libérés de cette délicate situation.  

 

 

REPROCHER AUX AUTRES

LA QUALITE DE NOTRE EXPERIENCE DE VIE EST FUTILE.

 

 

La mentalité de la victime et du vainqueur est déni et illusion. Chevaucher le chaos terrestre et le drame extérieur humain est un nettoyage délibéré qui se déroule planétairement destiné à résoudre notre approche de la vie inauthentique, non consciente et programmée. Tout conflit extérieur qui déclenche en nous émotionnellement un état inconfortable, reflète notre état intérieurement tourmenté non intégré. Notre seul choix se trouve à présent entre s'engager de manière réactive dans le drame extérieur, ou de permettre à cette pièce de théâtre de nous faciliter la voie vers un éveil réceptif et compatissant envers notre désarroi intérieur, pour son intégration.  

 

 

 

LE MOMENT PRESENT EST PRECIEUX –

Y ENTRER CONSCIEMMENT EST UN PORTAIL

VERS L'AUTHENTICITE, L'INTEGRITE et L'INTIMITE

 

 

 

La conscience du moment présent est "d'être pleinement présent dans chaque moment qui se déroule tel qu'il est - sans interférence - sans le lier avec la résonance de la peur, de la colère et de la douleur découlant de notre passé non intégré". Ce n'est que lorsque nous sommes présents que nous sommes vulnérables à recevoir et donc capables de contenir, chaque rencontre se déroule comme une divine occasion ordonnée nous permettant d'explorer intimement les possibilités profondes de notre humanité. Pénétrer pleinement dans le moment exige une transformation comportementale - le passage d'une réactivité non-consciente à la responsabilité délibérée. Cette transformation n'est accomplie de manière authentique qu'en intégrant les signatures imprimées émotionnelles sous-jacentes qui nous distraient constamment d'être présents. Personne ne peut accomplir cela pour vous.  

 

 

 

CE MOMENT QUI SE DEROULE

DANS NOTRE EVOLUTION HUMAINE

N'EST PAS "LA FIN DES TEMPS"

C'EST L'INVITATION " DE CESSER DE VIVRE

DANS UN PARADIGME BASE SUR LE TEMPS"

AFIN QUE NOUS PUISSIONS REALISER LA PAIX.

 

 

 

Notre tâche ne consiste pas à «faire la paix sur terre". Une telle intention est née d'une perception illusoire. Notre tâche de notre évolution est d'accomplir notre aptitude à "réaliser la paix qui est déjà nôtre" tandis que nous sommes ici. Lorsque nous développons la capacité de vraiment réaliser la paix – nous rayonnons à travers notre expérience. La véritable paix se fait sentir. Nous ne connaissons la paix que lorsque nous nous sentons vraiment en paix. La paix n'est possible que par l'éveil réceptif au sentiment de résonance avec ce moment qui se déploie, et donc par la capacité d'y entrer pleinement. Si nous ne pouvons sentir la paix qui est déjà là, c'est parce que notre peur non intégrée, notre colère et notre douleur faussent la perception de notre ressenti.

 

 

Ce n'est qu'en intégrant consciemment la peur imprimée en nous, la colère et la douleur que nous réveillons la perception de nos ressentis et que nous nous ouvrons à la résonance paisible naturelle du cœur.

 

 

 

Michael Brown ©

 

 

 

Autres liens : 

 

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-mickael-brown-intimite-et-sexualite-62898813.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-le-baiser-de-la-grace-mickael-brown-71753770.html

 

 

http://lejour-et-lanuit.over-blog.com/article-aimer-c-est-evoluer-62500652.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 10:41

 

 

 

 

Voici deux vidéos de Dominique Aubier, qui correspondent à sa vision du futur déroulement de l'année 2011.

 

Nous sommes en avril.... cela peut paraître un peu tard pour "la bonne année" ... -qui d'ailleurs ne semble pas s'annoncer si bonne que cela-, mais c'est en tous cas très instructif d'écouter ses paroles prononcées en janvier, à la lumière de ce qui a déjà pris forme dans notre monde... 

 

La forme étant l'ultime point de la manifestation d'une causalité que nous avons peine à voir et à comprendre... 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 10:20

 

 

Voici une autre vidéo de Dominique Aubier, qui donne une lecture de la catastrophe du Japon, au travers de la connaissance kabbaliste.

 

Terre, eau, feu, air : 4 éléments se sont soulevés et ont manifesté leur réprobation au même moment, 4 éléments qui sont fondateurs de la réalité spatiale. Ils donnent aux événements la mesure de leur proportion : une proportion absolue qui constitue un véritable « hurlement planétaire ».

 

Que nous faut-il d'autre, pour déboucher nos oreilles?  

 

 

 

(…) « Un koan dit : « Que l’infini nous remue, et nous serons sa possession ». Faut-il que l’infini mesure, remue le monde à l’endroit du séisme japonais pour que nous prenions note de notre position à l’intérieur de sa puissance ? » (…)

 

 

(…) « Faut-il penser que le peuple japonais, le premier à avoir éprouvé l’expérience atomique et l’erreur nucléaire, n’en ai pas gardé le souvenir ? » (…)

 

 

(…) « Le nucléaire, c’est notre faute, c’est notre dépassement des normes du réel. (...)

 

 

(…) « L’expérience des choses est la forme définitive sous laquelle nous pouvons appréhender le réel, quand une expérience est vécue, tout est dit, et nous devons le savoir. Et dans ce cas là, l’expérience devient à elle seule un motif d’autorité, elle a l’autorité de vous faire connaître l’avenir, au titre du redoublement. » (…)

 

 

(…) « On ne peut pas prier Dieu de corriger ce qu’il a fait, tout est donné d’avance, la vérité est là, dans la nature, dans le réel, dans les choses, nous ne pouvons pas aller la chercher ailleurs, mais si elle est là, il faut savoir la voir. » (…)

 

 

(…) « La seule efficacité réelle qui nous soit offerte, c’est d’avoir conscience, d’avoir assez de savoir concret pour élucider les situations et les voir clairement à la lumière du plus haut discernement. » (…)

 

 

(…) Et si nous n’allons pas vers l’acte de conscience requis, alors, excusez moi, mais le drame sera encore plus terrible, vous n’avez qu’une solution, c’est d’aller au devant de la situation cérébrale, c’est d’essayer de voir clair dans ce qui devrait se produire de manière à ce que le malheur ne soit pas augmenté. Je vous le dit, il n’y a que l’acte de conscience qui compte, tout le reste n’est que frime, comédie et grabouilli… »

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 16:40

 

 

 

Voici une vidéo de Dominique Aubier, kabbaliste, qui parle ici des récents événements qui secouent la planète.

 

Voici enfin des propos qui résonnent en moi, alors que la cacophonie des média nous tire vers le bas et tente de nous anesthésier, à moins que ce ne soit de nous euthanasier…

 

Et je me trouve en résonance, quand je l’entends dire qu’elle a « le bourdon », comme si depuis le mois de février, quelque chose, comme une balle de flipper, venait cogner chaque coin de mon cerveau, me faisant remettre à plus tard l’écriture d’articles autour de cette actualité qui pourtant me tient à cœur et en éveil tous les jours, comme une urgence.

