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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 23:05

 

 

 

Le pardon véritable pour moi, c’est reconnaître notre véritable nature, c’est reconnaitre la réalité de l’existence qui est que personne n’est acteur de ses actions, il n’y a pas d’agissant central, d’agissant principal au cœur de l’action et que dans cette reconnaissance on peut voir qu’il n’y a qu’innocence.

 

 

Ça ne veut pas dire qu’il y a des actes qui ne peuvent blesser les uns et les autres, ça veut dire qu’il n’y a aucune motivation personnelle derrière, même quand ça semble l’être, et que simplement on reconnait la nature de l’expérience, il n’y a pas de contrôle sur l’expérience, et personne n’est acteur des actions.

 

 

Il y a la vie qui se vit, la conscience qui se manifeste dans l’expression unique qui est celle-ci, et cette reconnaissance, pour moi, c’est le pardon véritable.

 

 

C’est vraiment cette perspective absolue que j’invite, c’est-à-dire l’amour inconditionnel c’est aussi reconnaître l’autre dans sa véritable nature, c’est pas « aimer », c’est pas une action, c’est une reconnaissance, c’est ce que nous sommes, donc on ne peut pas quelque part « faire » ce que nous sommes, c’est pas une action, c’est avant tout on se reconnaît dans notre vraie nature et de cette reconnaissance découle un amour humain spontané, un don spontané, une compassion spontanée parce que la nature de l’existence est reconnue comme étant interconnectée, comme étant « une », et dans cette reconnaissance l’amour est inévitable en fait.

 

 

Et l’amour c’est quoi, c’est l’absence de la non-acceptation, c’est l’absence de toute résistance à la vie telle qu’elle se présente et dans l’ouverture à ça, l’amour dans l’expérience lui aussi coule, et ce qu’on vit c’est la fluidité dans notre quotidien.

 

 

Armelle   

 

 

 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 18:06
Photographie Olivier Valsecchi

Photographie Olivier Valsecchi

Je suis la lumière

Qui veut un corps

Qui veut ton corps

Qui demande ta coupe

Pour couler jusqu’à la terre

Et l’inonder

 

 

Je suis l’esprit

Qui cherche sans fin

A percer la matière

Qui cherche tes mots

Pour caresser les âmes

Et mettre au monde l’invisible

 

 

Je suis la lumière

Qui brûle tes carapaces

Pour passer entre tes mondes

Jusqu’à la graine qui sommeille

Et la féconder en un éclair

 

 

Je suis la lumière

Qui veut l’élan

Qui veut la beauté

Qui veut la douceur

Qui veut ta chair

Dense

Vibrante

Habitée

Pour peser lourdement

Sur ta couronne poudrée

 

 

Je suis l’étoile

Qui veut rencontrer ton cœur

Qui veut tracer dans ton ciel

Une signature du doré au pourpre

Tel un chemin immuable

Où plus rien ne sera perdu

 

 

Je suis la lumière

J’attends ton corps

J’attends ton offrande

Comme une supplique,

Une prière où la chair à genoux

Capitule et se donne

Dans un silence implacable

 

 

Je suis la lumière

Qui t’invite au grand mariage

Et te promet des noces célestes

Elles allumeront ton cœur

Jusqu’à la fin des temps

Car dans les épousailles intimes

Le présent accouche de l’éternité

 

 

MT ©

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Michèle Théron ©

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 19:52
Qu'est-ce que l'éveil - Claudette Vidal

 

 

 

 

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L'éveil à soi, c'est une aspiration de ton âme de vivre dans la vérité.

 

Actuellement tu vis dans le mensonge, et ça commence à être su "à bord", (...) et il y a un moment où cela devient intenable ce mensonge, il faut connaître la vérité...

 

Claudette Vidal

 

 

 

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 21:07

 

 

 

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Marie par ta Grâce

 

 

Marie

Par ta Grâce,

Ouvre les pétales de nos cœurs

Fais fleurir l’amour

Permets aux rameaux de la foi

De verdir et grandir sans limites

Pour qu’au cœur de la vie

Se tissent le visible et l’invisible

Dans la présence Une et Eternelle.

 

MT ©

 

 

 

 

 

 

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Michèle Théron

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 19:47

 

 

 

 

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C'est l'été, le rythme ralentit, la vie coule comme le temps, tranquillement, et les rues invitent à la balade douce.

Vous ferez bien une petite pause sur un sofa, non?