 

Dominique Aubier nous met face au réel : il nous est demandé d’arrêter de « faire », et demandé au contraire de « voir ». De choisir entre la puissance d’événements cruels et violents, ou la puissance de voir.

 

Dans ce moment qui arrive, qui est compris entre le 8 mars et le 28 octobre 2011, soit 231 jours, « vous aurez à faire à la puissance de parler et vous ne pourrez pas la confondre avec celle qui doit s’en aller ».

 

Ce qui doit s’en aller, c’est le savoir sans fondements, c’est le savoir qui n’a pas accès à la connaissance, le « savoir qui bêle », et qui ne dit pas les choses parfaitement.

 

Malgré quelques passages retranscrits ci-après, je vous invite à écouter ses paroles, urgentes à entendre, urgentes à comprendre et à traduire en CONSCIENCE, la seule action nécessaire à poser pour transformer ce qui nous est montré.

 

 

 

 

« Moi j’ai le bourdon, quand on a le bourdon, ça veut dire qu’une idée générale va aux quatre coins de votre pensée en touchant toute la bibliothèque qui s’y trouve, et c’est exactement ce qui m’arrive. Je me suis dit, en regardant tous ces événements du 15 février au 18-20 mars, je me suis dit, il se passe des choses incroyables, il se produit le pire. Le drame du Japon, le soulèvement de Kadhafi contre son propre peuple, ce sont des anomalies énormes, alors comment puis-je les lire ? »

 

 

(…) Dans la kabbale nous savons que l’univers a été créé sur un modèle donné, nous connaissons les clés archétypales de ce modèle, ce modèle réfère et se reproduit dans toutes les unités qui existent dans nos événements et il n’y a pas de récit narratif au monde qui de quelque façon, ne soit pas tributaire de ce codage. (…)

 

 

(…) Le problème est que tout nous arrive dans une sorte d’explosion d’éléments complexes, intriqués entre eux, et si ils vous arrivent sous une forme symbolique, cela ne se voit pas d’emblée, il faut le savoir, mais la connaissance le sait.

Quand je regarde la révolution spasmodique qui parcourt et traverse le nord de l’Afrique et touche de plus en plus de pays arabes, il y a là une impulsion générale et la terre veut que nous le sachions, elle nous le montre de visu. (…)

 

 

 

(…) Derrière cet événement, le monde entier est compromis, la respiration de l’humanité risque d’être nucléarisée. (…)

 

 

 

(…) Il faut que vous ayez le cran de savoir que pour accepter la pensée réelle qui est celle de la puissance de l’hébreu, il faut payer son éco, et il faut payer de sa personne et ce n’est pas simplement un cadeau qu’on vous fait, c’est un effort que vous devez faire pour répondre à la sollicitation magnifique qui, elle, vous est offerte ».

 

www.dominique-aubier.com

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 23:45

 

 

 

 

 

1232421 jap-explo 

 

 

 

 

Je vous invite à regarder cette photo…

 

Oubliez ce que l’on vous dit… Les notions techniques, les évaluations, les chiffres, les mots qui cherchent à travestir le pire, les phrases en langue de bois qui détournent le réel au profit des profiteurs et de leur course effrénée vers l’insaisissable

Oubliez aussi qu’on ne vous dit pas tout et qu’on vous cache l’essentiel…

Faites-en une trame sur laquelle poser votre conscience.

 

 

Prenez juste le temps de regarder.

 

 

De regardez cette fumée noire qui s’échappe depuis plusieurs jours de l’endroit le plus blessé de la Terre, où deux cœurs nucléaires ont commencé à entrer en fusion, inaugurant ainsi une tragédie dont l’impact devrait occuper chaque seconde de notre esprit au lieu de nous anesthésier. Mais la radioactivité a deux sales vertus : elle est transparente et sans odeur. Juste ce qu’il faut pour nous croire à l’abris lorsque l’on sort de chez soi…

 

 

Alors que l’on cherche déjà à la faire passer pour une « actualité » d’hier, cette catastrophe va durer pendant très longtemps, elle va confisquer l’avenir de tout un peuple et hypothéquer celui de toute la planète. Elle n’est pourtant qu’un signal d’alarme.

 

 

Notre vision trop courte, nos idées confuses par un trop plein d’informations, la difficulté à se poser dans l’ici et maintenant, empêchent la pleine vision de ce qui se déploie pourtant sous nos yeux, d’heures en heures, depuis des jours. L’impensable est arrivé. Cela EST …

 

 

Il faut donc un peu de temps.

Ce temps que l’on nous confisque en nous entraînant d’une information vers une autre, d’un argument vers son contraire, sans jamais avoir le temps de réfléchir vraiment, sans jamais avoir le temps de sentir vraiment. Laissons donc un peu la tête. Et revenons au cœur.

 

Ouvrez le cœur.

 

Et sentez.

 

Ressentez ce désastre accompli par la main de l’Homme.

 

Ressentez vraiment.

 

Aucun discours ne sera plus efficace que ce ressenti profond, que cette blessure faite au cœur…

Elle vient nous chercher en profondeur, dans chacune de nos cellules, dans notre âme, dans notre passé, dans notre futur, pour sentir ce qu’il se passe vraiment.

 

 

D’où sommes-nous partis pour en arriver là ? Pour accepter la mise en place de technologies mortelles, sans aucun respect pour la vie et notre humanité ?

Nous avons failli quelque part.

 

 

A quel moment avons-nous cessé de ressentir ? A quel moment avons-nous cessé d’aimer ?

 

 

A quel moment n’avons-nous pas pris soin de nous et de tous les habitants de la planète ?

 

 

 

Pas forcément besoin de mots en réponse.

Juste le cœur qui doit s’ouvrir….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:10

 

 

Une femme à la parole haute et passionnée, qui redonne à l'Amour toute sa dimension.....

 

 

 

 

 

Interview sur Nouvelles Clés


On connaît sa plume -elle a publié une trentaine d’ouvrages -, on ne connaît pas la femme. Le dernier livre de Jacqueline Kelen,"Divine Blessure", donne le prétexte pour passer de l’autre côté du rideau. Quelle femme se cache derrière cette “guerrière de l’absolu” ?

 

Nouvelles Clés : Quelle petite fille étiez-vous ?

 

 

Jacqueline Kelen : Je me retourne rarement sur le passé. Je n’ai, en particulier, aucune nostalgie ni de mon enfance ni de mon adolescence. Pour moi, l’existence commence à être intéressante à partir de trente ans. Avant, tout n’est qu’imitation et balbutiement. Je n’ai pas non plus l’esprit de famille, les liens du sang m’importent peu. Dès l’enfance, je me sentais une ascendance non terrestre, beaucoup plus précieuse. Mes parents me confortaient en disant : “cette petite ne nous ressemble pas, ce n’est pas nous qui l’avons faite” ! (Rires). J’étais une enfant solitaire et heureuse de l’être. Je lisais énormément. J’annotais et commentais mes Babar ! Il me semblait que j’avais déjà mille ans, que je venais de bien plus loin que du jour de ma naissance. Cette sensation m’étonnait. Je suis également née avec la grâce de la foi, cette confiance totale dans la bonté de Dieu. Par chance, la religion ne me l’a pas fait perdre et, malgré de nombreuses épreuves, je n’ai jamais douté de cet amour total venant de la divinité. J’avais une passion pour l’étude. C’est, du reste, le génie de la tradition hébraïque : les juifs interrogent inlassablement les textes, les commentant, car il en va de la liberté humaine. Il me semble que les catholiques devraient étudier et se cultiver davantage, au lieu de répéter des formules et de se contenter des réponses du catéchisme.

 

 

N. C. : Quelles relations aviez-vous avec vos semblables ?

 

 

J. K. : Grâce aux livres, j’ai très vite rencontré des personnages immenses comme Ulysse et Don Quichotte, des auteurs d’envergure tels Platon, Chrétien de Troyes, Dante ou Giordano Bruno. Je me suis dit : “Ma famille, ce sont les artistes et les philosophes, les grandes amoureuses, les personnages héroïques.” Ce sont eux mes contemporains. Mais cela a créé une coupure irréversible : je me sens souvent éloignée des gens de notre époque. Adolescente, en regardant les humains marcher dans la rue, je me faisais cette réflexion étrange : “Il y a peu d’êtres vivants”... Pour ma part, je vivais avec le Christ, mais aussi avec les chats, les fleurs, les rêves, les poètes. Je me suis très tôt sentie oiseau de passage, exilée en ce monde.

 

 

N. C. : Comment et quand est née votre attirance pour les mythes ?

 

 

J. K. : J’ai suivi une formation de lettres classiques qui m’a permis de rencontrer très tôt les mythes fondateurs de l’Occident. Mais le chemin s’est fait progressivement et l’étude des mythes s’est accompagnée de la lecture incessante et passionnée des mystiques - égyptiens, tibétains, chrétiens, soufis ou juifs,... Tous me nourrissaient et m’éblouissaient. Tous parlaient d’une même saveur de Dieu et convergeaient au sommet. J’étais attirée par cette pointe de la pyramide. Le langage des sages et des mystiques est universel dans sa diversité, contrairement au langage unique de la mondialisation qui réduit et appauvrit. À leur façon, les mythes sont inépuisables, éternellement jeunes, parce qu’ils sont reliés à la Source. Il en va ainsi de toute parole prophétique.

 

 

N. C. : Quels sont les premiers mythes que vous ayez rencontrés personnellement ?

 

 

J. K. : Je ne me destinais pas à l’écriture mais à l’enseignement. La vie en a décidé autrement. Deux sujets se sont imposés à moi, en songe : Salomé et Marie Madeleine. Je fus d’abord fascinée par les récits de David face à Goliath, de Judith et Holopherne ou encore de Salomé avec Jean Baptiste. Ce thème de la décapitation m’intriguait et me troublait, j’ai mis quelque temps avant de comprendre qu’il s’agissait d’un rituel d’initiation, avec passage du seuil, soumission du mental, coupure irréversible... En travaillant sur ce sujet, je me suis retrouvée en plein mythe du Graal ainsi que dans la littérature alchimique : la tête coupée, caput mortuum (ou tête de corbeau), désigne en effet l’Œuvre au noir, première phase de l’œuvre alchimique... Pour me libérer de ces images, pour les éclairer aussi, je me suis mise à écrire, bien que ce projet soit resté inachevé.

 

 

N. C. : Vous avez écrit une trentaine d’ouvrages, dont certains sont traduits jusqu’au Japon ou en Corée. La femme, son mystère et sa vocation reviennent toujours...

 

 

J. K. : Mon second rendez-vous personnel avec les mythes s’est fait à travers le personnage de Marie Madeleine. Élevée dans la religion catholique, on me l’avait présentée comme une prostituée et une pécheresse repentie. Or, les poètes et les peintres la montraient comme une reine... Je ne comprenais pas où avait eu lieu la scission et j’ai cherché du côté des Évangiles apocryphes, très difficiles à trouver à l’époque, car interdits par l’Église de Rome. Dans ces lectures, j’ai rencontré une femme de lumière, éveilleuse, une femme qui avait part à la Connaissance spirituelle.

Dans les Évangiles officiels, Marie de Magdala garde le silence, mais dans les Évangiles secrets, elle transmet une parole prophétique, c’est-à-dire impérissable, toujours verdoyante, une parole qui fait danser les montagnes... Alors jeune éditeur, Marc de Smedt a eu un véritable coup de cœur pour mon manuscrit et l’a publié en 1982. Je lui en garde une immense gratitude. Marie Madeleine a le rôle difficile, sans cesse contesté, d’éveiller le cœur de l’homme et c’est, pour moi, la nature profonde de la femme. Inlassablement, celle-ci doit parler et témoigner dans sa chair de l’amour. De cet amour qui se rit du temps et de la dégradation, qui est connaissance et ouverture à l’infini.

 

 

N. C. : L’amour, celui qui “élargit l’espace de notre tente”, pour paraphraser Isaïe, est votre grand thème...

 

 

J. K. : C’est la question essentielle et la source de toutes choses !... Aujourd’hui, trop de femmes ne cherchent plus l’amour mais un homme dans leur vie. Aimer fait peur, c’est une expérience qui envahit tout l’être, le bouleverse, le déborde et le dépouille. Comme le disait Thérèse d’Avila : “L’amour est dur et inflexible comme l’enfer”... Ainsi, Marie Madeleine croit absolument et aime absolument. Il n’y a pas ici de demi-mesure. Elle aime Jésus jusqu’au bout, même lorsqu’il est bafoué, trahi, agonisant et défiguré sur la croix. Elle est fidèle à cet amour, follement fidèle. Comme elle, j’ai le sens de l’amour total, donné une fois pour toutes. Si l’amour vient du cœur, s’il est mieux qu’un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.

Mais prendre le risque de l’amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.

Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu’est l’amour. Quand on considère le code de le Fin’Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d’Amour persans, c’est toujours la Dame - une femme “sage et belle”, autant dire éveillée - qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.

La Dame est la manifestation d’un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.

Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l’amour humain est d’abord une union mystique des âmes et des esprits. Ensuite seulement, et comme de surcroît, l’union des corps peut s’accomplir, tels un cantique et une prière. En s’affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin’ Amor, né en pays d’Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l’amour est éternel ! Dans cet art d’aimer - qui n’est pas révolu - il y a toujours trois présences : l’homme, la femme et le mystère de l’amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu’à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l’amour. C’est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l’Amour en un monde qui le profane et le crucifie...

 

 

N. C. : Vous dénoncez la façon dont le monde abîme l’amour, mais vous allez plus loin : dans votre dernier ouvrage, Divine Blessure, vous faites un éloge de la blessure qui rend vivant.

Le ton de votre livre est totalement à contre-courant de vos contemporains qui essaient, par tous les moyens, de se soustraire à la souffrance...