Le meilleur vous attend ;-)

 

 

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:08
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 23:04

 

 

 

 

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Tout ne tient qu'à un fil...

 

Mais quand ce fil devient visage par la magie de l'artiste, alors le mystère de la création se fait fil d'or...

 

 

MT

 

 

 

 

 

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 20:54
Myriam est la Déesse Couronnée -  Carole Aliya

 

 

 

Myriam est la Déesse Couronnée.

 

Myriam fut initiée par Yeshoua en secret. Elle passa des initiations que les apôtres recevront plus tard, différemment… sachant que le but de toute initiation est de l’intégrer en soi et le but de toute élévation est de redescendre sur terre avec ce dont nous sommes porteur pour le transmettre à l’humanité entière.

 

Porteuse de la Grâce du ciel, Elle se doit d’aller vers le Monde et non de garder pour Elle ces dimensions célestes.

 

Myriam déverse la coupe sur le monde. Elle nous offre son Graal. Elle se met à notre portée pour nous emporter vers la divinité.

 

 

Carole Aliya

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de « Marie-Madeleine, la conscience éternelle - De Myriam de Magdala, l'amante du Seigneur, au couple divin unifié » de Carole Aliya, éditions Rafaël de Surtis

 

 

 

 

 

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 16:50

 

 

 

 

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Que voulons-nous favoriser pour que la terre retrouve son harmonie, et comment créer plus d'espace à l'intérieur de nous pour être en connexion avec cette nature qui nous informe, nous parle, nous ressource et nous rééquilibre?

 

 

 

 

 

 

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:56
Le Féminin Sacré - Marie Johanne Croteau-Meurois

 

 

 

 

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"Le feu féminin est un principe initiatique, accoucheur de métamorphose, il ne concerne donc pas seulement les femmes, mais les hommes et l'humanité entière".

 

Marie Johanne Croteau

 

 

 

 

 

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 01:09
De l’aube au crépuscule - Betty
 
Il est intéressant et vivant d’être conscient de la vie qui s’exprime à chaque instant. C’est l’état naturel de l’être humain que de vivre en pleine conscience. La vie déploie ses couleurs, ses humeurs, ses drames, ses soleils levants et ses ouragans. Elle exprime dans le corps la gamme complète des sensations, la totalité des émotions et des ressentis. La vie est précise dans le monde des opposés, ce monde incontrôlable, interchangeable: le plus grand que soi. La beauté qui en découle est comparable au courant d’une rivière sauvage et inexplorée qui traverserait soudainement un désert desséché. Elle donne vie; elle est la fraicheur de l’instant.
 
La vie s’exprime chez l’être humain sous la forme d’un rêve, un rêve où se succède un carnaval d’impressions passagères. Elle éteint et allume les soleils, elle habille les arbres et les dépouille, elle colore les fleurs et les parfume, elle illumine le ciel noir d’étoiles de feu. Dans ce rêve éphémère, l’être humain s’est pris au sérieux! Il rêve qu’il existe en tant qu’individu séparé et qu’il peut changer le mouvement de la vie. La vie, mon ami, ce n’est pas de tes affaires. Enlève-toi du chemin!
 
Ce n’est pas une obligation d’être conscient de chaque instant. Ne pas l’être et s’identifier au rêve d’individualité ne changera rien au cours de la vie de cet organisme vibrant auquel on s’identifie. Le corps vit que vous y soyez identifié ou non. Il danse somptueusement, s’adaptant parfaitement de l’enfance à la vieillesse, de la joie à la tristesse, de l’aube au crépuscule, de la naissance à la mort. Il fait partie intégrante du battement de cœur de la vie. L’opinion que vous en avez ne nuit pas et n’aide pas. Rêver d’individualité c’est simplement déplacer son attention sur son histoire personnelle et la trouver intéressante.
 
Une invitation tranquille: Dans l’œil du cyclone.
 
La quête existentielle, le mal-être intérieur, la recherche spirituelle appartiennent au personnage que tu crois être. La vie n’attend pas tes grandes prières ou tes intentions particulières pour se manifester. Le pouvoir d’intervenir que s’invente le personnage dans le monde du rêve est le reflet de son insécurité. Son rêve est donc bâti sur l’insécurité imaginaire.
 
Voir comment fonctionne ce personnage c’est en tout premier lieu douter de ce qu’il appelle la vérité. Cette recherche de la « pure » vérité est un conditionnement illusoire qui est rarement remis en question. Remettre en doute honnêtement ce que le personnage interprète comme la vérité l’irritera peut-être, mais le forcera à rester en contact avec l’instant.
 