 

 

J. K. : Beaucoup d’auteurs ou de conférenciers parlent de réconcilier le masculin et le féminin. Les mythes me proposent autre chose, d’ordre vertical : l’union entre ma nature mortelle, humaine ; et ma nature immortelle, divine. Cette tâche qui nous est impartie ouvre une blessure en nous, nous rappelant une blessure ancienne, ontologique. Or, précisément, profondément, cette blessure est ce par quoi le fini peut s’ouvrir à l’infini. Aussi, je trouve beau de se sentir blessé, c’est-à-dire imparfait, en marche, empli de soif. Aujourd’hui, par crainte d’être accusés de dolorisme, nous refusons tout sens à la souffrance et toute valeur à l’épreuve. Nous voulons être indemnes, protégés de tout. Nous oublions que nous sommes mortels, limités. Vivre est un risque permanent et passionnant, une aventure pleine d’imprévus. Tous les héros des mythes naviguent sur des mers déchaînées, traversent des forêts peuplées de brigands et de monstres, découvrent des territoires inconnus, hostiles... La vie nous demande confiance, ardeur et humilité. Il n’y a pas de chemin de maturité sans épreuves. Celles-ci sont autant de portes, autant de rencontres qui nous forgent et nous enseignent. Pour moi, une “belle vie” ne consiste pas en une succession de bonheurs, de plaisirs ou de gratifications. C’est une vie remplie de toutes sortes d’expériences, de souffrances comme d’espérances, c’est une vie intense, entière. Avoir une “bonne vie”, c’est tout embrasser, ne rien rejeter, c’est avoir envie de tout bénir, de tout serrer sur son cœur...

 

 

N. C. : Votre vision de la vie est à la fois passionnée et apaisée. Êtes-vous détachée de toute peur ?

 

 

J. K. : Je m’interroge peu sur la peur, probablement parce que, depuis l’enfance et grâce à une vie solitaire, j’ai développé mes qualités de courage et de vaillance. Cela permet de faire face aux épreuves et je n’en ai pas été dépourvue ! Je n’ai en particulier pas peur de la mort. Je l’ai frôlée de très près à trente-cinq ans. Cette expérience m’a allégée, délivrée. Devenir vivant me paraît bien plus important ! La planète se dégrade, le bateau coule. S’il est nécessaire que certains hurlent pour attirer l’attention sur le drame qui s’annonce, il est pour moi plus important de s’interroger sur “que sauver ?”.

 

 

N. C. : Quels désirs vous animent, vous tiennent debout ?

 

 

J. K. : Je suis un être de désir, portée par le désir lui-même ! Nicolas Flamel parlait du “désir désiré”, qui est entièrement gratuit, sans objet, pure flamme. Notre époque est contradictoire : elle est partagée entre la satisfaction immédiate des désirs que nous propose la société de consommation et la méfiance à leur égard, dans le sillage d’un bouddhisme à l’occidentale. Aucune de ces deux attitudes ne me convient. Je me sens une femme qui brûle et qui est brûlée - par l’amour, par l’étude, par la beauté et la douleur, par les rencontres aussi... Il est important de ne pas passer à côté des grandes rencontres, de ne pas s’y dérober, qu’elles s’avèrent heureuses ou pas. Elles sont peu nombreuses sur le chemin. C’est la raison pour laquelle, en amitié, je fais souvent le premier pas. La rencontre exige attention et disponibilité, elle est une élection. La petite fille que j’étais adorait les surprises et aujourd’hui encore, j’aime l’inattendu, tout ce qui peut surgir et surprendre.

 

 

N. C. : Henri Gougaud, qui fréquente les contes depuis des dizaines d’années, avoue avoir des “contes amis” auxquels il reste toujours fidèle. Avez-vous des “mythes amis” ?

 

 

J. K. : Certains personnages, comme la reine de Saba ou Shéhérazade, me sont chers, mais il est un mythe celtique du Moyen Âge qui contient tout pour moi, c’est celui de Mélusine.

Il y est question de l’amour et de son lien au mystère, au secret, à la dignité, à la solitude. C’est l’un des rares mythes qui évoquent l’histoire conjugale. En effet, le mythe s’intéresse à la quête de soi, non aux formes sociales et temporelles.

Ainsi, une fois le héros réalisé, libre à lui d’être ermite, marié ou en communauté. De même, les notions de maternité et de paternité sont rarement évoquées. La femme-fée Mélusine illumine l’existence de son époux, Raymond de Lusignan. Elle lui a promis de le rendre heureux et prospère, riche et respecté de tous, mais le mariage repose sur un pacte : elle demande une journée pour elle seule, le samedi. Cette condition est judicieuse : l’amour n’est ni la confusion ni la promiscuité, et la vie conjugale doit respecter, et même révérer, le secret et la solitude de chacun des époux. Notre époque se déroule sous le signe de la collectivité, mais l’aventure de conscience, de la quête spirituelle, ne peut se vivre que sous le signe de la singularité.

Un jour, assailli par le doute, le seigneur Raymond de Lusignan rompt l’interdit du samedi et cherche à surprendre le secret de Mélusine. Un peu plus tard, il tiendra des propos insultants à son égard. Mélusine, qui veillait sur cette distance d’étrangeté, d’émerveillement entre eux, va déployer ses ailes et quitter Raymond pour toujours. Leurs adieux, inépuisables, me font toujours monter les larmes aux yeux. Ils ne se combattent pas l’un l’autre ni ne se déprécient, comme on a tendance à le faire lors d’une séparation, mais, au contraire, ils se chantent et se remercient pour tout ce qu’ils se sont apportés l’un à l’autre. Les êtres nobles se séparent sans renier l’amour, ils se quittent mais l’amour ne les quitte pas...

Je me demande : si certains personnages des mythes se haussent à ce niveau de relation, pourquoi nous, au XXIe siècle, n’en sommes-nous pas capables ? La réponse est terrible : nous n’en avons pas envie ! La perfection, le perfectionnement nous effraient. Au début du XVIIe siècle, John Done, le grand poète métaphysicien anglais, s’interrogeait : “Pourquoi ne meurt-on plus d’amour ?” C’est la question que je me pose.

Nous sommes mendiants de l’amour et en même temps, nous sommes si avares de signes de tendresse, de gestes affectueux. L’amour ne paraît plus essentiel aux mortels. C’est peut-être pour cela qu’ils restent mortels !

 


 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 20:48

 

 

 

 

Une lettre du docteur Masaru Emoto...

 

 

 

Même s'il n'est donné dans ce message qu'une seule date de cérémonie, je pense qu'au vu de l'urgence et de l'extrême situation dans laquelle la planète se trouve avec cette catastrophe nucléaire, nous pouvons, chacun d'entre nous, seul ou à plusieurs, pratiquer cette prière, cette demande, aussi souvent que nous le pouvons....