Je vous invite à reconnaître simplement la condition dans laquelle on se trouve. Je vous propose l’image de l’œil du cyclone: un regard impersonnel au centre de la tempête de ce personnage imaginaire. Ce regard qui laisse la tempête être et qui ouvrira grandes les portes à la déconstruction du personnage et à la fraicheur de l’instant.
 
Il est intéressant de voir comment le personnage est conditionné à espérer le changement, c’est-à-dire, à résister à ce qu’est l’instant. Il est en attente d’un lendemain meilleur. Sa vision est individuelle, elle est intéressée; la vie, elle, est globalité et désintéressée.
 
Le personnage veut changer le monde, changer les autres et se changer lui-même. Il est obsédé à l’idée d’obliger la vie à s’adapter à lui, à ses croyances, à ses convictions. Regardez vos réactions dans votre vie quotidienne, dans le monde des relations… ne sont-elles pas mécaniques, répétitives presque pathétiques? Prenez conscience des émotions qui se réveillent, de la chaine de pensées qu’elles déclenchent. Prenez conscience que les pensées redondantes accroissent l’intensité des vieilles émotions. En être conscient, c’est projeter la vie du personnage sur un écran géant et le regarder sans vouloir le changer.
 
Voir clairement c’est aussi accueillir une impression accrue de souffrance et de sentiment d’impuissance. La souffrance ne deviendra jamais confortable, mais elle va passer sous le regard de l’honnêteté. La fuir ou la transformer ne l’éliminera pas. Vivez-la! ! Prenez le risque de rester avec. C’est un bien petit investissement pour autant de liberté.
 
 
 
- Betty Quirion
 
 
 
 
 

 

 

 

Tournée européenne de Betty à l’automne 2016: http://bit.ly/2aYjh03

 

 

http://www.lagrandejoie.com/

 

 

http://www.lagrandejoie.com/#!publications/e4e2g

 

 

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 21:43

 

 

 

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Nous sommes toujours en parfaite communication qui ne demande rien. Pas de besoin de pouvoir ou non exprimer ce que l'on ressent. Mais sans les fausses perceptions de s'etre coupés les uns des autres et de tout, une communication de surface devient plus naturelle et aimante, forte en compassion et en compréhension.

 

 

 

 

 

 

Cette conversation intéressera toutes les personnes dont les perceptions très fines de ce qu'elles ressentent leur posent problème, simplement parce qu'il existe encore en surface un besoin d'être reconnu ou aimé, alors que d'oser laisser être ce qui est perçu permet de reconnaître que la communication est toujours là, bien avant les mots.

 

"La vraie communication c'est celle que vous avez avec les animaux, la nature, certains êtres humains vont reconnaître ça, et ne vous en demanderont pas plus parce qu'ils se sentiront tout à fait comblés dans cette communication, ceux qui semblent vous demander plus, laissez tomber, ce n'est pas votre problème".

 

"La communication est beaucoup plus grandiose en silence en fait, c'est là où l'on partage vraiment la connaissance, cette communication elle est amour."

 

"La vraie compréhension est avant les mots".

 

"Les gens qui viennent à vous et que vous captez, ont une demande : aide moi à aligner ma pensée avec mon coeur parce que je suis complètement distordu en moi-même".

 

 

Un grand pan de compréhension s'ouvre à moi !

 

 

 

MT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 21:13

 

 

Je vous invite à lire et distribuer ce document, qui est une somme de travail qui vient d'être finalisé pour avertir des dangers de Linky et des moyens, légaux, de refuser son installation.
 

 

Vous pouvez l'imprimer et le montrer au maire de votre commune/ville, afin de l'inciter à faire partie des communes qui refusent l'installation de ce compteur.


 

Une fois les compteurs installés chez vous il sera trop tard pour changer quoi que ce soit, tant du point de vu de la violation de la vie privée, que du contrôle de vos consommations, que des fréquences électromagnétiques qui circuleront dans votre habitation et endommageront grandement votre santé et celle de vos enfants.
 

 

Merci de prendre un peu de temps pour ce sujet de société important.... même si lire 3 pages recto-verso semble une épreuve dans une société où l'on zappe au-delà de 3 secondes d'attention...