 

 

Cette prière associe deux méthodes concrètes. Elle est basée sur la pratique ancestrale de Ho'oponopono qui permet de se guérir et de pacifier toutes les situations conflictuelles que l'on rencontre, et elle prend ici tout son sens en effet lorsque l'on connaît les travaux de Masaru Emoto, qui ont démontré à quel point l'eau est sensible à l'information et à son environnement. Lorsque vous écrivez "colère" sur de l'eau, la forme cristalline de la molécule se transforme, se déforme, se déstructure. Lorsque vous écrivez "amour", la forme cristalline est d'une structure harmonieuse, d'une beauté qui parle d'elle-même.

 

 

La visualisation est créatrice, la parole aussi, alors utilisons notre pouvoir créateur, associé au pardon qui guérit, allumons une bougie, dont la flamme est le soutien de notre intention, branchons-nous sur notre coeur, et mettons notre pouvoir en action.  

   

 

  

 

(traduction sommaire faite sur Reverso, voir original en anglais à la fin)

 

 

À Toutes les personnes du monde entier,

 

Envoyez s'il vous plaît vos prières d'amour et la gratitude à l'eau des centrales nucléaires de Fukushima!

Par les tremblements de terre massifs d'Ampleur 9, les tsunamis surréalistes, plus de 10,000 personnes sont toujours manquantes. Cela fait 16 jours déjà que le désastre est arrivé. Le pire est que cette eau des réacteurs de la Centrale a commencé à fuir et il contamine l'océan, la molécule aérienne et l'eau de secteurs environnants.

 

 

La sagesse humaine n'a pas pu faire beaucoup pour résoudre le problème, mais nous essayons seulement de refroidir en bas la colère des matières radioactives dans les réacteurs en leur déchargeant de l'eau.

 

 

Il n’y vraiment rien d'autre à faire ?

 

Je pense que si. Pendant plus de vingt année de recherche de mesure et de photographies de cristal d'eau, j'ai témoigné que cette eau peut devenir positive quand elle reçoit la vibration pure de prière humaine, peu importe à quelle distance c’est.

 

La formule d'énergie d'Albert Einstein, E=MC2 signifie vraiment que l'Énergie = le nombre de personnes et le carré de conscience des gens.

 

Maintenant il est temps pour comprendre la vraie signification. Rejoignez tous la cérémonie de prière comme les concitoyens de la planète Terre. Je voudrais demander à tous les gens, pas juste au Japon, mais dans le monde entier s'il vous plaît, de nous aider à trouver une sortie à la crise de cette planète!!

La procédure de prière est la suivante.

 

 

Jour et heure :

 

Le 31 mars 2011 (jeudi)

12:00 - midi- dans chaque fuseau horaire 

 

 

Dites s'il vous plaît l'expression suivante :

 

 

"L'eau de Centrale nucléaire Fukushima,

Nous sommes désolés de vous faire souffrir.

Pardonnez-nous s'il vous plaît. Nous vous remercions et nous vous aimons. "

 

 

Dites-le s'il vous plaît à haute voix ou dans votre esprit. Répétez-le trois fois en même temps que vous réunissez vos mains dans une position de prière. Offrez s'il vous plaît votre prière sincère.

 

Merci beaucoup de mon coeur.

 

Avec amour et gratitude,

Masaru Emoto

Messager d'Eau

http://emotopeaceproject.blogspot.com/

 

Voici par ailleurs les résultats de ces prières sur la qualité de l'eau mesurée par le Dr Emoto après le 31 mars : 

 

 

  http://la.caravane.des.sources.over-blog.com/article-resultat-de-la-priere-pour-le-japon-le-31-mars-2011-72325603.html

 

 

2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A letter from Dr Masaru Emoto...

To All People Around the World,

Please send your prayers of love and gratitude to water at the nuclear plants in Fukushima, Japan!
By the massive earthquakes of Magnitude 9 and surreal massive tsunamis, more than 10,000 people are still missing…even now… It has been 16 days already since the disaster happened. What makes it worse is that water at the reactors of Fukushima Nuclear Plants started to leak, and it’s contaminating the ocean, air and water molecule of surrounding areas.

Human wisdom has not been able to do much to solve the problem, but we are only trying to cool down the anger of radioactive materials in the reactors by discharging water to them.
Is there really nothing else to do?
I think there is. During over twenty year research of hado measuring and water crystal photographic technology, I have been witnessing that water can turn positive when it receives pure vibration of human prayer no matter how far away it is.
Energy formula of Albert Einstein, E=MC2 really means that Energy = number of people and the square of people’s consciousness.

Now is the time to understand the true meaning. Let us all join the prayer ceremony as fellow citizens of the planet earth. I would like to ask all people, not just in Japan, but all around the world to please help us to find a way out the crisis of this planet!!
The prayer procedure is as follows.

Day and Time:
March 31st, 2011 (Thursday)
12:00 noon in each time zone

Please say the following phrase:
“The water of Fukushima Nuclear Plant,
we are sorry to make you suffer.
Please forgive us. We thank you, and we love you.”

Please say it aloud or in your mind. Repeat it three times as you put your hands together in a prayer position. Please offer your sincere prayer.

Thank you very much from my heart.

With love and gratitude,
Masaru Emoto
Messenger of Water

http://emotopeaceproject.blogspot.com/

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 22:32

 

 

Un jeune étudiant en Zen raconte que, s’approchant de son professeur, il demanda au Maître :

 

« Si je travaillais très dur et avec assiduité, combien de temps me faudrait-il pour trouver le Zen ? »

 

Le Maître y réfléchit, puis répondit, « Dix ans… »

 

L’étudiant dit ensuite, « Mais si je travaille très, très dur, et si je m’applique vraiment à apprendre vite — Combien de temps dans ce cas ? »

 

Le Maître répondit, « Eh bien, vingt ans. »

 

« Mais, si vraiment, vraiment j’y travaille, combien de temps dans ce cas ? » demanda l’étudiant.

 

« Trente ans, » répondit le Maître.

 

« Mais, je ne comprends pas, » dit l’étudiant déçu. « A chaque fois que je dis que je travaillerais plus dur, vous dites que ça me prendra plus longtemps. Pourquoi dites-vous cela ? »

 

Le Maître répondit :

 

« Quand un oeil regarde l’objectif, un oeil seulement regarde le chemin. »

 

 

 

 

chemin_de_lumiere.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 11:27

 

 

Voici juste une page... c'est court une page...

Et pourtant il y a l'essentiel.

L'essentiel de ce qu'il faut voir et comprendre de notre présent...

 

J'avais reçu ce texte en janvier 2009....

Suite aux événements, particulièrement ceux du Japon, il est d'une actualité saisissante.

Rien aujourd'hui ne montre que les décideurs prennent un chemin qui serait le fruit d'une prise de conscience ou d'un enseignement apporté par les leçons de la vie.

Ils veulent continuer comme avant.

Ne surtout rien changer.

Rester dans le déni.

Jouer à l'autruche qui aura le cou le plus ensablé....

Ils s'accrochent... C'est vrai que le jeu en vaut la chandelle pour eux qui récoltent tant de bénéfices d'argent et de pouvoir.

 

Nous n'avons pourtant qu'une petite phrase à retenir, qu'une voix à écouter, celle que Fred Vargas emprunte à la Terre :

 

 "Sauvez-moi ou crevez avec moi".

 

 

 

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

 

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

 

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.

 

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes.

 

 

A la Troisième Révolution.

 

 

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

 

 

Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

 

 

Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, - attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille -, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même.

 

 

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, "être solidaire". Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.

 

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
 

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

 

Fred Vargas
Archéologue et écrivain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 20:56

 

 

Dans cet article, Edgar Morin reprend un thème cher à sa vision actuelle du monde : la métamorphose, terme qu'il préfère à celui de "révolution", pour désigner le processus dans lequel l'humanité est engagée en ce moment.

 

 

 

 

 

Pour éviter la désintégration du "système Terre", il faut d'urgence changer nos modes de pensée et de vie. Tout est à transformer pour trouver de nouvelles raisons d'espérer.

 

Quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un meta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. Le système Terre est incapable de s’organiser pour traiter ses problèmes vitaux : périls nucléaires qui s’aggravent avec la dissémination et peut-être la privatisation de l’arme atomique ; dégradation de la biosphère ; économie mondiale sans vraie régulation ; retour des famines ; conflits ethno-politico-religieux tendant à se développer en guerres de civilisation.

 

L’amplification et l’accélération de tous ces processus peuvent être considérées comme le déchaînement d’un formidable feed-back négatif, processus par lequel se désintègre irrémédiablement un système.

Le probable est la désintégration. L’improbable mais possible est la métamorphose. Qu’est-ce qu’une métamorphose ? Nous en voyons d’innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s’enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d’autodestruction et d’autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d’une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.

 

La formation des sociétés historiques, au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, au Mexique, au Pérou constitue une métamorphose à partir d’un agrégat de sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs, qui a produit les villes, l’Etat, les classes sociales, la spécialisation du travail, les grandes religions, l’architecture, les arts, la littérature, la philosophie. Et cela aussi pour le pire : la guerre, l’esclavage. A partir du XXIe siècle se pose le problème de la métamorphose des sociétés historiques en une société-monde d’un type nouveau, qui engloberait les Etats-nations sans les supprimer. Car la poursuite de l’histoire, c’est-à-dire des guerres, par des Etats disposant des armes d’anéantissement, conduit à la quasi-destruction de l’humanité. Alors que, pour Fukuyama, les capacités créatrices de l’évolution humaine sont épuisées avec la démocratie représentative et l’économie libérale, nous devons penser qu’au contraire c’est l’histoire qui est épuisée et non les capacités créatrices de l’humanité.

 

L’idée de métamorphose, plus riche que l’idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l’héritage des cultures). Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? Mais s’il semble possible d’en corriger certains maux, il est impossible de même freiner le déferlement techno-scientifico-économico-civilisationnel qui conduit la planète aux désastres. Et pourtant l’Histoire humaine a souvent changé de voie. Tout commence, toujours, par une innovation, un nouveau message déviant, marginal, modeste, souvent invisible aux contemporains. Ainsi ont commencé les grandes religions : bouddhisme, christianisme, islam. Le capitalisme se développa en parasite des sociétés féodales pour finalement prendre son essor et, avec l’aide des royautés, les désintégrer.

La science moderne s’est formée à partir de quelques esprits déviants dispersés, Galilée, Bacon, Descartes, puis créa ses réseaux et ses associations, s’introduisit dans les universités au XIXe siècle, puis au XXe siècle dans les économies et les Etats pour devenir l’un des quatre puissants moteurs du vaisseau spatial Terre.

Le socialisme est né dans quelques esprits autodidactes et marginalisés au XIXe siècle pour devenir une formidable force historique au XXe. Aujourd’hui, tout est à repenser.

 

Tout est à recommencer.

Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d’initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.

 

Ces initiatives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle administration ne les dénombre, nul parti n’en prend connaissance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les reconnaître, de les recenser, de les collationner, de les répertorier, et de les conjuguer en une pluralité de chemins réformateurs. Ce sont ces voies multiples qui pourront, en se développant conjointement, se conjuguer pour former la voie nouvelle, laquelle nous mènerait vers l’encore invisible et inconcevable métamorphose. Pour élaborer les voies qui se rejoindront dans la Voie, il nous faut nous dégager d’alternatives bornées, auxquelles nous contraint le monde de connaissance et de pensée hégémoniques. Ainsi il faut à la fois mondialiser et démondialiser, croître et décroître, développer et envelopper.

 

L’orientation mondialisation/démondialisation signifie que, s’il faut multiplier les processus de communication et de planétarisation culturelles, s’il faut que se constitue une conscience de “Terre-patrie”, il faut aussi promouvoir, de façon démondialisante, l’alimentation de proximité, les artisanats de proximité, les commerces de proximité, le maraîchage périurbain, les communautés locales et régionales.

L’orientation “croissance/décroissance” signifie qu’il faut faire croître les services, les énergies vertes, les transports publics, l’économie plurielle dont l’économie sociale et solidaire, les aménagements d’humanisation des mégapoles, les agricultures et élevages fermiers et biologiques, mais décroître les intoxications consommationnistes, la nourriture industrialisée, la production d’objets jetables et non réparables, le trafic automobile, le trafic camion (au profit du ferroutage).

 

L’orientation développement/enveloppement signifie que l’objectif n’est plus fondamentalement le développement des biens matériels, de l’efficacité, de la rentabilité, du calculable, il est aussi le retour de chacun sur ses besoins intérieurs, le grand retour à la vie intérieure et au primat de la compréhension d’autrui, de l’amour et de l’amitié.

 

Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut maintenant énoncer.

 

Il ne suffit pas de rappeler l’urgence. Il faut savoir aussi commencer par définir les voies qui conduiraient à la Voie. Ce à quoi nous essayons de contribuer. Quelles sont les raisons d’espérer ?

 

 

Nous pouvons formuler cinq principes d’espérance.

 

 

 

1. Le surgissement de l’improbable. Ainsi la résistance victorieuse par deux fois de la petite Athènes à la formidable puissance perse, cinq siècles avant notre ère, fut hautement improbable et permit la naissance de la démocratie et celle de la philosophie. De même fut inattendue la congélation de l’offensive allemande devant Moscou en automne 1941, puis improbable la contre-offensive victorieuse de Joukov commencée le 5 décembre, et suivie le 8 décembre par l’attaque de Pearl Harbor qui fit entrer les Etats-Unis dans la guerre mondiale.

 

 

2. Les vertus génératrices/créatrices inhérentes à l’humanité. De même qu’il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de même il existe en tout être humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices à l’état dormant ou inhibé.

 

 

3. Les vertus de la crise. En même temps que des forces régressives ou désintégratrices, les forces génératrices créatrices s’éveillent dans la crise planétaire de l’humanité.

 

 

4. Ce à quoi se combinent les vertus du péril : “Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.” La chance suprême est inséparable du risque suprême.

 

 

5. L’aspiration multimillénaire de l’humanité à l’harmonie (paradis, puis utopies, puis idéologies libertaire /socialiste/communiste, puis aspirations et révoltes juvéniles des années 1960). Cette aspiration renaît dans le grouillement des initiatives multiples et dispersées qui pourront nourrir les voies réformatrices, vouées à se rejoindre dans la voie nouvelle.