 

 

 

Vous trouverez avec les 6 premiers visuels, toutes les explications du pourquoi et comment il faudrait refuser le compteur soi disant intelligent... qui nous prend pour des bêtas...
 

Ensuite, vous avez deux lettres à rédiger, l'une au président du fournisseur (EDF), l'autre pour l'huissier qui enregistre votre demande de refus, pour un ou plusieurs compteurs (si vous avez apartements, maisons), en indiquant vos n° de contrat et compteurs.

 

Ensuite deux visuels supplémentaires, avec des petits résumés que vous pouvez découper pour distribuer ou mettre dans les boites aux lettres. Soyons réalistes, tout le monde ne peut pas d'emblée être sensibilisé avec le grand document. Les petits coupons peuvent être un bon début pour laisser les gens qui n'ont jamais entendu parler du problème linky, se renseigner.

 

Vous trouverez aussi le même type d'information sur ce lien : https://blogs.mediapart.fr/pierre-lassalle/blog/110316/kit-de-refus-compteur-linky

 

Si vous ne pouviez pas télécharger les photos ci-après ou les copier, je vous invite à cliquer sur la photo (elle va s'agrandir), faire une capture d'écran, et la copier dans un document word ou à l'enregistrer comme image. Mais normalement, avec le clic droit de la souris vous pouvez faire "enregistrer sous".

 

 

MT

 

 

 

 


 

Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
lettre fournisseur

lettre fournisseur

lettre huissier

lettre huissier

Linky, il est temps d'agir....
Linky, il est temps d'agir....
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 20:26

 

 

 

 

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J’ai lancé des mots comme on joue aux dés

J’ai lancé des mots comme on joue aux dés, comme on cherche à connaître son destin. Je les ai posés côte à côte, fiévreusement, dans l’effervescence des heures, jusqu’à l’épuisement. J’ai noirci mes jours de leur trace échevelée, faisant de mes veilles de sombres jours, faisant de mes nuits des jours clairs et blancs qui n’avaient plus ni commencement, ni fin. Quand la nuit venait, je ne voulais pas que le jour s’achève. Je ne voulais pas être laissée là, perdue dans la béance du soir qui portait en lui le risque de l’oubli. Je ne voulais pas m’abandonner, ivre de peurs, dans la nuit qui s’enfonçait à travers les heures plantées comme des pieux serrés autour de moi.

 

Alors j’ai lancé des mots loin devant moi, en larges filets noueux pour attraper le temps. Je les ai lancés en pensant qu’ils pourraient retenir à jamais ce qui s’enfuyait si bruyamment dans la douleur. Les mots roulaient, coulaient, glissaient dans mes veines, le long de ma peau, entre mes doigts, parfois comme un baume, parfois comme de l’acide. Je me suis enfoncée en eux comme dans une forêt, avec la peur de me perdre, avec l’envie de me cacher, de rester immobile, là, sans respirer, sans bouger, dans la pénombre qu’ils formaient. Je les laissais m’engloutir, m’avaler dans leur charivari, dévorer en moi la dernière parcelle de quiétude et j’entrais parfois sans résistance dans le fouillis touffu qu’ils provoquaient sous mes doigts, sous ma chair, derrière mes paupières qui se fermaient dans la ferveur, closes par l’absolue nécessité de devoir entrer en moi. J’attendais, tremblante, la rencontre avec eux, ces mots incertains, capricieux, maladroits, fragiles, infidèles, lâches, toujours inquiète qu’ils m’abandonnent, qu’ils me laissent au bord de l’écriture, vide et stérile. Quand ils venaient, ils pouvaient me protéger, ils savaient aussi m’étouffer, me faire suffoquer, dressés autour de moi en troncs denses et serrés qui ne laissaient plus passer le jour. Pourtant, j’aimais comme ils venaient, sortant de mes doigts, remontant de mes abîmes, pointant comme des excroissances qu’il fallait ouvrir, qu’il fallait vider, venant parfois de nulle part, tombés d’un ailleurs comme une grâce qui m’étonnait, me surprenait. C’est dans ces moments là que je savais qu’il fallait continuer, ne pas arrêter, ne pas écouter mes doutes qui exigeaient que je fasse demi tour, qui me demandaient de ne pas plonger dans ces chimères où l’indicible se tramait, se tricotait comme un chandail invisible.