 

L’espérance était morte. Les vieilles générations sont désabusées des faux espoirs. Les jeunes générations se désolent qu’il n’y ait plus de cause comme celle de notre résistance durant la seconde guerre mondiale. Mais notre cause portait en elle-même son contraire. Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l’humanité était en même temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du même coup leur colonialisme. Aujourd’hui, la cause est sans équivoque, sublime : il s’agit de sauver l’humanité.

 

L’espérance vraie sait qu’elle n’est pas certitude. C’est l’espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L’origine est devant nous, disait Heidegger. La métamorphose serait effectivement une nouvelle origine.

 

 

 

Sociologue et philosophe. Né en 1921, est directeur de recherches émérite au CNRS, président de l’Agence européenne pour la culture (Unesco) et président de l’Association pour la pensée complexe. En 2009, iI a notamment publié “Edwige, l’inséparable” (Fayard). A lire également, “La Pensée tourbillonnaire – Introduction à la pensée d’”, de Jean Tellez (éditions Germina)

 

Publié le janvier 10, lemonde.fr, Edgar Morin,

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 17:16

 

 

Vous verrez que dans la vie…

 

 

Vous verrez que dans la vie vous recevez exactement ce que vous donnez.

Votre vie est le miroir de ce que vous êtes, elle est à votre image.

Vous êtes passifs, aveugles, exigeants.

Vous prenez tout, vous acceptez tout, sans jamais ressentir d’obligations.

Votre attitude devant le monde et devant la vie est l’attitude de celui qui a le droit d’exiger et de prendre – qui n’a besoin ni de payer, ni de gagner.

Vous croyez que toutes les choses vous sont dues, simplement parce que c’est vous !

Tout votre aveuglement est là !

Cela n’arrête pas votre attention.

C’est pourtant ce qui, en vous, sépare un monde d’un autre monde !

 

 

Vous n’avez pas de mesure pour vous mesurer. Vous vivez uniquement d’après « cela me plaît » ou « cela ne me plaît pas ». C’est dire que vous n’avez d’appréciation que pour vous-même. Vous ne reconnaissez rien au-dessus de vous – théoriquement, logiquement, peut-être – mais réellement, non !

C’est pourquoi vous êtes exigeant et continuez de croire que toutes les choses sont bon marché, que vous avez dans votre poche de quoi tout acheter si vous le désirez.

Vous ne reconnaissez rien au-dessus de vous, ni en dehors, ni en vous-même.

C’est pour cela, je le répète, que vous n’avez pas de mesure, et vivez passivement selon votre bon plaisir.

Oui, votre appréciation de vous-même vous aveugle !

Elle est le plus grand obstacle à une vie nouvelle.

Il faut pouvoir franchir cet obstacle, ce seuil, avant d’aller plus loin.

C’est le test qui divise les hommes en deux sortes : « l’ivraie » et le « bon grain ».

Aussi intelligent, aussi doué, aussi brillant que soit un homme, s’il ne modifie pas son appréciation de lui-même, il sera perdu pour un développement intérieur, pour un travail en vue de la connaissance de soi, pour un véritable devenir.

Il restera tel qu’il est toute sa vie.

 

 

La première demande, la première condition, le premier test pour celui qui désire travailler sur lui-même est de changer son appréciation de lui-même.

Il doit, non pas s’imaginer, non pas simplement croire ou penser, mais voir des choses en lui-même qu’il n’avait pas vues auparavant, les voir réellement.

Jamais son appréciation ne pourra changer tant qu’il ne verra rien en lui-même. Et pour qu’il voit, il faut qu’il apprenne à voir : c’est la première initiation de l’homme à la connaissance de soi.

Avant tout il faut qu’il sache ce qu’il doit regarder.

Une fois qu’il le sait, il doit faire des efforts, tenir son attention, regarder constamment avec ténacité.

À force de maintenir son attention, de ne pas oublier de regarder, un jour peut-être, il pourra voir.

 

 

S’il voit une fois, il peut voir une seconde fois, et si cela se répète, il ne pourra plus ne pas voir. C’est là l’état à rechercher, le but de notre observation ; c’est là que naîtra le vrai désir, le désir irrésistible de devenir – de froid, nous deviendrons chaud, vibrant, nous serons touché par notre réalité !

Aujourd’hui nous n’avons que l’illusion de ce que nous sommes.

Nous nous estimons trop, nous ne nous respectons pas.

Pour que je me respecte, il faut que j’aie reconnu en moi une partie supérieure aux autres parties, et que par mon attitude envers elle, je témoigne du respect que j’ai pour elle.

De cette manière, je me respecterai moi-même ; et mes relations avec les autres seront régies par le même respect.

Il faut comprendre que toutes les autres mesures, le talent, l’instruction, la culture, le génie, sont des mesures changeantes, des mesures de détail.

La seule mesure exacte, jamais changeante, objective, seule réelle est la mesure de la vision intérieure.

 

 

JE vois – JE me vois – avec cela vous avez mesuré.

Avec une partie supérieure, réelle, vous en avez mesuré une autre, inférieure, réelle elle aussi !

Et cette mesure, définissant par elle même le rôle respectif de l’une et l’autre partie, vous amènera au respect de vous-même.

Mais vous verrez que ce n’est pas facile !

Et ce n’est pas bon marché.

Il faut payer cher.

Pour les mauvais payeurs, les paresseux, les parasites, pas d’espoir !

Il faut payer, payer cher et payer tout de suite, payer d’avance. Payer de soi-même.

Par des efforts sincères, consciencieux, désintéressés.

Plus vous serez prêt à payer sans vous ménager, sans tricher, sans aucune falsification, plus vous recevrez.

 

 

Et dès lors, vous ferez connaissance avec votre nature : vous verrez toutes les ruses, toutes les malhonnêtetés auxquelles elle recourt pour ne pas payer argent comptant !

Parce qu’il faut payer avec vos théories gratuites, avec vos convictions enracinées, avec vos préjugés, vos conventions, vos « ça me plaît » et « ça ne me plaît pas ». Sans marchander, honnêtement, sans faire semblant. En essayant « sincèrement » de voir tandis que vous utilisez votre fausse monnaie.

Essayez un moment d’accepter l’idée que vous n’êtes pas ce que vous croyez être, que vous vous estimez trop, donc que vous vous mentez à vous-même. Que vous mentez toujours, à chaque instant, toute la journée, toute votre vie.

Que le mensonge vous gouverne à un tel point que vous ne pouvez plus le contrôler. Vous êtes la proie du mensonge.

Vous mentez partout.

Vos relations avec les autres : mensonge !

L’éducation que vous donnez, les conventions : mensonge !

Votre enseignement : mensonge !

Vos théories, votre art : mensonge !

Votre vie sociale, votre vie de famille : mensonge !

Et ce que vous pensez de vous-même : mensonge également !

Mais vous ne vous arrêtez jamais à ce que vous faites, ni à ce que vous dites, parce que vous croyez en vous !

 

 

Il faut s’arrêter intérieurement et observer.

Observer sans parti-pris. En acceptant pour un temps cette idée du mensonge.

Et si vous observez de cette manière, en payant de vous-même, sans vous apitoyer, en donnant toutes vos prétendues richesses pour un moment de réalité, peut-être verrez-vous tout à coup ce que vous n’avez encore jamais vu en vous jusqu’à ce jour : vous verrez que vous êtes autre que ce que vous croyez être !

 

 

Vous verrez que vous êtes deux :

celui qui n’est pas, mais qui prend la place et joue le rôle de l’autre ;

et celui qui est, mais si faible, si inconsistant, qu’à peine apparu, il disparaît immédiatement. Il ne supporte pas le mensonge ! Le moindre mensonge le fait défaillir. Il ne lutte pas, il ne résiste pas, il est vaincu d’avance…

Apprenez à regarder jusqu’à ce que vous ayez vu la différence entre vos deux natures, jusqu’à ce que vous ayez vu le mensonge, l’imposture en vous.

Lorsque vous aurez vu vos deux natures, ce jour-là, en vous, la vérité sera née.

 

G.I. Gurdjieff

 

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:33

 

 

 

Comme preuve des infinies capacités de notre cerveau et du pouvoir d'adaptation qui est le fondement même de la survie humaine, voici l'histoire, malheureusement en anglais, d'une petite fille qui perdait complètement le contrôle de la partie gauche de son corps.

L'hémisphère opposé, l'hémisphère droit donc, ne répondait plus.

 

Après une opération, cette enfant non seulement continue à vivre, mais à faire des choses "comme tout le monde", et cela, avec un seul hémisphère, son hémisphère gauche donc.

 

Pour ceux qui ne comprenne pas l'anglais, ce bref résumé vous permettra quand même d'appréhender toute la magie de la vie, et les images qui suivent de cette enfant parlent d'elles-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 13:53

 

 

 

 

Keny Arkana est pour moi un symbole. Le symbole qu’il y a dans une certaine jeunesse, une belle relève dans l’engagement et la prise de conscience nécessaires à l’avènement du nouveau monde.

 

Cette chanteuse, qui se définit comme une contestataire qui fait du rap, milite pour « une colère positive, fédératrice, porteuse d’espoir et de changement » et le démontre par ses engagements.

Avec des albums qui ont des noms comme « Entre ciment et belle étoile », cette militante dit : « on est tous des lumières et on ne demande qu’à briller (...) soyons nous-même, nous serons moins névrosés ».

 

C’est bon aussi d’entendre sa volonté de faire la différence entre la haine inerte et la rage constructive… histoire de clouer le bec aux grincheux qui pensent que les jeunes n’auraient qu’une haine et une révolte stériles.

 

J’aime particulièrement ce texte, qui fait état de tous les viols commis à l’encontre de la Terre et du ras le bol qui commence à gagner beaucoup d’entre nous.

Ce sont des mots sans tiédeur, mais la tiédeur n’est pas de mise en regard des violences sans borne infligées à la Terre et ses habitants.

 

Il faut le clamer haut et fort : la Terre n’est pas à vendre !

 

 

 

 

 

 

notreterreaucentreducoeur.jpg

 

 

 

 

 

 

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol

T'ont recouverte de ciment, jusqu'à étouffer ton sort

Te détruisent pour du papier, pour souiller tes profondeurs,

Pour nous faire croire en ton deuil, on ne portera ta tombe, car on veut te voir vivre,

Ils t'ont séquestrée de leurs ombres, nous on veut te voir libre

 

Tes enfants t'entendent crier, ressentent ta souffrance,

Aujourd'hui sont prêts à se battre pour prendre ta défense

Les puissants te persécutent, comme ils nous persécutent,

Tombés dans la démence, et charmés par Belzébuth

Après t'avoir pillée, fragmentée, bombardée,

Vidée de tes substances, tes richesses ils ont gardés !

Sans aucun respect, se sont approprié ta chair,

Depuis des millénaires pour t'avoir se font la guerre,

Pacha Mama, tes enfants sont toujours là,

Eparpillés sur le globe le point levé pour le combat,

Pacha Mama, c'est nos racines qui sont en toi,

Tout notre amour sera plus fort que notre désarroi,

Pacha Mama, ton vase rempli à ras bord,

Ils t'ont condamnée à mort, ils nous ont condamnés à mort !

De toute part s'élève nos voix, allez leur dire d'avance,

Que malgré leur mauvaise foi, Terre n'est pas à vendre !

 

Terre Mère, Pacha Mama

Notre Terre n'est pas à vendre !

 

Tes enfants meurent avec toi, dans l'oubli de l'ignorance,

que l'homme moderne ne veut pas voir

Fatalité sublimée sous la flèche de Lucifer, civilisation suicidaire !

Les puissants se font la guerre, pour te voler tes richesses,

T'ont mis à la vente, et brevettent chacune de tes espèces,

Terre Mère, patrimoine ancestrale de vie,

considérée comme une pute car marchandise à leur service

Pacha Mama, on porte ta tristesse dans nos airs,

Exploitée, comme nous autres, ta détresse est dans nos êtres,

Pacha Mama, tu es le reflet de nos cœurs, torturée et meurtrie dans le siècle de l'horreur,

Pacha Mama, ils ne voient pas ta souffrance,

Encore moins ton amour et le souffle d'une dernière chance

A tous les enfants de la Terre, le mot d'ordre est délivrance,

Allez leur dire que notre Mère n'est pas à vendre !

 

Terre Mère, Pacha Mama

Notre Terre n'est pas à vendre !

 

Notre Mère qui est la Terre, que ton nom soit respecté,

Que ton règne revienne, que tes enfants puissent t'aimer

Donne-nous aujourd'hui, la force d'y croire,

Pardonne-nous notre rage, qu'on se nourrisse d'espoir

Ne nous soumet pas au cynisme que l'homme moderne cultive,

Délivre-nous de la machine et de sa haine qui nous surine* 

Que ta force reprenne ses droits,

Qu'on se rappelle que c'est toi qui reçoit la vie sous la lumière des étoiles !

 

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol,

T'ont recouvert de ciment, jusqu'à étouffer ton sort

Ont empoisonné ton air, souillé tes océans,

Tes rivières et tes mers et ont vampirisé ton sang

Ils ont fracassé tes saisons, déréglé ton climat,

Ils ont coupés l'horizon avec du béton dégueulasse,

Ils ont exterminés ta faune, racheté ta flore,

Sous estimés ta force, pour nous condamner à mort Pacha Mama !

 

Terre Mère, Pacha Mama

Notre Terre n'est pas à vendre !

 

 

Keny Arkana

 

 

 

* Je vous partage le sens de ce mot que je ne connaissais pas;  surine : tuer, égorger.  

 

 

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  • Passionnée par l'âme humaine, je cherche sans cesse du sens et le sens de notre chemin d'humain. 
Mon propre chemin n'est qu'un zig-zag en dehors des autoroutes et je n'ai pas encore épuisé tous les chemins de traverse...
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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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