 

Comment croire que mes mots auraient la force et suffisamment de splendeur pour accoucher de mon histoire ? Pour évoquer cette traversée fulgurante, cet espace indélébile où deux cœurs se touchent ? Comment raconter l’évidence avec des mots faméliques, collés en ribambelle, agglutinés sous ma plume qui glissait, dérapait, s’immobilisait, tétanisée par le dénuement de mon âme ? Il semblait parfois si illusoire qu’ils puissent traduire ce qu’elle voulait laisser échapper dans l’urgence du temps qui s’enfuyait. C’était un combat contre les heures, une lutte inégale entre le chagrin et la joie, un corps à corps avec les souvenirs qui s’enfuyaient, avec le bonheur qui se désagrégeait, avec les certitudes qui, après avoir été denses et verticales, se transformaient en doutes, se liquéfiaient en gouttes de mercure qui roulaient sous la pulpe des doigts, fuyantes, imprenables.

 

Je n’ai écouté personne, pas même cet invisible corbeau sur mon épaule avec son sourire narquois, j’ai suivi mon fil d’or, sans renoncer. J’ai planté ma plume dans l’encre de mes plaies, j’ai commencé à écrire, j’ai laissé couler mes mots en flots réguliers, j’ai rêvé qu’ils deviendraient rivières pour laver ma peine et ma colère, collées sur ma peau comme l’empreinte d’une morsure qui ne déliait pas son étreinte.

J’ai empilé des mots comme unique rempart contre la mort.

 

La mort, c’est ce néant où tout s’arrête d’un coup, où tout s’effondre. Le corps s’enlise dans un vide sans fin. Rien ne vient heurter la chute. Dans ce temps hors du temps, plus rien à saisir. Plus de prise. Rien ne bouge. Tu coules, tu cries, tu tends peut-être la main, rien ne se passe. Tu coules. Impossible de savoir qui est devenu transparent, toi ou l’autre. Impossible de savoir de quel côté du monde tu te trouves. Entre matière et néant, tu coules.

 

C’est le silence qui nous a tués et nous a jetés dans la mort. Car même séparés, les mots auraient pu nous tenir encore unis et vivants dans l’amour.

Alors, j’ai voulu des mots. Désespérément. Moi qui savais si mal m’en servir, j’ai voulu des mots pour remplir le vide du silence, pour conjurer le néant. Je voulais qu’ils remontent la force du courant, qu’ils anéantissent le présent, qu’ils jouent avec le destin au risque d’être infidèles. Comme la mort, je voulais qu’ils figent aussi les choses. Dans une insolence incroyable, je me suis mesurée à elle, je lui ai opposé les mots de mon âme pour empêcher mon histoire de sombrer. Il ne me restait que cela.

 

Rien que mes mots, pour ne pas perdre la trace des ondes singulières qui m’atteignirent par myriades, en rafales, en ricochets, en mille chocs magnétiques se jouant de moi devenue simple cible électrisée.

 

Rien que des mots, comme unique hymne à l’amour. Même si l’amour lumineux est parfois sombre et pesant et qu’il tranche les veines.

Rien que des mots, pour me trouver dans ce chemin où je me suis égarée, aveuglée par le chagrin, défigurée par une attente qui rongeait ma chair et m’immobilisait à l’ombre de toi. Cachée dans la pénombre, je n’entendais même plus bruisser les feuilles des arbres, je ne sentais même plus le vent me caresser, j’avais perdu le goût du vivant. Je l’ai perdu en même temps que j’ai perdu le goût de ta peau.

 

Alors j’ai lancé mes mots pour comprendre comment, de si près, tu as pu disparaître si loin. Car jamais rien ne me fut plus proche que ce qui advint un certain soir d’automne, sous le ciel de novembre.

 

MT 2004©

 

 

 

 

 

 

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Michèle Théron ©

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 21:20

 

 

 

Qu'il est doux d'entendre un discours permissif, là où souvent nous sommes accablés de pressions, tant extérieures qu'internes, nous obligeant à être "performant", à "avoir des résultats", à "savoir", à "ne pas perdre de temps", à "être efficace", à "être productif", toutes ces choses où nous perdons notre rêve et notre âme d'enfant qui, dans le "non-savoir", peut s'offrir à son rythme, dans son propre espace, à tous les possibles, et au jaillissement de la vie ....

 

 

 

MT

 

 

 

 

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Auteur - Photographe

Michèle Théron, praticienne de santé naturopathe, femme en chemin, je vous partage sur ce blog des articles, de la poésie, des photos créés par moi, et les citations, articles, vidéos qui nourrissent mon chemin et m'inspirent.

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